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Robert Laffont
EAN : 9782221123355
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe

Un océan de pavots

Christiane BESSE (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 03/05/2012

Au coeur de cette saga règne l'Ibis, ancien transporteur d'esclaves converti en navire marchand. Partant de Baltimore, il rejoint Calcutta pour embarquer des coolies attendus à l'île Maurice. L'équipage est un assemblage hétéroclite de lascars et d'officiers anglo-saxons. Parmi eux se trouve Zachary Reid, mulâtre que tous prennent pour un...

Au coeur de cette saga règne l'Ibis, ancien transporteur d'esclaves converti en navire marchand. Partant de Baltimore, il rejoint Calcutta pour embarquer des coolies attendus à l'île Maurice. L'équipage est un assemblage hétéroclite de lascars et d'officiers anglo-saxons. Parmi eux se trouve Zachary Reid, mulâtre que tous prennent pour un Blanc et qui risque gros si la vérité était connue. À fond de cale se cache Paulette, une orpheline française fuyant un mariage arrangé. Autour d'elle s'entassent des paysans indiens chassés par la misère. Deeti, une veuve ayant échappé au bûcher funéraire, s'efforce de leur insuffler l'espoir.
Dans un avenir qu'ils n'envisagent pas et un ailleurs qui les terrifie, ces individus si attachants donneront naissance à une dynastie mêlant les croyances, les races et les langues. Car la langue est la grande héroïne de ce roman. Venus de tous les horizons, les personnages parlent un anglais métissé de bengali, de bhojpuri et de chinois, ou encore de français et de lascari. Savoureux, audacieux et d'une extraordinaire vigueur. Un océan de pavots est le chef-d'oeuvre de l'un des écrivains les plus importants de l'Inde contemporaine.

