Lisez! icon: Search engine
12-21
EAN : 9782266212366
Code sériel : 2211
Façonnage normé : PDF
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Bilingue français-anglais : Il importe d'être constant / The Importance of Being Earnest

Gérard Hardin (traduit par)
Collection : Bilingues
Date de parution : 07/10/2010
La célèbre comédie théâtrale de l'inconcournable Oscar Wilde en version blingue.

La série BILINGUE de 12-21 propose :
• une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes
• une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les œuvres d’auteurs étrangers.
 

  • The Importance of Being Earnest est certainement la plus connue, et la plus populaire des pièces d'Oscar Wilde.
  • C'est un classique, joué...

La série BILINGUE de 12-21 propose :
• une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes
• une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les œuvres d’auteurs étrangers.
 

  • The Importance of Being Earnest est certainement la plus connue, et la plus populaire des pièces d'Oscar Wilde.
  • C'est un classique, joué aussi bien en Angleterre qu'à l'étranger. Wilde y manie à plaisir tous les ressorts de l'intrigue comique pour construire un étourdissant quiproquo.
  • Il fait naître, par la magie du langage, de superbes personnages -telle la redoutable Tante Augusta - qui avec un cynisme naïf, ou une naïveté cynique, prennent à contrepied les principes les mieux établis, pour mieux se moquer des turpitudes banales du "beau monde".
  • On découvre avec cette comédie, ce festival de mots d'auteurs, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature et de l'humour anglais.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266212366
Code sériel : 2211
Façonnage normé : PDF
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lebelier Posté le 19 Septembre 2021
    John Worthing et Algernon Moncrieff, deux distingués gentlemen, s’inventent respectivement un frère (Ernest) et un ami malade pour justifier leurs allées et venues de la ville à la campagne et vice-versa. Pour John il s’agit de se donner un alibi devant sa pupille Cecily, pour rencontrer Gwendolen, sa fiancée à Londres, et poser sa demande devant la redoutable Lady Bracknell, la mère de celle-ci et la tante d’Algernon. De son côté Algernon va profiter du mensonge de son ami pour se faire passer pour ce frère inventé bien que Ernest soit le nom que John porte à la ville et que Gwendolen adore, Algernon va l’utiliser pour approcher la belle Cecily gouvernée par Miss Prism et le Révérend Chasuble. Tout se complique avec l’aveu que John Worthing a été « trouvé » dans un sac à la gare de Victoria, que Cecily aussi apprécie ce nom d’Ernest galvaudé par Algernon, que Lady Bracknell s’en mêle au manoir de John mais se calme dès qu’elle apprend que Cecily est une riche héritière. Les dialogues foisonnent, le répliques fusent, amusent ; les valeurs s’inversent, le sérieux et le grave deviennent légers, une broutille semble un évènement d’une rare importance. On... John Worthing et Algernon Moncrieff, deux distingués gentlemen, s’inventent respectivement un frère (Ernest) et un ami malade pour justifier leurs allées et venues de la ville à la campagne et vice-versa. Pour John il s’agit de se donner un alibi devant sa pupille Cecily, pour rencontrer Gwendolen, sa fiancée à Londres, et poser sa demande devant la redoutable Lady Bracknell, la mère de celle-ci et la tante d’Algernon. De son côté Algernon va profiter du mensonge de son ami pour se faire passer pour ce frère inventé bien que Ernest soit le nom que John porte à la ville et que Gwendolen adore, Algernon va l’utiliser pour approcher la belle Cecily gouvernée par Miss Prism et le Révérend Chasuble. Tout se complique avec l’aveu que John Worthing a été « trouvé » dans un sac à la gare de Victoria, que Cecily aussi apprécie ce nom d’Ernest galvaudé par Algernon, que Lady Bracknell s’en mêle au manoir de John mais se calme dès qu’elle apprend que Cecily est une riche héritière. Les dialogues foisonnent, le répliques fusent, amusent ; les valeurs s’inversent, le sérieux et le grave deviennent légers, une broutille semble un évènement d’une rare importance. On brocarde les conservateurs anglais pour leur peur du socialisme, leurs attachement aux apparences et à la lignée, l’église anglicane, qui, rien que par le nom de son représentant lui-même montre son attachement à un habit qui ne fait pas le moine. Quiproquos amoureux, « réalité » inventée devenant « vraie » pour les personnages, style et répliques au cordeau, culture du « nonsense » anglais prégnante, Wilde passe son époque et ses faux-semblants à la moulinette, avec ce détachement apparemment léger qui le caractérise, il donne une profonde réflexion sur la fiction et la création de personnages (puisqu’eux-mêmes se créent des doubles comme un effet de miroir.)
