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            Maigret aux assises

            Omnibus
            EAN : 9782258096783
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe
            Maigret aux assises
            Maigret

            Date de parution : 22/11/2012

            Retour à la case départ - En cour d'assises, à la barre des témoins, Maigret rend compte de l'enquête qu'il a menée huit mois auparavant sur le meurtre d'une vieille dame et de sa petite pensionnaire, double meurtre qui a permis au coupable de s'emparer d'une somme importante.

            Retour à la case départ
            En cour d'assises, à la barre des témoins, Maigret rend compte de l'enquête qu'il a menée huit mois auparavant sur le meurtre d'une vieille dame et de sa petite pensionnaire, double meurtre qui a permis au coupable de s'emparer d'une somme importante. Une accusation anonyme,...

            Retour à la case départ
            En cour d'assises, à la barre des témoins, Maigret rend compte de l'enquête qu'il a menée huit mois auparavant sur le meurtre d'une vieille dame et de sa petite pensionnaire, double meurtre qui a permis au coupable de s'emparer d'une somme importante. Une accusation anonyme, des taches de sang sur un costume, une traite urgente à payer, autant d'indices qui ont permis à la police d'inculper l'encadreur Gaston Meurant du meurtre de sa tante, Léontine Faverges, et de la petite Cécile Perrin. Cependant, faute de preuves suffisantes, l'accusé est acquitté mais des témoignages inattendus font rebondir l'enquête.
            Adapté pour la télévision anglaise en 1961, sous le titre Raise your Right Hand, dans une réalisation d'Andrew Osborn, avec Rupert Davies (Commissaire Maigret) et pour la télévision française en 1971, par Marcel Cravenne, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jacques Serres (Gaston Meurant), Andréa Ferréol (Mme Ernie), André Dussollier (le journaliste), un de ses premiers rôles à la télévision.
            Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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            EAN : 9782258096783
            Façonnage normé : EPUB2
            DRM : DRM Adobe

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Polars_urbains Posté le 26 Octobre 2018
              Double(s) peine(s). Dans la ignée de Maigret et les témoins récalcitrants et d’Une confidence de Maigret, Maigret aux assises est marqué par une grande lassitude du commissaire. Les problèmes des autres semblent moins le concerner et les allusions à sa retraite à Meung-sur-Loire sont de plus en plus fréquentes. Qui plus est, témoigner en cour d’assises n’est pas ce qui l’enchante le plus dans son métier. Maigret aux assises est en deux parties, deux enquêtes étroitement liées mais distinctes dans la forme : une première, en gros la moitié des chapitres, dans lequel nous voyons Maigret témoignant aux assises (enquête rapportée), témoignage capital puisqu’il mènera à l’acquittement de Gaston Meurant dans une sordide affaire d’assassinat d’une vieille dame, tante de l’accusé, et de sa jeune pensionnaire. Cette décision du tribunal va permettre à l’enquête de rebondir et à Maigret de découvrir finalement la vérité (enquête en temps réel). Deux lieux distincts (le tribunal et la ville), deux séquences temporelles (avant et après le tribunal), deux mondes, les méchants et les justes, deux formes de justice... Simenon quitte l’ambiance bourgeoise et mondaine des deux précédents romans pour une histoire de droit commun, sordide, impliquant des gens simples (ce qui ne veut pas... Double(s) peine(s). Dans la ignée de Maigret et les témoins récalcitrants et d’Une confidence de Maigret, Maigret aux assises est marqué par une grande lassitude du commissaire. Les problèmes des autres semblent moins le concerner et les allusions à sa