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12-21
EAN : 9782266225526
Code sériel : 12533
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Phèdre

Jacques PERRIN (Préface)
Date de parution : 06/12/2012

Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur « l’azur immobile et dormant » de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis des siècles. Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Malgré elle, elle meurt d’un désir criminel pour son fils,...

Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur « l’azur immobile et dormant » de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis des siècles. Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Malgré elle, elle meurt d’un désir criminel pour son fils, le jeune prince trop sauvage et trop pur. Peut-elle rêver, espérer, avouer son crime, aller jusqu’à l’horreur ?

Fille du soleil par ses ancêtres, elle descend au dernier étage de l’enfer. Elle s’aventure dans un cauchemar de sang, un supplice de sensualité bafouée, le délire et la folie.

Pour la dernière fois, Racine évoque la torture de la passion amoureuse, cette maladie, cette obsession qui détruit l’âme, le corps et la raison. Phèdre est peut-être trente fois séculaire, mais ses cris et sa fureur nous parviennent du xviie siècle. Et c’est aujourd’hui que nous la voyons se damner et mourir.

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EAN : 9782266225526
Code sériel : 12533
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Isa0409 Posté le 8 Juin 2020
    #9829;️ Phèdre, par Racine. Cela va faire dix ans que j’ai lu cette œuvre inoubliable, dans le cadre du baccalauréat (mon Dieu que le temps passe...). Rarement une œuvre m’a laissé tant de souvenirs, tant d’émoi. J’adore cette pièce de théâtre, et quand je la relis, comme aujourd’hui, je sais pourquoi j’aime tant la langue française : elle est fascinante. A chaque page que je lis, j’exulte, je jubile, je suis transportée. #9829;️ #9829;️ Voici quelques-uns de mes extraits préférés : #9829;️ « Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire. » #9829;️ « Grâces au ciel, mes mains ne sont pas criminelles. Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles. » #9829;️ « J’aime... À ce nom fatal, je tremble, je frissonne. J’aime... » #9829;️ « Le nom d’amant peut-être offense son courage ; Mais il en a les yeux, s’il n’en a le langage.» #9829;️ « J’aime. Ne pense pas qu’au moment que je t’aime innocente à mes yeux, je m’approuve moi-même Ni que du fol amour qui trouble ma raison, Ma lâche complaisance ait nourri le poison » #9829;️ « Tu me haïssais plus, je ne t’aimais pas moins »
  • Laurent_A Posté le 7 Juin 2020
    Alors voilà, je suis retombé sur ce livre par hasard, 35 ans après mon bac français auquel je l'avais présenté pour l'oral après plusieurs semaines d'étude en classe... Mais la curiosité qui m'a poussé à le relire, c'est moins son souvenir en mémoire que tout à la fois la faible épaisseur du livre, mais aussi et surtout d'avoir appris qu'il était à nouveau au programme du bac 2020. Je pense en avoir apprécié différemment le contenu, à côté de la conviction janséniste de son auteur, de l'interprétation psychanalytique de l'oeuvre dont je me souvenais bien aussi, j'ai été stupéfait par le génie de son auteur, Jean Racine, devant la prouesse d'avoir réalisé une telle oeuvre en cinq actes tenant sur une journée, avec une telle intensité émotionnelle, le tout entièrement écrit en alexandrins : c'est du pur génie, que malheureusement on n'apprécie pas forcément à 17 ans, mais qui force bien du respect et de l'admiration pour ma part à un âge un peu plus avancé. L'édition "Folio poche" présente aussi une préface remarquable (écrite par Raymond Picard) ainsi qu'un dossier avec la généalogie des héros et personnages, un index, et des résumés, bref tout ce qu'il faut pour (ré)apprécier... Alors voilà, je suis retombé sur ce livre par hasard, 35 ans après mon bac français auquel je l'avais présenté pour l'oral après plusieurs semaines d'étude en classe... Mais la curiosité qui m'a poussé à le relire, c'est moins son souvenir en mémoire que tout à la fois la faible épaisseur du livre, mais aussi et surtout d'avoir appris qu'il était à nouveau au programme du bac 2020. Je pense en avoir apprécié différemment le contenu, à côté de la conviction janséniste de son auteur, de l'interprétation psychanalytique de l'oeuvre dont je me souvenais bien aussi, j'ai été stupéfait par le génie de son auteur, Jean Racine, devant la prouesse d'avoir réalisé une telle oeuvre en cinq actes tenant sur une journée, avec une telle intensité émotionnelle, le tout entièrement écrit en alexandrins : c'est du pur génie, que malheureusement on n'apprécie pas forcément à 17 ans, mais qui force bien du respect et de l'admiration pour ma part à un âge un peu plus avancé. L'édition "Folio poche" présente aussi une préface remarquable (écrite par Raymond Picard) ainsi qu'un dossier avec la généalogie des héros et personnages, un index, et des résumés, bref tout ce qu'il faut pour (ré)apprécier cette oeuvre à sa juste valeur et qu'il ne me reste plus désormais qu'à aller applaudir un jour lors d'une représentation sur les planches d'un théâtre...
