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Robert Laffont
EAN : 9782221222003
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Parce que les tatouages sont notre histoire

Date de parution : 03/01/2019

« Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu’on ne sera plus et ce que l’on devient. Et dans ce genre d’acte, il y...

« Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont accompli le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu’on ne sera plus et ce que l’on devient. Et dans ce genre d’acte, il y a toujours du vivant et du mort, le présent et le passé. Toutes les histoires sont vraies, tous les personnages ont existé et existent. Ils se font tous écho, réveillent leurs tatouages ensemble. C’est un livre qui ne ment pas car il rend hommage au relief de la chair et convoque nos ressources dormantes. »
Héloïse Guay de Bellissen, dont le corps revêt de nombreux dessins et inscriptions, s’interroge en écrivain sur la signification, l’esthétique, la portée du tatouage. Dans le salon de son mari tatoueur, elle assiste à des scènes drôles, bouleversantes, intrigantes, qu’elle mêle ici à ses propres expériences et à d’autres histoires ou légendes provenant de tous les coins du monde et de toutes les époques… Pour creuser le sens de ce geste ancestral qu’est le tatouage, Héloïse Guay de Bellissen donne aussi la parole à la peau, à la cicatrice, au symbole… Son texte pénètre le corps et l’esprit comme une musique, tour à tour douce et tranchante, capable de nous emmener dans les recoins les plus sombres et mystérieux de l’écriture, pour d’un coup s’envoler avec légèreté vers la beauté.

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EAN : 9782221222003
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NicolasElie Posté le 7 Août 2021
    Tu sais que cette nana, je l’aime vraiment bien. Je l’ai croisée pour la première fois il y a quelques temps, à travers l’histoire d’amour fabuleuse qu’elle te raconte dans « Le roman de Boddah », puis croisée à nouveau dans ses « Enfants de chœur de l’Amérique ». Je me rends compte, d’ailleurs, que je t’ai jamais parlé de ce bouquin. C’est ballot, mais je le ferai dans quelques jours. Puis est arrivé « Dans le ventre du loup », ou l’histoire du petit chaperon rouge revue par un véritable écrivain. Te dire que j’attendais son livre sur les tatouages avec impatience, ce serait te mentir, parce que je voyais pas vraiment ce qu’elle pourrait faire avec ces dessins, ces marques ou ces mots qu’on a sur le corps. T’en as pas, toi, des tatouages ? C’est pas grave, tu peux rester quand même. Comme à chacun de ses livres, il te suffit de lire trois pages pour te rendre compte que certains de nos auteurs ont cette capacité à utiliser les mots que d’aucuns ne peuvent qu’entrapercevoir, dans des rêves où ils s’imaginent écrivains. Héloïse, elle est comme ça. Elle te dit les mots avec le cœur, puis avec les tripes, et tu te marres ou tu chiales en... Tu sais que cette nana, je l’aime vraiment bien. Je l’ai croisée pour la première fois il y a quelques temps, à travers l’histoire d’amour fabuleuse qu’elle te raconte dans « Le roman de Boddah », puis croisée à nouveau dans ses « Enfants de chœur de l’Amérique ». Je me rends compte, d’ailleurs, que je t’ai jamais parlé de ce bouquin. C’est ballot, mais je le ferai dans quelques jours. Puis est arrivé « Dans le ventre du loup », ou l’histoire du petit chaperon rouge revue par un véritable écrivain. Te dire que j’attendais son livre sur les tatouages avec impatience, ce serait te mentir, parce que je voyais pas vraiment ce qu’elle pourrait faire avec ces dessins, ces marques ou ces mots qu’on a sur le corps. T’en as pas, toi, des tatouages ? C’est pas grave, tu peux rester quand même. Comme à chacun de ses livres, il te suffit de lire trois pages pour te rendre compte que certains de nos auteurs ont cette capacité à utiliser les mots que d’aucuns ne peuvent qu’entrapercevoir, dans des rêves où ils s’imaginent écrivains. Héloïse, elle est comme ça. Elle te dit les mots avec le cœur, puis avec les tripes, et tu te marres ou tu chiales en fonction de ce qu’elle te raconte. Des histoires d’amour, des histoires de peurs, des histoires d’enfants perdus puis retrouvés, et puis la peau qui hurle parfois ses peines et ses douleurs. Tu vas imaginer, sans doute comme ceux qui ont décidé de ne pas venir la voir chez nous au Lavandou, même s’ils habitent ici, que ce livre ne parle qu’aux tatoués, qu’à ces survivants de l’apocalypse annoncée dans certains ouvrages de l’underground, qu’à ceux qui ont décidé, un matin, que leur peau devait porter leur histoire, comme ces Amérindiens, ou ces habitants de certaines iles trop lointaines pour être honnêtes… T’as faux. Dans ce texte, tu vas croiser la vie, contée par la fille-livre, de ces hommes et de ces femmes qui ont eu un jour besoin de dire. Besoin de se regarder en face et de voir, jour après jour, celui ou celle qu’ils sont vraiment. Tu vas croiser ceux qui sont nés à nouveau, après la mort annoncée ou croisée, ceux qui sont tombés puis se sont relevés et ont eu besoin de l’écrire sur leur peau pour ne jamais oublier. Héloïse te dit, avec tout l’amour possible, les rencontres dans le salon de Tatouages de Yann Dotwork, son mari, celui qui a fait sa demande en mariage en l’écrivant sur sa peau… Celui à qui elle a répondu avec une petite croix dans une case, une croix marqué à l’encre, une croix pour dire oui et ne jamais le regretter. J’extrapole, Ghislaine, je m’énerve pas. Tu vas croiser la petite fille enlevée par des Amérindiens, celle qui a changé de vie, et à qui on a voulu remettre une robe pour dire qu’elle était à nouveau civilisée… Cette petite fille qui voulait retourner dans sa vraie famille, au milieu des êtres humains, même si elle portait sur son visage les marques d’une autre tribu. La suite :
