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Plon
EAN : 9782259277587
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 205 mm

Une mère juive ne meurt jamais

Date de parution : 24/10/2019
Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler… pendant sept jours, comme le veut la tradition.
Ils sont en deuil de leur mère Louise.
Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir...
Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler… pendant sept jours, comme le veut la tradition.
Ils sont en deuil de leur mère Louise.
Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir le lendemain de l’enterrement. Mais devant la pression de son père et de son frère aîné Henri, il est contraint de rester. D’autant plus qu’il a une mission, la dernière volonté de sa mère : trouver un mari à Lucie, sa soeur.
Dans ce huis clos caustique et haut en couleur, les émotions s’entremêlent, entre tendresse, culpabilité et rancoeur.
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EAN : 9782259277587
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

« Un huis clos autobiographique tour à tour hilarant, sensible et tendre, aux airs de comédie italienne. »
 
É. C. / Télé Loisirs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DesLivresEtMoi7 Posté le 24 Mai 2021
    Jamais je n’aurais pensé repartir avec ce roman en franchissant les portes de la Mairie du VIIème arrondissement de Paris ce 25 janvier 2020… Et pour cause : Je ne connaissais pas l’auteur, n’avais pas remarqué ce titre en librairie… Mais ça, c’était avant d’entendre Régine lui accorder son coup de cœur à l’occasion du Salon… C’était avant de l’écouter nous en parler, avant de la voir s’effondrer en larmes, submergée par les émotions que ce bouquin avait su éveiller en elle… Une séquence à jamais gravée dans mémoire, aussi ce roman et sa couverture magnifique n’ont pas quitté mon esprit de l’après-midi… Pour me voir leur céder en fin de journée, me causant même une petite frayeur puisque je me procurais finalement l’ultime exemplaire disponible sur la table de l’auteur… C’était un signe : Il m’attendait, à n’en point douter ! Dès lors je me suis plongée sans délai dans cette lecture… Et j’ai pleinement compris, pris la mesure de ce que Régine voulait nous témoigner ce fameux samedi… Car à mon tour j’ai rencontré la famille Molina pour rapidement m’y intégrer… A mon tour j’ai fait connaissance avec chacun de ses membres pour rapidement m’y attacher… Avec eux... Jamais je n’aurais pensé repartir avec ce roman en franchissant les portes de la Mairie du VIIème arrondissement de Paris ce 25 janvier 2020… Et pour cause : Je ne connaissais pas l’auteur, n’avais pas remarqué ce titre en librairie… Mais ça, c’était avant d’entendre Régine lui accorder son coup de cœur à l’occasion du Salon… C’était avant de l’écouter nous en parler, avant de la voir s’effondrer en larmes, submergée par les émotions que ce bouquin avait su éveiller en elle… Une séquence à jamais gravée dans mémoire, aussi ce roman et sa couverture magnifique n’ont pas quitté mon esprit de l’après-midi… Pour me voir leur céder en fin de journée, me causant même une petite frayeur puisque je me procurais finalement l’ultime exemplaire disponible sur la table de l’auteur… C’était un signe : Il m’attendait, à n’en point douter ! Dès lors je me suis plongée sans délai dans cette lecture… Et j’ai pleinement compris, pris la mesure de ce que Régine voulait nous témoigner ce fameux samedi… Car à mon tour j’ai rencontré la famille Molina pour rapidement m’y intégrer… A mon tour j’ai fait connaissance avec chacun de ses membres pour rapidement m’y attacher… Avec eux j’ai appris et me suis rappelée, avec eux j’ai ri et pleuré, avec eux j’ai partagé mille émotions et vécu chaque ligne de cette histoire qui m’était contée… Oui j’ai trouvé une famille littéraire et c’est à regret que je l’ai quittée à l’arrivée du point final… D’une plume particulièrement fluide, vive et agréable, d’un style élégant et presque aérien, l’auteur nous livre ainsi une histoire à la fois simple et belle, pleine de douceur et de tendresse, à la fois enrichissante et émouvante mais aussi pleine d’humour et de légèreté malgré le triste évènement qui nous accueille au départ. Un excellent moment de lecture que je ne suis pas près d’oublier, à l’instar de cette famille qui n’a pas fini de me manquer…
