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Perrin
EAN : 9782262026905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 140 x 225 mm

Vidocq

Date de parution : 03/05/2007

La vie et le rôle dans la police de cet extraordinaire ancien forçat, qui a inspiré les plus grands romanciers de son époque.

François-Eugène Vidocq, né à Arras en 1775, mort à Paris en 1857, acquiert dans sa jeunesse quelque notoriété dans la pègre, mais plus par ses évasions de la prison de Douai et des bagnes de Brest et Toulon que par ses délits. Las d'être en cavale, il propose en 1809...

François-Eugène Vidocq, né à Arras en 1775, mort à Paris en 1857, acquiert dans sa jeunesse quelque notoriété dans la pègre, mais plus par ses évasions de la prison de Douai et des bagnes de Brest et Toulon que par ses délits. Las d'être en cavale, il propose en 1809 à la préfecture de police de trahir ses anciens amis en échange de sa liberté. Mouchard à l'essai dans les prisons de Bicêtre et de la Force, puis lâché dans Paris, il montre une telle efficacité, une telle intelligence et une telle intuition que, au grand scandale de beaucoup de monde, il devient le premier chef de la brigade de sûreté, en 1812. Nommé sous Napoléon, il le restera sous Louis XVIII et Charles X, en dépit de multiples ennemis et malgré les pièges qui lui sont constamment tendus pour le faire tomber. Ecarté en 1827, il publie des Mémoires qui achèvent d'en faire une grande vedette de son époque et fonde la première agence privée de renseignements, où la clientèle afflue et dont les résultats spectaculaires lui valent les attentions de la presse, de la justice et de la police officielle, jalouse de ses succès et exaspérée par ses agents, tous issus du « milieu ». Grand policier, manipulateur, dissimulateur, provocateur, opportuniste, il passionne les journalistes et les écrivains, inspire son Vautrin à Balzac, son Jean Valjean à Hugo, fournit l'essentiel de sa matière à Eugène Sue pour Les Mystères de Paris. Un siècle plus tard, il inspire même une série télévisée à succès. Auteur de cette biographie documentée, Eric Perrin avait publié chez Perrin une vie du maréchal Ney, qui avait obtenu le Grand Prix de la Fondation Napoléon.

