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Manhattan chaos

12-21
EAN : 9782823863048
Code sériel : UGE
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Manhattan chaos

Date de parution : 07/03/2019
New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont... New York, 13 juillet 1977. L’été de tous les extrêmes : alors que la ville est en faillite, une canicule sans précédent sévit et le tueur Fils de Sam rôde dans les rues. Tandis que le soleil se couche sur Manhattan, une coupure de courant survient. Huit millions d’habitants sont plongés dans l’obscurité : c’est le black-out et la panique s’empare de la ville. Cloîtré chez lui, rongé par la drogue, le célèbre musicien Miles Davis a mis un terme à sa carrière et s’enlise dans la dépression. En manque d’héroïne, il se résout à sortir en quête d’un dealer lorsque des émeutes se déclenchent. Débute une nuit de terreur, où il va se heurter aux pillards et aux fantômes de Manhattan. Traqué d’un siècle à l’autre, la star déchue fera tout pour survivre, alors qu’un mal mystérieux le ronge de l’intérieur.

« Michael Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs ! »
François Angelier, France Culture
 
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EAN : 9782823863048
Code sériel : UGE
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pietro38 Posté le 4 Novembre 2019
    La machine à explorer le temps de Michaël Mention. "... et 1977 me pète à la gueule. D'abord, sa canicule. Cet air torride, moite, alourdi de sueur crasse. Puis sa frénésie, ces ombres - "RÉVOLUTION !" - chargées de bouffe, de bouteilles et autres trophées. Les pillards ravagent tout, des drugstores aux armureries. Pistolets, revolvers et fusils se répandent dans la rue, envahie de cris. je devais crever, je m'y étais préparé, et me revoilà ici. Comme un con. je tourne sur moi-même, observant la faune. Du passé au présent, Manhattan continue de se déchaîner. Et si le sang ne coule plus, le chaos est bien là. Le chaos et John, à une vingtaine de mètres, de l'autre côté de la rue. Un coca à la main, confortablement installé sur un banc, aux premières loges de l'Apocalypse. " New York, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1977, doit faire face à une coupure de courant générale. Un black-out qui paralyse totalement la métropole américaine. Ajoutez à cela une canicule étouffante, et un taux de criminalité record, et vous obtenez alors un cocktail explosif. La ville bascule dans le chaos. Une catastrophe à l'image de l'existence de Miles Davis, qui est... La machine à explorer le temps de Michaël Mention. "... et 1977 me pète à la gueule. D'abord, sa canicule. Cet air torride, moite, alourdi de sueur crasse. Puis sa frénésie, ces ombres - "RÉVOLUTION !" - chargées de bouffe, de bouteilles et autres trophées. Les pillards ravagent tout, des drugstores aux armureries. Pistolets, revolvers et fusils se répandent dans la rue, envahie de cris. je devais crever, je m'y étais préparé, et me revoilà ici. Comme un con. je tourne sur moi-même, observant la faune. Du passé au présent, Manhattan continue de se déchaîner. Et si le sang ne coule plus, le chaos est bien là. Le chaos et John, à une vingtaine de mètres, de l'autre côté de la rue. Un coca à la main, confortablement installé sur un banc, aux premières loges de l'Apocalypse. " New York, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1977, doit faire face à une coupure de courant générale. Un black-out qui paralyse totalement la métropole américaine. Ajoutez à cela une canicule étouffante, et un taux de criminalité record, et vous obtenez alors un cocktail explosif. La ville bascule dans le chaos. Une catastrophe à l'image de l'existence de Miles Davis, qui est le narrateur de cette histoire de dingues. La superstar du jazz a sombré dans la déchéance la plus totale. Miles a depuis longtemps troqué sa trompette pour l'héroïne et l'alcool. Seul au monde, le jazzman ne sort plus de chez lui, et se tue à petits feux. Quand survient la panne de courant. Miles se retrouve dans le noir le plus total, en proie à la panique. Il lui faut d'urgence une dose. Miles va devoir sortir de chez lui et affronter la chaos... et ça ne va pas être facile. Sa rencontre avec John va changer sa vie. Miles va remonter le temps, traverser les époques. L'histoire de New York en mode accéléré, et