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Lizzie
EAN : 9791036616624
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 242 min
Nouveauté

La familia grande

Date de parution : 09/09/2021
« Souviens-toi, maman : nous étions tes enfants. » C.K.

C’est l’histoire d’une grande famille qui aime débattre, rire et danser, qui aime le soleil et l’été.

C’est le récit incandescent d’une femme qui ose enfin raconter ce qui a longtemps fait taire la familia grande.

 
EAN : 9791036616624
Façonnage normé : Coffret CD
Durée : 242 min
Lizzie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marymay Posté le 6 Novembre 2021
    C’est un livre émouvant de sincérité, très bien écrit, sans lourdeur, plein de pudeur. Camille Kouchner ose dire les émotions qui la touchent même celles qui ne sont pas glorieuses. Elle nous parle de ses ressentis parfois contradictoires qui la rongent. Jusqu’au va l’amour que l’on a pour nos parents, notre famille ? Question difficile. Bravo Camille d’avoir eu le courage d’écrire ce livre !
  • celinedr Posté le 28 Octobre 2021
    J’ai débuté ce livre non sans une certaine appréhension. Il s’ouvre sur une centaine de pages dans lesquelles Camille Kouchner nous présente sa famille : la familia grande, la famille de sang mais aussi la famille de cœur, celle qui viendra rejoindre au fil du temps, ce foyer si…particulier. Le sujet sera tu jusqu’à la page 105. Jusque-là, l’auteure plantera le décor. Un environnement qui surprend. Un peu plus à chaque révélation. Une éducation qui base ses principes sur l’interdiction d’interdire. Sur la liberté. Sur la débrouillardise. Pas de repas en famille, chacun se cuisine ce qu’il trouve. Des surgelés la plupart du temps. Une maison dans laquelle les tâches ménagères n’ont pas de place. Elles sont » sans délices » contrairement à l’activité intellectuelle, omniprésente. On parle de sexualité à des enfants qui ne comprennent pas ce qu’il en est. On se promène nu devant eux depuis trop longtemps pour qu’ils trouvent cela anormal. Dans la belle maison de vacances de Sanary, tous les étés, la famille se retrouve. Universitaires, hommes politiques, hommes de lois, philosophes… Les adultes d’un côté. Les enfants de l’autre. C’est la liberté pour les uns comme pour les autres. Les plus petits assistent à... J’ai débuté ce livre non sans une certaine appréhension. Il s’ouvre sur une centaine de pages dans lesquelles Camille Kouchner nous présente sa famille : la familia grande, la famille de sang mais aussi la famille de cœur, celle qui viendra rejoindre au fil du temps, ce foyer si…particulier. Le sujet sera tu jusqu’à la page 105. Jusque-là, l’auteure plantera le décor. Un environnement qui surprend. Un peu plus à chaque révélation. Une éducation qui base ses principes sur l’interdiction d’interdire. Sur la liberté. Sur la débrouillardise. Pas de repas en famille, chacun se cuisine ce qu’il trouve. Des surgelés la plupart du temps. Une maison dans laquelle les tâches ménagères n’ont pas de place. Elles sont » sans délices » contrairement à l’activité intellectuelle, omniprésente. On parle de sexualité à des enfants qui ne comprennent pas ce qu’il en est. On se promène nu devant eux depuis trop longtemps pour qu’ils trouvent cela anormal. Dans la belle maison de vacances de Sanary, tous les étés, la famille se retrouve. Universitaires, hommes politiques, hommes de lois, philosophes… Les adultes d’un côté. Les enfants de l’autre. C’est la liberté pour les uns comme pour les autres. Les plus petits assistent à des spectacles qui m’ont fait écarquillé les yeux plus d’une fois. Pour eux, rien d’anormal. On se retrouve. On s’amuse. Quelles belles années, dira l’auteure. Puis, les enfants grandissent. Cette façon de vivre commence par semer le trouble dans leur tête. Est-ce ainsi que l’on doit se comporter en famille ? Entre amis ? Les grands avec les petits ? Non, certainement pas !!! Mais, ils les aiment ces grands, leurs seuls repères. Ils sont fascinaient par leur charisme. S’extirper de leur emprise est aussi douloureux que nécessaire. Garder le silence équivaut à les protéger. C’est que, certains sont fragiles. Il ne faudrait pas que les tragédies du passé refassent surface. Il y a eu suffisamment de suicides. Camille ne veut plus de tout cela. Alors elle se tait. Mais ce silence la ronge. La culpabilité s’accroît. Car la petite fille, devenue grande, mesure alors toute l’horreur de la situation et il lui faudra des années pour qu’elle se délivre de ce traumatisme qui aura gâcher l’existence de bien du monde. J’ai ressenti un profond dégoût pour cette classe sociale qu’on nomme l’élite : cette catégorie qui ose se croire au dessus des autres. Et qui dirige qui plus est. Un comble. Une aberration. Inutile d’insister. Un livre que j’espère libérateur pour les victimes.