retraite à Meung-sur-Loire sont de plus en plus fréquentes. Qui plus est, témoigner en cour d’assises n’est pas ce qui l’enchante le plus dans son métier. Maigret aux assises est en deux parties, deux enquêtes étroitement liées mais distinctes dans la forme : une première, en gros la moitié des chapitres, dans lequel nous voyons Maigret témoignant aux assises (enquête rapportée), témoignage capital puisqu’il mènera à l’acquittement de Gaston Meurant dans une sordide affaire d’assassinat d’une vieille dame, tante de l’accusé, et de sa jeune pensionnaire. Cette décision du tribunal va permettre à l’enquête de rebondir et à Maigret de découvrir finalement la vérité (enquête en temps réel). Deux lieux distincts (le tribunal et la ville), deux séquences temporelles (avant et après le tribunal), deux mondes, les méchants et les justes, deux formes de justice... Simenon quitte l’ambiance bourgeoise et mondaine des deux précédents romans pour une histoire de droit commun, sordide, impliquant des gens simples (ce qui ne veut pas dire pauvres), des artisans et des petits rentiers, bref ces « gens de tous les jours » que croise régulièrement le commissaire. A qui il faut ajouter quelques truands à la petite semaine. De quoi composer autour d’un assassinat crapuleux une galerie de personnages sans moralité, abjects, guidés uniquement par l’appât du gain. Seul le coupable présumé et blanchi par la justice en sortira grandi d’une certaine façon même s’il devra aller jusqu’au bout de son désir de vengeance pour laver un honneur doublement bafoué. « C’est fini. » dira Meurant, qui n’était pas au départ le « méchant » que l’on croyait mais qui finira presque par le devenir. Simenon décrit brillamment l’atmosphère des assises, vite oppressante pour Maigret qui est persuadé que l’appareil judiciaire fausse et dévoie la personnalité de ceux qui y sont confrontés. Le tribunal devient ainsi un lieu de sacrifice où chacun joue son rôle comme « les officiants d’une cérémonie aussi ancienne et rituelle que la messe », où l’huissier marche « à pas de sacristain » et le président « achève son répons » et où la salle d’attente des témoins est comparée à une sacristie. Ceux que l’on juge ne sont plus les êtres de chair et de sang que la police a filés, arrêtés, interrogés et confondus mais des hommes « schématisés », « désincarnés » : « L’affaire n’est dessinée qu’en quelques traits, les personnages ne sont plus que des esquisses, sinon des caricatures… ». Maigret est bien loin du travail de terrain qu’il affectionne. Mais rendre sa propre justice n’est pas non plus une solution et le commissaire n’aura pas le même succès que dans La tête d’un homme. Et c’est un Maigret bien las, que l’achat de sa maison des bords de Loire ne parvient même pas à rendre heureux, qui, à la fin du roman, aura l’impression d’avoir vécu un cauchemar.
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            • dido600 Posté le 24 Juin 2018
              Ecrit en 1959 Le commissaire Maigret doit faire face ici à deux préoccupations simultanément, celle d’un double assassinat particulièrement odieux et d’un vol de moindre importance. Et puis dans sa tête cette retraite qui s’avance à grand pas, l’oblige à s’y préparer. Mais pour en revenir à ce double meurtre, l’affaire s’avère très difficile. Si ardue même que notre commissaire ici et là s’arrangera du règlement pour enfin faire aboutir la vérité. On se plait à lire cette comparaison que fait Simenon, d’une Cour d’assises à l’intimité d’une l’église. « On était un peu dans la sacristie. Quand, enfant, il allait chaque matin servir la messe à l’église du village. Maigret éprouvait le même trouble en attendant de suivre le curé vers l’autel éclairé par des cierges tremblotants. Il entendait les pas des fidèles invisibles qui allaient prendre leur place, les allées et venues du sacristain ».