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EAN : 9782221123355
Façonnage normé : EPUB2
DRM : DRM Adobe
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mimipinson Posté le 1 Mai 2020
    Il y a deux ans, je faisais connaissance avec Amitav Ghosh - Le palais des miroirs -avec la ferme envie de poursuivre le voyage en Orient, et en particulier en Inde grande oubliée de mes choix de lecture. C’est ainsi que je me lance dans son ambitieuse trilogie de l’Ibis. L’Ibis est une goélette, qui de Calcutta doit amener jusqu’à l’Île Maurice une floppée de personnages, d’origines diverses, et pour diverses raisons ; mais pour qui l’opium est toujours peu ou prou une compagne plus ou moins proche. Amitav Ghosh commence par présenter longuement, avec minutie, et surtout beaucoup de dynamisme son monde. C’est n’est que plus tard dans le roman, qu’Amitav Ghosh embarque ses personnages aussi attachants qu’hauts en couleurs à bord de l’Ibis pour un voyage riche en péripéties, et rebondissements. Amitav Ghosh est un conteur hors pair. Il a une fine connaissance de la société indienne, et un sens aigu de l’histoire. Sa langue est riche, abondement teintée de termes indiens volontairement non traduits dans un lexique. Cela laisse le choix au lecteur de se renseigner, ou au contraire de se laisser guider par son imagination et son intuition. J’ai beaucoup apprécié l’esprit d’aventure de ce roman, et son grand sens... Il y a deux ans, je faisais connaissance avec Amitav Ghosh - Le palais des miroirs -avec la ferme envie de poursuivre le voyage en Orient, et en particulier en Inde grande oubliée de mes choix de lecture. C’est ainsi que je me lance dans son ambitieuse trilogie de l’Ibis. L’Ibis est une goélette, qui de Calcutta doit amener jusqu’à l’Île Maurice une floppée de personnages, d’origines diverses, et pour diverses raisons ; mais pour qui l’opium est toujours peu ou prou une compagne plus ou moins proche. Amitav Ghosh commence par présenter longuement, avec minutie, et surtout beaucoup de dynamisme son monde. C’est n’est que plus tard dans le roman, qu’Amitav Ghosh embarque ses personnages aussi attachants qu’hauts en couleurs à bord de l’Ibis pour un voyage riche en péripéties, et rebondissements. Amitav Ghosh est un conteur hors pair. Il a une fine connaissance de la société indienne, et un sens aigu de l’histoire. Sa langue est riche, abondement teintée de termes indiens volontairement non traduits dans un lexique. Cela laisse le choix au lecteur de se renseigner, ou au contraire de se laisser guider par son imagination et son intuition. J’ai beaucoup apprécié l’esprit d’aventure de ce roman, et son grand sens romanesque. Il me tarde évidemment de retrouver son ambiance avec le second volet….
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  • Frch Posté le 4 Janvier 2020
    Si le livre est parfois un peu dur à comprendre (rapport aux termes utilisés, mélange de langues et argot), l’intrigue nous emporte vite jusqu’à l’île Maurice. Un vrai bonheur ce voyage ! On a hâte d’en savoir plus sur le devenir de chacun ! Vivement la lecture du deuxième tome.
  • fredmarie Posté le 8 Novembre 2019
    Un roman-fleuve, parfois roman « populaire » avec ses scènes de bagarre sur le bateau et la sobriété de son style - voire avec de rares scènes d’amour : « « Il n’y avait jamais le temps, au cours des préliminaires précipités menant aux premiers ébats, pour se déshabiller convenablement : le dhoti de six mètres de Neel s’enroulait autour des neuf mètres du sari d’Elokshi, formant des entrelacs encore plus compliqués que l’enchevêtrement de leurs membres » (115). Il souffre un peu des habituels défauts d’A. Ghosh (Le pays des marées), à savoir une multitude de personnages auxquels on a peine à s’attacher car, à peine a-t-on bien commencé à les suivre, que leur histoire s’arrête soudain, hachée, pour s’attacher à un autre personnage – on reviendra au précédent vingt ou trente pages plus loin. Ces personnages sont comme un raccourci de la société indienne, de la veuve sauvée du sati au prince banni par Britanniques, en passant par une orpheline française et d’innombrables paysans, mystiques ou roublards, marins d’eau douce ou lascars aguerris, dont la cause de leur émigration est expliquée au lecteur pendant la première moitié du livre, et qui ensuite se retrouvent tous sur l’Iris qui... Un roman-fleuve, parfois roman « populaire » avec ses scènes de bagarre sur le bateau et la sobriété de son style - voire avec de rares scènes d’amour : « « Il n’y avait jamais le temps, au cours des préliminaires précipités menant aux premiers ébats, pour se déshabiller convenablement : le dhoti de six mètres de Neel s’enroulait autour des neuf mètres du sari d’Elokshi, formant des entrelacs encore plus compliqués que l’enchevêtrement de leurs membres » (115). Il souffre un peu des habituels défauts d’A. Ghosh (Le pays des marées), à savoir une multitude de personnages auxquels on a peine à s’attacher car, à peine a-t-on bien commencé à les suivre, que leur histoire s’arrête soudain, hachée, pour s’attacher à un autre personnage – on reviendra au précédent vingt ou trente