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12-21
EAN : 9782823868500
Code sériel : 17245
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Crime et Châtiment

Victor Derely (traduit par)
Date de parution : 07/06/2018
Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikov doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce « songe monstrueux », il... Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikov doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce « songe monstrueux », il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu’à ce qu’il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.
Œuvre majeure de la littérature russe, Crime et Châtiment est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikov son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l’Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.
 
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EAN : 9782823868500
Code sériel : 17245
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Buzzato Posté le 8 Novembre 2021
    Un pavé littéraire qui se lit à la vitesse d'une blague carambar. Un "binge reading". Après cette lecture, on se rend mieux compte que bon nombre de productions culturelles autour des conséquences psychologiques d'un crime ne font que décliner des thèmes explorés magnifiquement par Dostoïevski. Le crime en lui-même est rapidement évacué et l'enquête policière n'est qu'un prétexte pour approfondir les atermoiements moraux du criminel, ses stratégies pour justifier son crime et sa folie indicible qui le conduit irrémédiablement à participer à cette enquête et à son dénouement. Raskonilkov, le personnage principal et l'auteur du crime, se pare de questionnements nietzschéens pour esquiver les apitoiements de ses proches. Les récits parallèles de ceux-ci ne le sont guère puisqu'ils participent à l'intrigue principale tout en épaississant le contexte dans lequel baigne le crime. De la fin justifie les moyens aux commandements divins en passant par les mécanismes de l'ascension sociale, Dostoïevski décortique admirablement les ressorts de nos justifications quotidiennes poussées à leur paroxysme. Un livre que je prendrais volontiers sur mon île déserte au risque de me faire perdre la raison.
  • misslizzie Posté le 31 Octobre 2021
    Il est difficile de décrire un tel chef d'oeuvre littéraire... Je commencerai donc cette critique en faisant référence à Nietzsche, qui disait de Dostoïevski "il est le seul qui m'ait appris quelque chose en psychologie." Il faut dire que Dostoïevski est capable de faire une description physique et psychologique de ces personnages de façon poussée qui fait réfléchir et qui interroge sur la condition humaine de son temps. En effet, si Crime et châtiment parle d'un homme qui tue une roturière, cela semble comme une toile de fond pour permettre à l'auteur de décrire la Russie au 19e siècle : la différence entre Petersbourg et la province, la pauvreté et les sentiments négatifs humain qui entraînent à la folie certains de ses personnages (sujet qui semble être de prédilection dans cet œuvre). Celui-ci décrit l'aspect psychologique de ces personnages au plus profond d'eux même, liant admirablement les moeurs et convenances de l'époque avec leur libre arbitre. Cela amène à des personnages édifiants en ce sens où on ressent en tant que lecteur leur failles, leur doutes ou encore leur assurance d'avoir fait le bon choix. J'ai vraiment énormément aimé ce livre. J'ai mis énormément de temps à le lire pour pouvoir apprécier et me délecter... Il est difficile de décrire un tel chef d'oeuvre littéraire... Je commencerai donc cette critique en faisant référence à Nietzsche, qui disait de Dostoïevski "il est le seul qui m'ait appris quelque chose en psychologie." Il faut dire que Dostoïevski est capable de faire une description physique et psychologique de ces personnages de façon poussée qui fait réfléchir et qui interroge sur la condition humaine de son temps. En effet, si Crime et châtiment parle d'un homme qui tue une roturière, cela semble comme une toile de fond pour permettre à l'auteur de décrire la Russie au 19e siècle : la différence entre Petersbourg et la province, la pauvreté et les sentiments négatifs humain qui entraînent à la folie certains de ses personnages (sujet qui semble être de prédilection dans cet œuvre). Celui-ci décrit l'aspect psychologique de ces personnages au plus profond d'eux même, liant admirablement les moeurs et convenances de l'époque avec leur libre arbitre. Cela amène à des personnages édifiants en ce sens où on ressent en tant que lecteur leur failles, leur doutes ou encore leur assurance d'avoir fait le bon choix. J'ai vraiment énormément aimé ce livre. J'ai mis énormément de temps à le lire pour pouvoir apprécier et me délecter de ses descriptifs psychiques de l'âme humaine en Russie au 19eme siècle. Pour moi ce livre est à avoir lu dans sa vie. Quant à l'auteur, c'était une première pour moi, mais il est certain que je lirai d'autres oeuvres de Dostoïevski, en espérant une découverte aussi enrichissante. On peut dire de cet auteur que c'est un grand monument de la littérature.
