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Cherche midi
EAN : 9782749162218
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 220 mm

ZOF 1945

Date de parution : 24/09/2020
Et l’occupé devint l’occupant.
Septembre 1945. René Valenton, officier du Renseignement, quitte Londres après huit ans de bons et loyaux services pour être affecté dans la Zone d’Occupation Française en Allemagne (ZOF, capitale Baden-Baden). Il assiste à l’étonnant retournement qui voit les Français occuper un pays dont ils viennent de subir le joug. Une... Septembre 1945. René Valenton, officier du Renseignement, quitte Londres après huit ans de bons et loyaux services pour être affecté dans la Zone d’Occupation Française en Allemagne (ZOF, capitale Baden-Baden). Il assiste à l’étonnant retournement qui voit les Français occuper un pays dont ils viennent de subir le joug. Une Allemagne dévastée jouxte une France exsangue. Pour les Allemands, c’est un amer destin de servir un maître qui a faim. Pour les Français, c’est tantôt une parenthèse enchantée, tantôt un panier de crabes. Valenton vit le quotidien de l’Allemagne « année zéro » : certains se vengent des Boches, d’autres se vengent de la vie. Tous découvrent que l’après-guerre, ce n’est pas la paix retrouvée. Violence, combines et trafics, traque ou recyclage de nazis, jeux politiciens et règlements de comptes, survie et amours interdites, conflits entre Alliés et prémisses de la Guerre froide : la ZOF est une étrange planète. Valenton y croise des salauds et des gens formidables, parmi lesquels Edgar Morin.
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EAN : 9782749162218
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bina Posté le 25 Octobre 2020
    Jusqu'à présent, je connaissais historiquement le découpage de Berlin, et de l'Allemagne en quatre zones ( USA, Grande Bretagne, France, URSS), avant la réunification des zones ouest, et le rôle joué par l'URSS dans la séparation de Berlin, de l'Allemagne et de l'Europe, derrière le rideau de fer, et le déclenchement de la guerre froide. Mais je n'avais rien lu, ni en ouvrage historique, ni en roman, sur le sujet, et je m'étais toujours posé la question de savoir comment cela s'était déroulé concrètement sur le terrain. C'est pour cela que j'ai choisi ce titre lors de la masse critique. Il y a toujours un écart entre le discours politique de dénazification et de redémocratisation, et ce qui se passe réellement sur le terrain, quand l'ancien occupant, devenu exsangue, est à son tour occupé, par des hommes qui pensent avant tout à leur faire payer ce que leurs familles ont subit. C'est probablement pour cela que c'est dans la ZOF (Zone d'occupation française) que la chasse aux nazis était la plus vive, selon l'auteur. Comme le disait Churchill lors d'un de ses discours après guerre pour la naissance de l'Europe, ''L'Europe ne s'est jamais faite, et nous avons eu la guerre'',... Jusqu'à présent, je connaissais historiquement le découpage de Berlin, et de l'Allemagne en quatre zones ( USA, Grande Bretagne, France, URSS), avant la réunification des zones ouest, et le rôle joué par l'URSS dans la séparation de Berlin, de l'Allemagne et de l'Europe, derrière le rideau de fer, et le déclenchement de la guerre froide. Mais je n'avais rien lu, ni en ouvrage historique, ni en roman, sur le sujet, et je m'étais toujours posé la question de savoir comment cela s'était déroulé concrètement sur le terrain. C'est pour cela que j'ai choisi ce titre lors de la masse critique. Il y a toujours un écart entre le discours politique de dénazification et de redémocratisation, et ce qui se passe réellement sur le terrain, quand l'ancien occupant, devenu exsangue, est à son tour occupé, par des hommes qui pensent avant tout à leur faire payer ce que leurs familles ont subit. C'est probablement pour cela que c'est dans la ZOF (Zone d'occupation française) que la chasse aux nazis était la plus vive, selon l'auteur. Comme le disait Churchill lors d'un de ses discours après guerre pour la naissance de l'Europe, ''L'Europe ne s'est jamais faite, et nous avons eu la guerre'', mentionnant les conflits multiséculaires entre ces deux voisins. Lorsque les alsaciens-lorrains sont impliqués dans la ZOF, n'oublions pas ce qu'ils ont vécu depuis 1870. On voit en arrière-trame de cette occupation, à travers les relations des personnages et leurs échanges, se dessiner les relations diplomatiques tendues entre la France et les Etats-Unis et les britanniques, et on ressent ce que Churchill et Roosevelt pensaient de De Gaulle. Se dessine aussi à l'horizon le procès de Nuremberg, à travers les détenus, anciens cadres nazis qu'il faut faire parler, sans trop laisser de traces, de façon à ce qu'ils soient présentables. A travers les personnages qui se croisent dans la zone d'occupation française se dessine aussi ce qui s'est passé en France ( les camps en présence, les engagements de chacun, les choix assumés ou imposés) le tout se cristallisant dans la famille du narrateur, cet agent du renseignement français, qui a passé la guerre à Londres avant de nettoyer la ZOF. J'aurais aimé suivre ce personnage plus loin dans sa quête probablement vaine de sa famille, je me suis demandée en refermant ce livre, s'il allait conserver sa foi dans ce qu'il faisait, ou s'il allait s'abandonner à la noirceur de l'âme humaine, ne pouvant supporter ce dont il se juge coupable. Quant au style de l'auteur, j'ai souris plus d'une fois à la lecture des échanges entre les personnages, à travers lesquels pointe probablement un certain humour de l'auteur, donnant du recul à la scène.
