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Omnibus
EAN : 9782258112964
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Un Noël de Maigret

Date de parution : 19/06/2014
« C'était chaque fois la même chose. Il avait dû soupirer en se couchant :
— Demain, je fais la grasse matinée.
Et Mme Maigret l'avait pris au mot, comme si les années ne lui avaient rien enseigné, comme si elle ne savait pas qu'il ne fallait attacher aucune importance aux phrases qu'il lançait de la sorte. Elle aurait pu dormir tard, elle aussi. Elle n'avait aucune raison pour se lever de bonne heure. »
Ces nouvelles ont été écrites entre 1947 et 1950.
Seule une des trois nouvelles du recueil, "Un Noël de Maigret", met en scène le célèbre commissaire.
Simenon en numérique : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, les très “noirs” Romans durs et les nouvelles.
 
EAN : 9782258112964
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nadouch Posté le 24 Janvier 2020
    Je m'attendais à un roman mais en fait c'est un recueil de nouvelles se passant à Noël, et seulement la première avec Maigret. C'est la première justement qui est la plus émouvante, Maigret et sa femme ayant encore passé un réveillon seuls... La journée de Noël est marquée par une enquête de Maigret depuis son fauteuil (presque...), et surtout sur la situation d'une petite fille, qui rappelle cruellement aux Maigret qu'ils n'ont pas eu d'enfants... J'ai beaucoup aimé ce recueil, et surtout cette première nouvelle.
  • Polars_urbains Posté le 13 Janvier 2020
    Comme le témoignage de l'enfant de choeur, Un Noël de Maigret débute par le témoignage d'un enfant, ici une petite fille clouée au lit, qui affirme avoir vu la nuit un homme déguisé en Père Noël soulever des lames du parquet de sa chambre pour y chercher quelque chose. Un événement qui rappelle La pipe de Maigret, où un inconnu cherche aussi des objets cachés dans une maison qui n'est pas la sienne. Et, comme avec le jeune Justin, l'enfant de choeur qui affirme avoir vu un cadavre alors qu'il se rendait à l'église, Maigret va prendre l'histoire de Colette au sérieux. De même que dans le témoignage de l'enfant de choeur ou le fou de Bergerac, nous avons ici une « enquête en chambre », à la différence que Maigret n'est pas malade. Mais, en ce jour de Noël, il n'a pas envie de quitter la douceur de son domicile ni la compagnie de Mme Maigret qui s'active en cuisine. Il ne fera que traverser le boulevard Richard Lenoir et il confiera les recherches d'informations – dans des commissariats de quartiers, à la consigne de la gare du Nord ou dans un hôtel meublé – à Lucas et Torrence. L'intérêt... Comme le témoignage de l'enfant de choeur, Un Noël de Maigret débute par le témoignage d'un enfant, ici une petite fille clouée au lit, qui affirme avoir vu la nuit un homme déguisé en Père Noël soulever des lames du parquet de sa chambre pour y chercher quelque chose. Un événement qui rappelle La pipe de Maigret, où un inconnu cherche aussi des objets cachés dans une maison qui n'est pas la sienne. Et, comme avec le jeune Justin, l'enfant de choeur qui affirme avoir vu un cadavre alors qu'il se rendait à l'église, Maigret va prendre l'histoire de Colette au sérieux. De même que dans le témoignage de l'enfant de choeur ou le fou de Bergerac, nous avons ici une « enquête en chambre », à la différence que Maigret n'est pas malade. Mais, en ce jour de Noël, il n'a pas envie de quitter la douceur de son domicile ni la compagnie de Mme Maigret qui s'active en cuisine. Il ne fera que traverser le boulevard Richard Lenoir et il confiera les recherches d'informations – dans des commissariats de quartiers, à la consigne de la gare du Nord ou dans un hôtel meublé – à Lucas et Torrence. L'intérêt de la nouvelle tient à ce que nous sommes dans deux mondes clos, l'appartement du commissaire et celui des Martin, juste en face de chez lui, deux mondes qui se ressemblent : « Dans cette affaire, qui n'en était pas une, puisqu'il n'était officiellement chargé de rien, c'était tout différent. Pour la première fois, un événement se passait dans un monde proche du sien, dans une maison qui aurait pu être la sienne. » C'est d'ailleurs ce qui va perturber Maigret : il n'est pas dans un milieu qu'il faut découvrir, les appartements sont semblables, leur disposition trop identique, les poêles qui les chauffent sont les mêmes. La première visite chez les Martin pour interroger la petite fille le laissera d'ailleurs perplexe : « Etait-ce cela qui le gênait ? Il lui semblait qu'il manquait de recul, qu'il ne voyait pas les gens et les choses avec un oeil assez frais, assez neuf. » Il entrera finalement dans l'atmosphère de ses voisins, découvrant progressivement une famille pas si unie que l'on pouvait le penser et, comme on dit outre-manche, des squelettes dans le placard. Un Noël de Maigret montre un Maigret intime, chez lui, qui traine en robe de chambre, discute avec son épouse, réfléchit devant le poêle et distribue ses instructions pendant que Mme Maigret cuisine et tricote. Pour le commissaire, Noël évoque la nostalgie de l'enfance, que renforce la neige qui arrive sur Paris. C'est aussi une période difficile pour les Maigret, un « vieux couple (…) sans personne à gâter » qui, à la fin de la nouvelle, accueillera temporairement Colette… Nostalgie de la paternité et référence à une petite fille disparue en bas âge, évoquée dans Les mémoires de Maigret et Maigret et l'homme du banc. Enquête implacable en deux temps – en direct sur trois chapitres et en différé ensuite grâce à une enveloppe retrouvée plus tard par le commissaire sur laquelle il avait pris quelques notes –, Un Noël de Maigret (notons l'article indéfini, tous les Noëls se ressembleraient-ils ?) est aussi un conte de Noël, genre obligé pour tant d'écrivains : Charles Dickens (Un chant de Noël), Guy de Maupassant (La nuit de Noël), Nicolaï Gogol (La nuit de Noël) ou Marcel Aymé (Le commis du Père Noël) …
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  • Fantasio Posté le 3 Décembre 2019
    Un "petit" Maigret atypique puisque l'action du polar se déroule au domicile du célèbre commissaire et dans l'immeuble d'en face. Simenon, comme à son habitude arrive à passionner son lecteur et à faire partager la mélancolie qui se dégage du récit avec brio. Le réalisme dans lequel il nous plonge est proprement hallucinant de vérité. Les personnages sont admirablement décrits, l'intrigue énigmatique à souhait et l'ensemble plein d'humanité. C'est beau, c'est triste, c'est du grand art, bref, c'est du Simenon.
