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EAN : 9782259250986
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
La pudeur
Date de parution : 14/04/2016
Éditeurs :
Plon

La pudeur

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Date de parution : 14/04/2016
Le 5e titre de la collection « Questions de caractère », en coédition avec France Culture, consacré à la plus troublante des vertus : la pudeur.
 
Parce qu’elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (« elle fait le charme de l’amour comme le prix des abandons », disait Louise de Vilmorin),... Parce qu’elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (« elle fait le charme de l’amour comme le prix des abandons », disait Louise de Vilmorin), la pudeur est sans doute la plus troublante des vertus.
Deux philosophes s’emploient ici à en faire l’éloge, et pour cela...
Parce qu’elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (« elle fait le charme de l’amour comme le prix des abandons », disait Louise de Vilmorin), la pudeur est sans doute la plus troublante des vertus.
Deux philosophes s’emploient ici à en faire l’éloge, et pour cela sont conduits à s’interroger sur le sexe des anges et la vie amoureuse de Kant.
Valeur désuète et même ringarde ? Loin de là : véritable piment du désir, infiniment plus charmante que ses sœurs la pruderie, la décence, la honte et l’escartefiguerie, la pudeur est sans doute le sentiment le plus propre à l’homme, être fragile oscillant à jamais entre l’ange et la bête.
 
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EAN : 9782259250986
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Jean-Daniel 24/08/2016
    A la fois morale et érotique, la pudeur est une vertu très troublante qui pour certains peut paraître désuète de nos jours. On pense tout savoir sur la pudeur mais en réalité le concept est complexe. Adèle van Reeth et Eric Fiat en font l'éloge dans ce petit livre d'entretien qui peut facilement se glisser dans une poche. Le dialogue entre les deux philosophes s'articule par petites touches où sont abordées les notions de désir, d'érotisme, de coquetterie, de décence, de honte… Les auteurs cités sont nombreux. Les références sont également abondantes et éclairent un propos toujours intelligeant et passionnant. Tout au long du dialogue, les deux philosophes s'interrogent sur la définition de la pudeur, différemment des dictionnaires, et l'exploration de la notion de pudeur se confond avec son éloge. La pudeur a du charme, elle aiguise le désir, « La pudeur participe aux joies du désir.» Comme toujours, Eric Fiat parle avec d'infinies précautions et utilise les mots avec tact pour parler d'elle. Pour Eric Fiat, il en va de la pudeur comme de la simplicité ou l'humilité, on ne peut s'en prévaloir sans immédiatement la perdre. «Disons-le d'emblée, écrit Adèle van Reeth, ce livre ne se présente pas... A la fois morale et érotique, la pudeur est une vertu très troublante qui pour certains peut paraître désuète de nos jours. On pense tout savoir sur la pudeur mais en réalité le concept est complexe. Adèle van Reeth et Eric Fiat en font l'éloge dans ce petit livre d'entretien qui peut facilement se glisser dans une poche. Le dialogue entre les deux philosophes s'articule par petites touches où sont abordées les notions de désir, d'érotisme, de coquetterie, de décence, de honte… Les auteurs cités sont nombreux. Les références sont également abondantes et éclairent un propos toujours intelligeant et passionnant. Tout au long du dialogue, les deux philosophes s'interrogent sur la définition de la pudeur, différemment des dictionnaires, et l'exploration de la notion de pudeur se confond avec son éloge. La pudeur a du charme, elle aiguise le désir, « La pudeur participe aux joies du désir.» Comme toujours, Eric Fiat parle avec d'infinies précautions et utilise les mots avec tact pour parler d'elle. Pour Eric Fiat, il en va de la pudeur comme de la simplicité ou l'humilité, on ne peut s'en prévaloir sans immédiatement la perdre. «Disons-le d'emblée, écrit Adèle van Reeth, ce livre ne se présente pas seulement comme une réflexion sur la pudeur mais aussi comme l'occasion d'en faire l'éloge.»
