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Omnibus
EAN : 9782258096875
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Maigret et les témoins récalcitrants

Maigret

Date de parution : 14/06/2012

Tel est pris qui croyait prendre - Léonard Lachaume, directeur d'une biscuiterie vétuste et peu rentable, a été assassiné dans sa chambre de l'immeuble familial d'Ivry pendant la nuit.

Tel est pris qui croyait prendre
Léonard Lachaume, directeur d'une biscuiterie vétuste et peu rentable, a été assassiné dans sa chambre de l'immeuble familial d'Ivry pendant la nuit. Appelé sur les lieux, Maigret éprouve une « impression d'irréalité » dans cette maison où tout est « en dehors du temps...

Tel est pris qui croyait prendre
Léonard Lachaume, directeur d'une biscuiterie vétuste et peu rentable, a été assassiné dans sa chambre de l'immeuble familial d'Ivry pendant la nuit. Appelé sur les lieux, Maigret éprouve une « impression d'irréalité » dans cette maison où tout est « en dehors du temps et de la vie » : personne ne se préoccupe du cadavre, le commissaire est accueilli froidement par Armand, frère de la victime, la famille se tait. Les premiers indices découverts font croire que le vol est le mobile du crime.
Adapté pour la télévision en 1978, dans une réalisation de Denys de La Patellière, avec Jean Richard (Commissaire Maigret), Jean Topart (Armand Lachaume), Roland Giraud (Sainval) et en 1993, par Michel Sibra, avec Bruno Cremer (Commissaire Maigret), Gisèle Casadesus (Catherine).
Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très “noirs” Romans durs