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  • 1001histoires Posté le 21 Octobre 2020
    ZOF : derrière cet acronyme énigmatique se cache un épisode méconnu ou oublié de l'immédiat après seconde Guerre mondiale lorsque le territoire allemand a été découpé en zones d'occupation, britannique, américaine, soviétique et française. Personnellement j'ignorais tout de la participation française. La Zone d'Occupation Française couvrait une superficie restreinte scindée en deux poches une en Sarre et l'autre dans le Palatinat, à l'est et au nord de Strasbourg. Jean-Christophe Berthain a habilement choisi d'y emmener le lecteur dans les pas de René Valenton, tout juste promu colonel du Renseignement français. De septembre à décembre 1945, Valenton va parcourir la ZOF, sa mission est d'observer et de rendre compte de la situation. Dans la ZOF, l'ancien occupé est devenu occupant du territoire de son ennemi. Comment ne pas sombrer dans la vengeance ? Les consignes du général de Gaule, chef du Gouvernement provisoire de la République française et déjà très attaché à une future entente franco-allemande, sont à la fois claires et difficiles à mettre en oeuvre, "punir sans humilier ni se venger". Valenton partage avec le lecteur ses observations et son vécu et lui fait rencontrer des personnages très représentatifs de cette période sombre et de lieux traumatisés alors... ZOF : derrière cet acronyme énigmatique se cache un épisode méconnu ou oublié de l'immédiat après seconde Guerre mondiale lorsque le territoire allemand a été découpé en zones d'occupation, britannique, américaine, soviétique et française. Personnellement j'ignorais tout de la participation française. La Zone d'Occupation Française couvrait une superficie restreinte scindée en deux poches une en Sarre et l'autre dans le Palatinat, à l'est et au nord de Strasbourg. Jean-Christophe Berthain a habilement choisi d'y emmener le lecteur dans les pas de René Valenton, tout juste promu colonel du Renseignement français. De septembre à décembre 1945, Valenton va parcourir la ZOF, sa mission est d'observer et de rendre compte de la situation. Dans la ZOF, l'ancien occupé est devenu occupant du territoire de son ennemi. Comment ne pas sombrer dans la vengeance ? Les consignes du général de Gaule, chef du Gouvernement provisoire de la République française et déjà très attaché à une future entente franco-allemande, sont à la fois claires et difficiles à mettre en oeuvre, "punir sans humilier ni se venger". Valenton partage avec le lecteur ses observations et son vécu et lui fait rencontrer des personnages très représentatifs de cette période sombre et de lieux traumatisés alors qu'en filigrane le danger soviétique se profile à l'est. PUBLICITÉ La ZOF se prête bien à la chasse aux criminels nazis. Il s'agit d'une région rurale et forestière où les réfugiés allemands affluent ( ils fuient devant l'ogre soviétique ). La frontière suisse n'est pas loin avec la promesse d'un exil salvateur. Cette chasse a deux visages, celui d'une ébauche et délicate recherche conjointe avec des allemands qui s'étaient tenus à l'écart des dirigeants nazis et celui d'exactions humiliantes parfois prémices à des exécutions sommaires d'une rare violence. La vengeance est toujours latente, du côté français mais également entre allemands car dénoncer un voisin permet de s'acheter une bonne conduite. Bien d'autres sujets sont abordés toujours avec la grande rigueur d'un historien et sans jamais lasser car l'auteur est aussi un remarquable conteur qui sait mettre en scène les personnages fictifs de son récit aux côtés de personnalités réelles. Le lecteur suit ainsi le général de Gaule en visite début octobre 1945. Il y a aussi le physicien français Yves Rocard, un peu perdu dans le démantèlement des usines allemandes et le recrutement de savants. Il aurait préféré embaucher des chercheurs n'ayant pas soutenu Hitler mais nécessité fait loi, l'opération doit être rentable quitte à engager des scientifiques nazis. C'est à ce prix que la France pourra redevenir une grande puissance. Et puis il y a Baden-Baden, la capitale caricaturale de la ZOF. C'est le siège du gouvernement militaire commandée par le général Pierre Koenig secondé par un administrateur civil, Emile Laffon. Baden-Baden a été épargnée par le fracas de la guerre. Il y fait bon vivre, la ville fourmille de militaires et de civils qui s'activent dans des administrations qui n'existent encore que sur le papier. La vie festive et nocturne y est bien réelle, il faut imprégner cette terre étrangère de culture française. En un tour de passe-passe, les patriotes sont devenus des vacanciers. Le style pince-sans-rire de l'auteur se prête bien à la dénonciation du ridicule de cette situation. La mission officielle de Valenton cache également une quête personnelle, retracer le parcours de ses proches parents ( sa mère, sa soeur et son frère ) durant l'occupation de la France alors qu'il était en poste à Londres. Résistance ou collaboration avec les nazis ? Ce fil conducteur est très ténu et aurait mérité d'être approfondi. Le parti-pris de l'éluder aurait pu aussi se concevoir tellement l'exploration de la ZOF suffit à passionner le lecteur. Merci aux Éditions Le cherche midi
