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Omnibus
EAN : 9782258097711
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La mort de Belle

Romans durs

Date de parution : 14/06/2012

Soupçons mortels - Un soir, dans une bourgade de la banlieue new-yorkaise, alors que sa femme Christine est allée faire un bridge chez des amis, Spencer Ashby reste chez lui. Après avoir corrigé les copies de ses élèves, il s'adonne à son passe-temps favori, la sculpture sur bois.

Soupçons mortels
Un soir, dans une bourgade de la banlieue new-yorkaise, alors que sa femme Christine est allée faire un bridge chez des amis, Spencer Ashby reste chez lui. Après avoir corrigé les copies de ses élèves, il s'adonne à son passe-temps favori, la sculpture sur bois. Les Ashby, ménage très...

Soupçons mortels
Un soir, dans une bourgade de la banlieue new-yorkaise, alors que sa femme Christine est allée faire un bridge chez des amis, Spencer Ashby reste chez lui. Après avoir corrigé les copies de ses élèves, il s'adonne à son passe-temps favori, la sculpture sur bois. Les Ashby, ménage très uni, hébergent depuis un mois la fille d'une amie de Christine, Belle Sherman. Celle-ci revient avant la fin de la soirée, pendant que Spencer est toujours occupé dans son cagibi. Christine rentre plus tard. Le lendemain matin, à peine arrivé au collège, Spencer est rappelé d'urgence, on a trouvé Belle étranglée dans sa chambre.
Adapté pour le cinéma en 1960, par Edouard Molinaro avec Jean Desailly (Stéphane Blanchon), Monique Mélinand (Christiane Blanchon), Alexandra Stewart (Belle), Jacques Monod (Beckman), Yves Robert (le barman) ; et pour la télévision en 2009, sous le titre Jusqu’à l’enfer, par Denis Malleval, avec Bruno Solo (Simon Andrieu), Delphine Rollin (Christine Andrieu), Jean-Louis Foulquier (Docteur Paul Jussieux), Jacques Spiesser (Capitaine Vallin).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097711
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mfrance Posté le 15 Mars 2020
    La vie d'un professeur, Spencer Ashby, être humain "normal", satisfait de son travail et de son mariage, jouissant de la considération de ses concitoyens au sein d'une communauté tranquille dans la reposante campagne du Connecticut se trouve tout à coup chamboulée par le meurtre survenu sous son toit de Belle, une jeune fille hébergée dans la demeure familiale. Son existence n'est pas seulement chamboulée, mais elle vole carrément en éclats, car il est le principal suspect. Il ne peut pas se disculper, ayant passé la soirée seul, dans son bureau, et ne pouvant fournir aucun alibi ! A partir de là, Simenon nous sert un roman d'une hallucinante noirceur. Tout se défait autour de Spencer Ashby. Ses concitoyens commencent à le considérer comme l'étranger dont il faut se méfier. En effet, lui, il vient d'ailleurs et n'appartient à la communauté que par son mariage avec Christine, qui elle, jouit d'une excellente renommée. Et Christine, elle même, ne commence t-elle pas à le considérer d'une façon différente ? C'est en tout cas ce que se dit Spencer Ashby, qui vient à douter de son environnement et de lui-même, qui se sent pris, voire étouffé dans un engrenage mortifère, dont il ne sait pas... La vie d'un professeur, Spencer Ashby, être humain "normal", satisfait de son travail et de son mariage, jouissant de la considération de ses concitoyens au sein d'une communauté tranquille dans la reposante campagne du Connecticut se trouve tout à coup chamboulée par le meurtre survenu sous son toit de Belle, une jeune fille hébergée dans la demeure familiale. Son existence n'est pas seulement chamboulée, mais elle vole carrément en éclats, car il est le principal suspect. Il ne peut pas se disculper, ayant passé la soirée seul, dans son bureau, et ne pouvant fournir aucun alibi ! A partir de là, Simenon nous sert un roman d'une hallucinante noirceur. Tout se défait autour de Spencer Ashby. Ses concitoyens commencent à le considérer comme l'étranger dont il faut se méfier. En effet, lui, il vient d'ailleurs et n'appartient à la communauté que par son mariage avec Christine, qui elle, jouit d'une excellente renommée. Et Christine, elle même, ne commence t-elle pas à le considérer d'une façon différente ? C'est en tout cas ce que se dit Spencer Ashby, qui vient à douter de son environnement et