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Cherche midi
EAN : 9782749161501
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 220 mm

Tu m'as laissée en vie

Suicide paysan, veuve à 24 ans

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Collection : Témoignages
Date de parution : 12/09/2019
Le premier témoignage à visage découvert sur le suicide paysan
Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n’est pas issue du milieu agricole s’installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans plus tard, ils se marient.
Mais la vie au sein de l’exploitation familiale s’avère tout sauf paisible. Pris entre le travail...
Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n’est pas issue du milieu agricole s’installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans plus tard, ils se marient.
Mais la vie au sein de l’exploitation familiale s’avère tout sauf paisible. Pris entre le travail aux champs, les soins quotidiens apportés aux bêtes, les imprévus sanitaires ou mécaniques, un contexte économique difficile, le couple est étranglé. Très vite, il croule sous les dettes.
Après une première tentative, Augustin, âgé de 31 ans, se donne la mort. La fin abrupte d’un quotidien qui devenait insupportable.
Comment cet agriculteur, passionné, investi et aimant, a-t-il pu en arriver là ? Y a-t-il des coupables qui l’ont poussé au suicide ?
Camille, veuve à 24 ans, témoigne ici avec sincérité de cette misère qui s’est emparée des campagnes au point d’en tuer ses fils.
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EAN : 9782749161501
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ladybirdy Posté le 6 Décembre 2021
    « Tu m’as laissée en vie pour que je témoigne. Tu m’as laissée en vie pour qu’à travers ma voix le pays entier entende la détresse qui secoue le monde paysan. » J’ose espérer ou rêver qu’après un tel cri du cœur, le monde agricole s’est réveillé sous des cieux plus cléments. Quel drame que celui de cette jeune Camille Beaurain, veuve a 24 ans car son mari Augustin n’en pouvait plus. Assez de la charge de travail incommensurable que subissent les paysans, les imprévus qui chamboulent le quotidien, les fins de mois, les créances, le clivage indécent entre les fermes familiales et les multinationales qui s’en mettent pleins les poches pendant que le producteur s’échine à la tâche pour des pacotilles. Puis cette hostilité, ces visages déshumanisés devant la misère. Ce récit fait froid dans le dos. Il n’est pas larmoyant, il est le reflet d’une réalité aberrante. Un récit qui parle d’amour, d’une histoire d’amour entre un homme et une femme, entre un homme et sa terre. Un récit qui parle de burn out, de désespoir devant l’amour qui ne suffit plus, devant les journées de 16h de dur labeur qui ne suffisent plus. Ils ont beau donner leur maximum, cravacher... « Tu m’as laissée en vie pour que je témoigne. Tu m’as laissée en vie pour qu’à travers ma voix le pays entier entende la détresse qui secoue le monde paysan. » J’ose espérer ou rêver qu’après un tel cri du cœur, le monde agricole s’est réveillé sous des cieux plus cléments. Quel drame que celui de cette jeune Camille Beaurain, veuve a 24 ans car son mari Augustin n’en pouvait plus. Assez de la charge de travail incommensurable que subissent les paysans, les imprévus qui chamboulent le quotidien, les fins de mois, les créances, le clivage indécent entre les fermes familiales et les multinationales qui s’en mettent pleins les poches pendant que le producteur s’échine à la tâche pour des pacotilles. Puis cette hostilité, ces visages déshumanisés devant la misère. Ce récit fait froid dans le dos. Il n’est pas larmoyant, il est le reflet d’une réalité aberrante. Un récit qui parle d’amour, d’une histoire d’amour entre un homme et une femme, entre un homme et sa terre. Un récit qui parle de burn out, de désespoir devant l’amour qui ne suffit plus, devant les journées de 16h de dur labeur qui ne suffisent plus. Ils ont beau donner leur maximum, cravacher plus que quiconque, pour eux, ce n’est pas encore assez, l’indifférence, le capitalisme les piétineront quand ils se tiendront à genoux. La colère gronde pour ceux qui restent. Ceux qui subissent. Ceux qui voient. Ceux qu’on voudrait museler. La colère gronde. Parce que la vie ne tourne pas rond. Je lirai pour sure le livre coup de cœur de mon amie Laurence, Ldo : « Pleine terre » de Corinne Royer sur ce même sujet, bien trop d’actualité.
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  • crisiro22 Posté le 24 Août 2021
    Camille, veuve à 24 ans, témoigne ici avec sincérité de cette misère qui s'est emparée des campagnes au point d'en tuer ses fils. Nous découvrons un monde cruel et sans pitié, délaissé par nos politiques. Il ne faut pas oublier que sans le monde agricole, pas de vie possible.
  • Jean-Daniel Posté le 3 Juillet 2021