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EAN : 9782262026905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 300
Format : 140 x 225 mm
Perrin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mikaelunvoas Posté le 21 Avril 2018
    La vie de VIDOCQ remplirait plusieurs livres tellement elle est riche d'aventures; Quoi de plus efficace qu'un ancien bagnard pour venir à bout des criminels les plus recherchés en France. Un livre qui se dévore tant l'époque et la particularité du personnage sont fascinantes.
  • Arakasi Posté le 4 Avril 2018
    Vision sinistre… Pour un peu, on se croirait chez Victor Hugo. Un groupe de bagnards, captifs à la même chaine, défile dans les rues de Paris sous les invectives et les ordures jetées par les bons bourgeois. Immobile sur le trottoir, les traits dissimulés par son haut-de-forme gris, un homme les regarde passer en silence. Il n'oublie pas que, quinze ans plus tôt, il défilait lui aussi dans les rues de la capitale, la chaine au cou. Soudain, un bagnard pousse un cri : « Vidocq ! Regardez, c'est Vidocq ! ». Explosion de beuglements et d'injures parmi les forçats. « Vidocq ! Vidocq ! A mort la mouche ! A mort le vendu ! On va t'étriper ! » L'homme au haut-de-forme a blêmi, puis rougi sous l'effet d'un coup de sang phénoménal. Il fait un pas en avant, lève la main puis rugit, assez fort pour couvrir les hurlements des bagnards déchaînés : « Tas de canailles ! » Et de continuer sur le même ton, répondant à l'insulte par l'insulte, la rage par la rage. S'ils sont là aujourd'hui, braille-t-il, c'est parce qu'ils ont été assez cons pour se faire attraper, lui-même ne se serait jamais fait... Vision sinistre… Pour un peu, on se croirait chez Victor Hugo. Un groupe de bagnards, captifs à la même chaine, défile dans les rues de Paris sous les invectives et les ordures jetées par les bons bourgeois. Immobile sur le trottoir, les traits dissimulés par son haut-de-forme gris, un homme les regarde passer en silence. Il n'oublie pas que, quinze ans plus tôt, il défilait lui aussi dans les rues de la capitale, la chaine au cou. Soudain, un bagnard pousse un cri : « Vidocq ! Regardez, c'est Vidocq ! ». Explosion de beuglements et d'injures parmi les forçats. « Vidocq ! Vidocq ! A mort la mouche ! A mort le vendu ! On va t'étriper ! » L'homme au haut-de-forme a blêmi, puis rougi sous l'effet d'un coup de sang phénoménal. Il fait un pas en avant, lève la main puis rugit, assez fort pour couvrir les hurlements des bagnards déchaînés : « Tas de canailles ! » Et de continuer sur le même ton, répondant à l'insulte par l'insulte, la rage par la rage. S'ils sont là aujourd'hui, braille-t-il, c'est parce qu'ils ont été assez cons pour se faire attraper, lui-même ne se serait jamais fait pincer ainsi, et il n'y en pas un – pas un ! – parmi eux qui ne vendrait sa mère pour se retrouver à sa place ! Les forçats ne cessent pas de hurler pour autant mais, une fois leur rage épuisée, beaucoup se repentiront de leurs paroles. Certains viendront même le voir après coup : « Excusez-nous, m'sieur Vidocq, on le pensait pas… Et si vous pouviez me trouver un travail après ma sortie de prison, ce serait pas de refus. » Forcément, moi, à ce stade, je suis conquise… Tant d'aplomb, tant de superbe arrogance, tant de splendide mauvaise foi, ça fait battre très fort mon petit coeur, toujours sensible aux canailles culotées. J'avais déjà un a priori très favorable sur Vidocq, sachant que le bonhomme avait inspiré certains de mes personnages préférés de la littérature du XIXe siècle. Eric Perrin n'a pas hésité d'ailleurs à entrecouper sa biographie de citations de Balzac qui offrit à Vidocq son incarnation littéraire la plus fameuse, sous les traits du sardonique et amoral Vautrin. Et, en vérité, si Vidocq n'avait pas existé, nul doute qu'il aurait fallu l'inventer. Quel merveilleux personnage que ce vaurien ingénieux devenu un non moins ingénieux chef de la police, que ce loup devenu chien berger ! Que de chemin parcouru, depuis le bagne de Toulon jusqu'à la préfecture, et au prix de combien de compromis, de combien de coups bas, de crapuleries, certains diront même de crimes. Le Vidocq que nous présente Eric Perrin n'est pas un Jean Valjean, un pauvre innocent immolé par la société et en demandant qu'à se racheter. C'est un coquin intelligent, sans scrupule, cynique, pas forcément méchant mais violent et sujet à des colères féroces et explosives. C'est aussi un gaillard charmant, à l'humour ravageur, au parler spirituel, volontiers cabotin, et qui saura toujours séduire son entourage avec un bon mot et un sourire. Oserais-je dire qu'il est beaucoup plus amusant et attrayant comme cela ? Qui se soucie des anges de vertu ? Pas moi, en tout cas. J'ai dévoré cette biographie avec un grand sourire de contentement sur le visage, en ricanant souvent sous cape aux passages les plus truculents, suivant avec le même plaisir le jeune Vidocq faisant la nique aux forces de la police et son alter-ego plus âgé vendant sans complexe son talent d'enquêteur et sa connaissance encyclopédique du monde de la pègre à tous les gouvernements désireux de l'acheter. Il y a pas à dire, l'intégrité, c'est vraiment surfait ! Et c'est pas aujourd'hui que je cesserai d'aimer les fripouilles… Pour la peine, je ressors mon exemplaire du « Père Goriot », tiens !
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  • Chasto Posté le 30 Janvier 2017
    Du Kremlin Bicêtre à la cour du Palais de justice de Paris, les amitiés se font et défont. Arcans, julots et malfrats se côtoient et s'observent. Certains se font faire rideau alors que d'autres, naves et branques se font des berlues. Waterloo s'installe dans les rangs, le plat de perdreaux rode. La tour pointue est partout. De lignes en pages, les chapitres s'écrivent aux chapitres d'une vie qui s'est faite carrière à l'ombre de bien des amitiés et inimitiés de son temps. A découvrir sans avoir les flubes.
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