    Lire la suite
    En lire moins
  • Fabinou7 Posté le 21 Mars 2021
    Bittersweet. Aigre doux un bon synonyme pour le plus British des écrivains irlandais Oscar Wilde ! Joué en 1895 soit quelques mois avant la chute funeste du jeune dramaturge à succès, finalement emprisonné pour homosexualité, ce quiproquo basé sur le jeu de mot entre le prénom « Ernest » et le comportement « Earnest » (traduit par « constant » en français) est décapant: les rires s’enchainent, réplique après réplique, tant la mauvaise foi déconcertante et la dérision fusent avec esthétique du verbe et férocité de la répartie ! L’esprit caustique et l’absurde de Wilde sont d’un humour, pour peu que l’on y soit sensible, très efficace. Un talent pour l’ironie vive et grinçante, « outrageous », chahutant les classes aisées londoniennes, leur faisant – à travers ses personnages - littéralement raconter n’importe quoi mais d’une façon pince-sans-rire, à l’image de Lady Bracknell qui pourrait être interprétée à merveille par le flegme d’une Dame Maggie Smith voyez… Le dandy londonien qui paya de sa vie son goût du scandale et son regard affûté sur l’hypocrisie des dominants de la société de son temps, ne manque pas une occasion de faire mouche avec ses saillies, notamment à travers le personnage d’Algeron (qui lui ressemble le plus…). Les répliques sont de véritables... Bittersweet. Aigre doux un bon synonyme pour le plus British des écrivains irlandais Oscar Wilde ! Joué en 1895 soit quelques mois avant la chute funeste du jeune dramaturge à succès, finalement emprisonné pour homosexualité, ce quiproquo basé sur le jeu de mot entre le prénom « Ernest » et le comportement « Earnest » (traduit par « constant » en français) est décapant: les rires s’enchainent, réplique après réplique, tant la mauvaise foi déconcertante et la dérision fusent avec esthétique du verbe et férocité de la répartie ! L’esprit caustique et l’absurde de Wilde sont d’un humour, pour peu que l’on y soit sensible, très efficace. Un talent pour l’ironie vive et grinçante, « outrageous », chahutant les classes aisées londoniennes, leur faisant – à travers ses personnages - littéralement raconter n’importe quoi mais d’une façon pince-sans-rire, à l’image de Lady Bracknell qui pourrait être interprétée à merveille par le flegme d’une Dame Maggie Smith voyez… Le dandy londonien qui paya de sa vie son goût du scandale et son regard affûté sur l’hypocrisie des dominants de la société de son temps, ne manque pas une occasion de faire mouche avec ses saillies, notamment à travers le personnage d’Algeron (qui lui ressemble le plus…). Les répliques sont de véritables flèches brûlées à la chaux vive de son inépuisable sarcasme qu’il décochent à son public médusé, partagé entre indignation conservatrice et adhésion jouissive et libératrice … « touché » comme disent les anglais ! Qu’en pensez-vous ?