    Le suicide d’un agriculteur raconté par sa jeune veuve, Camille Beaurain, avec l’aide d’un journaliste qui connait bien la profession, Antoine Jeandey. Camille Beaurain livre sa vie, Antoine Jeandey lui prête sa plume. Camille a 15 ans quand elle rencontre Augustin qui a sept ans de plus qu’elle. Quand elle a 18 ans, ils se marient et vivent ensemble sur l’élevage porcin qu’Augustin a repris de son père. Toutefois, au fil du temps, il devient de plus en plus compliqué de gérer la petite entreprise, moralement et physiquement, de travailler pour ne rien gagner, et de ne même plus réussir à payer ses factures. Petit à petit, la dépression s'est installée, avec une grande fatigue. Aussi, les difficultés qui s’accumulent, avec la chute des cours et le surendettement, mettent en péril la viabilité de l’élevage. Augustin finit par se donner la mort à 31 ans. Camille devient veuve à 24 ans et témoigne de la misère des campagnes. Le livre est écrit pour le mari de Camille, et pour elle-même, c’est une étape de son deuil. Mais surtout ce témoignage a un objectif clair, la prise de conscience, il permet de mieux comprendre comment le monde paysan meurt. Il est en... Le suicide d’un agriculteur raconté par sa jeune veuve, Camille Beaurain, avec l’aide d’un journaliste qui connait bien la profession, Antoine Jeandey. Camille Beaurain livre sa vie, Antoine Jeandey lui prête sa plume. Camille a 15 ans quand elle rencontre Augustin qui a sept ans de plus qu’elle. Quand elle a 18 ans, ils se marient et vivent ensemble sur l’élevage porcin qu’Augustin a repris de son père. Toutefois, au fil du temps, il devient de plus en plus compliqué de gérer la petite entreprise, moralement et physiquement, de travailler pour ne rien gagner, et de ne même plus réussir à payer ses factures. Petit à petit, la dépression s'est installée, avec une grande fatigue. Aussi, les difficultés qui s’accumulent, avec la chute des cours et le surendettement, mettent en péril la viabilité de l’élevage. Augustin finit par se donner la mort à 31 ans. Camille devient veuve à 24 ans et témoigne de la misère des campagnes. Le livre est écrit pour le mari de Camille, et pour elle-même, c’est une étape de son deuil. Mais surtout ce témoignage a un objectif clair, la prise de conscience, il permet de mieux comprendre comment le monde paysan meurt. Il est en effet de plus en plus difficile pour les éleveurs et agriculteurs de s’en sortir. Camille Beaurain et Antoine Jeandey décrivent le monde paysan sans filtre, ils dénoncent ceux qui sont censés apporter leurs services aux paysans mais qui ne font rien, ou pire, parfois profitent honteusement des situations de faiblesse de ces derniers pour les enfoncer davantage.
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  • Melypanda Posté le 21 Juin 2021
    Je suis tombée totalement par hasard sur ce livre. Le sous-titre m'a interpelée, j'ai une fascination pour ce métier, et je ne comprends pas qu'on puisse avoir si peu de considération pour les personnes qui nourrissent le peuple. C'est un livre court mais très poignant ( J'en ai pleuré ! ). Camille raconte son histoire avec Augustin, une magnifique histoire d'amour qui s'est arrêté brusquement car même si Augustin est né dans cette ferme, le poids de sa famille, de la MSA, des banques ( Tres mauvaise pub pour le Credit Agricole d'ailleurs ! ) l'a précipité dans son suicide. Camille raconte aussi ses soucis de santé et son impossibilité davoir un enfant, et sa culpabilité d'espérer que si elle avait réussit, Augustin serait peut-être encore la. Sans parler de la famille d'Augustin et surtout sa mère, vénale, qui l'a précipité dans sa chute. Le bouquin n'est " pas donné " mais il mérite d'être lu. Cette histoire se déroule en Picardie, Region que j'affectionne en plus ... 5/5 sans hésitation, c'est un roman poignant, que j'ai lu d'une traite.
  • agnesrobert Posté le 14 Mars 2021
    Un témoignage plein d'amour pour son mari défunt, tué par la charge de travail, la faiblesse des prix agricoles payés par la grande distribution, l'indifférence cruelle des banques, mais aussi d'une partie de sa propre famille. Un cri viscéral de colère contre un système inhumain qui pousse tant d'agriculteurs au désespoir, à l'irréparable.
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    "Tu m'as laissée en vie" : le suicide paysan au cœur d'un témoignage inédit

    Camille Beaurain et son mari Augustin étaient éleveurs de porcs dans la Somme. Criblé de dettes, épuisé physiquement et émotionnellement, l’agriculteur s’est donné la mort à l’âge de 31 ans, laissant Camille veuve à 24 ans. Aujourd’hui, la jeune femme raconte cette descente aux enfers dans le livre Tu m’as laissée en vie (cherche midi éditeur) et tente de lever le tabou sur le suicide paysan.

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