complètement destroy, accrochez-vous, ça va déménager ! Je tiens à remercier chaleureusement Michaël Mention pour m'avoir envoyé son roman noir historique consacré, vous l'aurez compris, à New York, l'une des métropoles les plus dynamiques du monde. L'auteur dévoile ici tout un pan (souvent peu glorieux d'ailleurs) de l'histoire de cette ville à la fois fascinante et controversée. Les amateurs d'histoire seront comblés. Mais, pour moi, Manhattan Chaos rend avant tout hommage à Miles Davis, qui aura marqué à jamais l'histoire de la musique en général, et du jazz en particulier. Michaël Mention nous fait entrer dans la tête et dans la peau du jazzman américain à un moment charnière de sa vie. Une période trouble de son existence minée par la drogue et l'alcool. L'auteur français a imaginé de manière très originale le processus de retour à la création du musicien américain. Ou plutôt son retour à la vie, car Miles reviendra bien sur le devant de la scène en 1981. Au final, Manhattan Chaos est un mélange réussi de roman noir social, de biographie romancée, et de thriller historique. Un livre audacieux, fiévreux, incandescent !
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  • Ninis47 Posté le 14 Octobre 2019
    Mon mari a choisi ce livre lors d'un salon du polar, il l'a lu et lorsque l'on en a parlé il m'a donné envie de le lire (en plus à chaque fois que nous croisons l'auteur, il est d'une extrême gentillesse). Miles Davis, le célèbre musicien, a tout arrêté depuis plusieurs années, et il est depuis légèrement dépressif, et constamment défoncé. Un jour de juillet 1977, alors que New York croule sous la canicule, une panne de courant générale paralyse la ville. A cours de drogue, Miles décide de sortir de chez lui pour aller chercher sa dose. En ouvrant ce livre, je m'attendais à tout autre chose que ce que j'ai lu! Ce roman est déroutant au possible. On ne sait jamais où l'auteur veut en venir; tout au long de ma lecture j'ai été dérouté (et après en avoir discuté avec Michael Mention, c'est un peu ce qu'il cherchait!). On croit partir dans un sens et puis non il nous prend complètement à revers pour nous amener ailleurs. Tout au long de ce roman, je me suis sentie mal à l'aise, on prend la racisme en pleine face et le racisme sous toute ses formes. L'auteur nous met face à des... Mon mari a choisi ce livre lors d'un salon du polar, il l'a lu et lorsque l'on en a parlé il m'a donné envie de le lire (en plus à chaque fois que nous croisons l'auteur, il est d'une extrême gentillesse). Miles Davis, le célèbre musicien, a tout arrêté depuis plusieurs années, et il est depuis légèrement dépressif, et constamment défoncé. Un jour de juillet 1977, alors que New York croule sous la canicule, une panne de courant générale paralyse la ville. A cours de drogue, Miles décide de sortir de chez lui pour aller chercher sa dose. En ouvrant ce livre, je m'attendais à tout autre chose que ce que j'ai lu! Ce roman est déroutant au possible. On ne sait jamais où l'auteur veut en venir; tout au long de ma lecture j'ai été dérouté (et après en avoir discuté avec Michael Mention, c'est un peu ce qu'il cherchait!). On croit partir dans un sens et puis non il nous prend complètement à revers pour nous amener ailleurs. Tout au long de ce roman, je me suis sentie mal à l'aise, on prend la racisme en pleine face et le racisme sous toute ses formes. L'auteur nous met face à des scènes d'une extrême violence. Au cours de ma lecture, je me demandais constamment si j'aimais ce livre, ou pas. Et maintenant que je l'ai terminé, je ne sais toujours pas!! Je n'ai pas plus apprécié que ça le personnage principal. Même si je l'ai beaucoup plaint avec tout ce qu'il vit au fil des chapitres, je n'ai pas réussi à m'attacher ou à avoir de l'empathie pour lui. Il est défoncé en permanence et j'ai beaucoup de mal avec les personnages comme ça. Par contre j'ai adoré les passages où l'auteur nous emporte dans des flashbacks, aux heures les plus noires de la ville de New York et des personnes qui ont fait l'Histoire. Ce roman est inclassable, clairement. L'écriture est brute, c'est noir ou c'est blanc, et je peux vraiment comprendre que l'on aime pas car par bien des aspects, ce livre est dérangeant et malaisant. Après il est court, donc franchement je vous conseille de le découvrir, car vous ne trouverez pas son équivalent.