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  • La_petite_bibliotheque Posté le 30 Mai 2020
    C’est toujours avec une certaine appréhension que je pense à l’œuvre de Racine. Mauvais souvenirs d’école ? Peut-être. Cependant, en lisant un roman, j’ai découvert quelques répliques de Phèdre et j’ai tout de suite trouvé la langue magnifique. Ayant cette pièce de théâtre dans ma bibliothèque, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de me lancer dans ce classique. Au commencent, il y a Phèdre. Elle est mariée avec Thésée, le roi d’Athènes mais elle est secrètement amoureuse de son beau-fils, Hippolyte. Cet amour la ronge de jour en jour, il est impossible pour elle d’oublier ce qu’elle ressent. Pourtant, un évènement va survenir dans sa vie : on lui annonce la mort de Thésée qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs mois. Oenone, sa nourrice et confidente tentera de lui faire avouer ce secret qui l’affaiblit de jour en jour. Phèdre lui confiera. Et de discussion en discussion, Phèdre va se laisser convaincre par Oenone qu’elle doit avouer son amour à Hippolyte. Enfin « se laisser convaincre » est un bien grand mot car Phèdre a tendance à accuser les autres dès que les choses ne se passent pas comme elle le désire. Si elle aime Hippolyte, elle se retournera contre les dieux qui ont... C’est toujours avec une certaine appréhension que je pense à l’œuvre de Racine. Mauvais souvenirs d’école ? Peut-être. Cependant, en lisant un roman, j’ai découvert quelques répliques de Phèdre et j’ai tout de suite trouvé la langue magnifique. Ayant cette pièce de théâtre dans ma bibliothèque, j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et de me lancer dans ce classique. Au commencent, il y a Phèdre. Elle est mariée avec Thésée, le roi d’Athènes mais elle est secrètement amoureuse de son beau-fils, Hippolyte. Cet amour la ronge de jour en jour, il est impossible pour elle d’oublier ce qu’elle ressent. Pourtant, un évènement va survenir dans sa vie : on lui annonce la mort de Thésée qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs mois. Oenone, sa nourrice et confidente tentera de lui faire avouer ce secret qui l’affaiblit de jour en jour. Phèdre lui confiera. Et de discussion en discussion, Phèdre va se laisser convaincre par Oenone qu’elle doit avouer son amour à Hippolyte. Enfin « se laisser convaincre » est un bien grand mot car Phèdre a tendance à accuser les autres dès que les choses ne se passent pas comme elle le désire. Si elle aime Hippolyte, elle se retournera contre les dieux qui ont osé lui faire cet affront. Quand elle avouera à son beau-fils son amour, elle en voudra à sa nourrice de l’avoir poussé à le faire. Ses actes ne semblent jamais venir d’elle-même. Cependant, c’est une histoire magnifique, pleine d’amour et de force. La langue de Racine est sublime. Le texte en alexandrins pourrait en effrayer certains, pourtant il est fluide et le lire à haute voix, c’est une vraie mélodie pour l’oreille. La tragédie peut déplaire mais il faut avouer que dans ce genre, il y a une profondeur que l’on ne retrouve pas dans n’importe quel texte. N’ayons plus peur de ce classique, apprécions le pour la beauté des mots.