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  • Zazaboum Posté le 2 Octobre 2020
    Z.O.F. : Zone d’Occupation Française. A la fin de la Seconde guerre mondiale l’Allemagne a été divisée en 4 Zones d’Occupation : britannique, américaine, soviétique et française. La française était la plus petite, concédée par les Alliés, histoire de ne pas froisser immédiatement le Général de Gaulle. 2 petites zones en bordure du Rhin, aux frontières de la France et de la Suisse. Le narrateur est René Valenton, officier du Renseignement qui était en poste à Londres avant l’occupation de la France et a rejoint tout naturellement les rangs du Général de Gaulle. Il est originaire d’Alsace et toute sa famille a disparu pendant cette période. Septembre 1945 il est nommé à Baden-Baden capitale de la ZOF et ville thermale au cœur de la Forêt Noire. Cette affectation va lui permettre de rechercher sa famille ou du moins savoir ce qu’il s’est passé. Les environs de Baden-Baden sont ravagés par les bombardements et il assiste au retournement de situation qui fait des français des occupants et des allemands des occupés ! Il raconte ce qu’il a vu, appris, entendu et dont l’Histoire nous parle peu : le quotidien dans la Zone d’Occupation française. Pendant que les gradés et les... Z.O.F. : Zone d’Occupation Française. A la fin de la Seconde guerre mondiale l’Allemagne a été divisée en 4 Zones d’Occupation : britannique, américaine, soviétique et française. La française était la plus petite, concédée par les Alliés, histoire de ne pas froisser immédiatement le Général de Gaulle. 2 petites zones en bordure du Rhin, aux frontières de la France et de la Suisse. Le narrateur est René Valenton, officier du Renseignement qui était en poste à Londres avant l’occupation de la France et a rejoint tout naturellement les rangs du Général de Gaulle. Il est originaire d’Alsace et toute sa famille a disparu pendant cette période. Septembre 1945 il est nommé à Baden-Baden capitale de la ZOF et ville thermale au cœur de la Forêt Noire. Cette affectation va lui permettre de rechercher sa famille ou du moins savoir ce qu’il s’est passé. Les environs de Baden-Baden sont ravagés par les bombardements et il assiste au retournement de situation qui fait des français des occupants et des allemands des occupés ! Il raconte ce qu’il a vu, appris, entendu et dont l’Histoire nous parle peu : le quotidien dans la Zone d’Occupation française. Pendant que les gradés et les puissants se gobergent à Baden-Baden beaucoup de soldats français se vengent des exactions des nazis. Sur les nazis emprisonnés et qui sont abattus lors de “chasse” en Forêt Noire ; sur la population, dont il est difficile de deviner le sentiment vis-à-vis du régime d’Hitler, à coup de mépris, de vexations voire pires. Toute l’humanité dans ce qu’elle a de meilleure et de pire est présente dans la zone et la guerre froide se profile non seulement entre les Alliés et les Soviétiques (loin de la ZOF) mais aussi entre les factions politiques françaises qui désirent prendre le pouvoir aux prochaines élections. Les seuls romans que j’ai lus, du moins dont j’ai le souvenir, sur les Zones d’Occupation sont ceux de la Trilogie Hambourgeoise de Cay Rademacher, secteur Britannique. On retrouve ici la même misère, les haines, les trahisons, les exécutions sommaires mais l’auteur va plus loin dans ses descriptions puisqu’il écrit la vision de l’occupant et même s’il ne donne pas énormément de détails sordides, les faits brutaux sont là ! Mais on y croise aussi des personnages charismatiques et généreux qui travaillent à l’après sans oublier les humains derrière les vaincus et le fait qu’il faudra recommencer à vivre en voisins et se reconstruire, tel Edgar Morin, qui conservera ce nom de résistant, attaché de “Propagande” dans la ZOF. Il n’est pas que question de politique ou de récit historique, mais j’ai ressenti Valenton et sa vie comme un support au format roman plutôt que comme une histoire à part entière. Tout ce qui concerne sa famille et ses recherches est à mon goût assez maladroitement amené mais comme j’étais plus intéressée par le reste ce n’est pas quelque chose qui m’a manqué. La forme romancée du récit rend la lecture plus facile malgré les horreurs qui y sont décrites et elle n’enlève rien au fait que certains occupants ont eu la belle vie et se sont rempli les poches pendant leur séjour à Baden-Baden. #ZOF1945 #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2020
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