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EAN : 9782258096875
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Beffroi Posté le 5 Janvier 2020
    Ecrit en 1958. Un Maigret qui se déroule en novembre…un mois pluvieux et maussade qui nécessite parapluie et écharpe… Ce sont d’ailleurs les 2 accessoires que Mme Maigret recommande à son mari dès les 1ères lignes. Le ton est donné ; le climat est tristounet comme le cadre de ce roman policier. Léonard Lachaume est retrouvé assassiné chez lui et Maigret est appelé à diriger cette enquête. Comme pour les madeleines de Proust, Maigret ressent beaucoup de nostalgie pour les gaufrettes Lachaume. Léonard, veuf et père d’un garçon collégien, est en effet, PDG des biscuiteries Lachaume , avec son frère. Une société qui après avoir connu ses heures de gloire, périclite depuis quelques temps. Maigret découvre les membres de la famille qui vivent tous sous le même toit, dans une demeure laissée à l’abandon faute d’argent. Personne ne se parle… l’ambiance est froide et austère. Tout semble faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné mais Maigret ne se laisse pas aussi facilement duper. Un Maigret un peu grognon, qui est aussi sous surveillance. D’un côté, la famille Lachaume a exigé que leur avocat, Maître Radel, assiste à tous les interrogatoires. De l’autre, le jeune juge d’instruction Angelot veut aussi que toute... Ecrit en 1958. Un Maigret qui se déroule en novembre…un mois pluvieux et maussade qui nécessite parapluie et écharpe… Ce sont d’ailleurs les 2 accessoires que Mme Maigret recommande à son mari dès les 1ères lignes. Le ton est donné ; le climat est tristounet comme le cadre de ce roman policier. Léonard Lachaume est retrouvé assassiné chez lui et Maigret est appelé à diriger cette enquête. Comme pour les madeleines de Proust, Maigret ressent beaucoup de nostalgie pour les gaufrettes Lachaume. Léonard, veuf et père d’un garçon collégien, est en effet, PDG des biscuiteries Lachaume , avec son frère. Une société qui après avoir connu ses heures de gloire, périclite depuis quelques temps. Maigret découvre les membres de la famille qui vivent tous sous le même toit, dans une demeure laissée à l’abandon faute d’argent. Personne ne se parle… l’ambiance est froide et austère. Tout semble faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné mais Maigret ne se laisse pas aussi facilement duper. Un Maigret un peu grognon, qui est aussi sous surveillance. D’un côté, la famille Lachaume a exigé que leur avocat, Maître Radel, assiste à tous les interrogatoires. De l’autre, le jeune juge d’instruction Angelot veut aussi que toute se passe en sa présence. Un Maigret nostalgique qui regrette son indépendance d’antan.
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  • ArnoT Posté le 24 Novembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • Nadouch Posté le 13 Octobre 2019
    Un très bon épisode de Maigret, plein de ressorts psychologiques, avec un arrière-plan social et familial comme je les aime. Maigret doit en plus rendre des comptes à un nouveau juge d'instruction, il songe à sa retraite, on sent que les lignes bougent, mais ce n'est pas désagréable.
  • Polars_urbains Posté le 7 Octobre 2018
    Maigret est à deux ans de la retraite (ce n'est pas la première fois, il a déjà été mis fin à sa carrière dans des romans précédents et il lui reste une bonne quinzaine d'enquêtes jusqu'à Maigret et Monsieur Charles) et c'est un commissaire bougon et rempli d'amertume qui doit découvrir qui a assassiné Léonard Lachaume, héritier d'une biscuiterie naguère florissante mais frôlant aujourd'hui le dépôt de bilan. Tâche complexe car la famille semble avoir conclu un pacte autour du silence et du non-dit et que l'ambiance étouffante d'une maison qui fut belle ne fait rien pour arranger son humeur. Si l'on ajoute à cela un jeune juge d'instruction qui tient à diriger les choses selon ses propres principes, la coupe est presque pleine. Maigret et les témoins récalcitrants pourrait être d'une banalité totale - histoires de familles, querelles d'intérêts, adultère… - mais c'est le portrait de ces témoins décidés farouchement à en dire le moins possible qui en fait l'intérêt. Car c'est un très grand Maigret. Tout d'abord par la qualité des dialogues entre le commissaire et les différentes personnes impliquées dans l'affaire. Ensuite par les conditions de travail de Maigret qui doit agir sous le regard des autres (le... Maigret est à deux ans de la retraite (ce n'est pas la première fois, il a déjà été mis fin à sa carrière dans des romans précédents et il lui reste une bonne quinzaine d'enquêtes jusqu'à Maigret et Monsieur Charles) et c'est un commissaire bougon et rempli d'amertume qui doit découvrir qui a assassiné Léonard Lachaume, héritier d'une biscuiterie naguère florissante mais frôlant aujourd'hui le dépôt de bilan. Tâche complexe car la famille semble avoir conclu un pacte autour du silence et du non-dit et que l'ambiance étouffante d'une maison qui fut belle ne fait rien pour arranger son humeur. Si l'on ajoute à cela un jeune juge d'instruction qui tient à diriger les choses selon ses propres principes, la coupe est presque pleine. Maigret et les témoins récalcitrants pourrait être d'une banalité totale - histoires de familles, querelles d'intérêts, adultère… - mais c'est le portrait de ces témoins décidés farouchement à en dire le moins possible qui en fait l'intérêt. Car c'est un très grand Maigret. Tout d'abord par la qualité des dialogues entre le commissaire et les différentes personnes impliquées dans l'affaire. Ensuite par les conditions de travail de Maigret qui doit agir sous le regard des autres (le juge mais aussi l'avocat de la famille), attentifs à la « méthode Maigret ». Enfin par l'effet sur Maigret du lieu du crime, cette grande maison bourgeoise, aujourd'hui aussi décrépie que les finances de la famille et où règne une atmosphère, étouffante, « ahurissante » (adjectif utilisé deux fois par Simenon). « C'était l'intimité des autres, en somme, que Maigret reniflait et maintenant, par exemple, dans la rue, les mains dans les poches de son pardessus, de la pluie sur le visage, il restait plongé dans l'ahurissante atmosphère du quai de la Gare. » Roman, crépusculaire, sinistre (la pluie n'arrange rien), histoire du long et lent déclin d'un entreprise et d'une famille devenue fantomatique, Maigret et les témoins récalcitrants est un témoignage sur la fin d'une époque (celle des petites affaires familiales qui ne peuvent lutter face aux grandes entreprises) et sur les changements que connait la police (le remplacement progressif des policiers issus du rang, dont Maigret est l'exemple, par des commissaires diplômés sortant rarement de leur bureau) et la justice (jeunes juges surs d'eux empiétant sur les prérogatives de la police et prétendant diriger les enquêtes de bout en bout). Maigret ira tout au bout de l'enquête mais sa victoire finale - « Maigret regarda la jeune femme qui ne bougeait pas, l'avocat un peu pâle, le magistrat qui ne s'était pas encore composé une attitude. » - » et un retour vers le monde des vivants ne changera rien à son humeur maussade.
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  • mogador83 Posté le 1 Février 2017
    Une enquête un peu particulière qui nous emmène dans une maison austère ou les temoins ne veulent pas s'exprimer sans avocat et que Maigret va traiter depuis son bureau. On suit avec plaisir la logique du commissaire et ses questionnements progressifs qui l'amènent très vite au meurtrier...
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