    Lire la suite
    En lire moins
  • Musardise_aka_CthulieLaMignonne Posté le 4 Novembre 2020
    L'Importance d'être constant se trouve être la toute dernière pièce d'Oscar Wilde, créée en 1895 en même temps qu'Un Mari idéal, avant le malheureux procès en diffamation que Wilde intenta au marquis de Queensberry et qui lui valut d'être condamné à deux ans de travaux forcés pour homosexualité. Les écrits De Wilde ne seront après ça plus empreints de la moindre légèreté ; or, Wilde était-il aussi léger et superficiel qu'il le clamait ? On peut en douter notamment avec L'Importance d'être constant, comme l'annonçait d'ailleurs également Un Mari idéal. Wilde a toujours joué d'une certaine ambiguïté, ambiguïté qui est portée par le titre et le sujet de cette pièce. le titre original est "The importance of being earnest", ce qui permettait à Wide un jeu de mot sur le prénom "Ernest" et l'adjectif "earnest", qui dans ce cas implique essentiellement la notion de sincérité... dans une pièce qui traite allègrement, sous une apparence de grande légèreté, de l'hypocrisie dans la société victorienne, rien de moins. Et Wilde savait bien de quoi il parlait. La traduction française ne permettait pas une transposition littérale de cette notion essentielle de sincérité, mais on a trouvé un expédient et, ma foi, on comprend en français... L'Importance d'être constant se trouve être la toute dernière pièce d'Oscar Wilde, créée en 1895 en même temps qu'Un Mari idéal, avant le malheureux procès en diffamation que Wilde intenta au marquis de Queensberry et qui lui valut d'être condamné à deux ans de travaux forcés pour homosexualité. Les écrits De Wilde ne seront après ça plus empreints de la moindre légèreté ; or, Wilde était-il aussi léger et superficiel qu'il le clamait ? On peut en douter notamment avec L'Importance d'être constant, comme l'annonçait d'ailleurs également Un Mari idéal. Wilde a toujours joué d'une certaine ambiguïté, ambiguïté qui est portée par le titre et le sujet de cette pièce. le titre original est "The importance of being earnest", ce qui permettait à Wide un jeu de mot sur le prénom "Ernest" et l'adjectif "earnest", qui dans ce cas implique essentiellement la notion de sincérité... dans une pièce qui traite allègrement, sous une apparence de grande légèreté, de l'hypocrisie dans la société victorienne, rien de moins. Et Wilde savait bien de quoi il parlait. La traduction française ne permettait pas une transposition littérale de cette notion essentielle de sincérité, mais on a trouvé un expédient et, ma foi, on comprend en français malgré tout le jeu de mots central de la pièce et ce qu'il implique. Une intrigue très simple, qui reprend les fameux schémas de la comédie depuis des siècles : projets de mariage contrariés, quiproquos et chassé-croisé, fin à la "Oh, voilà que je retrouve mon enfant qui me fut enlevé alors que..., etc., etc." Avec un détail qui compte : la double personnalité que Jack, un de nos deux protagonistes principaux, s'est inventée sous le nom de Constant afin de passer pour un tuteur modèle auprès de sa pupille, et dans le même temps faire la bringue sous le prénom de Constant / Ernest, censé être son frère. Mais il est percé à jour par Algernon, son meilleur ami, qui recourt au même genre de diversions pour éviter les obligations mondaines et familiales ennuyeuses. Si Jack a son frère imaginaire Constant, endossant tous les défauts que réprouve la société victorienne, Algernon a imaginé son ami Bunbury, malade et au seuil de la mort selon les besoins. Jack et Algernon sont donc, selon les termes de ce dernier, des bunburistes : des bons viveurs qui mentent pour échapper aux règles sociales tellement pénibles. Or l'amour s'en mêle, ainsi que la tante d'Algernon et une floppée de personnages tout aussi intéressants les uns que les autres, rivalisant de virtuosité, de spiritualité et d'humour dans leurs dialogues, quitte à se contredire eux-mêmes avec allégresse. Ce qui frappe par conséquent, c'est entendu, c'est la virtuosité des dialogues De Wilde, permettant à la pièce de tenir un rythme qui ne ralentit à aucun moment ni ne perd de sa verve ou de sa finesse. On a l'impression de retrouver les fameux aphorismes De Wilde à tout moment, on a même la sensation de reconnaître Wilde dans le personnage d'Algernon. Mais, à mon sens, ce serait une erreur de croire que Wilde a cherché à se détourner de la