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Omnibus
EAN : 9782258097452
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

La patience de Maigret

Maigret

Date de parution : 22/11/2012

Un grain de sable dans les rouages  - Depuis vingt ans, des vols de bijoux sont commis par une même bande que Maigret s'efforce de démasquer.

Un grain de sable dans les rouages
Depuis vingt ans, des vols de bijoux sont commis par une même bande que Maigret s'efforce de démasquer. Le chef – il le sait sans pouvoir en établir la preuve – est Manuel Palmari, indicateur de police à ses heures (ce qui lui...

Un grain de sable dans les rouages
Depuis vingt ans, des vols de bijoux sont commis par une même bande que Maigret s'efforce de démasquer. Le chef – il le sait sans pouvoir en établir la preuve – est Manuel Palmari, indicateur de police à ses heures (ce qui lui a d'ailleurs valu de perdre les deux jambes à la suite d'un règlement de comptes). Aline, sa maîtresse, constitue son seul contact avec l'extérieur, et elle est étroitement surveillée par Maigret. Pourtant, malgré cette surveillance, Palmari est assassiné.
Adapté pour la télévision en 1984, dans une réalisation d’Alain Boudet, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jean-Pierre Kalfon (Barillard), Robert Manuel (Palmari), Annick Tanguy (Mme Maigret) et en 1993, par Andrzej Kostendo, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Agnès Soral (Aline), Anne Bellec (Mme Maigret).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258097452
Façonnage normé : EPUB2
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Polars_urbains Posté le 21 Décembre 2019
    Un Maigret à l’intrigue apparemment banale : Manuel Palmari, le chef présumé d’une bande de voleurs de bijoux, invalide suite à un règlement de comptes, est assassiné chez lui. Un homme que Maigret connaissait bien – Palmieri lui servait à l’occasion d’indicateur – et avec qui il avait établi « des liens subtils, difficiles à définir ». L’enquête sera rapide – deux jours – et mettra un terme à la longue traque par la PJ du gang dévalisant les bijouteries, déjà évoquée dans Maigret se défend, soit l’unique exemple à ma connaissance d’une histoire développée sur deux romans consécutifs de la série. L’intérêt de La patience de Maigret est surtout dans l’illustration de la « méthode Maigret ». Le travail de proximité. L’action se déroule en grande partie dans l’immeuble de la rue des Acacias, dans le quartier des Ternes, où le crime a eu lieu et dans lequel le commissaire a l’impression de parcourir « une sorte de Paris condensé » : une Américaine excentrique, un barman, des rentiers, deux représentants de commerce, une pédicure, un moniteur de gymnastique, des gens modestes et des bonnes dans les chambres du dernier étage, sans oublier la victime, une figure du... Un Maigret à l’intrigue apparemment banale : Manuel Palmari, le chef présumé d’une bande de voleurs de bijoux, invalide suite à un règlement de comptes, est assassiné chez lui. Un homme que Maigret connaissait bien – Palmieri lui servait à l’occasion d’indicateur – et avec qui il avait établi « des liens subtils, difficiles à définir ». L’enquête sera rapide – deux jours – et mettra un terme à la longue traque par la PJ du gang dévalisant les bijouteries, déjà évoquée dans Maigret se défend, soit l’unique exemple à ma connaissance d’une histoire développée sur deux romans consécutifs de la série. L’intérêt de La patience de Maigret est surtout dans l’illustration de la « méthode Maigret ». Le travail de proximité. L’action se déroule en grande partie dans l’immeuble de la rue des Acacias, dans le quartier des Ternes, où le crime a eu lieu et dans lequel le commissaire a l’impression de parcourir « une sorte de Paris condensé » : une Américaine excentrique, un barman, des rentiers, deux représentants de commerce, une pédicure, un moniteur de gymnastique, des gens modestes et des bonnes dans les chambres du dernier étage, sans oublier la victime, une figure du milieu sur le retour… Fidèle à ses habitudes plus qu’à une méthode dont il ne veut pas entendre parler, il interroge, monte les étages (« Je ferai du porte-à-porte, comme un marchand d’aspirateur »), flaire, prend position dans un bistrot ou dans une loge de concierge, s’imprègne de l’atmosphère… La chansonnette. Bien qu’elle n’ait pas lieu dans le cadre formel des locaux du quai des Orfèvres, la « conversation » de Maigret avec le maître d’hôtel du Clou Doré, un restaurant appartenant à Palmieri, entre dans le cadre de ce type d’interrogatoire « bon enfant, cordial, avec l’air de n’attacher aucune importance aux questions posées » que le commissaire affectionne. L’instinct. C’est ce qui amène Maigret, lors de la confrontation avec Barillard, à ne pas l’assommer de preuves mais à « éveiller l’inquiétude du représentant de commerce, à le mettre volontairement sur ses gardes ». Un élément de la méthode qui a le don d’irriter les juges d’instruction, Cornéliau en particulier. La patience de Maigret est placé sous le signe des souvenirs, voire d’une certaine nostalgie : « La journée avait commencé comme un souvenir d’enfance, éblouissante et savoureuse. » En effet, la traque des voleurs de bijoux occupe la