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12-21
EAN : 9782823868500
Code sériel : 17245
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Crime et Châtiment

Date de parution : 07/06/2018
Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikov doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce « songe monstrueux », il... Été 1865, Saint-Pétersbourg. Écrasé par la pauvreté, le jeune Raskolnikov doit abandonner ses études. Arpentant la ville, désorienté, il se croit appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, fomente le meurtre de sa logeuse, une vieille usurière. Mais en réalisant ce « songe monstrueux », il sombre : les conséquences de son acte le rongent. Jusqu’à ce qu’il finisse par se rendre et accepter la condamnation, seule voie de rédemption pour lui.
Œuvre majeure de la littérature russe, Crime et Châtiment est le roman de la déchéance humaine, Raskolnikov son témoin incarné. Écrivain de la conscience et du doute, Dostoïevski offre, avec cette plongée troublante dans la psyché d'un criminel, une vibrante réflexion sur la dualité de l’Homme, son mystère, et les possibles lueurs de son salut.
 
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EAN : 9782823868500
Code sériel : 17245
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Librincanto Posté le 19 Avril 2020
    Un véritable chef d'oeuvre. Tels les cercles concentriques de l'Enfer de la Divine Comédie de Dante, Dostoïevski décrit le lent processus d'une descente dans les abysses de la folie. Raskolnikov est le personnage qui s'engouffre dans cet enfer psychologique et, autour de lui, gravitent d'autres figures, chacune avec son tourment ou vice : l’alcoolisme, la solitude, la manipulation, la pauvreté, la vanité, l'avarice ou encore le meurtre. Et en lieu et place de Lucifer, on retrouve Prophyre Petrovich, l'enquêteur qui va rendre fou Raskolnikov. Le Purgatoire est-il possible ? Malgré le sentiment de culpabilité qui ronge Raskolnikov, le pardon sera-t-il possible ? Avouer son crime permet-il de se libérer et d'expier sa faute ? Est-ce déjà un châtiment que d'avoir conscience de l'atrocité du crime que l'on a commis ? Ce sont autant de questions qui sont abordées par Dostoïevski au travers d'une remarquable exploration contemporaine de l'âme et de ses pires vices.
  • PrimReader Posté le 8 Avril 2020
    Bordel que c'est bon, mais que c'est long aussi ...
  • vince971 Posté le 27 Mars 2020
    Un de ces rares livres qu'on doit avoir lu avant de mourir. Un mélange détonant entre roman détective et roman social où se déchirent les différentes strates de la société saint-pétersbourgeoise. Raskolnikov est un des héros les plus scandaleux qu'il m'ait été donné de découvrir et DostoÏevsky, un écrivain de génie. On sent l'influence d'Hugo et de Dickens, mais avec cet existentialisme dérangeant et pourtant si exaltant. Pour moi qui débute dans les romans russes, c'était une belle première et un vrai plaisir.
  • oliviersavignat Posté le 19 Mars 2020
    Voyage dans la conscience hyper névrosée d'un meurtrier. Fascinant
  • Ingannmic Posté le 17 Mars 2020
    C'est toujours intimidant, d'entamer la lecture d'une œuvre telle que "Crime et châtiment"... Encore un de ces titres dont tout le monde a entendu parler, mais dès que vous creusez un peu, vous vous rendez rapidement compte que rares sont ceux qui l'ont réellement lu. Grâce à la proposition de Denis, d'organiser une lecture commune autour de ce titre (lui l'avait déjà lu, il y a longtemps, et son envie de renouveler l'expérience m'a mise en confiance), je ne serai plus de ce nombre ! Entendons-nous bien : mon but n'était pas de pouvoir me vanter d'être venue à bout du roman de Dostoïevski, mais de découvrir ce qui en fait un de ces chefs-d’œuvre qui résistent au temps. Comme dans "Les frères Karamazov", j'y ai tout d'abord retrouvé cette force dramatique qui constitue bien souvent une des caractéristiques de la littérature russe, cette exaltation à la limite de la démence, qui dote le récit d'une intensité tragique. Le cadre du récit, les quartiers mal famés de Saint-Pétersbourg, amplifie cette impression : la promiscuité urbaine, sordide et miséreuse donne aux scènes dépeintes un caractère théâtral. Il y a toujours une foule de spectateurs assistant aux événements, créant une agitation populeuse et criarde. L’atmosphère... C'est toujours intimidant, d'entamer la lecture d'une œuvre telle que "Crime et châtiment"... Encore un de ces titres dont tout le monde a entendu parler, mais dès que vous creusez un peu, vous vous rendez rapidement compte que rares sont ceux qui l'ont réellement lu. Grâce à la proposition de Denis, d'organiser une lecture commune autour de ce titre (lui l'avait déjà lu, il y a longtemps, et son envie de renouveler l'expérience m'a mise en confiance), je ne serai plus de ce nombre ! Entendons-nous bien : mon but n'était pas de pouvoir me vanter d'être venue à bout du roman de Dostoïevski, mais de découvrir ce qui en fait un de ces chefs-d’œuvre qui résistent au temps. Comme dans "Les frères Karamazov", j'y ai tout d'abord retrouvé cette force dramatique qui constitue bien souvent une des caractéristiques de la