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  • Kaky Posté le 3 Mai 2020
    Je n'ai pas trop le droit de juger trop sévèrement ce livre. Je ne suis pas trop fan de cette mythologie que je trouve très glauque et je ne suis pas fan non plus de ce type de phrasé. J'avais préféré Iphigénie a celui-ci. Mais c'est tout de même un classique que l'on doit avoir lu au moins une fois.
  • AMR Posté le 21 Avril 2020
    C’est à la faveur d’un podcast France Culture que je redécouvre Phèdre de Racine, pièce étudiée au collège, à une époque où l’on apprenait par cœur les tirades et monologues les plus significatifs que l’on commentait également en détail, puis relue souvent depuis car j’avoue une sensibilité particulière pour l’alexandrin tragique. En effet, le partenariat qui lie France Culture et la Comédie-Française a permis d’enregistrer de nombreuses pièces du répertoire du théâtre classique et ainsi de constituer une mémoire radiophonique de notre patrimoine théâtral. À l’issue de cette écoute, j’ai repris ma vieille édition des classiques illustrés Hachette et retrouvé avec bonheur les passages connus, jamais vraiment oubliés. Le propos de la tragédie, d’inspiration antique prise chez Euripide, Sénèque, Ovide et Plutarque, en quelques mots… Seconde femme de Thésée, Phèdre, jeune encore, brule d’une passion secrète et coupable pour son beau-fils Hippolyte, cherche par tous les moyens à l’éloigner d’elle et songe même au suicide. Son beau-fils, qu’elle adule et rejette à la fois, a l’intention de quitter Trézène pour partir à la recherche de son père disparu pendant la guerre de Troie et que tout le monde tient pour mort, fuyant aussi par là son propre amour pour Aricie, princesse déchue... C’est à la faveur d’un podcast France Culture que je redécouvre Phèdre de Racine, pièce étudiée au collège, à une époque où l’on apprenait par cœur les tirades et monologues les plus significatifs que l’on commentait également en détail, puis relue souvent depuis car j’avoue une sensibilité particulière pour l’alexandrin tragique. En effet, le partenariat qui lie France Culture et la Comédie-Française a permis d’enregistrer de nombreuses pièces du répertoire du théâtre classique et ainsi de constituer une mémoire radiophonique de notre patrimoine théâtral. À l’issue de cette écoute, j’ai repris ma vieille édition des classiques illustrés Hachette et retrouvé avec bonheur les passages connus, jamais vraiment oubliés. Le propos de la tragédie, d’inspiration antique prise chez Euripide, Sénèque, Ovide et Plutarque, en quelques mots… Seconde femme de Thésée, Phèdre, jeune encore, brule d’une passion secrète et coupable pour son beau-fils Hippolyte, cherche par tous les moyens à l’éloigner d’elle et songe même au suicide. Son beau-fils, qu’elle adule et rejette à la fois, a l’intention de quitter Trézène pour partir à la recherche de son père disparu pendant la guerre de Troie et que tout le monde tient pour mort, fuyant aussi par là son propre amour pour Aricie, princesse déchue et sœur des Pallantides, clan ennemi. La mort que Phèdre implore pour expurger son crime sera retardée par la nécessité successorale puis par l’annonce du retour inespéré de Thésée. Entretemps, Phèdre a avoué ses sentiments à Hippolyte et ce dernier l’a repoussée avec horreur et dégout. La suivante de Phèdre distille la calomnie et, maudissant son fils qui l’aurait outragé, Thésée appelle sur sa tête la vengeance des dieux, apprenant trop tard son innocence, de la bouche même de Phèdre qui meurt à ses pieds. C’est au tour de Thésée d’expier ses erreurs, rendant les honneurs funèbres à Hippolyte et adoptant Aricie. J’ai toujours été très touchée par la bouleversante humanité de Phèdre, à