            • Beffroi Posté le 11 Mars 2018
              Une narration inhabituelle chez Simenon. Maigret se retrouve aux Assises et résume l’enquête réalisée quelques mois auparavant. Il a arrêté Meurant et l’a inculpé du meurtre de sa tante et d’une petite fille de 4 ans. Ayant besoin d’argent pour payer ses traites, il aurait tué pour s’accaparer les économies de la vieille dame, cachées dans un vase chinois. Cependant, Maigret est resté à l’affût et a découvert de nouveaux éléments qu’il révèle à la cour d’Assises : Ginette, la femme de Meurant, a un amant qui aurait bien pu aussi être l’assassin. Suite à ces nouvelles révélations, Pour éviter l’erreur judiciaire, Meurant est acquitté mais pour Maigret, une 2ème enquête commence… Comme dans de nombreux livres, le célèbre commissaire montre beaucoup d’empathie pour Meurant, cet homme blessé, trompé et qui cherche à se venger. Cependant , Maigret parait un peu fatigué et pense de plus en plus à sa retraite…Il vient d’acheter une maison à la campagne et rêve de pêches et de repos.
            • Woland Posté le 15 Avril 2015
              Encore un Maigret qui parle d'erreur judiciaire. Mais là, le commissaire, avec l'aide d'un juge bien éloigné de la devise "Un coupable à tout prix" de Coméliau, parvient à stopper la machine. Le présumé coupable, Gaston Meurant, encadreur de son métier, est acquitté. La construction du roman, assez originale, nous montre, durant les premiers chapitres, un Maigret qui, témoignant aux Assises, n'évoque le sujet du procès que par des "retours en arrière" particulièrement détaillés. Comme il l'avoue au juge sans gêne aucune, la résolution de l'enquête ne le satisfaisait pas et, du coup, alors que Meurant était déjà mis en accusation, il s'est permis de suivre une ou deux pistes. Et ces pistes l'ont amené à constater que l'épouse de Meurant, Ginette, avait au moins un amant en titre, un mystérieux personnage très brun et plutôt rablé, qu'elle rencontrait chaque semaine dans un hôtel meublé. Au regard que lui jette un Meurant, qui sait que cette révélation de dernière minute ne pourra qu'influencer les jurés en sa faveur, Maigret comprend que l'homme aurait préféré étreindre la lame d'acier de la Veuve plutôt que d'être rendu à la liberté, auprès d'une femme qu'il a sans doute profondément aimée, qu'il aime encore peut-être... Encore un Maigret qui parle d'erreur judiciaire. Mais là, le commissaire, avec l'aide d'un juge bien éloigné de la devise "Un coupable à tout prix" de Coméliau, parvient à stopper la machine. Le présumé coupable, Gaston Meurant, encadreur de son métier, est acquitté. La construction du roman, assez originale, nous montre, durant les premiers chapitres, un Maigret qui, témoignant aux Assises, n'évoque le sujet du procès que par des "retours en arrière" particulièrement détaillés. Comme il l'avoue au juge sans gêne aucune, la résolution de l'enquête ne le satisfaisait pas et, du coup, alors que Meurant était déjà mis en accusation, il s'est permis de suivre une ou deux pistes. Et ces pistes l'ont amené à constater que l'épouse de Meurant, Ginette, avait au moins un amant en titre, un mystérieux personnage très brun et plutôt rablé, qu'elle rencontrait chaque semaine dans un hôtel meublé. Au regard que lui jette un Meurant, qui sait que cette révélation de dernière minute ne pourra qu'influencer les jurés en sa faveur, Maigret comprend que l'homme aurait préféré étreindre la lame d'acier de la Veuve plutôt que d'être rendu à la liberté, auprès d'une femme qu'il a sans doute profondément aimée, qu'il aime encore peut-être mais dont il sait désormais qu'elle l'a toujours trompé ... ... Et, ce qui est bien plus grave, qu'elle a aidé à monter cette machination qui devait faire accuser son mari du meurtre de sa tante et d'une fillette de quatre ans, qui passait souvent ses journées chez elle. Même si l'identité de l'amant très brun et rablé nous reste inconnue pratiquement jusqu'aux dernière pages, ce n'est pas elle qui nous soucie mais bien ce que, remis en liberté, va faire Meurant