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EAN : 9782266225526
Code sériel : 12533
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)
Phèdre
Jacques Perrin (préface de)
Date de parution : 06/12/2012
Éditeurs :
12-21

Phèdre

Jacques Perrin (préface de)
Date de parution : 06/12/2012

Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur « l’azur immobile et dormant » de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis...

Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur « l’azur immobile et dormant » de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis des siècles. Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Malgré elle, elle meurt d’un désir criminel pour son fils,...

Les colonnes du palais de Trézène ouvrent sur « l’azur immobile et dormant » de la Grèce. Dans cette lumière sacrée, la plus noire des tragédies se joue dans une famille maudite depuis des siècles. Phèdre devrait aimer le prince Thésée, son mari. Malgré elle, elle meurt d’un désir criminel pour son fils, le jeune prince trop sauvage et trop pur. Peut-elle rêver, espérer, avouer son crime, aller jusqu’à l’horreur ?

Fille du soleil par ses ancêtres, elle descend au dernier étage de l’enfer. Elle s’aventure dans un cauchemar de sang, un supplice de sensualité bafouée, le délire et la folie.

Pour la dernière fois, Racine évoque la torture de la passion amoureuse, cette maladie, cette obsession qui détruit l’âme, le corps et la raison. Phèdre est peut-être trente fois séculaire, mais ses cris et sa fureur nous parviennent du xviie siècle. Et c’est aujourd’hui que nous la voyons se damner et mourir.

