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Robert Laffont
EAN : 9782221191613
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Pile entre deux

Date de parution : 27/10/2015

L'avion s'est immédiatement mis en branle. Il a pris son élan sur la piste, puis a décollé en nous abandonnant au milieu de nulle part... Comme des clampins, on était plantés là, dans cet environnement inconnu, où on se sentait aussi à l'aise qu'un autocar de culs-de-jatte égaré au mondial de la godasse.

EAN : 9782221191613
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cecilestmartin Posté le 1 Septembre 2019
    « En un peu plus d’un siècle, depuis le début de la révolution industrielle, disons, l’Homme a basculé dans un mépris dément vis-à-vis de la nature, allant jusqu’à l’aliéner complètement pour tenter d’éponger sa voracité… Les machines qui arment désormais le bras du mammifère le plus évolué de la création, lui permettent enfin de tout bousiller dans les grandes largeurs. ». C’est une fable écologique, antisystème que nous propose Le Guilcher dans Pile entre les deux. Un roman qui offre une vraie bouffée d’oxygène mais dont on ne sait si le propos est de nous faire rire ou pleurer... Antoine Derien (la magie des noms chez Le Guilcher !), le narrateur, est ingénieur naval, sans activité. Il est marié à Judith, un génie des finances qui travaille à la Bourse. Un couple heureux, amoureux, parents d’un petit Louis qui les comble. Leur félicité va être mise à mal. Face à la dérive économique, à la non maîtrise des flux financiers, les Etats dans le monde décident d’isoler traders et autres boursicoteurs sur une île déserte. Antoine, et son copain Fano, prof de yoga, venus aider Judith à déménager du palais Brongniart (elle s’est fait virer pour avoir giflé le grand... « En un peu plus d’un siècle, depuis le début de la révolution industrielle, disons, l’Homme a basculé dans un mépris dément vis-à-vis de la nature, allant jusqu’à l’aliéner complètement pour tenter d’éponger sa voracité… Les machines qui arment désormais le bras du mammifère le plus évolué de la création, lui permettent enfin de tout bousiller dans les grandes largeurs. ». C’est une fable écologique, antisystème que nous propose Le Guilcher dans Pile entre les deux. Un roman qui offre une vraie bouffée d’oxygène mais dont on ne sait si le propos est de nous faire rire ou pleurer... Antoine Derien (la magie des noms chez Le Guilcher !), le narrateur, est ingénieur naval, sans activité. Il est marié à Judith, un génie des finances qui travaille à la Bourse. Un couple heureux, amoureux, parents d’un petit Louis qui les comble. Leur félicité va être mise à mal. Face à la dérive économique, à la non maîtrise des flux financiers, les Etats dans le monde décident d’isoler traders et autres boursicoteurs sur une île déserte. Antoine, et son copain Fano, prof de yoga, venus aider Judith à déménager du palais Brongniart (elle s’est fait virer pour avoir giflé le grand patron) sont embarqués sur un charter avec tout ce beau monde, direction Midway Atoll. Là, s’organise une micro société, de type concentrationnaire, dans laquelle les mêmes schémas se répètent (cela m’a d’ailleurs rappelé Ravages, de Barjavel) : aliénation, domination, création d’une monnaie d’échanges, femmes exploitées sexuellement… le tout mené joyeusement par un roi de la finance, nommé DSQ, machiavélique, sociopathe et grand jouisseur devant l’Eternel (toute ressemblance avec l’ex-patron du FMI n’est pas fortuite hein !). Antoine, Fano et leur copain Wiki – pour Wikipédia – prennent d’emblée leurs distances avec le groupe et forment un petit trio à part. Ils découvrent l’île et ses monceaux de détritus, ses marées de plastiques et les animaux qui la peuplent, les albatros notamment qui constituent une grande colonie. Je n’en dirai pas plus mais, pour rajouter au concert de lecteurs enthousiastes, disons que c’est un livre qui mérite vraiment le détour. L’humour ravageur de l’auteur offre un contre-poids aux constats amers sur la dérive des sociétés occidentales dont le but ultime semble être l’autodestruction et je ne regarderai plus jamais de la même façon une petite bouteille en plastique (non, je n’ai pas attendu Arnaud Le Guilcher pour avoir un sursaut écologique mais la personnification est un procédé intéressant pour la piqûre de rappel 😊). Il y a des passages à lire et à relire par temps de mélancolie : la montée des 15 étages du palais Brongniart, la description de l’opération des calculs rénaux du narrateur (hilarant), le premier repas partagé avec son amoureuse Judith... C’est intelligent, bien écrit, très en phase avec l’actualité et assez transgressif. A découvrir sans hésiter !!