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  • pilyen 19/06/2016
    Cela peut paraître désuet de parler de pudeur de nos jours, mais ce petit livre d'entretien permet de faire le tour de la question en empruntant les chemins de l'intelligence et de la conversation courtoise. Sur ce plan là, le livre est un régal. Les deux débatteurs dont la vivacité et la culture ne peuvent que rejaillir sur le lecteur, font feu de tout bois. De Kant à Derrida, en passant par Françoise Hardy ou Platon, les références sont aussi nombreuses que variées et éclairent un propos qui n'est jamais rasoir. Les deux interlocuteurs, vraiment au diapason, s'interrogent pour définir un peu plus profondément la pudeur autrement qu'à la façon d'une définition de dictionnaire ( "Sentiment de honte, de gêne qu'une personne éprouve à envisager d'être le témoin de choses de nature sexuelle, de la nudité. " ). Cette notion de honte est évidemment évoquée en nuançant sur le fait que quand on est pudique on a honte de rien, on peut juste avec honte à certains moments, mais surtout que la pudeur est à éloigner de la pudibonderie, trop extrême ou de la coquetterie, trop fausse. Très vite la pudeur est définie comme une vertu essentielle pour pimenter... Cela peut paraître désuet de parler de pudeur de nos jours, mais ce petit livre d'entretien permet de faire le tour de la question en empruntant les chemins de l'intelligence et de la conversation courtoise. Sur ce plan là, le livre est un régal. Les deux débatteurs dont la vivacité et la culture ne peuvent que rejaillir sur le lecteur, font feu de tout bois. De Kant à Derrida, en passant par Françoise Hardy ou Platon, les références sont aussi nombreuses que variées et éclairent un propos qui n'est jamais rasoir. Les deux interlocuteurs, vraiment au diapason, s'interrogent pour définir un peu plus profondément la pudeur autrement qu'à la façon d'une définition de dictionnaire ( "Sentiment de honte, de gêne qu'une personne éprouve à envisager d'être le témoin de choses de nature sexuelle, de la nudité. " ). Cette notion de honte est évidemment évoquée en nuançant sur le fait que quand on est pudique on a honte de rien, on peut juste avec honte à certains moments, mais surtout que la pudeur est à éloigner de la pudibonderie, trop extrême ou de la coquetterie, trop fausse. Très vite la pudeur est définie comme une vertu essentielle pour pimenter le désir amoureux ( " La pudeur n'est pas l'obstacle du désir , mais son involontaire alliée, son levain irréfléchi."), et les deux philosophes, après avoir convoqué Sade et Casanova, dissertent avec ardeur sur le duo Eros et Aidôs ( en gros, le sexe et la retenue). On s'attarde donc sur ce sentiment délicieux qu'est l'approche d'une personne pour tenter de la mettre à nue dans son lit, avec tous les atermoiements voulus, souhaités, désirés qui rendent la chose encore plus agréable ( en gros, le jeu de la drague mais en version intello surannée). Le livre ne fait pas l'impasse sur la puberté ( mot de la même famille que pudeur) autre moment qui apporte de la honte dans nos vies, ni sur les hospitalisations, ces parenthèses désagréables où notre pudeur est mise à mal. Cependant, j'émettrai quelques petites réserves. Tout érudit soit-il sur la honte corporelle et même s'il fait un peu l'impasse sur l'empreinte que les éducations ou les sociétés peuvent donner au corps ( les bains publics au Japon, les hammams dans les pays musulmans où la nudité collective n'est pas du tout gênante), la pudeur des sentiments n'est guère évoquée dans le livre ( sauf un passage de Pagnol) et cela m'a un peu laissé sur ma faim, mais l'exhaustivité n'était pas le but final. Et puis, il y a dans cet ouvrage, un élément qui m'a à la fois fait sourire et agacé. Adèle Van Reeth et Eric Fiat sont tous les deux philosophes mais l'un tient lieu d'érudit et l'autre de passe-plat. Et devinez qui se pavane avec son savoir ? L'homme bien sûr. C'est lui qui sait, qui énonce, qui a réfléchi. Elle acquiesce, pose les questions, dirige le débat mais fait un peu potiche. Il n'y a qu'un moment où elle s'insurge, lorsque le mâle vraiment macho ne voit dans la pudeur et la coquetterie que des éléments féminins. Le mâle philosophe, avec ironie et fausse humilité et quelques détours, renvoie la féministe de quelques instants dans ses pénates et continuera de gloser sans retenue jusqu'à la fin du livre. Et le lecteur, enfin moi surtout, a donc lu avec intérêt toute cette prose intelligente mais avec en arrière pensée que c'était quelque part les paroles d'une personne pas vraiment moderne, d'une époque où l'on faisait salon et l'on pérorait avec l'envie d'entendre glousser de plaisir son auditoire. Cela a son charme mais en 2016.... j'espérait que c'était devenu hors d'usage. "La pudeur" reste un livre qui éveille et titille l'esprit mais son côté un peu daté dans les idées et la pause prise par les deux débatteurs, peut éveiller chez certains une légère méfiance.
