Lisez! icon: Search engine
Tu m'as laissée en vie
Suicide paysan, veuve à 24 ans
Collection : Témoignages
Date de parution : 12/09/2019
Éditeurs :
Cherche midi

Tu m'as laissée en vie

Suicide paysan, veuve à 24 ans

,

Collection : Témoignages
Date de parution : 12/09/2019
Le premier témoignage à visage découvert sur le suicide paysan
Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n’est pas issue du milieu agricole s’installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans... Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n’est pas issue du milieu agricole s’installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans plus tard, ils se marient.
Mais la vie au sein de l’exploitation familiale s’avère tout sauf paisible. Pris entre le travail...
Camille rencontre Augustin, son tout premier amour, à 15 ans. Elle qui n’est pas issue du milieu agricole s’installe avec lui à la ferme, où il élève des porcs. Trois ans plus tard, ils se marient.
Mais la vie au sein de l’exploitation familiale s’avère tout sauf paisible. Pris entre le travail aux champs, les soins quotidiens apportés aux bêtes, les imprévus sanitaires ou mécaniques, un contexte économique difficile, le couple est étranglé. Très vite, il croule sous les dettes.
Après une première tentative, Augustin, âgé de 31 ans, se donne la mort. La fin abrupte d’un quotidien qui devenait insupportable.
Comment cet agriculteur, passionné, investi et aimant, a-t-il pu en arriver là ? Y a-t-il des coupables qui l’ont poussé au suicide ?
Camille, veuve à 24 ans, témoigne ici avec sincérité de cette misère qui s’est emparée des campagnes au point d’en tuer ses fils.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782749161501
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 220 mm
EAN : 9782749161501
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 128
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Commedans1livre 12/05/2022
    Avec son récit baptisé « Tu m’as laissée en vie », Camille Beaurain décrit le monde paysan sans filtre, avec notamment les coopératives et les banques qui ont au final les pleins-pouvoirs. Courageuse, combative, Camille Beaurain parviendra peut-être avec son livre, à ouvrir les yeux à ceux qui profitent des agriculteurs. Rappelons qu’un agriculteur se suicide chaque jour d’après les chiffres rapportés par la Mutualité sociale agricole (MSA).
  • Peckie 10/04/2022
    Camille a 15 ans lorsqu'elle rencontre via internet Augustin de 7 ans son aîné en 2008. C'est le coup de foudre immédiat ! Rapidement, ils s'installent ensemble à la ferme. Car oui Augustin est Agriculteur ! Il récupère l'exploitation de la ferme au décès de son papa mais en devant payer des frais de fermage mensuels à sa mère et sa grand-mère qui ne lui ont fait aucun cadeau ! Une situation financière difficile dès le démarrage et qui ne s'arrange pas avec le taux d'emprunt exorbitant que lui octroie la banque. Entre l'élevage des porcs et le travail aux champs, (il cultive ses propres céréales pour nourrir ses bêtes), Augustin aidé de son frère Thomas et de son épouse Camille, ne compte pas ses heures... Pas de vacances, 1/2 journée de libre le dimanche après midi... Des avaries de matériel, des rats qui viennent perturber l'exploitation, il n'en faut pas plus à Augustin pour tomber dans une profond dépression ! Jusqu'au geste fatal en ce mois d'octobre 2017... Je suis une fille de la campagne et pourtant je ne connais pas plus que cela le monde agricole. J'ai toujours entendu dire que les céréaliers s'en sortaient mieux que les éleveurs. Et à travers ce témoignage, j'ai compris pourquoi... Camille a 15 ans lorsqu'elle rencontre via internet Augustin de 7 ans son aîné en 2008. C'est le coup de foudre immédiat ! Rapidement, ils s'installent ensemble à la ferme. Car oui Augustin est Agriculteur ! Il récupère l'exploitation de la ferme au décès de son papa mais en devant payer des frais de fermage mensuels à sa mère et sa grand-mère qui ne lui ont fait aucun cadeau ! Une situation financière difficile dès le démarrage et qui ne s'arrange pas avec le taux d'emprunt exorbitant que lui octroie la banque. Entre l'élevage des porcs et le travail aux champs, (il cultive ses propres céréales pour nourrir ses bêtes), Augustin aidé de son frère Thomas et de son épouse Camille, ne compte pas ses heures... Pas de vacances, 1/2 journée de libre le dimanche après midi... Des avaries de matériel, des rats qui viennent perturber l'exploitation, il n'en faut pas plus à Augustin pour tomber dans une profond dépression ! Jusqu'au geste fatal en ce mois d'octobre 2017... Je suis une fille de la campagne et pourtant je ne connais pas plus que cela le monde agricole. J'ai toujours entendu dire que les céréaliers s'en sortaient mieux que les éleveurs. Et à travers ce témoignage, j'ai compris pourquoi ! Des banques, des coopératives qui enfoncent plutôt qu'elles n'aident, des prix d'achat des porcs au rabais par rapport aux prix de vente en grande surface... Etc etc... Un livre bouleversant sur un sujet de plus en plus d'actualité mais qui est tabou ! Et pourtant un Agriculteur met fin à sa vie tous les 2 jours en France ! Inacceptable en 2022 !