littérature russe, cette exaltation à la limite de la démence, qui dote le récit d'une intensité tragique. Le cadre du récit, les quartiers mal famés de Saint-Pétersbourg, amplifie cette impression : la promiscuité urbaine, sordide et miséreuse donne aux scènes dépeintes un caractère théâtral. Il y a toujours une foule de spectateurs assistant aux événements, créant une agitation populeuse et criarde. L’atmosphère est rendue oppressante par l’exiguïté et l'obscurité insalubre des logements, par le grouillement d'un peuple touché par la malnutrition, la maladie, l'alcoolisme. La personnalité de Rodion Raskolnikov, principal protagoniste de "Crime et châtiment", est elle-même à l'unisson de ce bouillonnement... Dès le début du roman, nous le trouvons dans un état d'agitation désordonnée. En effet, l'idée du crime a déjà, de manière insidieuse, germé dans son esprit, colonisant sa conscience et ses pensées. Le mobile de ce futur crime semble dans un premier temps complètement trivial : Rasolnikov manque d'argent et il vise comme victime une vieille et méchante usurière à laquelle les étudiants démunis -dont Raskolnikov- et autres malheureux laissent en gage les derniers quelques objets de valeur qui leur restent. Lorsque Rodion apprend que sa sœur va épouser un homme bien plus âgé qu'elle, et devine qu'il s'agit là d'un sacrifice auquel sa chère Dounia consent pour lui permettre d'obtenir une situation ou poursuivre ses études, il est pris d'une rage et d'un sentiment de frustration intenses. Il passe à l'acte, assassinant du même coup la jeune sœur de l'usurière, surgie inopinément sur les lieux du crime. A partir du moment où le meurtre est perpétré, le héros se perd dans les affres d'émotions puissantes et contradictoires. Enfiévré, délirant, paranoïaque, il passe du désespoir le plus fébrile, le plus insensé, à des sautes de joie quasi hystériques. Le texte exprime fort bien ces errements, déroulant parfois telle une litanie la description minutieuse des sentiments qui bouleversent Rodion, ainsi que le mécanisme désordonné de ses réflexions. On a du mal à discerner si cette agitation qui le tient est le fruit de la culpabilité ou tout simplement l'expression d'une folle terreur à l'idée de se faire prendre... Il manifeste à plusieurs reprises l'intention de se rendre, mais on a l'impression que c'est davantage avec le but de faire cesser son calvaire psychologique, que pour soulager une conscience repentante. De même, ses véritables motivations sont dans un premier temps assez floues. Une fois accompli le crime, il ne se soucie guère de l'argent qu'il a volé, dont il ne songe même pas à profiter... un mobile d'ordre plus philosophique nous est peu à peu révélé : Rasolnikov défend l'idée de l'existence, dans le monde, de deux sortes d'hommes. Le rôle des premiers, "matériaux ordinaires", individus passifs et soumis, serait purement biologique, consistant à perpétuer l'espèce. Les seconds, beaucoup plus rares, seraient des hommes exceptionnels, voués à faire progresser l'humanité. Ils seraient ainsi autorisés, au nom de ce progrès, à se placer au-dessus des lois, indispensables certes, mais édictées par et pour des êtres médiocres. Qu'importe la mort d'un petit nombre, provoqué par ces individus d'exception, si elle permet par ailleurs de grandioses réalisations, des avancées notables pour la société dans son ensemble ? Rodion Raskolnikov s'est cru de ce nombre... En éliminant ce "pou" que représentait la vieille prêteuse sur gages, il s'est imaginé accomplir une action noble et salutaire. Et il est probable que ce qui le bouleverse le plus, c'est de réaliser que sa réaction suite au crime va à l'encontre de son illusion. Il est faible, son acte l'a rendu malade, ses émotions ont pris le dessus sur la rhétorique : c'est sans doute qu'il n'est finalement qu'un individu comme les autres, commun et pitoyable... Au-delà de l'intérêt que présentent les circonvolutions psychologiques du héros, "Crime et châtiment" est un récit passionnant, par le jeu du chat et de la souris auquel jouent Rodion, bien malgré lui, et d'autres protagonistes, tels le juge Porphyre Pétrovitch ou encore l'étrange et pervers Svidrigaïlov, qui poursuit Dounia de ses assiduités. Car s'il n'est jamais vraiment mentionné dans les échanges entre les personnages, le crime est omniprésent, par le truchement d'allusions, de regards qui se veulent tacites, de soupçons chuchotés du bout des lèvres... Face au gouffre intérieur qui agite et torture le héros, quelques belles figures opposent leur sens de l'abnégation, leur sollicitude et leur optimisme. Je pense notamment à la jeune Sonia, douce et timide, qui se prostitue pour permettre à sa famille de se nourrir, ou au joyeux Dimitri Prokovitch Razoumikhine, l'ami fidèle et dévoué toujours présent pour Rodion, malgré l’irascibilité de ce dernier. Comme si l'auteur avait voulu lui prouver que c'est finalement parmi les êtres ordinaires que l'on trouve les plus belles âmes... Ne vous laissez pas intimider par l'aura que dégage "Crime et châtiment"... Ce monument de la littérature est aussi un roman passionnant et accessible !
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