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  • marina53 Posté le 5 Août 2019
    Alors qu'il rend visite à son père atteint de la maladie d'Alzheimer, Antoine Derien reçoit un coup de fil de Judith, son amoureuse depuis 8 ans et mère de Louis. Affolée, elle l'informe qu'elle vient d'être virée et qu'elle a deux heures pour vider les lieux, la Palais Brongniart, une énorme banque d'affaires. Sans voiture et, accessoirement, sans permis, le jeune homme demande à Fano, le petit frère de l'un de ses deux meilleurs potes, de le conduire illico sur place. Arrivés à bon port, ils se font cueillir par une armada de gardiens de la paix, de CRS, de gendarmes et de flics. Au dessus d'eux, des hélicos. C'est à n'y rien comprendre ! D'autant qu'on les laisse entrer...Atteignant, non sans mal, le 18ième étage à pieds, les deux hommes constatent étonnamment qu'il n'y a personne ! Car, ce que ne savent pas encore Antoine et Fano, c'est que l'ONU a décidé d'expulser manu militari tous les traders responsables de la chute de toutes les bourses du monde. Direction une île, non pas paradisiaque, mais vide de tout habitant, exceptée de milliers d'albatros, au milieu de nulle part... Foutraque, déjanté, jouissif, un brin satirique et écologique, percutant... Pile entre deux,... Alors qu'il rend visite à son père atteint de la maladie d'Alzheimer, Antoine Derien reçoit un coup de fil de Judith, son amoureuse depuis 8 ans et mère de Louis. Affolée, elle l'informe qu'elle vient d'être virée et qu'elle a deux heures pour vider les lieux, la Palais Brongniart, une énorme banque d'affaires. Sans voiture et, accessoirement, sans permis, le jeune homme demande à Fano, le petit frère de l'un de ses deux meilleurs potes, de le conduire illico sur place. Arrivés à bon port, ils se font cueillir par une armada de gardiens de la paix, de CRS, de gendarmes et de flics. Au dessus d'eux, des hélicos. C'est à n'y rien comprendre ! D'autant qu'on les laisse entrer...Atteignant, non sans mal, le 18ième étage à pieds, les deux hommes constatent étonnamment qu'il n'y a personne ! Car, ce que ne savent pas encore Antoine et Fano, c'est que l'ONU a décidé d'expulser manu militari tous les traders responsables de la chute de toutes les bourses du monde. Direction une île, non pas paradisiaque, mais vide de tout habitant, exceptée de milliers d'albatros, au milieu de nulle part... Foutraque, déjanté, jouissif, un brin satirique et écologique, percutant... Pile entre deux, c'est tout à la fois pertinemment drôle et drôlement pertinent ! Parce qu'il y a eu comme un léger malentendu, Antoine et Fano ne s'éclatant nullement dans la finance (le premier ne travaillant plus depuis l'accident de ses deux meilleurs amis et collaborateurs qui a quelque peu fait couler leur projet de construire des bateaux, le second étant prof de yoga), les voilà tout de même embarqués de force ou de force dans un charter low-cost direction une île perdue au milieu de nulle part. Autour d'eux, des traders, des employés et des directeurs de banque, des albatros avec qui ils feront copain-copain, et du plastique. Avec Wiki qui, comme son nom l'indique, a réponse à tout, les deux compères feront tout pour se sortir de ce guêpier. Avec Arnaud Le Guilcher, l'on peut dire que l'on ne s'ennuie pas tant cette fable éco-écolo-politico poétique se révèle tout aussi caustique que réjouissante. L'écriture est pétulante et jubilatoire, les dialogues enlevés et les jeux de mots fusent. Insolite et irrésistible !