de lui-même, qui se sent pris, voire étouffé dans un engrenage mortifère, dont il ne sait pas comment sortir, qui se retrouve hanté par les fantômes de l'enfance et du passé, qui se sent observé, critiqué, jugé... Simenon, implacablement, décortique les mécanismes qui transforment un homme en bête traquée, perdant tout à coup contact avec son entourage, se sentant acculé, fragilisé, incapable de faire face, non seulement à une situation donnée mais au regard et au comportement des autres, et à partir de là, prêt à n'importe quoi ! Comme c'est facile, à lire Simenon, de se retrouver en situation de tout perdre. Par son talent, et l'économie de moyens qu'il met dans sa narration, il rend la chose tellement évidente que l'on en sort totalement déboussolé. Glaçant !
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  • Sebastien95 Posté le 10 Avril 2019
    Ecouté en livre audio. Je ne connaissais pas bien Simenon, mis à part quelques lointains Maigret. Une histoire davantage portée sur la personnalité du personnage principal et plus largement sur la société américaine - bourgeoise - des années 50. Evidemment bien écrit, sans longueurs, on reste un peu sur sa faim la dernière page tournée. L'interprétation audio est un peu trop monocorde à mon goût, ce qui permet, point positif, de laisser toute la place au récit.
  • Beffroi Posté le 2 Janvier 2018
    Belle a été assassinée… Il s’agit d’une jeune fille hébergée chez les Ashby, un couple américain. Comme Spencer Ashby, professeur un peu coincé, a passé la soirée seul à la maison, il est le coupable idéal… J’ai aimé le climat très oppressant du livre. La petite communauté américaine, l’institution scolaire qui l’emploie, l’administration judiciaire et même sa femme …semblent douter de son innocence. La neige qui tombe en abondance ajoute une note d’isolement. Comment ne pas craquer quand tout vous accuse ? Un « roman dur » , écrit en 1951, qui montre le génie de Simenon. Créer une atmosphère, troubler le lecteur (on ne lâche pas le livre avant la fin), fouiller dans la psychologie des personnages et aboutir à une chute finale inattendue en 189 pages. Cette histoire vient-t-elle en résonance avec la vie de Simenon qui, après la guerre, a quitté l’Europe pour se réfugier aux USA car il souffrait d’une mauvaise réputation ?
  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 29 Septembre 2017
    C'est un petit livre bizarre et dense, dont l'histoire se passe aux Etats-Unis, en plein hiver neigeux. Simenon retranscrit à merveille l'ambiance étouffée et étouffante qui règne dans une petite ville bien propre, dès lors qu'une jeune fille est retrouvée morte dans la maison d'un respectable professeur, qui n'a rien vu ni entendu pendant qu'on l'assassinait. Peu à peu, au sein de l'honnête communauté, la suspicion s'éveille à l'égard de cet homme un peu différent. Une fois encore, Simenon pointe du doigt les braves gens qui rejettent ceux qui ne leur ressemblent pas -quitte à ce que le pire advienne. Simenon n'explique pas, il nous laisse imaginer (et c'est très bien comme ça).
  • Cerclenantais Posté le 23 Mai 2017
    Ce roman fait partie des "romans durs" de Simenon, des romans noirs où n'apparaît pas l'inspecteur Maigret. Ils sont d'autant plus forts car ils traitent d'un drame humain, que devra gérer une personne qui ne travaille pas dans la police. Un simple professeur, en l'occurrence... "La mort de belle" prend pour cadre l'Amérique des années 50, où Simenon a vécu. Il rend parfaitement cette atmosphère de village puritain, où l'apparence de respectabilité compte plus que la vérité. Pour faire court, une jeune fille est retrouvée morte dans la maison de Spencer Ashby. Comment celui-ci va-t-il réagir, en proie à la pression des regards de ses voisins, jusqu'à sa propre femme ? Peuvent-ils réussir à faire naître un sentiment de culpabilité chez quelqu'un d'innocent ? Autant le dire tout de suite, l'intérêt de ce livre n'est pas dans l'élucidation d'une énigme mais dans la manière dont le crime reflète la société dans laquelle il est perpétré, dans les conséquences de celui-ci, comme un terrible jeu de dominos... La tension érotique, toujours présente chez Simenon, joue ici à merveille avec l'atmosphère puritaine. En conclusion, j'ai beaucoup aimé.
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