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  • Isid0re Posté le 5 Septembre 2019
    C’est grâce à une écriture brève, concentrée et syncopée que M.Mention nous emmène dans les pas de Miles Davis. Loin de son image de star du be-bop, il est plongé, dans la nuit du 13 juillet 1977, dans un black-out total qui frappe New-York. Après s’être cloîtré pendant des mois et des mois, il se décide à sortir de son appartement à la recherche d’héroïne. L’écriture nous permet de suivre Miles Davis dans ses errements au travers d´époque ayant marqué l´histoire de New-York, ses colères, ses crises d’angoisses, ses manques au plus près. L’auteur écrit comme Miles Davis parle ou pense. C’est flippant et jouissif en même temps. A tester pour un expérience très particulière !
  • collectifpolar Posté le 3 Septembre 2019
    Dans son nouveau roman Michaël Mention nous embarque à New York à la fin des années 70. Il nous fait vivre une nuit de folie. Celle du 13 juillet 1977, quand NYC se retrouve dans l’obscurité totale, une panne d’électricité paralyse la ville aux millions de lumière. Enfin paralyse n’est pas le mot puisque ce noir totale va mener la population à la panique, des scènes de violence inouïes vont se dérouler, le pillage va devenir la loi. Bref le chaos envahit la ville. Et pour nous faire vivre ce chaos, Michael nous offre un guide de choix en la personne de Miles Davis le grand jazzman. Ok ici c’est pas le Davis de année cinquante et soixante, c’est pas non plus celui du début des année soixante- dix qui tente de renouveler son art au grand dam des puriste. Non c’est un Davis fatigué, déçu par les critiques, un musicien qui n’a plus d’énergie, à la dérive, fatigué par 30 ans de carrière où il a tout donnée à son art, à sa musique. Un musicien usé aussi par les excès. Car la drogue et le sexe n’est pas seulement l’apanache du rock’n roll. Alors Davis se replis, il s’enferme chez... Dans son nouveau roman Michaël Mention nous embarque à New York à la fin des années 70. Il nous fait vivre une nuit de folie. Celle du 13 juillet 1977, quand NYC se retrouve dans l’obscurité totale, une panne d’électricité paralyse la ville aux millions de lumière. Enfin paralyse n’est pas le mot puisque ce noir totale va mener la population à la panique, des scènes de violence inouïes vont se dérouler, le pillage va devenir la loi. Bref le chaos envahit la ville. Et pour nous faire vivre ce chaos, Michael nous offre un guide de choix en la personne de Miles Davis le grand jazzman. Ok ici c’est pas le Davis de année cinquante et soixante, c’est pas non plus celui du début des année soixante- dix qui tente de renouveler son art au grand dam des puriste. Non c’est un Davis fatigué, déçu par les critiques, un musicien qui n’a plus d’énergie, à la dérive, fatigué par 30 ans de carrière où il a tout donnée à son art, à sa musique. Un musicien usé aussi par les excès. Car la drogue et le sexe n’est pas seulement l’apanache du rock’n roll. Alors Davis se replis, il s’enferme chez lui dans son grand appartement qui deviendra sa prison dorée. Mais voilà le soir du 13 juillet 77, il est en manque, plus d’héroïne à s’injecter dans les veines pour supporter le morne quotidien. Aussi va-t-il être obligé de sortir, dans la nuit noir. La nuit brutale, la nuit de tous les dangers. Et à travers la folle déambulation de Miles Davis c’est tout New York qui va s’ouvrir devant nous, tout le chaos de Manhattan qui va se dévoiler. Car New York est bel et bien le personnage principal de ce surprenant et épatant roman. New York, Michaël Mention nous en parlait déjà dans son true crime, Le fils de Sam paru il y a 5 ans déjà qui raconte la triste histoire de David Berkowitz, surnommé