police judiciaire depuis de très longues années, vingt ans en fait, et amène le commissaire à se remémorer des épisodes de sa vie professionnelle, ses débuts dans la police par exemple, comme secrétaire du commissaire du quartier Saint-Georges (La première enquête de Maigret), l’enquête sur la bande des Polonais (qui revient dans plusieurs romans et nouvelles) ou ses relations conflictuelles avec le juge Corneliau… L’occasion aussi de se souvenir de ses premières années à Paris et la relation intime qui le lie depuis à la ville : « Les premiers temps de son arrivée à Paris, il pouvait rester un après-midi entier à une terrasse des Grands Boulevards, ou du boulevard Saint-Michel, suivant des yeux la foule mouvante, observant les visages, s'efforçant de deviner les préoccupations de chacun. » C’est aussi un roman sur les relations conflictuelles entre les êtres, en particulier entre Manuel Palmieri, le vieux caïd qui ne voit pas arriver les jeunes truand plus audacieux et plus violents, et sa protégée et maîtresse Aline, que le temps et la différence d’âge vont contribuer détruire. Et aussi la relation charnelle, bestiale – Simenon accumule les termes mâle, femelle, combat de fauves, hyène – entre Aline et Barillard, qui finira en « déchaînement de haine », en « explosion d’animalité ». Loin de cette grisaille du quotidien et des relations qui s’effilochent, le roman est aussi l’occasion d’évoquer la beauté de Paris sous le soleil – l’enquête se déroule en juillet – dès que Maigret prend son petit-déjeuner par exemple : « Les fenêtres de l’appartement étaient larges ouvertes, laissant pénétrer les odeurs du dehors, les bruits familiers du boulevard Richard Lenoir, et l’air, déjà chaud, frémissait ; une fine buée, qui filtrait les rayons du soleil, les rendait presque palpables. » ou quand Simenon livre un tableau impressionniste que ponctuent quelques bruits familiers du Paris d’alors : « En fin de matinée, les avenues, les rues de Paris étaient un véritable feu d'artifice dans la chaleur de juillet et on voyait partout des éclaboussures de lumières ; il en jaillissait des toits d'ardoises et des tuiles roses, des vitres des fenêtres où chantait le rouge d'un géranium ; il en ruisselait des carrosseries multicolores des autos, du bleu, du vert, du jaune, des klaxons, des voix, des grincements de freins, des sonneries, du sifflet strident d'un agent. »
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  • Saintlaurentdupont Posté le 4 Août 2019
    Maigret enquête à la fois sur des vols de bijouteries et sur l'assassinat d'un truand infirme "à l'ancienne". Rebondissement dans l'intrigue : au moment d'une pose au cours de l'enquête, Maigret refuse une bière... mais il prend quand même à la place une bouteille de Tavel (délicieux vin rosé de la région d'Avignon). Tout en restant lui-même le célèbre commissaire ne finira pas de nous surprendre.
  • Nadouch Posté le 21 Juin 2019
    Pourquoi la patience ? Parce que ce roman vient clore des années d'enquête sur des braquages. Enfin, un meurtre va venir aider à démanteler le réseau... Une bonne enquête parisienne de Maigret, bien content de lui !
  • Beffroi Posté le 8 Mai 2018
    Manuel Palmari (déjà évoqué dans « Maigret se défend ») est un gangster « à l’ancienne ».Il vit reclus chez lui, en fauteuil roulant, car il a été victime d’un règlement de compte. Maigret le connait bien et va souvent lui rendre visite pour grappiller quelques informations sur le milieu. Il vit avec Aline, une fille des rues, beaucoup plus jeune que lui (En lisant, je me suis souvenu de l’interprétation magistrale d’Agnès Soral dans la série TV avec Krémer). Palmari est retrouvé assassiné chez lui. Qui a bien pu faire le coup ? Cela fait 20 ans que Maigret soupçonne Palmari pour des cambriolages de bijouteries mais l’a jamais réussi à le coincer. Est-ce maintenant que la patience de Maigret sera récompensée ? Va-t-il enfin comprendre comment Palmari a toujours réussi à être le plus malin ? Un Maigret nostalgique … qui se souvient, réfléchit sur la passé et le temps qui passe. Simenon revient sur les bombardements de Douai durant la guerre (que l’on retrouve aussi dans le roman « Le train » adapté au cinéma avec Romy Schneider) Ecrit en 1965
  • dido600 Posté le 6 Janvier 2017
    Ecrit en 1965 Maigret fait surveiller Palmari, un ancien truand devenu infirme. Il le soupçonne d'être le cerveau d'une bande de cambrioleurs à l'origine de nombreux vols de bijoux au cours de ces dernières années. Mais, malgré une surveillance policière permanente, Palmari est assassiné. Maigret est persuadé que les deux affaires sont liées. Maigret parvient à démasquer les criminels • Aline Bauche, maîtresse de Palmari, ancienne prostituée, 22 ans. • Fernand Barillard, représentant de commerce, amant d’Aline, environ 40 ans. Qui, d'Aline ou de Fernand, est le plus responsable ? C'est au juge d'en décider. Pour Maigret, l'enquête est terminée. L’enquête se déroule presque entièrement dans un seul immeuble de la rue des Acacias où Maigret a pourtant l’impression de parcourir « une sorte de Paris condensé ». L'atmosphère de Simenon est bien restituée. Comme toujours un Maigret tout en finesse.
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