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Les choses que nous avons vues
Noëlle Michel (traduit par)
Date de parution : 10/03/2022
Éditeurs :
Lizzie
En savoir plus
PRIX CONSEILLÉ
17.99 €

Les choses que nous avons vues

Noëlle Michel (traduit par)
Date de parution : 10/03/2022
Une plongée saisissante dans le quotidien des modérateurs de contenu, les nettoyeurs du web. Hanna Bervoets y analyse l'état de confusion entre réalité et virtuel dans lequel nous vivons.
Kailegh a appartenu à la cohorte de modérateurs de contenu chargés de veiller sur les images et les textes qui circulent sur le web. Sur un ton froid et désabusé,... Kailegh a appartenu à la cohorte de modérateurs de contenu chargés de veiller sur les images et les textes qui circulent sur le web. Sur un ton froid et désabusé, la jeune femme répond par courrier interposé à l'avocat qui lui a proposé de participer à une action collective contre... Kailegh a appartenu à la cohorte de modérateurs de contenu chargés de veiller sur les images et les textes qui circulent sur le web. Sur un ton froid et désabusé, la jeune femme répond par courrier interposé à l'avocat qui lui a proposé de participer à une action collective contre la plateforme Internet qui l'employait. En dépit de la somme de vidéos barbares et de commentaires haineux qui lui a été infligée le temps de ce travail précaire, elle refuse de se joindre à ses anciens collègues, mais souhaite raconter ce qui l'a personnellement traumatisée sur les lieux de ce travail. Commence alors le récit du quotidien éreintant de ces nettoyeurs du web, de l'indifférence avec laquelle ils se protègent jusqu'aux cauchemars qui les hantent.
Le jour où apparaît la séduisante Sigrid, venue travailler avec eux, Kailegh semble perdre ses moyens. Que peut devenir une relation entre deux êtres au sein d'un univers où l'intimité est quotidiennement malmenée ? Telle est la question que pose Hannah Bervoets avec acuité, le temps d'un récit à la tension irrésistible.
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EAN : 9791036618642
Façonnage normé : MP3
Lizzie
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • clarkguebeul 03/09/2022
    Un court roman qui n'est pas désagréable à lire mais qui a été vendu comme un témoignage sur les modérateurs comme soutiers des plateformes du web, de l'horreur de leur statut dans un monde ultra-libéral et de l'atrocité des visionnages qu'ils doivent modérer...Las cet aspect n'occupe qu'une petite part du livre qui est plutôt consacré à une romance lesbienne assez glauque. On est en droit de trouver la lecture glaçante mais un peu vaine et de se foutre de cette relation pas vraiment passionnante. On n'apprend pas grand chose qu'on ne sache déjà et oui, les relations amoureuses souvent ne vont nulle part, être antisémite et platiste en même temps signale des individus peu enrichissants à moins que l'on soit soi-même platiste et antisémite, le complotisme est sans issue etc etc...
  • chezchafran 27/08/2022
    Être modérateur sur internet un métier qui bousille les travailleurs car ils voient des choses complètement folles, violentes et absurdes comme seuls les humains sont capables du pire. Et pour s'en sortir on boit ou on se drogue et leur vies sont atteintes à jamais . Un roman déprimant mais qui illustre bien la réalité d'aujourd'hui avec la gang de malades qui se cachent derrière des pseudonymes et nous font état de leur commentaires, leurs vidéos, leurs vies complètement folle dont nous sommes accrochés souvent malgré nous. Je donne 6/10
  • MademoiselleMaeve 07/08/2022
    Je cherchais un livre audio assez court à écouter pendant que je m’occupais de désherber le jardin avec mes petites mains (tâche hautement rébarbative mais satisfaisante, surtout avec un livre). Et j’ai jeté mon dévolu sur Les choses que nous avons vues d’Hanna Bervoets (un petit peu moins de trois heures, c’était parfait). Kayleigh est modératrice de plateformes internet. Elle voit passer toute la journées des vidéos toutes plus atroces les unes que les autres, qu’elle doit ou non supprimer en fonction de critères qu’elle a dû apprendre par cœur. Ses collègues et elle ressortent chaque soir des images affreuses plein la tête, après avoir dû atteint un certain rendement – 500 tickets par jour – un taux de bonnes réponses de 85%. Ils sont sous pression en permanence et certains finissent par être atteints de stress post-traumatique à force de voir ces images. Quelques collègues de Kayleigh partis de la boîte intentent une action collective contre leur ex-employeur Hexa. Mais Kayleigh ne veut pas se joindre à eux, ce qu’elle explique à l’avocat dans une long monologue – celui que nous écoutons. Elle raconte son quotidien chez Hexa, la pression, les vidéos obscènes, violentes, qu’elle voit à longueur de journée. Les pauses... Je cherchais un livre audio assez court à écouter pendant que je m’occupais de désherber le jardin avec mes petites mains (tâche hautement rébarbative mais satisfaisante, surtout avec un livre). Et j’ai jeté mon dévolu sur Les choses que nous avons vues d’Hanna Bervoets (un petit peu moins de trois heures, c’était parfait). Kayleigh est modératrice de plateformes internet. Elle voit passer toute la journées des vidéos toutes plus atroces les unes que les autres, qu’elle doit ou non supprimer en fonction de critères qu’elle a dû apprendre par cœur. Ses collègues et elle ressortent chaque soir des images affreuses plein la tête, après avoir dû atteint un certain rendement – 500 tickets par jour – un taux de bonnes réponses de 85%. Ils sont sous pression en permanence et certains finissent par être atteints de stress post-traumatique à force de voir ces images. Quelques collègues de Kayleigh partis de la boîte intentent une action collective contre leur ex-employeur Hexa. Mais Kayleigh ne veut pas se joindre à eux, ce qu’elle explique à l’avocat dans une long monologue – celui que nous écoutons. Elle raconte son quotidien chez Hexa, la pression, les vidéos obscènes, violentes, qu’elle voit à longueur de journée. Les pauses minutées. Le flicage. Les verres avec les collègues à la fin de la journée. Et sa relation de couple avec une collègue, Sigrid. Le monologue de Kayleigh est froid. La voix d’Aloïse Sauvage colle complètement au texte et participe encore plus à rendre le personnage détaché des choses, comme si Kayleigh racontait une histoire qu’elle n’avait pas vécue. Ne vous attendez pas à adorer les personnages. On a la sensation qu’ils ont mis sur « off » leurs émotions au travail et qu’ils n’arrivent plus à repasser sur « on » en dehors. Même l’histoire en Kayleigh et Sigrid n’a rien de joli. Et si la fin est étonnante, elle ne participe pas, elle non plus, à alléger le propos d’Hanna Bervoest. Le sujet est intéressant, mais le traitement est un peu trop clinique à mon goût. Néanmoins, j’ai bien aimé en savoir un peu plus sur le quotidien de ceux qui font en sorte que les internautes ne tombent pas sur des vidéos traumatisantes. Enfin sur plus de vidéos traumatisante qui traînent sur internet. Nan, parce que si on veut voir des trucs immondes, on peut toujours le faire. Et même si on ne le voulait pas d’ailleurs Tout ça me fait penser que depuis des années j’essaie de régler un litige avec Facebook qui a décidé un jour, comme ça, de bloquer mon blog car il ne respecte pas la politique de publication de la plateforme. Bon, en vrai, a priori, c’est un bug informatique qui n’a jamais été réglé. J’ai alerté mille fois Facebook par différents biais. J’ai même réussi à avoir quelqu’un au téléphone (ce qui est une petite gloire personnelle) qui m’a dit que ça pouvait être réglé en dix secondes et j’attends encore. Les choses que nous avons vues m’a fait pensé à mes déboires. Imaginant un collègue de Kayleigh voir mon blog et se dire « ah, mais c’est affreux ! Mais non mais quelle angoisse, c’est quoi ce blog effrayant, choquant, violent. Personne ne doit pouvoir s’y rendre via Facebook et Instagram, imaginez un peu le trauma. » (Je sais que ce n’est pas ça, mais pour moi, c’est du pareil au même, vu le résultat.) Mais enfin, revenons-en à Les choses que nous avons vues d’Hanna Bervoets. A part cette froideur clinique et peut-être un manque d’épaisseur des personnages – et du livre sans doute – le propos est plutôt intéressant. Il paraît que l’autrice néerlandaise s’intéresse aux nouvelles technologies et elle a documenté son propos. Ce qui fait de ce roman une source d’informations intéressantes concernant ces modérateurs de contenus.