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  • nicokykkoduq Posté le 22 Juillet 2021
    Des anecdotes de la jeunesse de l'auteur, de brèves histoires relatives aux clients du salon de tatouage de son mari, quelques références historiques, ... Je n'ai pas été transporté par ce récit. Ce livre aura tout de même eu le mérite de me motiver à retourner chez un tatoueur afin d'écrire, moi aussi, mon histoire.
  • nineentreleslignes Posté le 8 Novembre 2020
    L'été, saison où la peau se met à nue, je suis fascinée par ces petits dessins ...ou véritables œuvres d'art qui s'offrent aux regards. Monochromes ou colorés, discrets ou extravagants, je me demande qu'est ce qui, un jour, pousse à marquer à l'encre une partie de soi...Que pourrais-je inscrire à l'encre bleu indélébile au plus profond de ma chair…une douleur plus profonde encore? La crainte que les souvenirs ne s'effacent…Geste si peu anodin et hautement symbolique! Et puis le hasard, personnage à part entière de nos vies, a mis sur ma route (des librairies), l'ouvrage d'Héloïse de Guay Bellissen. Et avec lui, les réponses à tellement d'interrogations. A travers des témoignages confiés ou volés dans le salon de tatouage de son amoureux, avec humour, sensibilité et beaucoup d'intelligence Héloïse se fait conteuse. Elle part de la nuit des temps, des légendes mythologiques aux symboles de l'art pariétal, code tribal, mémoire reptilienne pour relier l'individu d' aujourd'hui à sa part sacré, à ses mémoires insoupçonnées …. Un voyage dans le temps, un voyage initiatique au creux de vous même, pour ne plus envisager le tattoo de la même façon...
  • Bookworm84 Posté le 3 Août 2019
    Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop... Parce que les tatouages sont notre histoire n’est pas un roman ordinaire. C’est un roman en forme de collage, un roman qui mêle le fictif au réel, le récit de plusieurs vies au récit imaginé (et imagé) de la peau, de la cicatrice, du sentiment amoureux ou encore de l’addiction. Un roman qui mêle l’histoire de l’autrice à celle de plusieurs des clients qui ont poussé la porte du salon de tatouage de son mari, ainsi que l’histoire de tatoués de tous lieux et toutes époques. Où s’arrête le réel, où commence la part romancée ajoutée par Héloïse Guay de Bellissen ? On ne le sait pas et, au final, peu importe. Car ce roman-collage est rédigé avec une plume aussi limpide qu’elle est poétique. Une plume qui décrit à merveille ce qu’est le tatouage, son impact pour la personne qui le porte, sa symbolique, sa raison d’être. Est-ce parce que je suis moi-même marquée à l’encre que ce roman m’a autant frappée par son message ? Je ne saurai le dire. En tout cas, j’ai compris tous les aspects du tatouage que l’autrice décrit. Il y a celui, en forme de catharsis, pour aider à porter une blessure trop profonde, trop douloureuse. Celui pour faire la paix avec soi, avec son corps. Celui pour se souvenir. Celui pour se cacher. Celui qui revêt la forme d’un rite d’initation. Celui qui donne l’appartenance à une famille. Il y a même l’erreur de jeunesse. Et d’autres encore. Tant de raisons pour vouloir graver dans sa peau un dessin indélébile, tant de symboles, d’émotions, d’histoires qui se dissimulent derrière ces méandres d’encre. Héloïse Guay de Bellissen explore nombreux de ces chemins qui conduisent au tatouage, dévoilant même certains des siens. Elle donne aussi la parole à la peau, cet épiderme malmené pour y faire pénétrer l’encre, y graver un motif. Mais aussi à divers éléments, plus ou moins abstraits. Autant de voix, autant de récits qui font de ce roman un livre qui entre en résonance, en particulier lorsque l’on a soi-même, déjà, franchi le pas du tatouage. Ce livre est un coup de coeur pour moi, une lecture qui ne m’a pas du tout laissée indifférente, surtout alors que je suis dans une longue période de réflexion pour un second tatouage. C’est un livre écrit par une autrice qui, en plus de savoir de quoi elle parle, a le talent pour rendre avec justesse l’éventail des raisons qui peuvent pousser à être tatoué, l’éventail des émotions humaines qui émanent de ces motifs. Elle évoque aussi ses propres sentiments, toujours avec une très belle plume. Et pour terminer cette chronique, je vous laisse avec un extrait de l’introduction qui m’a emportée d’office : "Se tatouer, c’est aussi profond, même lorsque cela devient une erreur de jeunesse, que d’entamer l’écriture d’un livre. Les deux sont intimes, c’est à l’intérieur et ça doit se terminer en dehors."