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  • BaladesEnLivres Posté le 7 Décembre 2020
    Patrice Abbou s’est basé sur sa propre histoire pour nous parler du décès de Louise, une maman aimée et aimante, et de la période de 7 jours de deuil imposée par la religion juive. La tradition veut que la famille proche vive sous le même toit durant cette période, ne pouvant ni sortir (sauf pour se rendre quotidiennement à la synagogue), ni travailler, ni cuisiner, ni se laver, ni se regarder dans un miroir. Le narrateur Adam, la quarantaine active, se retrouve donc obligé de vivre en huis-clos avec son frère, ses sœurs et son père. Pas facile à cet âge de mettre sa vie en pause pour se concentrer sur les souvenirs, les non-dits, les choix de vie et les manies des uns et des autres. Patrice Abbou s’est basé sur sa propre histoire pour nous parler du décès de Louise, une maman aimée et aimante, et de la période de 7 jours de deuil imposée par la religion juive. La tradition veut que la famille proche vive sous le même toit durant cette période, ne pouvant ni sortir (sauf pour se rendre quotidiennement à la synagogue), ni travailler, ni cuisiner, ni se laver, ni se regarder... Patrice Abbou s’est basé sur sa propre histoire pour nous parler du décès de Louise, une maman aimée et aimante, et de la période de 7 jours de deuil imposée par la religion juive. La tradition veut que la famille proche vive sous le même toit durant cette période, ne pouvant ni sortir (sauf pour se rendre quotidiennement à la synagogue), ni travailler, ni cuisiner, ni se laver, ni se regarder dans un miroir. Le narrateur Adam, la quarantaine active, se retrouve donc obligé de vivre en huis-clos avec son frère, ses sœurs et son père. Pas facile à cet âge de mettre sa vie en pause pour se concentrer sur les souvenirs, les non-dits, les choix de vie et les manies des uns et des autres. Patrice Abbou s’est basé sur sa propre histoire pour nous parler du décès de Louise, une maman aimée et aimante, et de la période de 7 jours de deuil imposée par la religion juive. La tradition veut que la famille proche vive sous le même toit durant cette période, ne pouvant ni sortir (sauf pour se rendre quotidiennement à la synagogue), ni travailler, ni cuisiner, ni se laver, ni se regarder dans un miroir. Le narrateur Adam, la quarantaine active, se retrouve donc obligé de vivre en huis-clos avec son frère, ses sœurs et son père. Pas facile à cet âge de mettre sa vie en pause pour se concentrer sur les souvenirs, les non-dits, les choix de vie et les manies des uns et des autres. Une belle découverte que je vous recommande vivement !
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  • QuandOpheLit Posté le 13 Mai 2020
    Chronique d’un roman tout en tendresse Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler, pendant sept jours, comme le veut la tradition. Ils sont en deuil de leur mère Louise. Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir le lendemain de l’enterrement. Mais devant la pression de son père et de son frère aîné Henri, il est contraint de rester. Ce roman m’avait fait de multiples clins d’oeil alors que je déambulais dans les allées des librairies, durant les vacances de Noël. Mais avec une PAL qui ressemblait (et qui ressemble encore) plus à une pyramide égyptienne qu’à une pile de taille raisonnable, j’avais reporté cet achat. Pourtant, j’ai craqué, j’ai été faible. C’est à l’occasion de la dernière édition du salon « Lire c’est libre » que j’ai rencontré Patrice Abbou et que j’ai succombé à la tentation. Cette lecture a eu une saveur particulière. D’abord, elle m’a permis de découvrir une tradition de la religion juive, religion d’une partie de mes aïeus : Chive’a (les sept jours qui suivent une ihnumation). Ensuite, c’est une lecture que j’ai partagé avec mon ami Yannick du... Chronique