dont le frère appartient au milieu - et a été quelque temps, lui aussi, l'amant de Ginette, ce qui a été également prouvé au procès. La lecture est fluide et sans temps mort. Que nous soyons allongés sur notre lit ou encore assis dans un fauteuil douillet, Simenon connaît mieux que personne la recette pour nous entraîner, avec naturel et émotion, dans cette véritable traque d'un innocent, malheureux et qui souffre, mais qui entend bien se venger. Certes, nous souhaitons - et Maigret le tout premier - que Gaston Meurant ne commette pas l'une de ces bêtises irréparables qui le mènerait une fois encore aux Assises. Sa femme, une garce simple qui n'a rien d'exceptionnel, ni le poison habituellement distillé par la mégère haineuse ni ce mépris sadique de la conjointe tyrannique, mais absolument tout de la femme pratique qui veut du sexe et de l'argent et, pour cela, est prête à sacrifier n'importe qui et n'importe quoi, ne mérite pas l'honneur de se voir abattre par celui qu'elle a trahi. L'amant ne vaut guère mieux. Mais le coeur et l'orgueil blessé sont puissants chez un homme comme Gaston Meurant et, s'il épargne Ginette, ce n'est que pour mieux exécuter son complice. Saura-t-on jamais vraiment qui, des deux, a eu l'idée de tuer la tante Léontine Faverges, dont le "coffre-fort chinois" recelait une petite fortune ? Et qui, surtout, a dressé le plan, en principe imparable, avec horaires bien calculés et indices soigneusement placés pour accuser Gaston Meurant, qui devait amener à la mort de deux innocentes dont l'étranglement-étouffement d'une petite de quatre ans ? L'amant ? D'accord, lui aussi appartenait au milieu mais le sang-froid dont, pas un instant, ne se départit Ginette Meurant, abandonnant tranquillement le domicile conjugal dès qu'elle a compris qu'elle ne parviendrait pas à "récupérer" son mari et que celui-ci demanderait sinon le divorce, à tout le moins la séparation de corps et de biens, laisse planer sur le caractère de cette femme un certain nombre de soupçons qui obsèdent jusqu'au bout le lecteur. En se retrouvant aux Assises pour l'assassinat de son rival, on est toutefois en droit de penser que Meurant bénéficiera des circonstances atténuantes. N'empêche ... Tout cela est bien triste, bien noir. Meurant n'était pas parfait mais ce n'était pas le méchant homme. Certes, amoureux fou, il avait volontairement fait miroiter aux yeux de sa femme des espérances qu'il n'avait pas. Mais elle aurait pu le quitter en douceur : il se serait réveillé un beau matin et elle n'aurait plus été là ... Ce n'aurait pas été très élégant mais c'eût été beaucoup plus correct que cette perversité qui la pousse à révéler à son amant la fortune de la tante Faverges, toujours à portée de main dans son appartement, une fortune dont la vieille dame a d'ailleurs toujours usé pour aider son neveu à régler ses dettes. Un homme du milieu pouvait-il résister à pareille tentation ? ... Donc, bien qu'il soit techniquement l'assassin, peut-on le tenir, sans scrupule de conscience, comme le seul criminel de l'histoire ? Et quel sera le sort de Ginette après l'assassinat de son amant ? Sera-t-elle convoquée en simple témoin ou affrontera-t-elle les Assises en tant que complice du meurtre de Mme Faverges et de la petite fille ? Sur ce dernier aspect, Simenon ne nous dit rien. Maigret est triste, et nous le sommes avec lui. Mais nous savons aussi que le geste de Gaston Meurant était inéluctable et qu'il ne s'agissait que d'une question de temps. Cela nous console-t-il d'un tel gâchis ? Non. Mais la vie nous a habitués à un nombre invraisemblable de gâchis, des petits, des moyens, des grands, des formidables, comme celui-ci. Ce qui fait que nous soupirons et nous contentons de refermer le livre avec une délicatesse accentuée. Juste pour ne pas envenimer encore les choses et aussi par respect : respect pour les deux mortes et pour le pauvre Meurant - et respect aussi pour l'immense talent de l'écrivain et l'invincible humanité de son Maigret. ;o)
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