    Lire la suite
    En lire moins
  • addictionauxlivresC 19/03/2022
    Dans ce témoignage bouleversant et criant de vérité, on ressent la colère de cette jeune femme (qui avait à l’époque l’âge que j’ai aujourd’hui) contre toutes ces institutions qui abandonnent les agriculteurs, tous ces hommes et femmes qui bossent sans compter leurs heures , au détriment de leur vie. Chaque jour c’est un Agriculteur qui se donne la mort. C’est ce que j’apprends grâce à Camille et son témoignage puisqu’elle nous confie que les chiffres (décès d’un agriculteur tous les 2 jours) sont faussés. Effectivement , si un agriculteur met fin à ses jours dans sa maison, l’acte est considéré (par la loi) comme un suicide. En revanche sur son lieu de travail (dans une grange par exemple), alors il devient un accident de travail…. Ce témoignage aussi touchant qu’il soit, m’a appris des choses malgré le fait que je connaisse un peu le milieu agricole. Merci à cette femme de nous avoir confiée son histoire, leur histoire. C’est un sujet important bien que difficile je vous l’accorde.
  • Ladybirdy 06/12/2021
    « Tu m’as laissée en vie pour que je témoigne. Tu m’as laissée en vie pour qu’à travers ma voix le pays entier entende la détresse qui secoue le monde paysan. » J’ose espérer ou rêver qu’après un tel cri du cœur, le monde agricole s’est réveillé sous des cieux plus cléments. Quel drame que celui de cette jeune Camille Beaurain, veuve a 24 ans car son mari Augustin n’en pouvait plus. Assez de la charge de travail incommensurable que subissent les paysans, les imprévus qui chamboulent le quotidien, les fins de mois, les créances, le clivage indécent entre les fermes familiales et les multinationales qui s’en mettent pleins les poches pendant que le producteur s’échine à la tâche pour des pacotilles. Puis cette hostilité, ces visages déshumanisés devant la misère. Ce récit fait froid dans le dos. Il n’est pas larmoyant, il est le reflet d’une réalité aberrante. Un récit qui parle d’amour, d’une histoire d’amour entre un homme et une femme, entre un homme et sa terre. Un récit qui parle de burn out, de désespoir devant l’amour qui ne suffit plus, devant les journées de 16h de dur labeur qui ne suffisent plus. Ils ont beau donner leur maximum, cravacher... « Tu m’as laissée en vie pour que je témoigne. Tu m’as laissée en vie pour qu’à travers ma voix le pays entier entende la détresse qui secoue le monde paysan. » J’ose espérer ou rêver qu’après un tel cri du cœur, le monde agricole s’est réveillé sous des cieux plus cléments. Quel drame que celui de cette jeune Camille Beaurain, veuve a 24 ans car son mari Augustin n’en pouvait plus. Assez de la charge de travail incommensurable que subissent les paysans, les imprévus qui chamboulent le quotidien, les fins de mois, les créances, le clivage indécent entre les fermes familiales et les multinationales qui s’en mettent pleins les poches pendant que le producteur s’échine à la tâche pour des pacotilles. Puis cette hostilité, ces visages déshumanisés devant la misère. Ce récit fait froid dans le dos. Il n’est pas larmoyant, il est le reflet d’une réalité aberrante. Un récit qui parle d’amour, d’une histoire d’amour entre un homme et une femme, entre un homme et sa terre. Un récit qui parle de burn out, de désespoir devant l’amour qui ne suffit plus, devant les journées de 16h de dur labeur qui ne suffisent plus. Ils ont beau donner leur maximum, cravacher plus que quiconque, pour eux, ce n’est pas encore assez, l’indifférence, le capitalisme les piétineront quand ils se tiendront à genoux. La colère gronde pour ceux qui restent. Ceux qui subissent. Ceux qui voient. Ceux qu’on voudrait museler. La colère gronde. Parce que la vie ne tourne pas rond. Je lirai pour sure le livre coup de cœur de mon amie Laurence, Ldo : « Pleine terre » de Corinne Royer sur ce même sujet, bien trop d’actualité.
    Lire la suite
    En lire moins
  • crisiro22 24/08/2021
    Camille, veuve à 24 ans, témoigne ici avec sincérité de cette misère qui s'est emparée des campagnes au point d'en tuer ses fils. Nous découvrons un monde cruel et sans pitié, délaissé par nos politiques. Il ne faut pas oublier que sans le monde agricole, pas de vie possible.
Inscrivez-vous à la newsletter pour ne rater aucune actualité du Cherche Midi
Découvrez, explorez, apprenez, riez, lisez !

Lisez maintenant, tout de suite !

  • News
    Lisez

    "Tu m'as laissée en vie" : le suicide paysan au cœur d'un témoignage inédit

    Camille Beaurain et son mari Augustin étaient éleveurs de porcs dans la Somme. Criblé de dettes, épuisé physiquement et émotionnellement, l’agriculteur s’est donné la mort à l’âge de 31 ans, laissant Camille veuve à 24 ans. Aujourd’hui, la jeune femme raconte cette descente aux enfers dans le livre Tu m’as laissée en vie (cherche midi éditeur) et tente de lever le tabou sur le suicide paysan.

    Lire l'article