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EAN : 9782266225342
Code sériel : 12351
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Les Fleurs du Mal
Jacques Perrin (préface de)
Date de parution : 29/11/2012
Éditeurs :
12-21

Les Fleurs du Mal

Jacques Perrin (préface de)
Date de parution : 29/11/2012

« Dans ce livre atroce, j’ai mis tout mon cœur, toute ma tendresse, toute ma religion, toute ma haine. » Étranger dans un monde qui le refuse, maudit et damné,...

« Dans ce livre atroce, j’ai mis tout mon cœur, toute ma tendresse, toute ma religion, toute ma haine. » Étranger dans un monde qui le refuse, maudit et damné, Baudelaire n’a pas d’autre choix que d’explorer l’enfer et le mal. Puisque la vie n’est qu’extase et horreur, partage inégal...

« Dans ce livre atroce, j’ai mis tout mon cœur, toute ma tendresse, toute ma religion, toute ma haine. » Étranger dans un monde qui le refuse, maudit et damné, Baudelaire n’a pas d’autre choix que d’explorer l’enfer et le mal. Puisque la vie n’est qu’extase et horreur, partage inégal entre Dieu et Satan, le poète la transfigure dans une contrée imaginaire où le désespoir et la beauté se confondent. Il s’évade dans les paradis artificiels du haschisch, de l’opium et du vin, ceux de la luxure et du vice. L’ennui, la mort et la pourriture le hantent, jusqu’à la folie.

D’autres évasions s’offrent à lui, des navires, des ports, des océans, vers des pays lointains où tout est luxe et beauté. Les Fleurs du mal sont le journal intime, le cri de terreur et de jouissance du poète. Fleurs maladives qui annoncent toute la littérature moderne et dont le parfum et les poisons ne cessent de troubler les générations.