pages plus loin. Ces personnages sont comme un raccourci de la société indienne, de la veuve sauvée du sati au prince banni par Britanniques, en passant par une orpheline française et d’innombrables paysans, mystiques ou roublards, marins d’eau douce ou lascars aguerris, dont la cause de leur émigration est expliquée au lecteur pendant la première moitié du livre, et qui ensuite se retrouvent tous sur l’Iris qui va descendre le Gange, embarqués comme travailleurs « engagés » (ou prisonniers, dans le cas du zamindar) en route vers Maurice, en 1838. Cela dit, c’est très intéressant. On découvre la culture de l’opium (passage d’une culture d’autoconsommation à une culture forcée, 47 ; visite de la factorerie - qui sent un peu trop la documentation historique p.126 sqq), opium qu’on va imposer de force aux Chinois lors de la guerre qui se prépare (343). La société indienne est racontée dans toute sa violence, comme ce brave géant Kalua, noir et poilu, qu’on oblige à s’accoupler à une jument qui lui chie dessus (83) ; ou par les interdits qui la structurent – pauvre Neel dans son cachot, qui doit manger une nourriture préparée par une caste inconnue (352-3), puis nettoyer les excréments de son compagnon de cellule (425). La colonisation ne vaut guère mieux, avec les discours abracadabrants de ces négociants vivant dans le luxe (superbe dîner p.332) qui justifient l’esclavage comme une libération des tyrans locaux ; la fin de la traite signe le développement de l’engagisme : « N’avez-vous pas entendu dire que lorsque Dieu ferme une porte, il en ouvre une autre ? Quand les portes de la liberté ont été fermées aux Africains, Dieu les a ouvertes à une tribu qui en avait besoin encore bien davantage, les Asiatiques » (112). « Un de mes compatriotes a très bien exprimé la chose : ‘Jésus-Christ est le libre commerce et le libre commerce est Jésus-Christ’. On n’a jamais prononcé mots plus vrais. S’il est de la volonté de Dieu que l’opium soit utilisé comme un moyen d’ouvrir la Chine à Ses enseignements, qu’il en soit ainsi » (158). « Le jour où les indigènes perdront foi en nous en tant que garants de l’ordre des castes, ce jour-là, messieurs, marquera la fin de notre règne » (625). La société coloniale est engoncée dans un terrible puritanisme : « Les sentiments, ma chère Puggly, dit-elle sévèrement, sont pour les dhobis et les catins. Nous, mems, nous ne pouvons laisser ce genre de choses nous encombrer ! » (361). On découvre comment les engagés sont traités comme des quasi esclaves, avant l’embarquement et surtout pendant le long voyage, et ce alors qu’ils sont transis par la peur, par les ragots, l’inconnu, et l’angoisse de traverser la kala pani (326, 484). « Comment se faisait-il que, en choisissant les hommes et les femmes destinées à être arrachées à cette plaine asservie, la main du destin se fut posée si loin à l’intérieur, très à l’écart des côtes peuplées, sur des gens parmi les plus obstinément enracinés dans le limon du Gange, […] ? » (520). La traductrice a dû en baver pour traduire tous les termes de marine, que Ghosh s’amuse à multiplier tout comme il prend le parti d’écrire sans italiques tous les termes vernaculaires indiens, souvent sans les traduire ni les expliquer, afin de mieux entrainer le lecteur dans ce mélange de langues et de cultures que va charrier le navire. On laisse les voyageurs au milieu de l’océan Indien, suite à une mutinerie. A priori, les deux romans suivants ne vont guère suivre plus avant leurs destins individuels, ce qui est dommage, pour préférer s’attarder sur la Chine – d’où certains apéritifs de ce livre, comm
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  • oiseaulibre Posté le 29 Janvier 2019
    Calcutta, 1838, " L'Ibis " embarque une poignée de coolies pour l'île Maurice: paysans indiens ruinés, veuve réchappée du bûcher, française fuyant un mariage sordide, paria chinois. Cette Babel de la misère s'unira, jouant son infatigable espérance contre le destin. Ce livre est le premier acte d'une trilogie d'une puissance sidérante. J'ai eu du mal à entrer dans le livre mais après la mise en place de tous les personnages ce fut très difficile de le lâcher.
  • Marple Posté le 29 Août 2018
    Premier tome de la 'Trilogie de l'Ibis', Un océan de pavots nous présente une galerie de personnages loufoques et attachants : des Intouchables, un rajah déchu, des lascars matelots, un Noir presque blanc, une jeun bourgeoise rebelle... Tout ce petit monde est mêlé de près ou de loin au commerce de l'opium et se retrouve sur un grand voilier, l'Ibis, en partance de l'Inde pour Maurice. A part ces présentations approfondies des différents protagonistes, il ne se passe pas grand chose dans l'océan de pavots, pourtant large de plusieurs centaines de pages. Ce n'est pas gênant, car ces rencontres exotiques sont plaisantes et pittoresques, pleines d'odeurs, de mots, de goûts et de coutumes indiennes ou lascaris. Je les retrouverai volontiers dans les tomes suivants. Lu dans le cadre de Pioche dans ma PAL mai 2018, merci @juten-doji et désolée pour le gros retard de la critique.
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