d’un roman tout en tendresse Les Molina n’ont pas le droit de sortir, de se laver, de se changer, de se parfumer et encore moins de travailler, pendant sept jours, comme le veut la tradition. Ils sont en deuil de leur mère Louise. Adam Molina, 40 ans, le plus jeune des quatre enfants, avait prévu de repartir le lendemain de l’enterrement. Mais devant la pression de son père et de son frère aîné Henri, il est contraint de rester. Ce roman m’avait fait de multiples clins d’oeil alors que je déambulais dans les allées des librairies, durant les vacances de Noël. Mais avec une PAL qui ressemblait (et qui ressemble encore) plus à une pyramide égyptienne qu’à une pile de taille raisonnable, j’avais reporté cet achat. Pourtant, j’ai craqué, j’ai été faible. C’est à l’occasion de la dernière édition du salon « Lire c’est libre » que j’ai rencontré Patrice Abbou et que j’ai succombé à la tentation. Cette lecture a eu une saveur particulière. D’abord, elle m’a permis de découvrir une tradition de la religion juive, religion d’une partie de mes aïeus : Chive’a (les sept jours qui suivent une ihnumation). Ensuite, c’est une lecture que j’ai partagé avec mon ami Yannick du blog Nigrafolia . Une incursion en littérature blanche pour lui, un moyen de connaître un peu mieux mes racines pour moi. Pour nous deux, elle a été un moment d’échanges et de partage dans un arc-en-ciel d’émotions. Après cette longue introduction il est temps de vous livrer mon avis. Une mère juive ne meurt jamais est un huis-clos tendre et émouvant où l’humour apparait comme une arme pour surmonter le deuil. Au coeur de la famille Molina et de ses retrouvailles autour du dèces d’ Ima , des « je t’aime moi non plus », des piques acerbes, des situations cocasses. Patrice Abbou a su mettre en scène une famille avec ses secrets, ses douleurs et ses cicatrices, sans jamais tomber dans le pathos. Bien au contraire. Il flotte un air de fraîcheur entre les pages de son roman et ce malgré le poids et la douleur que peut représenter la mort pour ceux qui restent. Patrice nous interpelle aussi sur notre rapport à la foi et ce quelque soit notre religion. Quand nos parents ou notre naissance la choisissent pour nous, en conservons-nous la pratique par envie, par conviction, ou au contraire, avons nous besoin de nous en affranchir pour marquer notre singularité ou notre non adhésion à des préceptes qui nous semblent d’un autre temps ? Pour autant, croyant à plein temps ou quand cela nous arrange, il est vrai que bien souvent, face à l’adversité, une épreuve, un deuil, la religion devient une valeur refuge, que l’on en soit conscient ou non. Chacun des personnages, fort de sa personnalité, a son importance. Aucun ne fait figure de second rôle car tous révèlent une partie de nous. La légèreté d’Adam, la rigidité d’Henri, les colères du Roi David et son incapacité à laisser le passé s’en aller, la bienveillance de Suzanne, l’attachement de Lucie pour les siens… Tous prennent corps et nous offrent une histoire attendrissante, qui se déguste comme un roudoudou, avec nostalgie et émotions. Une mère juive ne meurt jamais est un roman tout en courbes douces et soyeuses. Un roman empli d’humanité, qui vous fera sourire, une larme perlant au coin de l’œil…
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  • NigraFolia Posté le 10 Avril 2020
    C’est un roman touchant. Sur le fond, qu’elle soit juive ou non, la perte d’une mère est toujours un effondrement, la remise en cause de l’équilibre familial et personnel. On est tous un peu Adam, Lucie, Henri ou Suzanne. C’est une étape de vie logique mais bouleversante. L’idée d’une fratrie hier encore tenue par Ima, aujourd’hui bousculée par le Roi David, le père perdu, secoué, déboussolé est parfaite, bien qu’elle me soit parfaitement étrangère. Patrice esquisse une famille, aimante mais aussi violente, émue, perdue. L’après ne sera plus jamais semblable à la veille. Patrice tient ce point. Il écrit de manière juste et ouvre des sourires. Il sait teinter ses personnages de drôlerie et tendresse. Côté personnages, je retiens : - Adam le cadet de la