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Toute ma vie Tome 2
Journal intégral : 1940-1946
Date de parution : 16/09/2021
Éditeurs :
Bouquins

Toute ma vie Tome 2

Journal intégral : 1940-1946

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Date de parution : 16/09/2021
Julien Green (1900-1998) a tenu son journal de 1919 à sa mort. Le texte paru en 19 volumes de 1938 à 2006 n’est pas le texte intégral, comme Julien Green l’a indiqué dans les préfaces des éditions successives, mais un choix opéré parmi des notes journalières prises tout au long d’une vie dont les dates se confondent avec celles du XXe siècle dans sa presque totalité
Œuvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l’écrivain, le Journal de Julien Green n’avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L’auteur en avait... Œuvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l’écrivain, le Journal de Julien Green n’avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L’auteur en avait délibérément écarté les pages les plus intimes, jugeant impubliable de son vivant cette « confession qui rétablissait la vérité ».... Œuvre monumentale qui couvre soixante-dix ans de la vie de l’écrivain, le Journal de Julien Green n’avait pourtant jamais été publié dans sa version intégrale et définitive. L’auteur en avait délibérément écarté les pages les plus intimes, jugeant impubliable de son vivant cette « confession qui rétablissait la vérité ». Mais il se déclarait favorable à ce qu’elle fût exhumée le moment venu. C’est chose faite aujourd’hui grâce à cette édition conçue et présentée par Guillaume Fau, Carole Auroy, Alexandre de Vitry et Tristan de Lafond.

Ce deuxième volume couvre la période 1940-1945. Ayant embarqué à Lisbonne en juin 1940, Julien Green parvient à Baltimore au mois de juillet. C’est aux États-Unis qu’il passe les années de la Seconde Guerre mondiale. Cet « exil américain » marque pour Green « la fin d’un monde ». Durant cette période très riche tant du point de vue historique que personnel, il multiplie expériences et rencontres, notamment avec les Européens réfugiés comme lui en Amérique. Il prend part à l’organisation depuis l’étranger de la résistance au régime de Vichy et aux opérations de la propagande contre les nazis. Il évoque aussi sa vie littéraire et sentimentale, sur fond de nostalgie pour Paris et la vie française qu’il a passionnément aimée.

Aux neuf carnets ici rassemblés s’ajoute le texte d’un cahier entièrement inédit, intitulé Todo es nada. Écrit du 19 juin 1941 au 21 février 1944, il se présente comme une tentative de « journal spirituel » tenu parallèlement au journal ordinaire. Il constitue un élément essentiel, inconnu jusqu’à aujourd’hui, pour la compréhension de l’évolution spirituelle de Julien Green et de l’ensemble de son œuvre.
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EAN : 9782221203088
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1408
Format : 132 x 198 mm
EAN : 9782221203088
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1408
Format : 132 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Valnoise 15/10/2022
    GREEN AS USUAL Passé complètement inaperçu lors de sa parution en septembre 2021, ce volume de 1408 pages (sans index) couvre la période 1940-1945 durant laquelle Julien Green vécut en Amérique, et propose en annexe le journal spirituel tenu par le diariste de 1942 à 1944, où l'on pourra trouver les prémisses de son admirable autobiographie. Réputé intégral, ce journal se révèle largement cancellé, charcutage qui a tout de même épargné de nombreux passages très explicites. Dès les premières pages, nous sommes en juillet 1940, on retrouve Green à Baltimore chez une cousine où il vient d'arriver, après avoir embarqué au début du mois à Lisbonne en compagnie de son ami Robert de Saint Jean, et il ne regagnera l'Europe qu'à la fin du mois de septembre 1945. Durant ces cinq années il partage son temps entre Baltimore et New York, voyage, mène une vie mondaine, rencontre les Français exilés (André Breton, Darius Milhaud, etc.), enseigne, donne des conférences, effectue des traductions. Enrôlé en 1942, il devient instructeur au Camp Richtie et s'adresse aux Français dans le cadre de l'émission Voice of America. Sous l'influence de Jacques Maritain, depuis 1939 Green est revenu à un catholicisme pratiquant mais reste partagé entre deux postulations, le... GREEN AS USUAL Passé complètement inaperçu lors de sa parution en septembre 2021, ce volume de 1408 pages (sans index) couvre la période 1940-1945 durant laquelle Julien Green vécut en Amérique, et propose en annexe le journal spirituel tenu par le diariste de 1942 à 1944, où l'on pourra trouver les prémisses de son admirable autobiographie. Réputé intégral, ce journal se révèle largement cancellé, charcutage qui a tout de même épargné de nombreux passages très explicites. Dès les premières pages, nous sommes en juillet 1940, on retrouve Green à Baltimore chez une cousine où il vient d'arriver, après avoir embarqué au début du mois à Lisbonne en compagnie de son ami Robert de Saint Jean, et il ne regagnera l'Europe qu'à la fin du mois de septembre 1945. Durant ces cinq années il partage son temps entre Baltimore et New York, voyage, mène une vie mondaine, rencontre les Français exilés (André Breton, Darius Milhaud, etc.), enseigne, donne des conférences, effectue des traductions. Enrôlé en 1942, il devient instructeur au Camp Richtie et s'adresse aux Français dans le cadre de l'émission Voice of America. Sous l'influence de Jacques Maritain, depuis 1939 Green est revenu à un catholicisme pratiquant mais reste partagé entre deux postulations, le désir de monter en grade, d'être un saint, et la joie de descendre (il désire voir la Sainte Vierge mais le démon lui souffle « Je t'attends à Paris »). Le 30 septembre 1945 il débarque au Havre et trois jours après déjeune au Ritz avec Paul Claudel, Georges Duhamel et d'autres. Le 6 octobre il note : « Ce matin, dans Le Figaro, un entrefilet signale mon arrivée et ajoute que je cherche un appartement. » Dès le 7 octobre, il est chez Gide. Dans le métro, il repère « de grandes fesses très rondes et fort dures qui m'excitent péniblement. J'avais enlevé mes gants pour les mieux palper. Dans cette foule je ne courais aucun risque. » (9 novembre 1945) La vie reprend, il dépucèle le fils d'un pasteur (un chevreau, dit-il), le garçon « criant de joie ». Le 2 décembre il note : « J'ai vu tantôt le fils du pasteur dans ma chambre où il est resté environ deux heures. (...) Ce matin à la chapelle de la rue Cortambert, prié devant le saint sacrement. » Le jour de Noël : « Communié ce matin pour mon Robert. » Dernière notation de 1945, le 30 décembre : « Hier, faiblesse honteuse, je suis allé consulter Mme Picot, la cartomancienne de la rue Nicolo. »
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