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EAN : 9782266225526
Code sériel : 12533
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lamifranz Posté le 11 Mai 2022
    Aujourd'hui, théâtre. Mais attention, pas n'importe quoi. Le top du top, Le nec plus ultra. Le summum : Phèdre de Jean Racine. Dans le théâtre français, Phèdre (de Racine) est la plus belle pièce classique comme Antigone (d'Anouilh) est la plus belle pièce contemporaine. C'est mon avis, et je le partage avec moi-même ainsi qu'avec ma personne (nous sommes souvent du même avis). Il y a bien sûr d'autres chefs-d'œuvre qui pouvaient être mis en concurrence, notre théâtre est riche en auteurs et en œuvres de premier plan : Corneille, Racine et Molière au XVIIème, Marivaux et Beaumarchais au XVIIIème, Hugo, Vigny et surtout Musset, pour les Romantiques, et au XXème siècle, Sartre et Camus, Cocteau, Giraudoux et Anouilh, j'en passe et des meilleurs... Mais Phèdre a pour moi une aura exceptionnelle. C'est sans doute personnel, on a comme ça parfois des attirances fulgurantes pour une œuvre littéraire, un tableau, ou un morceau de musique, qui ne s'expliquent pas, qui tiennent de l'instinct, "parce que c'était lui, parce que c'était moi". Phèdre, je l'ai connue comme bien des jeunes de mon âge, dans les cours de français en préparation du bac. J'avais la chance d'avoir un prof exceptionnel qui nous... Aujourd'hui, théâtre. Mais attention, pas n'importe quoi. Le top du top, Le nec plus ultra. Le summum : Phèdre de Jean Racine. Dans le théâtre français, Phèdre (de Racine) est la plus belle pièce classique comme Antigone (d'Anouilh) est la plus belle pièce contemporaine. C'est mon avis, et je le partage avec moi-même ainsi qu'avec ma personne (nous sommes souvent du même avis). Il y a bien sûr d'autres chefs-d'œuvre qui pouvaient être mis en concurrence, notre théâtre est riche en auteurs et en œuvres de premier plan : Corneille, Racine et Molière au XVIIème, Marivaux et Beaumarchais au XVIIIème, Hugo, Vigny et surtout Musset, pour les Romantiques, et au XXème siècle, Sartre et Camus, Cocteau, Giraudoux et Anouilh, j'en passe et des meilleurs... Mais Phèdre a pour moi une aura exceptionnelle. C'est sans doute personnel, on a comme ça parfois des attirances fulgurantes pour une œuvre littéraire, un tableau, ou un morceau de musique, qui ne s'expliquent pas, qui tiennent de l'instinct, "parce que c'était lui, parce que c'était moi". Phèdre, je l'ai connue comme bien des jeunes de mon âge, dans les cours de français en préparation du bac. J'avais la chance d'avoir un prof exceptionnel qui nous faisait aimer la matière, et qui nous décryptait la pièce de façon tout à fait personnelle, sans être pour autant iconoclaste, mais suffisamment pour nous ouvrir d'autres points de vue que ceux du programme. Ce premier contact se trouva renforcé en fin d'année avec un reportage qu'on nous fit regarder, qui avait pour sujet la mise en scène qu'avait faite Jean-Louis Barrault de la pièce. Amis Babélionautes, si vous avez envie d'en savoir plus sur Phèdre, je vous conseille instamment de lire le livre que Jean-Louis Barrault, avec une intelligence rare, a tiré de ses notes de scène : Mise en scène de Phèdre chez Points-Essais. Phèdre, - comme Antigone, Oedipe, Electre et tant d'autres - , vient du théâtre grec antique, illustré par Eschyle Sophocle et Euripide, qui eux-mêmes ont puisé dans la mythologie ou l'histoire légendaire, si riche en drames et tragédies. Phèdre, notamment s'inspire d'Euripide (Hippolyte porte-couronnes) et aussi du poète et philosophe romain Sénèque (encore un à re-découvrir !), auteur lui-aussi d'une Phèdre. Comme la plupart des tragédies antiques, Phèdre est l'objet d'une "machine infernale" : la succession des faits, inéluctable, ne peut que mener à une fin tragique. Pour les héros, la signification est double : la fatalité pèse sur les personnages, et la fin tragique est le châtiment d'une faute, la mort en étant la rédemption... En même temps, Phèdre est une pièce équivoque : rien n'est blanc ni noir (encore que toute la pièce est bâtie sur des contrastes : ombre/lumière, vertu/faute, mensonge/vérité, vie/mort..), on a du mal à dire si les personnages sont coupables ou innocents, malgré la faute. Au total, il n'y a peut-être que des victimes. Et puis, si Phèdre est la meilleure pièce du répertoire, ce n'est pas seulement pour l'intrigue, menée de main de maître, c'est également pour la langue admirable utilisée par l'auteur. Tout y est : la couleur locale, la maîtrise parfaite de la versification, la musicalité des vers (sans comparaison avec les autres poètes de l'époque), le rythme qui épouse l'évolution des sentiments. la pudeur/impudeur des scènes intimes, les descriptions frappantes de vérité (relisez le récit de Théramène, on croit voir un péplum)... Curieusement, parmi les grands auteurs du XXème, qui ont avec beaucoup de succès adopté les mythes antiques (Giraudoux : Electre et La Guerre de Troie n'aura pas lieu, Sartre : Les mouches, Cocteau : La machine infernale), personne ne s'est attaqué au mythe de Phèdre, à part peut-être, en l'actualisant, Gilbert Cesbron avec sa Phèdre à Colombes. Peut-être est-ce que Racine, avec sa Phèdre de 1677, avait placé la barre si haut, qu'elle est inatteignable...
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  • clem_bookine Posté le 19 Avril 2022
    J'ai bien aimé cette pièce de théâtre même si j'en ai sauté quelques passages un peu long à mon goût ... Le thème de l'histoire est très différent de ce que j'ai l'habitude de lire et évoque la blessure de la passion pour un homme que l'on ne peut pas aimer. #x1f4ab
  • Wendywho Posté le 4 Avril 2022
    Magistrale pièce. Un concentré d'ombres et de lumière sous le soleil implacable de la Grèce. La passion folle et fatale précipite la reine dans la catastrophe criminelle. Splendeurs des vers de Racine, le maître d'écriture, l'observateur des coeurs.
  • LeBateauLivres Posté le 24 Mars 2022
    Et toujours les vers magnifiques de Racine, cette pièce aux accents magnétiques, qu'on ne se lasse ni de lire ni de relire ! Phèdre aime Hippolyte d'un amour coupable, plus que son propre fils même ; Mais Hippolyte aime Aricie, jeune princesse lors captive, fille du soleil qu'on imagine blonde, de sorte que, une fois Thésée déclaré occis et que l'équilibre du royaume s'en trouve menacé, il s'agit de choisir quelle lignée succédera au héros volage sur le trône d'Athènes. Lors, les aveux se consument malgré les coeurs et les instincts, les pulsions de vie et de mort vont bon train, et Hippolyte devient un reproche vivant pour Phèdre ... Mêlant intérêts politiques et passions impossibles qu'empoisonne Vénus à l'envi, cette pièce porte à séduire et les amoureux de théâtre et ceux de poésie. Alors, à Thésée de reparaître, évadé d'une aventure improbable à la limite du grotesque ! (III, 4), et au dénouement tragique de possiblement advenir. On se laisse embarquer. Un classique toujours aussi cathartique et magique donc, et dont je recommande, au nom des lois mystiques de l'art et de la beauté, la (re)lecture.
  • lehibook Posté le 20 Janvier 2022
    Il serait un peu ridicule de résumer une pièce si célèbre , le sommet pour moi (et semble-t-il pour l’auteur lui-même) d’une œuvre riche en merveilles. Autant la personne de Racine (si l’on s’en rapporte aux contemporains ) paraît peu amène , autant la beauté musicale de ses vers le place au panthéon des poètes . Et Phèdre en est un exemple parfait. De plus la thématique de la culpabilité qui imprègne la pièce, résonne étrangement avec la biographie de son auteur.
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