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  • nanouche Posté le 26 Octobre 2021
    Camille Kouchner a commencé à écrire ce livre après la mort de sa mère, Evelyne Pisier. Elle y raconte son enfance dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle qui a placé la liberté au sommet de ses valeurs. Evelyne est une femme libre et somme sa fille d'être libre aussi. Les parents divorcent quand Camille a six ans :"Tu n'as pas le droit de pleurer, je suis beaucoup plus heureuse comme ça (...) Pas question d'avoir des enfants idiots, des enfants caricatures. Le divorce est une liberté." A plusieurs reprises cette liberté imposée aux enfants m'apparaît comme une façon de se dédouaner de ses devoirs parentaux. Plus tard ce sont Camille et son frère jumeau Victor qui prennent le relai des baby-sitter pour s'occuper des petits frère et soeur. J'ai l'impression que les enfants sont des faire-valoir pour des adultes autour de qui tout doit tourner. Il s'agit de mettre en scène une famille libérée, ce que les enfants peuvent ressentir ne compte pas -ou plutôt il n'est pas imaginable que les enfants puissent ressentir autre chose que ce que ressentent les adultes. Quand Evelyne se met en couple avec Olivier celui-ci remplace Bernard auprès de Camille, ce père trop souvent... Camille Kouchner a commencé à écrire ce livre après la mort de sa mère, Evelyne Pisier. Elle y raconte son enfance dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle qui a placé la liberté au sommet de ses valeurs. Evelyne est une femme libre et somme sa fille d'être libre aussi. Les parents divorcent quand Camille a six ans :"Tu n'as pas le droit de pleurer, je suis beaucoup plus heureuse comme ça (...) Pas question d'avoir des enfants idiots, des enfants caricatures. Le divorce est une liberté." A plusieurs reprises cette liberté imposée aux enfants m'apparaît comme une façon de se dédouaner de ses devoirs parentaux. Plus tard ce sont Camille et son frère jumeau Victor qui prennent le relai des baby-sitter pour s'occuper des petits frère et soeur. J'ai l'impression que les enfants sont des faire-valoir pour des adultes autour de qui tout doit tourner. Il s'agit de mettre en scène une famille libérée, ce que les enfants peuvent ressentir ne compte pas -ou plutôt il n'est pas imaginable que les enfants puissent ressentir autre chose que ce que ressentent les adultes. Quand Evelyne se met en couple avec Olivier celui-ci remplace Bernard auprès de Camille, ce père trop souvent absent et aux colères qui font peur aux enfants. La famille passe alors tous les étés à Sanary, dans la grande propriété familiale d'Olivier. On y accueille aussi de nombreux amis. Tous ensemble ils se donnent le nom de Familia grande et forment une petite cour autour d'Olivier et Evelyne. Ici aussi la liberté est de rigueur. On se baigne nu dans la piscine:"Dis donc, ça pousse ma Camouche! Mais tu ne vas tout de même pas garder le haut? T'es pas comme Mumu la coincée!". C'est Olivier qui parle et Muriel, meilleure amie d'Evelyne, est moquée pour sa pudeur. L'exhibition comme preuve de liberté sexuelle, les amis témoins et complices qui ne disent rien pour ne pas être exclus du microcosme, tout cela me fait penser à ce que j'ai lu dans La fabrique des pervers. Longtemps la relation entre Camille et sa mère est fusionnelle mais cela cesse après le suicide de Paula, la grand-mère maternelle. Evelyne sombre alors dans la dépression et l'alcoolisme, elle se replie sur elle-même. Aux enfants on n'explique rien. Paula a fait un choix, c'était son droit, il est interdit d'être triste. Evelyne se saoule, c'est son droit. C'est peu après que Victor révèle à Camille qu'Olivier, le beau-père adoré, a abusé de lui. Les jumeaux ont 14 ans. Cet inceste survient à la moitié du livre. A partir de ce moment je retrouve ce que j'ai lu dans d'autres témoignages de victimes. Le chantage affectif pour les faire taire. Au suicide dans cette famille où le sujet est particulièrement sensible. La honte ressentie par Victor, la culpabilité par Camille qui a gardé le secret à la demande de son frère. Quand, des années plus tard, Victor parle enfin Evelyne minimise le crime et se pose en victime de ses enfants. J'ai été touchée par cette lecture, par les violences que l'on a fait subir à ces enfants. Camille Kouchner a des raisons d'en vouloir à son père et à sa mère. Cela apparaît clairement mais elle ne s'est pas arrêtée au ressentiment. Elle a fait un vrai travail sur elle même et, si elle voit bien les manques de ses parents, elle est capable aujourd'hui d'en voir aussi les qualités. Cela m'a impressionnée.