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  • Alzie 08/06/2016
    Une réflexion sur la pudeur conduite sous forme d'un dialogue entre deux philosophes. Analysée comme étant inhérente à l'essence humaine, la pudeur – « cette gêne troublante de l'esprit à l'endroit du corps » (p. 27) – est avant tout une affaire individuelle et intérieure, selon Eric Fiat, plus moraliste ici que moralisateur et citant volontiers La Rochefoucauld. Professeur de philosophie à Paris Est Marne-la-Vallée, Éric Fiat se soumet au feu des questions d'Adèle van Reeth, dans le même esprit que celui de l'émission radio qu'elle anime (France Culture, Les Nouveaux Chemins de la connaissance). En version papier, cette conversation invite à pratiquer une philosophie vivante et sans chichi. On y trouve l'écho d'une méditation réhabilitant une vertu passée de mode, un peu surannée : la pudeur. Mais où se niche donc la pudeur ? Est-elle le propre de "l'homme" ? Est-elle plus spécifiquement féminine ? Un pied dans la réflexion philosophique et l'autre dans les arts (musique et cinéma) ou la littérature plus particulièrement, voire même souvent dans l'actualité, Eric Fiat – adepte du clair-obscur transposé au domaine des sentiments – apporte dans ce petit livre bleu nuit, où Cécile de Volanges et Pauline de Théus font de brèves apparitions, quelques éclairages subtils et personnels... Une réflexion sur la pudeur conduite sous forme d'un dialogue entre deux philosophes. Analysée comme étant inhérente à l'essence humaine, la pudeur – « cette gêne troublante de l'esprit à l'endroit du corps » (p. 27) – est avant tout une affaire individuelle et intérieure, selon Eric Fiat, plus moraliste ici que moralisateur et citant volontiers La Rochefoucauld. Professeur de philosophie à Paris Est Marne-la-Vallée, Éric Fiat se soumet au feu des questions d'Adèle van Reeth, dans le même esprit que celui de l'émission radio qu'elle anime (France Culture, Les Nouveaux Chemins de la connaissance). En version papier, cette conversation invite à pratiquer une philosophie vivante et sans chichi. On y trouve l'écho d'une méditation réhabilitant une vertu passée de mode, un peu surannée : la pudeur. Mais où se niche donc la pudeur ? Est-elle le propre de "l'homme" ? Est-elle plus spécifiquement féminine ? Un pied dans la réflexion philosophique et l'autre dans les arts (musique et cinéma) ou la littérature plus particulièrement, voire même souvent dans l'actualité, Eric Fiat – adepte du clair-obscur transposé au domaine des sentiments – apporte dans ce petit livre bleu nuit, où Cécile de Volanges et Pauline de Théus font de brèves apparitions, quelques éclairages subtils et personnels à de telles interrogations. J'invite à les découvrir. Etrangère aux normes de la décence et de la dignité imposées par les moeurs ou à des contrefaçons grossières (coquetterie, pruderie, pudibonderie), la pudeur authentique est sans posture, spontanée dans ses manifestations ; absolument discrète, elle ne se proclame jamais, selon notre auteur. Fille de quelques inévitables codes culturels, la pudeur craint la honte suscitée par le regard d'autrui. Un sentiment plutôt universel qui nous renvoie, sous nos latitudes, au Paradis terrestre des origines et donc immanquablement à la sexualité, à l'érotisme et à l'amour. Point d'amour sans pudeur, vous l'aurez compris. Que vous ayez lu Kant et Lévinas ou pas, Casanova ou Sade, Harry Potter plutôt que les Liaisons Dangereuses ou la trilogie de Pagnol, si comme le cocher du Phèdre de Platon, tiraillé entre Eros et Aidôs, vous guidez votre attelage "corps et âme" tant bien que mal, vous sentant parfois en équilibre très instable, alors vous trouverez dans cette lecture les motifs de vous remettre de ce que l'adolescence vous a révélé de plus brutal : le mystère de votre propre incarnation. La voie d'une réconciliation âme/corps sous le signe de la pudeur ? C'est peut être ce qui intéresse Eric Fiat : « Et si je fais de l'homme « l'être vivant pudique », c'est parce qu'il oscille sans cesse entre le désir de lumière et le désir d'ombre, entre l'envie d'être vu et celle de ne pas l'être, mais plus profondément encore entre la joie d'avoir un corps et la honte d'en avoir un. Sentiment oscillant, ambigu, hésitant, incertain, la pudeur dit quelque chose de l'essence de l'homme, dont ni les philosophies dualistes (souvent méprisantes à l'égard du corps compris comme chose indigne de l'âme), ni les philosophies monistes (qui ne voient pas le problème), ne rendent bien compte. J'aimerais trouver une philosophie dynamique, laquelle rendrait hommage à la pudeur et m'aiderait à rendre compte de nos hésitations au sujet de l'incarnation. » p. 127 – 128 Socle possible d'une pratique de la juste mesure au sens aristotélicien du terme (« mésotès »), la pudeur apparaît chez Eric Fiat comme une vertu positive "équilibrante" qu'il est peut-être urgent de réinventer dans une société hantée par la transparence et l'exhibition. L'art et la littérature peuvent y contribuer, c'est ce que me suggère cet échange vraiment fructueux.
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