famille, est singulier. Une position qui met inconnue et pourtant on se projette avec une belle dose d’empathie pour celui qui semble être le plus fragile. C’est à la fois, le protégé et la victime. Son carnet de bord le rend singulier dans cette famille où la tradition est importante. La connaissance d’Adam des rites et coutumes est si ténue, qu’il devient un agréable compagnon qui guide le lecteur goy. - Lucie est pour moi définit dans le chapitre... C’est un roman touchant. Sur le fond, qu’elle soit juive ou non, la perte d’une mère est toujours un effondrement, la remise en cause de l’équilibre familial et personnel. On est tous un peu Adam, Lucie, Henri ou Suzanne. C’est une étape de vie logique mais bouleversante. L’idée d’une fratrie hier encore tenue par Ima, aujourd’hui bousculée par le Roi David, le père perdu, secoué, déboussolé est parfaite, bien qu’elle me soit parfaitement étrangère. Patrice esquisse une famille, aimante mais aussi violente, émue, perdue. L’après ne sera plus jamais semblable à la veille. Patrice tient ce point. Il écrit de manière juste et ouvre des sourires. Il sait teinter ses personnages de drôlerie et tendresse. Côté personnages, je retiens : - Adam le cadet de la famille, est singulier. Une position qui met inconnue et pourtant on se projette avec une belle dose d’empathie pour celui qui semble être le plus fragile. C’est à la fois, le protégé et la victime. Son carnet de bord le rend singulier dans cette famille où la tradition est importante. La connaissance d’Adam des rites et coutumes est si ténue, qu’il devient un agréable compagnon qui guide le lecteur goy. - Lucie est pour moi définit dans le chapitre 10. Avec Ima, elle a perdu plus qu’une mère. Et j’avoue qu’étant donné la dernière volonté d’Ima, j’attends beaucoup de ce personnage. - Suzie est un parfait personnage. Elle se met en quatre pour la famille qui l’a accueilli mais qui n’hésite pourtant pas à lui rappeler l’étrangère qu’elle est et restera. Reste sur le fond, la surprise la religion et son importance. Moi qui ait été élevé dans un fondement républicain, à travers une éduction certes d’origine plutôt catho, mais n’ayant comme repère qu’une lecture tardive de l’Ancien et du Nouveau testament, comme celle du Coran et une chapelle, parce qu’elle avait terrain pour faire du patin à roulettes, il ressort à mes yeux un côté désuet qui ressemble à première vue à de l’auto-flagellation. Oui, la Shiva me parait too-much. Et je vois au premier abord, une religion lourde et contraignante. En revanche, arrivé au terme du second jour, je m’aperçois que c’est également une manière de faire son deuil à plusieurs, de partager sa peine. Alors se crée l’ouverture. J’apprends cette culture et surtout le pourquoi de ses rites en période de deuil . Confrontation ou support ? J’hésite. Ce livre raisonne en moi. Moi, le goy, fils unique, je me projette dans cette famille car on y trouve tous une part de soi. Heureusement pour ne pas verser dans la pathos, Patrice amène de la légèreté avec la mission de la fratrie. Trouver un mari à Lucie. Il offre aussi ce qu’il faut de tension. Car avec les morts surgissent les secrets de famille. Sur la forme, c’est fluide, équilibré avec ce qu’il faut de dialogues, d’humour et d’introspection. Cette lecture se révèle un excellent choix. Le mien fut simple. Résumé à une partie par jour pour laisser le temps à l’ouvrage qui en contient huit de s’étirer, de se livrer et d’en profiter. Va savoir pourquoi. Pour ne pas sombrer dans le souvenir ? Pour faire durer ce moment où la mémoire se fait agréable ? Une mère juive ne meurt jamais est pétri d’humanité. J’aime les colères du roi David, les doutes et les joies. Le deuil, ce moment où le voile se déchire, où la famille s’affronte ou se retrouve pour rester en vie. Ce passage naturel, évident, que nous abordons tous d’une manière qui nous est propre. Et quand il s’agit d’une mère, c’est encore plus frappant. Oui, une mère ne meurt jamais tout à fait. Heureusement. Pour finir, merci à mon amie Ophélie d’avoir eu cette belle idée et à Patrice d’avoir été la victime de cette lecture.