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EAN : 9782266225342
Code sériel : 12351
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aetherys Posté le 29 Mars 2022
    "Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l'esprit" disait des Fleurs du Mal le critique Gustave Bourdin, et, bien que véhémente, cette critique offre un élément de vérité. Ce livre est effectivement le fruit d'années de réflexion sur l'ensemble de cette comédie humaine, de cette société laide et belle à la fois, dans laquelle a vécu Baudelaire et dont il aura voulu offrir une sorte de compte-rendu poétique. Mais en voulant à tout prix parler de l'humain jusque dans ses moindres tréfonds de corruption, il en déterre aussi des vices plus corrompus encore, et il ne faut alors pas s'étonner de voir, parmi la centaine de poèmes que compose le recueil, autant d'ode au sexe comme aux corps de femmes, ainsi que de vives critiques sur le puritanisme religieux. D'une simple charogne en putréfaction jusqu'à une description du mode de vie des hiboux, des peintures de Delacroix jusqu'à la courbe des hanches de femmes dont il est tombé amoureux, le poète ne fait pas que rendre compte des choses et de la condition humaine, il sait autant rendre esthétique la laideur elle-même, que rendre grâce à des beautés suprêmes, allant aussi jusqu'à disséquer des concepts abstraits... "Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l'esprit" disait des Fleurs du Mal le critique Gustave Bourdin, et, bien que véhémente, cette critique offre un élément de vérité. Ce livre est effectivement le fruit d'années de réflexion sur l'ensemble de cette comédie humaine, de cette société laide et belle à la fois, dans laquelle a vécu Baudelaire et dont il aura voulu offrir une sorte de compte-rendu poétique. Mais en voulant à tout prix parler de l'humain jusque dans ses moindres tréfonds de corruption, il en déterre aussi des vices plus corrompus encore, et il ne faut alors pas s'étonner de voir, parmi la centaine de poèmes que compose le recueil, autant d'ode au sexe comme aux corps de femmes, ainsi que de vives critiques sur le puritanisme religieux. D'une simple charogne en putréfaction jusqu'à une description du mode de vie des hiboux, des peintures de Delacroix jusqu'à la courbe des hanches de femmes dont il est tombé amoureux, le poète ne fait pas que rendre compte des choses et de la condition humaine, il sait autant rendre esthétique la laideur elle-même, que rendre grâce à des beautés suprêmes, allant aussi jusqu'à disséquer des concepts abstraits tel que la Peur ou le Temps. C'est aussi un travail de longue haleine et complexifié par un fameux procès, louant l'idée que ce recueil n'est qu'une invitation à la dépravation et au vice, là où Baudelaire voyait tout autre chaise en ce recueil: d'abord un défi à relever pour redresser l'inculture ambiante et la perte des bases de la littérature classique, puis l'envie toute simple d'aller à l'encontre d'une morale mièvre selon laquelle l'homme est toujours forcément bon. Jamais on ne reverra pareille fresque historique d'un Paris plongé dans cet ennui qui fait tant peur à Baudelaire, jamais on ne reverra pareil état d'une humanité comblée par autant d'horreur que de beauté. Certes, la qualité se voit forcément variable au vue du nombre important de poèmes, jonglant entre pures merveilles et écrits fait à la va-vite et peu inspirés, et il serait de mauvaise foi de ne pas mentionner que ce recueil possède son lot de poèmes énigmatiques et obscurs, mais il est impossible cependant de ne pas reconnaître l'indétrônable vérité : Baudelaire marque son époque avec ce recueil à la fois auto-biographique et miroir d'un monde dans lequel il peine à s'insérer, cette poignée de fleurs jetée à la figure de l'Homme.
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  • babaude Posté le 8 Mars 2022
    Receuil de poèmes Très beaux poèmes avec beaucoup de métaphores. Il y a des poèmes de toutes les époques de la vie de Beaudelaire et que l'on peut associer à sa vie personnelle. Mélange de spleen et de beauté. L'écriture est belle et nous emmène dans un autres monde. Mes poèmes préférés sont sur le thème de la mer.
  • _orangebleue_ Posté le 6 Mars 2022
    Je viens de me prendre une magistrale gifle en pleine face. Moi qui méprisais la poèsie depuis la lecture forcée d'une anthologie de Ronsard en seconde, m'y voilà liée à nouveau et pour toujours ! Chez moi on essaye de m'empêcher d'aimer ces "fleurs maladives", on me dit que Baudelaire était un infâme personnage, drogué jusqu'à la moelle et dépressif à souhait tant et si bien qu'il aurait de nos jours sa place dans un hôpital psychiatrique. Mais est-ce parce que moi aussi du haut de mes seize ans je nage dans un océan de spleen, je ne peux pas m'empêcher d'en être extasiée, un magicien des mots ! J'accroche à tous ses poèmes sans effort, trouve de la beauté dans ses vers les plus sombres et même si je n'approuve pas l'esprit de tous ces textes parfois misogyne, emprunt de violence et de lesbophobie même là je suis charmée, subjuguée, voilà ce qu'on doit appeler un "coup de foudre"!!!
  • BlackRadis Posté le 5 Mars 2022
    Même quand on est bouché de la poésie, difficile de pas reconnaître le génie de Charles... Il était vachement balèze en rime, je trouve... Son beau-père a qui il en faisait voir des vertes, à eu raison de l'envoyer en mer... Ça lui a inspiré un de ses sommets : L'Albatros.
  • Dunadan Posté le 26 Février 2022
    Tout à été, peu ou prou, dit à propos de ce recueil. C'est pourquoi je l'aborderai de biais, par une considération d'ordre général. La prédestination d'un écrit existe t-elle ? A lire les fleurs du mal, on a parfois cette impression. Tout apparaît sur la page comme un pan de réalité sorti de sa gangue, des limbes, poème dévoilé. D'où vient du plus loin de l'histoire humaine cette existence latente ; le poème était-il en gestation dans quelque éther au Moyen-age par ex, attendant patiemment un découvreur, un poète - avec ce que cela suppose comme marge de manoeuvre de la personnalité - des siècles ou des années plus tard. La même réflexion peut tout aussi bien s'appliquer pour la formule E=Mc2, ou la recette de la madeleine. Il doit exister un point de réunion entre la subjectivité et l'objectivité, les deux n'en faisant plus qu'une
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