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  • JuEtLi Posté le 23 Octobre 2021
    Raskolnikov, ex-étudiant en droit acculé par la pauvreté, assassine avec préméditation une usurière et sa sœur à Petersbourg. Croyant naïvement que la difficulté de son crime tenait dans sa préparation, le jeune homme est rongé par son acte et plonge irrémédiablement dans les affres de la culpabilité. Dans l'impossibilité morale de toucher au butin, qu'il a caché immédiatement, il reste prostré dans sa chambre à revivre fiévreusement son cauchemar. Pour finalement en sortir et tenter de sauver un alcoolique puis sa famille, et encore de défendre ses propres sœur et sa mère en difficultés pécuniaire et morale. Bien qu'entouré d'amis et de sa famille, la solitude à laquelle l'a contraint son acte l'enferme inexorablement dans l'angoisse et la folie. La relecture de cette œuvre majeure de la littérature mondiale m'a été proposée par mon libraire qui m'en a vanté sa nouvelle traduction. Et je ne sais pas si c'est la magie de cette celle-ci, moderne et fluide, mais cette relecture m'a ravie : le roman, très noir, se lit comme un thriller contemporain et pourrait être transposé dans n'importe quelle ville d'aujourd'hui. La misère et la déchéance qu'elle entraîne sont décrites avec une justesse sans misérabilisme, l'auteur s'attachant à dépeindre... Raskolnikov, ex-étudiant en droit acculé par la pauvreté, assassine avec préméditation une usurière et sa sœur à Petersbourg. Croyant naïvement que la difficulté de son crime tenait dans sa préparation, le jeune homme est rongé par son acte et plonge irrémédiablement dans les affres de la culpabilité. Dans l'impossibilité morale de toucher au butin, qu'il a caché immédiatement, il reste prostré dans sa chambre à revivre fiévreusement son cauchemar. Pour finalement en sortir et tenter de sauver un alcoolique puis sa famille, et encore de défendre ses propres sœur et sa mère en difficultés pécuniaire et morale. Bien qu'entouré d'amis et de sa famille, la solitude à laquelle l'a contraint son acte l'enferme inexorablement dans l'angoisse et la folie. La relecture de cette œuvre majeure de la littérature mondiale m'a été proposée par mon libraire qui m'en a vanté sa nouvelle traduction. Et je ne sais pas si c'est la magie de cette celle-ci, moderne et fluide, mais cette relecture m'a ravie : le roman, très noir, se lit comme un thriller contemporain et pourrait être transposé dans n'importe quelle ville d'aujourd'hui. La misère et la déchéance qu'elle entraîne sont décrites avec une justesse sans misérabilisme, l'auteur s'attachant à dépeindre l'âme d'un jeune homme – criminel par nécessité – dont l'âme piégée par les conséquences de ses actes semble rétrécir dans une fièvre destructrice. Ce chef d'oeuvre est remarquable de bout en bout.
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  • Myriam3 Posté le 20 Octobre 2021
    Il arrive parfois qu'une rencontre tant attendue ne se déroule pas comme escompté... l'une des deux parties est peut-être dans un mauvais jour, ou bien les deux ne se comprennent pas à ce moment-là, trop de malentendus, d'impatience... et c'est plutôt déprimant quand ça arrive, surtout quand cette rencontre reste exceptionnelle (celle avec un auteur qu'on adore par exemple). C'est ce qu'on qui m'est arrivé avec ce roman, mais heureusement, j'aurai tout le loisir de le relire un jour! Je connais en partie les raisons de cette rencontre ratée, trop longues à expliquer et sans intérêt ici. Le résultat est que je ne suis pas parvenue à me lier ni à Raskolnikov ni à Sonia ni aux autres personnages, à part peut-être à Razoumikhine et Dounia, sans doute parce qu'ils étaient les seuls à rester calmes au milieu de ce que j'ai vécu comme une averse de gémissements et de cris de désespoir (mais gardez en tête que ma lecture est restée en surface). Vu tous les commentaires, les critiques, et le résumé du livre, il n'y a aucun doute qu'il aurait dû me plaire voire me captiver, mais voilà... rencontre ratée je vous dis et j'en suis la première... Il arrive parfois qu'une rencontre tant attendue ne se déroule pas comme escompté... l'une des deux parties est peut-être dans un mauvais jour, ou bien les deux ne se comprennent pas à ce moment-là, trop de malentendus, d'impatience... et c'est plutôt déprimant quand ça arrive, surtout quand cette rencontre reste exceptionnelle (celle avec un auteur qu'on adore par exemple). C'est ce qu'on qui m'est arrivé avec ce roman, mais heureusement, j'aurai tout le loisir de le relire un jour! Je connais en partie les raisons de cette rencontre ratée, trop longues à expliquer et sans intérêt ici. Le résultat est que je ne suis pas parvenue à me lier ni à Raskolnikov ni à Sonia ni aux autres personnages, à part peut-être à Razoumikhine et Dounia, sans doute parce qu'ils étaient les seuls à rester calmes au milieu de ce que j'ai vécu comme une averse de gémissements et de cris de désespoir (mais gardez en tête que ma lecture est restée en surface). Vu tous les commentaires, les critiques, et le résumé du livre, il n'y a aucun doute qu'il aurait dû me plaire voire me captiver, mais voilà... rencontre ratée je vous dis et j'en suis la première frustrée et pourtant, j'aime beaucoup l'auteur, et je garde un souvenir éblouissant des Frères Karamazov. Tant pis!