critique sociale et de ne chercher qu'à divertir son public. Évidemment, on est facilement trompé par tout ce que Wilde a clamé ici et là pendant des années, par l'image de dandy qu'il avait mis un soin particulier à se construire, et par ses théories esthétiques, qu'il a développées au fil des années. On sait que Wilde était proche des préraphaélites et qu'il se faisait le chantre de l'aestetic movement. Il en ressortait notamment que Wilde promouvait l'art pour l'art et fustigeait toute notion de morale dans une oeuvre d'art. Il prônait également les critiques littéraires totalement subjectives et même, carrément, de mauvaise foi. Sauf que... Sauf que les préraphaélites, desquels il était si proche, ont souvent créé des oeuvres imprégnées de morale d'ordre religieux, social, politique. C'est le cas de Rossetti, de Millais, de William Hunt entre autres, qui pourtant ont également commis des oeuvres sans arrière-pensée moralisante (ce fut au moins le cas de Millais et de Rossetti). Quant à Morris, on sait assez qu'il était un socialiste convaincu, et que ses papiers peints n'avaient pas seulement pour but de faire joli ; il a donné des conférences sur des thématiques clairement sociales, et il était important pour lui que chacun puisse vivre dans un environnement personnel donnant la priorité aux valeurs esthétiques (je ne parle même pas du concept de partage du travail, qui devait faire grincer bien des dents) ; mais ceci demanderait un article à lui tout seul, et même bien plus. Toujours est-il que Wilde a navigué dans ces eaux ambiguës qu'étaient le mouvement préraphaélite et l'aestetic movement, prônant le règne de l'apparence et de la superficialité comme indispensable, tout en étant une personne érudite, ayant beaucoup étudié et réfléchi aux concepts d'art et d'esthétique... ainsi qu'à l'hypocrisie de la société dans laquelle il vivait. Et tout cela se retrouve dans L'Importance d'être constant. L'hypocrisie de la société victorienne est clairement au centre de cette pièce, ne serait-ce que via les personnages de Jack et d'Algernon qui montrent un double visage à leur entourage. Mais ce n'est pas si simple ! Car s'ils choisissent cette forme d'hypocrisie, c'est que la société elle-même les y poussent. Et d'autres personnages - en fait, tous ou presque, - incarnent cette hypocrisie généralisée. Là ne s'arrête pas le sous-texte : idées féministes émergeantes, avec la caricature des idées farfelues que les jeunes filles se font du mariage (épouser un homme qui a pour prénom Constant est l'idéal absolu), comportement et idées sur les "classes inférieures" d'Algernon, sorte de double De Wilde, traitées de façon ironiques, répliques sur ces mêmes sujets de la part de la jeune Cecily tout aussi ironiques (elle a le tort de faire fonctionner sa cervelle), tout comme ce qui relève en général de la connaissance, de la culture, de l'idée parfaitement grotesque de réfléchir par soi-même, du mariage, des relations de couple et de la vie en société. Alors oui, c'est enlevé, c'est drôle et ça se lit tout seul. Mais c'est aussi sacrément caustique et critique, et ce serait dommage d'éluder cet aspect de la pièce sous prétexte que Wilde s'était jusqu'à cette année de 1895 ménagé une image d'auteur fantasque , chantre de l'apparence et de l'art pour l'art. Image qu'il laissera complètement tomber, et pour le court reste de sa vie, quand il sera, peu de temps après la création de L'Importance d'être constant, incarcéré...
    Lire la suite
    En lire moins
  • belette2911 Posté le 8 Juin 2020
    Je n’ai jamais aimer lire des pièces de théâtre, les noms des protagonistes inscrits à côté ou au-dessus des dialogues m’ont toujours dérangés, importunée dans ma lecture. Ici, ce ne fut pas le cas ! Wilde disait de cette pièce qu’elle était une comédie frivole pour gens sérieux et si la lecture ne procure pas de grands éclats de rire, elle se laisse lire avec un sourire béat affiché sur les lèvres. C’est léger, sans être dénué de profondeur ou sans cervelle, les dialogues sont fins, brillants, amusants, décalés et Algernon Moncrieff m’a semblé répondre comme Wilde l’aurait fait : avec de l’humour et de l’esprit, mais aussi en se moquant de tout. Comédie à l’italienne, basée sur des quiproquos délicieux que l’on voit venir de loin et qui, au lieu de nous faire soupirer, nous donnent envie d’avancer pour voir comment ces messieurs vont s’en tirer de