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  • saroul Posté le 23 Février 2019
    Le Guilcher nous entraîne dans un conte moderne où tout peut arriver. Il nous conte avec humour comment aurait pu être traités les responsables de la crise financière, de DSQ, qui se voudrait le maître du monde, toujours perturbé au -dessous de la ceinture, Antoine qui parle aux albatros et reçoit une déclaration d'amour d'une otarie, qui s'avère être un phoque mâle en plus , et la petite bouteille d'eau en plastique qui rêve d'être reconnue, c'est délirant, et les bébés pigeons, je n'ai toujours pas percé l'énigme, c'est vrai, toujours ds pigeons adultes sur notre route et nous ne voyons jamais de bébés pigeons, qui va nous aider à élucider le mystère,??? un très bon moment de lecture
  • misstoupin29 Posté le 2 Février 2019
    Ce livre est très bien écrit le style est vivifiant (il manque d 'auteur publié avec cette plume) Les personnages sont très attachant mais je n'ai pas accroché après l'arrivé sur île.
  • Iboo Posté le 25 Juillet 2018
    En mai : "Du tout au tout" En juin : "Ric-rac" En juillet : "Pile entre deux" Toujours aussi emballée ! À chaque fois étonnée, intriguée, amusée, cueillie, épatée et résolument conquise. Cet auteur est génial. Il a le don d'aborder des sujets qui nous préoccupent - ou devraient nous préoccuper - sans jamais être moralisateur, culpabilisant, sentencieux. Il nous enveloppe tout ça dans des romans aussi toniques que barrés et... pouf ! le message est passé. Et bien passé. Sans même qu'on s'en soit aperçu. Ce n'est que le livre refermé que l'on se dit : "Purée ! Faut faire gaffe, quand même. Et pas trop se ramollir." Dans celui-ci, l'histoire nous est contée sous la forme d'une dystopie. Mais pas un truc plombant où on a juste envie de demander où est le gaz pour en finir plus vite et abréger nos souffrances, puisque même le super héros échoue à sauver le monde de l'apocalypse. D'abord, chez Le Guilcher, il n'y a pas de super héros. Il n'y a que des gens comme vous et moi - voire pas mieux. Des gens si ordinaires qu'ils en deviennent extraordinaires. Des gens qui parfois touchent le fond mais trouvent en eux, malgré tout, l'énergie vitale,... En mai : "Du tout au tout" En juin : "Ric-rac" En juillet : "Pile entre deux" Toujours aussi emballée ! À chaque fois étonnée, intriguée, amusée, cueillie, épatée et résolument conquise. Cet auteur est génial. Il a le don d'aborder des sujets qui nous préoccupent - ou devraient nous préoccuper - sans jamais être moralisateur, culpabilisant, sentencieux. Il nous enveloppe tout ça dans des romans aussi toniques que barrés et... pouf ! le message est passé. Et bien passé. Sans même qu'on s'en soit aperçu. Ce n'est que le livre refermé que l'on se dit : "Purée ! Faut faire gaffe, quand même. Et pas trop se ramollir." Dans celui-ci, l'histoire nous est contée sous la forme d'une dystopie. Mais pas un truc plombant où on a juste envie de demander où est le gaz pour en finir plus vite et abréger nos souffrances, puisque même le super héros échoue à sauver le monde de l'apocalypse. D'abord, chez Le Guilcher, il n'y a pas de super héros. Il n'y a que des gens comme vous et moi - voire pas mieux. Des gens si ordinaires qu'ils en deviennent extraordinaires. Des gens qui parfois touchent le fond mais trouvent en eux, malgré tout, l'énergie vitale, l'amour des leurs, pour donner le coup de talon qui les fera remonter à la surface et entraîner dans leur sillage les moins motivés, les plus désespérés. Leur refus de se résigner est communicatif. Bon, d'accord... Antoine et Fano parlent aux albatros mais je ne vois pas en quoi cela est improbable. Moi, j'y ai cru, dur comme fer. Suffit de faire du yoga et de pratiquer intensivement le "lâcher prise" et, zou ! la connexion est établie. D'ailleurs, je m'y mets dès demain. J'ai plein de piafs dans mon jardin qui me racontent leur vie tous les matins et, comme je parle déjà avec mes chats, je sens qu'on va se faire des colloques de toute beauté !
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