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  • GillesL13 Posté le 19 Octobre 2021
    C’est l’histoire d’une grande famille aux parents libertaires qui aime débattre, rire et danser, qui aime l’été sous le soleil dans la grande maison de Sanary. C’est l’histoire de la gauche caviar qui prend de pouvoir. Et c’est surtout l’histoire de l’inceste d’Olivier Duhamel homme politique d’influence sur son beau fils alors jeune adolescent Victor fils du Bernard Kouchner. Camille, la sœur jumelle de Victor mise dans la confidence par son frère dès le départ, explique ces dizaines d’années de silence et de rejet, elle décrit avec précision et justesse l’emprise de l’incestueux et de la famille, le sentiment de culpabilité et de honte qui mine et gâche la vie des victimes.
  • Darjeelingdo Posté le 18 Octobre 2021
    Voilà un livre qui n’est, à priori, pas du tout ma tasse de thé ! Dévoiler les secrets de famille et régler ses comptes avec ses géniteurs est très à la mode chez les écrivains français actuels , hélas ! Celui-ci a fait le buzz , étant donné les personnalités mises en cause, mais on en a dit aussi beaucoup de bien alors quand je l’ai vu sur la table à la bibliothèque, j’ai tenté le coup. La première partie du livre est une peinture assez saisissante d’un petit monde bourgeois de « gauche » tendance caviar dans les années post soixante huitardes . Une famille dans laquelle rien n’est tabou, et le maître mot en matière d’éducation est le mot liberté. Une mère adorée, un père qui s’intéresse plus aux enfants du monde qu’aux siens , un beau père qui le remplace avantageusement et que «  Camillou » admire tellement... C’est le beau profil de la médaille. Mais il y a l’autre face : la famille élargie l’été à tout le microcosme intello bobo puis aux «  fans de pouvoir et arriviste- nés », joutes verbales, « la culture et les mots tout le temps » , jeux, fêtes et libertinage, à Sanary « rien n’est... Voilà un livre qui n’est, à priori, pas du tout ma tasse de thé ! Dévoiler les secrets de famille et régler ses comptes avec ses géniteurs est très à la mode chez les écrivains français actuels , hélas ! Celui-ci a fait le buzz , étant donné les personnalités mises en cause, mais on en a dit aussi beaucoup de bien alors quand je l’ai vu sur la table à la bibliothèque, j’ai tenté le coup. La première partie du livre est une peinture assez saisissante d’un petit monde bourgeois de « gauche » tendance caviar dans les années post soixante huitardes . Une famille dans laquelle rien n’est tabou, et le maître mot en matière d’éducation est le mot liberté. Une mère adorée, un père qui s’intéresse plus aux enfants du monde qu’aux siens , un beau père qui le remplace avantageusement et que «  Camillou » admire tellement... C’est le beau profil de la médaille. Mais il y a l’autre face : la famille élargie l’été à tout le microcosme intello bobo puis aux «  fans de pouvoir et arriviste- nés », joutes verbales, « la culture et les mots tout le temps » , jeux, fêtes et libertinage, à Sanary « rien n’est interdit » . C’est dans cette ambiance que survient la confidence de Victor à sa soeur , alors qu’ils ont quatorze ans : «  il m’a caressé et puis tu sais... » dit-il en parlant de son beau-père, et cette interrogation «  C’est mal, tu crois ? » Et, parce qu’elle veut protéger sa mère ,déjà anéantie par la mort de sa propre mère, Camille va se taire et vivre avec ce secret mais aussi la culpabilité de protéger ce beau-père qu’elle aime comme un père : «  dans l’explosion de notre famille, face à la dérive de ma mère, il était tout ce qu’il me restait ». Comment vivre avec un secret si lourd, la culpabilité, le mensonge, l’obligation de faire semblant... Camille parle de « l’hydre » qui l’empêche littéralement de respirer ce qui lui vaut des séjours à l’hôpital. Ces pages sont un témoignage touchant sur les ravages de l’inceste sur l’adolescent concerné bien sûr mais aussi sur le reste de la famille, détruite par le silence, les non-dits et finalement le refus de voir la réalité en face. Ce n’est pas un livre voyeuriste, il est écrit avec beaucoup de pudeur, a certainement aidé l’auteure à se reconstruire et permis de briser une nouvelle fois l’omerta trop souvent de mise sur le sujet de l’inceste.
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