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  • LesDemoisellesdeChatillon Posté le 24 Mars 2020
    Au nom de la mère Avec ce titre, je suis sortie de ma zone de confort. Je lis très peu de "romans de vie", d'histoires très réalistes car je préfère généralement m'évader loin du quotidien grâce à la littérature. Une mère juive ne meurt jamais a pourtant été une jolie découverte. Oui, une jolie découverte malgré un pitch qui pourrait sembler un peu difficile. Adam Molina, 40 ans,arrive dans sa ville natale où il retrouve son père et ses frères et sœurs. Aujourd'hui ils enterrent la maman... Dans la tradition juive, les 7 jours qui suivent sont un moment de recueillement. On ne sort pas, on ne se lave pas, on ne va pas travailler... Adam espérait repartir dès le lendemain de la cérémonie et le voilà coincé avec sa famille pour le moins dysfonctionnelle. Alors quand Henri, son frère aîné, lui annonce que leur mère leur a confié une mission avant de s'éteindre, Adam doit se résigner à chercher un époux à sa sœur Lucie pour respecter la dernière volonté de celle qu'il aimait tant. Un huis clos familial qui oscille toujours entre rires et larmes. Tant de secrets, de non-dits, de vieilles rancunes mais tellement d'amour et de tendresse également. C'est la famille juive pied-noir comme on... Au nom de la mère Avec ce titre, je suis sortie de ma zone de confort. Je lis très peu de "romans de vie", d'histoires très réalistes car je préfère généralement m'évader loin du quotidien grâce à la littérature. Une mère juive ne meurt jamais a pourtant été une jolie découverte. Oui, une jolie découverte malgré un pitch qui pourrait sembler un peu difficile. Adam Molina, 40 ans,arrive dans sa ville natale où il retrouve son père et ses frères et sœurs. Aujourd'hui ils enterrent la maman... Dans la tradition juive, les 7 jours qui suivent sont un moment de recueillement. On ne sort pas, on ne se lave pas, on ne va pas travailler... Adam espérait repartir dès le lendemain de la cérémonie et le voilà coincé avec sa famille pour le moins dysfonctionnelle. Alors quand Henri, son frère aîné, lui annonce que leur mère leur a confié une mission avant de s'éteindre, Adam doit se résigner à chercher un époux à sa sœur Lucie pour respecter la dernière volonté de celle qu'il aimait tant. Un huis clos familial qui oscille toujours entre rires et larmes. Tant de secrets, de non-dits, de vieilles rancunes mais tellement d'amour et de tendresse également. C'est la famille juive pied-noir comme on se l'imagine : ça parle fort, ça pleure fort, ça crie pas mal aussi, un nombre hallucinant de visiteurs, tout dans l'excès mais ça dégouline d'amour comme le miel des pâtisseries orientales. Tous les personnages sont vraiment attachants, terriblement réels. Je pouvais presque les voir évoluer devant moi. Mais mon cœur est allé à "monsieur théière". Ce papa Molina - colérique, tellement drôle et attendrissant - j'aurais voulu le serrer fort fort dans mes bras (même si ce n'est pas vraiment le genre de la maison Molina). On passe du grave au léger en quelques pages, quelques lignes parfois. C'est frais et triste. Le lecteur vit pleinement l'histoire, tout à tour une boule dans la gorge ou le sourire aux lèvres. C'est la vie, la vraie, que nous décrit Patrice Abbou. La plume est d'une très grande justesse, à tel point que je me suis demandée s'il n'y avait pas de l'autobiographie dans cette histoire. Alors même si ce n'est pas mon type de littérature fétiche, j'ai passé un bon moment avec cette famille Molina qui saura séduire, je n'en doute pas, tous les amateurs de récits de vie pleins de bons sentiments.
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