le Fils de Sam, un serial killer qui entendait des voix diaboliques et qui sema une véritable psychose durant l’été 77 à NYC . Avec cette histoire il nous contait déjà la déchéance du New York des Seventies. Là il va encore plus loin, car dans son délire, Davis, lui aussi entend des voix ou plutôt il est confronté à un Faust imaginaire ou pas. Un homme qui voyage dans le temps, un type qui lui prédit l’avenir en lui montrant le passé..Aussi va t-on revivre des moments clé de l’histoire de Manhattan. L’incendie de la Triangle Factory en 1911, les émeutes de 1863… On plonge aussi dans le KKK des année 20 avec ses 5 millions de membre. Le Ku Klux Klan devient une force politique influente et puis le krack bourcier de 29… Ici Michaël Mention confronte le présent au passé, il nous montre que tout est relié, que les événements passés forgent les mentalités d’aujourd’hui. Et puis il y a l’écriture scandée de Michaël, syncopée, cadencé. Un rythme qui s’accélère, un tempo qui souffle sur ces lignes, sur la ville et qui emballe le cœur fragile de Miles Davis. En un peu plus de 200 pages Michaël Mention nous fait vivre à 100 à l’heure. 200 pages pour un énorme bouquin. Un livre comme vous n’en aurez jamais lu. Une expérience unique. Une improvisation extraordinaire, un jam hors du commun. Encore un sacré tour de force de notre auteur. Et pour faire écho à ce nouveau coup de coeur, je vous invite aussi à allez lire Power son précédent roman. Un roman vérité sur le combat des afro-américains chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Alors qu’enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Allez go, go go, en lit, en relit et en découvre Michaël Mention, et fissa ! Pour moi Mention est l’un des meilleurs auteurs français de romans noirs ! parole de Porte Flingue.
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  • NigraFolia Posté le 26 Août 2019
    Celui qui avait l’habitude de jouer les yeux fermés et en tournant le dos au public n’est plus que l’ombre de lui-même. Nous sommes le 13 juillet 1977, la canicule s’abat sur New-York. Un homme est en manque d’héroïne. Il traverse Manhattan pour aller chercher son fix. Ce n’est plus que la silhouette d’un junky qui ère dans un New-York en proie à une coupure d’électricité tandis que le Fils de Sam égraine ses victimes. Michael Mention nous offre ici un grand roman noir. A la 1ère personne, ce court roman est totalement maîtrisé. 2 personnages principaux raisonnent. Ils sont bien vivants. Miles et la Grosse Pomme. Entre passé et présent, ça sort des tripes. C’est mélodieux. Ça bouillonne au creux du ventre. Miles, l’immense Miles Davis. Mais la star est déchue. La trompette rangée, les fans quasi oubliés. Le junkie est rongé à l’os. Les géants sont morts. Duke, Bird, Collman, Dizzy et les autres. Lui n’est plus qu’une trace dans l’Histoire. A travers ses divagations, ses regrets et ses remords, c’est un Miles soumis à l’alcool, à la drogue, qui n’est que le simulacre de lui-même que Michael nous donne à voir. Cinquante kilos tout mouillé avec ses... Celui qui avait l’habitude de jouer les yeux fermés et en tournant le dos au public n’est plus que l’ombre de lui-même. Nous sommes le 13 juillet 1977, la canicule s’abat sur New-York. Un homme est en manque d’héroïne. Il traverse Manhattan pour aller chercher son fix. Ce n’est plus que la silhouette d’un junky qui ère dans un New-York en proie à une coupure d’électricité tandis que le Fils de Sam égraine ses victimes. Michael Mention nous offre ici un grand roman noir. A la 1ère personne, ce court roman est totalement maîtrisé. 