  • ArnoT Posté le 1 Décembre 2019
    Comme dans tous les romans de Simenon, l'atmosphère, la composition des personnages, qu'ils soient de premier plan ou fugitifs, sont plus importants que l'intrigue. Simenon n'est jamais aussi inspiré et à l'aise que dans la description d'une rue sous la pluie, d'une scène de café, d'une chambre ou d'un paysage. Cette facilité apparente se retrouve aussi dans la description psychologique de ses personnages : leur tourment, leur lâcheté, leur joie et leur souffrance. Ces hommes et ces femmes sont rarement sereins, franchement innocents ou coupables. Ils sont troubles. Simenon l'était lui-même.
  • SZRAMOWO Posté le 2 Novembre 2019
    Relecture de ce véritable conte de Noël de Simenon avec un Jules Maigret plus nostalgique que jamais. Il se souvient, la gorge pleine de soupirs rentrés, les Noëls de son enfance et espère, même s'il a cinquante ans, que la neige va se mettre à tomber. Un Noël sans neige, ça ne ressemble à rien. Il y a presque du Dickens dans ce conte. Jules et Louise ont passé un réveillon seuls. Ils n'ont pas de famille à fêter et à combler de cadeau, sauf la soeur de Louise qui est en Alsace et envoie une bouteille de prunelle de temps en temps. Une bouteille qui joue un rôle dans l'histoire, tant elle est sollicitée. Le matin de Noël se traîne. Maigret déçoit sa femme en ne faisant pas la grasse matinée, il se lève à huit heures dix, chipote un croissant du bout des lèvres, boit deux cafés, allume une pipe, sa femme tricote. Les rues sont désertes. Il imagine, dans les apprtements de son immeuble, les enfants émerveillés devant le sapin et les jouets. Mais il était dit qu'il ne pourrait passer un Noël sans une enquête. Deux voisines viennent le solliciter pour une étrange affaire. Mme Martin une femme mystérieuse et... Relecture de ce véritable conte de Noël de Simenon avec un Jules Maigret plus nostalgique que jamais. Il se souvient, la gorge pleine de soupirs rentrés, les Noëls de son enfance et espère, même s'il a cinquante ans, que la neige va se mettre à tomber. Un Noël sans neige, ça ne ressemble à rien. Il y a presque du Dickens dans ce conte. Jules et Louise ont passé un réveillon seuls. Ils n'ont pas de famille à fêter et à combler de cadeau, sauf la soeur de Louise qui est en Alsace et envoie une bouteille de prunelle de temps en temps. Une bouteille qui joue un rôle dans l'histoire, tant elle est sollicitée. Le matin de Noël se traîne. Maigret déçoit sa femme en ne faisant pas la grasse matinée, il se lève à huit heures dix, chipote un croissant du bout des lèvres, boit deux cafés, allume une pipe, sa femme tricote. Les rues sont désertes. Il imagine, dans les apprtements de son immeuble, les enfants émerveillés devant le sapin et les jouets. Mais il était dit qu'il ne pourrait passer un Noël sans une enquête. Deux voisines viennent le solliciter pour une étrange affaire. Mme Martin une femme mystérieuse et méfiante, une blonde âgée de quarante-cinq ans est traînée contre son gré, par Mlle Doncoeur une vieille fille amoureuse du commissaire, chez Maigret afin qu'elle lui raconte quel étrange événement s'est déroulé chez elle durant la nuit de Noël. Sa nièce Colette, sept ans, orpheline de mère, convalescente suite à une fracture de la jambe affirme avoir vu un Père Noël qui lui a remis une poupée après avoir exploré le parquet de sa chambre... Maigret prend la chose au sérieux. Interroge les protagonistes de ce qu'il n'ose appeler un drame et met à jour aidé à distance par les fidèles Torrence et Lucas, les ombres du passé de Mme Martin, Loraine Martin née Boitel, et la dérive du père de Colette Paul Martin frère de Jean le mari de Loraine. Comme dans un conte de Noël, l'histoire finit bien. Maigret joue les redresseurs de torts, plus que de coûtume, et avoue ses sentiments les plus intimes pour sa femme Louise, en lui faisant un cadeau de Noël qui la comble plus que tout. "- Bien sûr que je suis contente...Mais...mais... Elle renifla, chercha un mouchoir, n'en trouva pas et enfouit son visage dans son tablier." Une nouvelle (46 pages) dans laquelle Simenon montre une fois de plus sa maîtrise de l'écriture en nous faisant découvrir des dimensions inconnues de son personnage fétiche. Bravo. A lire dans la perspective de Noël !
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