la fois victime et coupable, marquée d’une terrible hérédité car « fille de Minos et de Pasiphaé » (mère du Minautore), névrosée, hystérique, jalouse, mais capable aussi de tendresse, ambivalente toujours. Sa passion pour Hippolyte n’a d’incestueuse que le nom car, à Athènes, une veuve pouvait épouser le fils de son mari ; Racine met ici en avant un droit canonique, un inceste contre nature, d’ordre social, qui pousse une femme mûre vers un jeune homme qui pourrait être son fils. J’ai beaucoup moins d’affinités avec Hippolyte, trop sûr de lui au début de la pièce, puis beaucoup trop naïf par la suite… Il critique les amours de son père tout en se vouant lui-même à une passion que les convenances lui interdisent. Ses qualités de courage, de grandeur d’âme et de sang-froid sont cependant misse en lumière dans sa mort spectaculaire et dramatique. Thésée est à la fois un héros guerrier, un père et un époux… Au début, il brille par son absence et n’apparaît que dans les ressentis des autres personnages vis-à-vis de lui. Son retour est une sorte de résurrection. Cependant, son personnage manque de discernement tant il se laisse facilement manipuler par Œnone ; il devient pitoyable quand il réalise ses erreurs. Aricie est charmante et aimable, timide et romanesque… Malgré tout, son personnage gagne peu à peu en profondeur ; elle se rebelle, exige le mariage avant d’accepter de fuir avec Hippolyte, par exemple. J’avoue toujours un intérêt particulier pour les seconds rôles, les nourrices et les confidentes, ces personnages effacés, toujours dévoués, indulgents, de bon conseil, capables tour à tour de tendresse et de rappel à la dignité, actants de l’ombre, victimes parfois de l’affection qu’ils ou elles portent aux héros qu’ils servent, victimes collatérales toujours et morts sans sépulture souvent. Je n’oublie donc pas Œnone et Théramène. Cette pièce est un approfondissement et un couronnement, une histoire scandaleuse et violente, qui va causer une véritable cabale entre les partisans de Racine et de Corneille et marquer un moment crucial dans la carrière de son auteur. D’abord créée sous le titre Phèdre et Hippolyte, le titre actuel date de 1687. Dans la préface de Phèdre, Racine exprime la volonté de ne peindre les passions « que pour montrer le désordre dont elles sont causes », présentant son personnage éponyme comme une victime à qui la grâce avait fait défaut. La vertu est mise à l’honneur ; les moindres fautes ou intentions de fautes sont punies… Ainsi, en 1677, Racine se montrait repentant et se réconciliait avec le jansénisme de Port-Royal. La tragédie ne doit pas seulement divertir mais aussi instruire le public. Sa Phèdre est moins odieuse que dans les œuvres des anciens, plus vertueuse et noble : Racine met, par exemple, la calomnie dans la bouche de la nourrice… J’ai toujours trouvé cette pièce de Racine très accessible avec une exposition sous la forme des deux confessions en parallèle d’amours coupables et le coup de théâtre de la mort de Thésée, puis une montée en puissance d’abord lente avec la confession d’Aricie et l’aveu de Phèdre puis captivante avec le retour inopiné de Thésée, une accélération dramatique avec un affolement généralisé de tous les personnages avant l’inévitable ambiance de jugement du quatrième acte, sous le signe de la fureur et de l’excès. Enfin, le dernier acte est celui des combats, celui jusqu’au-boutiste d’Hyppolite, celui désespéré de Phèdre et celui de Thésée qui, dans l’urgence, ne parvient pas à tout arrêter. Je ne le dirai jamais assez : redécouvrons nos classiques ! https://www.facebook.com/piratedespal/ https://www.instagram.com/la_pirate_des_pal/
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