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  • cafelecture974 Posté le 16 Octobre 2021
    Crime et châtiment “Crime et châtiment” est un roman de Dostoïevski paru en 1866. Le livre rencontre un vif succès. Nombreux sont ceux qui parlent de chef-d'oeuvre. Ce roman met en scène Raskolnikov, un jeune étudiant miséreux, éprouvé par l'échec social, qui conçoit le projet d'assassiner une vieille usurière, d'une rare méchanceté avec ses quémandeurs ainsi qu'avec sa soeur qu'elle traite en esclave. Il se persuade qu'il accomplira là un acte qui améliorera la condition humaine, en débarrassant la société d'un être cruel et inutile à ses yeux. Mais il se trouve contraint de tuer la soeur qui arrive sur ces entrefaites. Dostoievski nous offre une intrigue policière où l'on connait, dès le début, l'auteur du crime et dont toute l'action consiste à examiner les indices qui permettraient d'identifier le meurtrier. C'est au juge Porphiri que revient la tâche de démasquer Raskolnikov qu'il a en fait très tôt percé à jour. Dès lors, c'est dans un récit où tourbillonnent de multiples personnages que nous apprenons à cerner la psychologie du héros, à telle enseigne que selon certains critiques, Dostoievski, avec cette oeuvre, innove et crée le premier roman psychologique. Raskolnikov capable de sombrer dans la folie s'acharne à... Crime et châtiment “Crime et châtiment” est un roman de Dostoïevski paru en 1866. Le livre rencontre un vif succès. Nombreux sont ceux qui parlent de chef-d'oeuvre. Ce roman met en scène Raskolnikov, un jeune étudiant miséreux, éprouvé par l'échec social, qui conçoit le projet d'assassiner une vieille usurière, d'une rare méchanceté avec ses quémandeurs ainsi qu'avec sa soeur qu'elle traite en esclave. Il se persuade qu'il accomplira là un acte qui améliorera la condition humaine, en débarrassant la société d'un être cruel et inutile à ses yeux. Mais il se trouve contraint de tuer la soeur qui arrive sur ces entrefaites. Dostoievski nous offre une intrigue policière où l'on connait, dès le début, l'auteur du crime et dont toute l'action consiste à examiner les indices qui permettraient d'identifier le meurtrier. C'est au juge Porphiri que revient la tâche de démasquer Raskolnikov qu'il a en fait très tôt percé à jour. Dès lors, c'est dans un récit où tourbillonnent de multiples personnages que nous apprenons à cerner la psychologie du héros, à telle enseigne que selon certains critiques, Dostoievski, avec cette oeuvre, innove et crée le premier roman psychologique. Raskolnikov capable de sombrer dans la folie s'acharne à ressasser son acte, à se tourmenter moralement au travers de longs monologues intérieurs qui le mettent aux prises avec le bien et le mal. Je me souviens avoir lu dans ma prime jeunesse “Les frères Karamazov” et avoir été transportée par cet autre roman de Dostoïevski. En revanche, j'ai eu du mal à pénétrer dans l'univers de “Crime et châtiment”. Je me suis interrogée sur ma difficulté à poursuivre la lecture de ce roman. Ce n'est qu'au sortir de celle-ci, que j'ai réalisé qu'il s'agissait là d'une oeuvre unique. Mais pourquoi donc ai-je été rebutée  au départ? C'est qu'en fait, le roman tout entier est voué aux dialogues et aux monologues et ne laisse que très peu de répit à son lecteur. Dostoievski s'est assuré que le monologue intérieur permanent de Raskolnikov soit entrecoupé de dialogues foisonnants, lesquels, du reste, font progresser l'intrigue. On pourrait donc le lire comme on lirait une pièce de théâtre. Dostoievski veut rendre sur la page, mimer les caractéristiques du dialogue. Le récit reproduit ainsi les familiarités de la langue, les interrogations, les exclamations, les respirations, qui ponctuent sans cesse le texte. Certains critiques parlent à ce sujet, de roman dialogique ou encore polyphonique.; Il s'agit là d'un tour de force en soi, qui plus est pour un livre qui paraît au beau milieu du dix-neuvième siècle. Cette prouesse, déjà originale pour l'époque vaut le mérite qu'on s'attelle à la lecture de “Crime et châtiment.” Toute la gageure va résider dans la manière dont Raskolnikov que rien ne désigne comme coupable, va vivre sa culpabilité. Il est en permanence assailli par ses démons intérieurs et livre un combat dont on pense qu'il ne triomphera pas. C'est alors que, dans la galerie des personnages du roman, se détache Sonia. Il s'agit d'une jeune prostit uée qui nourrit sa mère et ses frères et soeurs. Bien que marquée au sceau de l'infamie, elle apparaît comme pure et lumineuse. C'est en sa compagnie que Raskolnikov va voyager vers la rédemption. C'est pourquoi l'on peut parler à cet égard de roman eschatologique.
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