leur pitoyables mensonges et petites entourloupes. Hé oui, Jack, sans famille, pour pouvoir quitter la campagne, s’est inventé un frère imaginaire, un débauché, nommé Constant (Ernest) dans la V.O, qu’il doit aller voir à la capitale. De son côté, Algernon, un autre dandy, c’est inventé un ami, Bunbury, mourant, et qu’il doit aller visiter à la campagne. Pratique... Je n’ai jamais aimer lire des pièces de théâtre, les noms des protagonistes inscrits à côté ou au-dessus des dialogues m’ont toujours dérangés, importunée dans ma lecture. Ici, ce ne fut pas le cas ! Wilde disait de cette pièce qu’elle était une comédie frivole pour gens sérieux et si la lecture ne procure pas de grands éclats de rire, elle se laisse lire avec un sourire béat affiché sur les lèvres. C’est léger, sans être dénué de profondeur ou sans cervelle, les dialogues sont fins, brillants, amusants, décalés et Algernon Moncrieff m’a semblé répondre comme Wilde l’aurait fait : avec de l’humour et de l’esprit, mais aussi en se moquant de tout. Comédie à l’italienne, basée sur des quiproquos délicieux que l’on voit venir de loin et qui, au lieu de nous faire soupirer, nous donnent envie d’avancer pour voir comment ces messieurs vont s’en tirer de leur pitoyables mensonges et petites entourloupes. Hé oui, Jack, sans famille, pour pouvoir quitter la campagne, s’est inventé un frère imaginaire, un débauché, nommé Constant (Ernest) dans la V.O, qu’il doit aller voir à la capitale. De son côté, Algernon, un autre dandy, c’est inventé un ami, Bunbury, mourant, et qu’il doit aller visiter à la campagne. Pratique lorsqu’on veut se dégager ou échapper à des obligations familiales ou autres. D’ailleurs, j’aurais dû m’en inventer un afin d’éviter certains dîners familiaux assommants, barbants et chiants, car il n’est pas toujours évident de tomber malade à chacun d’eux… Les quiproquos étant l’essence même des pièces de théâtres (avec les portes qui claquent), Wilde s’est amusé à nous en mettre un beau en scène et on se délecte car c’est un plaisir de fin gourmet. Pour que vous alliez vous coucher moins bête (et moi aussi), en allant sur Google translate, j’ai appris que "Earnest" signifiait "sérieux, sincère" et effectivement, ça sonne un peu comme le prénom "Ernest". Pour la francophonie, il a fallu traduire ce jeu de mot et ce n’est pas toujours évident. Constant était un bon compromis. Alors oui, il y a des choses qui sont plus grosses qu’un camion, aussi téléphonée que la défense d’un politicien pris la main dans le sac, mais nous sommes au théâtre, et dans cet endroit, tout est permis, même les grosses ficelles, même les fins merveilleuses ou tout se remet en ordre. Ne hurlons pas au "pas crédible", le but est de faire rire, de faire sourire, de se moquer des gens biens, de se rire des dandys, pas de faire une étude sérieuse et réaliste de la société d’en haut. À l’époque, elle a sans doute fait grincer des dents, mais à la nôtre, elle ne fera pas le buzz, les scandales n’étant plus les mêmes et l’homosexualité n’étant plus un crime (pourtant, il n’y a pas mort d’homme si tous les deux sont d’accord et majeurs). Une pièce qui se lit avec plaisir, de manière agréable, les doigts de pieds en éventail, le sourire aux lèvres et qui, comble du bonheur, est en version bilingue (anglais à gauche, français à droite) et qui m’a permis de vérifier mon anglais. Il est toujours au top ! Ce qui sous-entend qu’il est du niveau d’un Chirac ou Sarko parlant anglais ou de celui de Ludovic Cruchot dans le gendarme à New-York !
    Lire la suite
    En lire moins
  • mamanzouzoute Posté le 15 Mars 2020
    J’y suis allée à reculons… le titre m’ennuyait d’avance… et du théâtre en plus(que je n’aime pas lire en général). Ce fut un régal ! Cette comédie de mœurs qui fait un portrait au vitriol de la bonne société anglaise de la fin du 19e siècle m’a bien plus amusée que ce que je pouvais imaginer. Comme un vaudeville, les portes claquent, les quiproquos s’enchaînent comme les bons mots. La scène en particulier où la riche mais ridicule Lady Bracknell questionne Jack/Ernest pour s’assurer qu’il est un bon parti pour sa fille Gwendolen est cocasse à souhait, pleine de bons mots. Une captation sur Youtube avec David Suchet (Hercule Poirot) incarnant Lady Bracknell m’a fait pleurer de rire.
12-21, la newsletter des lecteurs numériques.
Un rendez-vous dédié, pour ne jamais être à court d'e-books !