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  • AMR_La_Pirate 23/06/2022
    Les choses que nous avons vues est le premier roman traduit en français de la néerlandaise Hanna Bervoets. Je le découvre grâce à NetGalley et Lizzie dans la version audio lue par Aloïse Sauvage. Ce roman est présenté comme une plongée saisissante dans le quotidien des modérateurs de contenu, celles et ceux que l'on appelle les nettoyeurs du web. Hanna Bervoets y analyse l'état de confusion malsain entre réèl et virtuel dans lequel nous vivons de plus en plus… Personnellement, je suis un peu présente sur les réseaux sociaux littéraires, j'ai un profil Facebook et une page, Les Gloses de la Pirate, entièrement consacrée à mes chroniques, critiques et publication culturelles diverses et variées à laquelle j'ai associé un compte Instagram. Je n'ai à déplorer à ce jour qu'une seule publication bloquée, au motif qu'elle ne respectait pas les standards de la communauté : il s'agissait de la couverture d'un livre sur lequel on voyait un téton !?... Malgré mes arguments constructifs, je n'ai pas eu gain de cause et finalement trouvé la photo d'une autre édition du roman dont je voulais parler… Mes fils d'actualités suivent, en général, mes centres d'intérêt et sont plutôt de qualité… Quand ce n'est pas le cas,... Les choses que nous avons vues est le premier roman traduit en français de la néerlandaise Hanna Bervoets. Je le découvre grâce à NetGalley et Lizzie dans la version audio lue par Aloïse Sauvage. Ce roman est présenté comme une plongée saisissante dans le quotidien des modérateurs de contenu, celles et ceux que l'on appelle les nettoyeurs du web. Hanna Bervoets y analyse l'état de confusion malsain entre réèl et virtuel dans lequel nous vivons de plus en plus… Personnellement, je suis un peu présente sur les réseaux sociaux littéraires, j'ai un profil Facebook et une page, Les Gloses de la Pirate, entièrement consacrée à mes chroniques, critiques et publication culturelles diverses et variées à laquelle j'ai associé un compte Instagram. Je n'ai à déplorer à ce jour qu'une seule publication bloquée, au motif qu'elle ne respectait pas les standards de la communauté : il s'agissait de la couverture d'un livre sur lequel on voyait un téton !?... Malgré mes arguments constructifs, je n'ai pas eu gain de cause et finalement trouvé la photo d'une autre édition du roman dont je voulais parler… Mes fils d'actualités suivent, en général, mes centres d'intérêt et sont plutôt de qualité… Quand ce n'est pas le cas, je ne m'y arrête pas. Mais je me suis déjà interrogée sur les petites mains du web qui en vérifient les contenus… Ce court roman (2 heures 48 d'écoute, 146 pages en version brochée) m'a édifiée ! Comment devient-on modérateur de contenu ? L'héroïne de ce livre, Kailegh, l'était devenue un peu par hasard, plus sur un malentendu que par vocation… Nous allons découvrir un univers professionnel plutôt impitoyable, celui d'une plate-forme Internet, où les conditions de travail sont déplorables, précaires, traumatisantes : horaires postés, cadences imposées, vidéos barbares et violentes, commentaires haineux, règlements et critères particulièrement tordus... de plus, rien ou presque n'est prévu pour aider les modérateurs à supporter les contenus auxquels ils sont confrontés ; alors, ils se protègent comme ils peuvent, discutent entre eux, picolent, fument, cauchemardent, prennent le risque de trop s'impliquer… Personne n'est indemne ! C'est pourquoi les salariés ont intenté une action collective. Mais, entre-temps, Kailegh a craqué, abandonné son poste. L'écriture est à la première personne : une longue lettre par laquelle Kailegh répond à un avocat qui l'a sollicitée pour appuyer les revendications de ses ex-collègues. La jeune femme refuse de se joindre au mouvement mais éprouve le besoin cathartique de raconter ce qui l'a personnellement perturbée sur son ancien lieu de travail. Son récit est distancié, lucide et démontre comment et combien ces nettoyeurs du web sont aussi victimes et manipulés par le milieu qu'ils sont censés modérer ; c'est surtout visible dans le cadre de la relation amoureuse entre Kailgh et sa collègue Sigrid car il s'avère compliqué de protéger son intimité dans un monde où ce concept a perdu tout son sens. Dans la version audio, la voix d'Aloïse Sauvage a alternativement des accents juvéniles émouvants et immatures et une tonalité désabusée qui force l'attention. L'ensemble est une réussite. Un court roman coup de poing ! Une audio-lecture rapide mais qui laisse des traces… #Leschosesquenousavonsvues #NetGalleyFrance
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  • traversay 07/06/2022
    L'intérêt principal de Les choses que nous avons vues réside dans la description d'un métier nouveau, celui de modérateur de contenu sur une plateforme du Net. Le cahier des charges imposée par leur société sous-traitante, aussi contestable soit-il, permet à ces petites mains virtuelles de supprimer, ou pas, des publications douteuses ou carrément immondes. Dans cette partie documentaire du livre, les conditions de travail et l'absence de soutien psychologique, notamment, y sont parfaitement détaillées par Hanna Bervoets, auteure néerlandaise reconnue mais inconnue en France jusqu'alors. Mais hélas, dans ce court roman, l'on serait bien en peine de trouver autre chose de consistant à se mettre sous la dent, tant la construction en flashbacks d'un récit destiné à un avocat invisible est bien banale, de même que l'histoire sentimentale, tout de même centrale, qui se termine en queue de poisson pour des raisons peu explicites. Visiblement, la romancière avait beaucoup de choses à dire sur le milieu qu'elle décrit mais sa contextualisation au sein d'une fiction très faible (ne parlons pas de la conclusion, bâclée) se révèle très décevante. Un livre à ne pas conseiller sans modération, donc.
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