2 personnages principaux raisonnent. Ils sont bien vivants. Miles et la Grosse Pomme. Entre passé et présent, ça sort des tripes. C’est mélodieux. Ça bouillonne au creux du ventre. Miles, l’immense Miles Davis. Mais la star est déchue. La trompette rangée, les fans quasi oubliés. Le junkie est rongé à l’os. Les géants sont morts. Duke, Bird, Collman, Dizzy et les autres. Lui n’est plus qu’une trace dans l’Histoire. A travers ses divagations, ses regrets et ses remords, c’est un Miles soumis à l’alcool, à la drogue, qui n’est que le simulacre de lui-même que Michael nous donne à voir. Cinquante kilos tout mouillé avec ses chaines en or. Il est persuadé que sa période créatrice est derrière lui. Le cool-jazz et les quintets – ‘Round About Midnight, Kind of Blue et Sketches of Spain, (ses chefs-d’œuvre à mon sens). Miles sort et erre à la recherche de sa dose. Chaque coin de rue s’ouvre sur la foule. Il est Un. Ils sont Huit millions victimes du black-out. Lui vit sa dépression et se traine dans un trip. New-York lui offre son histoire. Elle est violente et sans fard. Chaotique, traversée de troubles et de confusions, d’une brutalité et d’une sauvagerie étourdissante tel un riff de Jazz. Un inconnu, John, propose au grand Miles Davis la possibilité d’une rédemption. John est son Scrooge à lui en quelque sorte. Et alors que la nuit n’appartient plus qu’au chaos, le musicien doit prendre La Décision. Cette nuit sera unique, lourde de conséquence. Celle où il décidera de vivre ou non. La chaleur qui règne rend fou. Pourtant, Manhattan Chaos, est, je le dis sans flagornerie, génial et glaçant. C’est un roman noir viscéral, à l’écriture musicale bourrée de sons, débordant d’émotions. On y entend du Jazz bien entendu, mais aussi du Punk, du Disco et du Funk. Tous les sons de Big Apple jusqu’à Bowie, Aerosmith se succèdent. Et si Armstrong et Hayes suintent au fil des pages, si Miles s’épuise à se racheter, je me pose pour me souvenir du sax de Bird. Cool. Je me laisse embarquer par la sonorité du piano pour revenir vers Miles. C’est presque son histoire, son œuvre qui est revisitée. Oui, c’est musical. Groovy. Comme sait l’être le Jazz. Une plainte torturée visant le divin. Une émotion faite d’un souffle qui transcende celui qui pose sa note bleue et celui dont le cœur vibre. L’écho d’une vie organique. Manhattan Chaos, c’est l’esprit de Miles, son cerveau, celui d’un noir de génie dans un monde de blancs, celui des Black Panther, du racisme ordinaire, des émeutes, du KKK, du Fils de Sam (David Richard Berkowitz, tueur en série américain des années 70) et même de ses amours vaudou avec Juliette (Gréco). Mais cela rien à voir avec une bio. C’est un roman. Le fruit d’une belle imagination qui vous prend par la main le temps d’une ballade étouffante entre Midtown et Broadway. La construction même de ce roman se donne des airs de Jazz. C’est un style narratif à part. Ses phrases courtes, allant de temps à autre se poser sur un seul mot, semblent sous-tendues par un style funky, posé sur des lignes de basse qui ronronnent. Comme si Miles continuait à fusionner le son électrique tout en revenant à ses racines, à creuser son sillon. Le Jazz porte la révolution dans ses gènes. Enterrer le Jazz pour le faire renaitre. Alors oui, Manhattan Chaos, se situe avant le retour de Miles. Avant You’re Under Arrest et surtout avant le démoniaque Tutu*, album exceptionnel, le fruit d’un génie aux doigts de fée et au souffle divin. Manhattan Chaos, un très grand roman noir qui prouve que la qualité ne rime pas avec quantité. C’est court. Ça se dévore avec la passion d’un air de fusion. Et si comme moi, vous avez la chance de le lire par 35° avec Tutu en fond sonore, cela devient une expérience magique.
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