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  • Apoapo Posté le 2 Juillet 2019
    Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon,... Incipit : « Le corps, un livre non écrit mais qui ne demande que ça. L'écriture c'est une histoire intérieure imprimée. En nous, elle mord et se défend de le faire. Elle marque, cogne, gifle, parfois caresse. Une épitaphe joyeuse inscrite en dedans à qui on donne vie, qu'on sort de la tombe. Écriture et tatouage, ensemble : des gestes premiers et indélébiles, qui réveillent des peaux qui avaient cessé de vivre. Le tatoué et le regardeur, l'écrivain et le lecteur. Se faire dessiner le corps, c'est muter et devenir personnage, se "fictionner". » J'ai toujours des résistances à l'égard de la prose postmoderne, dissonante et syncopée – c-à-d. lexicalement et syntaxiquement fracturée – qui soutient le parallèle avec la musique atonale voire le hard rock. En contrepartie, j'ai invariablement une grande attirance envers les architectures hardies, les constructions narratives complexes. En cela cet ouvrage me comble. Il promet juste des « histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais », et nous offre davantage. Sous chacun des chapitres intitulés par un infinitif qui caractérise, de manière inattendue, un aspect de la démarche du tatoué : Aimer, S'électrifier, Se taguer, S'édifier, Changer, Grandir, Cicatriser, S'historiser, S'affronter, Se morceler, Être marqué, Trouver le dragon, Couper, S'écrire, se déroulent (sauf le dernier) trois récits qui s'emboîtent et se font écho de façon diablement sagace : l'un, autobiographique, qui retrace l'histoire des tatouages réalisés sur le corps de l'auteure – avec un petit clin d’œil dédicatoire à sa mère grièvement malade – ; le deuxième, contemporain, tiré de la mise en forme littéraire des observations et des conversations avec certains clients, nommés, du mari de l'auteure, tatoueur de son métier ; le troisième, historique, avec l'indication du lieu, de la date et de la circonstance, qui narre une histoire ancienne de tatouage ou un événement s'y rapportant. En général le premier récit est écrit en italiques, et, pour compliquer encore sa structure, il se présente parfois comme une série de textes proférés par des personnages imaginaires ou abstraits, ex. : « le sentiment amoureux », « l'arbre », « le corps marqué »..., et comporte quelquefois de citations. L'auteure se réfère à elle-même comme « la fille-livre ». Dans les trois récits de chaque chapitre, les techniques narratives utilisées sont, pour la plupart, celles de la nouvelle, avec tout ce qu'elle implique d'ellipses, de concision, de soin pour une chute inopinée et surprenante. Les premiers chapitres, peut-être à cause de l'effet de surprise, peut-être par l'urgence que l'auteure avait à les raconter, m'ont semblé à la fois renfermer des histoires plus intéressantes – celles que l'auteure cite aussi dans une vidéo de présentation du livre – et avoir été mieux construites dans le jeu perspicace de renvois entre les récits dont je parlais. Mais le livre se lit rapidement et l'intérêt ne se distend pas. En le refermant, un tableau très vaste et multiforme émerge des implications psychologiques, des références esthétiques, historiques, culturelles ainsi que de certaines motivations qui animent cette pratique culturelle devenue récemment banalisée. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié la photo de couverture, représentant Olive Oatman en 1863, dont l'histoire est aussi contée dans le chapitre « Être marqué » : le regard profond et intelligent de cette jeune fille en coiffure et habits victoriens, avec son menton tatoué, de par le contraste entre un classicisme certain et un unique élément disruptif dans ses traits, entre en résonance, emblématiquement, avec le style du livre.
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