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Lizzie
EAN : 9791036612701
Façonnage normé : MP3
Durée : 624 min

L'Usage du monde

Date de parution : 08/04/2021
À l’été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit, d’histoire médiévale puis de droit, à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus longs... À l’été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université, où il suit des cours de sanscrit, d’histoire médiévale puis de droit, à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus longs en Bourgogne, en Finlande, en Algérie, en Espagne, puis en Yougoslavie, via l’Italie et la Grèce. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l’Iran, Kaboul puis la frontière avec l’Inde. Il est accompagné de son ami Thierry Vernet, qui documentera l’expédition en dessins et croquis.
Ces six mois de voyage à travers les Balkans, l’Anatolie, l’Iran puis l’Afghanistan donneront naissance à l’un des grands chefs-d’oeuvre de la littérature dite « de voyage », L’Usage du monde, qui ne sera publié que dix ans plus tard – et à compte d’auteur la première fois – avant de devenir un classique.
Par son écriture serrée, économe de ses effets et ne jouant pas à la « littérature », Nicolas Bouvier a réussi à atteindre ce à quoi peu sont parvenus : un pur récit de voyage, dans la grande tradition de la découverte et de l’émerveillement, en même temps qu’une réflexion éthique et morale sur une manière d’être au monde parmi ses contemporains, sous toutes les latitudes.
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EAN : 9791036612701
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DONZEL Posté le 21 Novembre 2021
    Pour autant que l'on puisse le comprendre ce livre est destiné au voyageur dans l'âme à l'épreuve de son apprentissage laborieux du rude sentier à emprunter Parti en quête de vérités non plus frelatées, les siennes dans leur unicité aussi limpides et authentiques que l'eau claire et limpide des torrents rencontrés qui pourront étancher sa soif Une recherche appliquée d'un livre qui vous demande d'y adhérer pleinement Un énoncé beau et tellement véridique simplicité épurée qui vous emmènera à sa suite pour calquer vos pas dans ceux de Nicolas Bouvier . Tout en apprenant nous à nous apprivoiser nous revoir autrement pour improviser son propre voyage
  • FredLe Posté le 12 Octobre 2021
    Dans les années 50, Nicolas Bouvier et un ami, Thierry Vernet, peintre, partent dans une petite Fiat pour un voyage et voir le monde ... Ce livre est un carnet de voyage vraiment très bien écrit. Il y a la lenteur du voyage, ce rythme qui fait que l'important c'est le trajet lui-même plutôt que la destination. La vie intérieure de nos voyageurs s'étoffe par la perte, quand le cheminement les dépouille de tout.Cela ne va pas sans questionnement, et l'errance devient peu à peu intérieure. Magnifique récit de voyage, poétique, épique. Nicolas Bouvier ressent et décrit avec acuité et épure l'âme du voyageur Mais au-delà du récit de voyage, c'est une réflexion sur le monde, sur le voyage avec une grand V, un cheminement personnel.
  • Escartefigues Posté le 20 Août 2021
    Ce livre publié en 1963 raconte le grand voyage, durant plus d’un an, que son auteur, le Suisse Nicolas Bouvier, a effectué entre 1953 et 1954 en compagnie du peintre Thierry Vernet. Ce texte est un classique du genre dit « récit de voyage », qu’il a révolutionné. Dans une langue très contemporaine, vive, qui met bien en valeur l’œil vif, aiguisé et sans ambages de son auteur, ce récit nous emporte depuis la mélancolique Serbie titiste jusqu’aux portes occidentales de l’Inde. Le texte regroupe toutes les qualités que l’on peut attendre d’un retour de voyage : la franchise, le dépaysement, l’écart du regard, la dureté, le goût de l’errance, l’érudition, la description sincère des mœurs et usages des peuples traversés, l’aventure... Les longues descriptions de la Perse, traversée de bout en bout, de Tabriz à Chiraz jusqu’à la frontière Afghane, sont sans doute le point d’orgue du récit : la diversité de cette terre, dans ce qu’elle a de géophysique et d’humain, invite au voyage ou, au moins, à se documenter encore davantage pour continuer à rêver alors que l’administration politique a pris une tout autre tournure depuis la révolution de 1979 : il est encore question ici de... Ce livre publié en 1963 raconte le grand voyage, durant plus d’un an, que son auteur, le Suisse Nicolas Bouvier, a effectué entre 1953 et 1954 en compagnie du peintre Thierry Vernet. Ce texte est un classique du genre dit « récit de voyage », qu’il a révolutionné. Dans une langue très contemporaine, vive, qui met bien en valeur l’œil vif, aiguisé et sans ambages de son auteur, ce récit nous emporte depuis la mélancolique Serbie titiste jusqu’aux portes occidentales de l’Inde. Le texte regroupe toutes les qualités que l’on peut attendre d’un retour de voyage : la franchise, le dépaysement, l’écart du regard, la dureté, le goût de l’errance, l’érudition, la description sincère des mœurs et usages des peuples traversés, l’aventure... Les longues descriptions de la Perse, traversée de bout en bout, de Tabriz à Chiraz jusqu’à la frontière Afghane, sont sans doute le point d’orgue du récit : la diversité de cette terre, dans ce qu’elle a de géophysique et d’humain, invite au voyage ou, au moins, à se documenter encore davantage pour continuer à rêver alors que l’administration politique a pris une tout autre tournure depuis la révolution de 1979 : il est encore question ici de plaisirs, de sociabilité libre et d’alcools. Les descriptions de l’Afghanistan n’en sont pas moins déchirantes de calme, d’affabilité et de délassement lorsqu’on songe à la tournure apocalyptique qu’a pris cette nation depuis près de 50 ans. Ce récit à la fois si proche et si loin de nous éprouve la fragilité du vagabondage et de ce qu’il promet de bonheur et de liberté.
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  • candlemas Posté le 25 Juillet 2021
    Ecrivain voyageur brut et décalé, mais aussi photographe et iconographe, à la fois esthéte et ascète, Nicolas Bouvier livre en 1963 ce récit illustré de voyage réalisé 10 ans plus tôt, à l'âge de 24 ans, en compagnie de Thierry Vernet, à travers l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, le Pakistan. Suisses bien-nés évadés d'une jeunesse bobo en pré-révolution culturelle, ces deux zigotos affrontent avec une philosophie remarquable de détachement et d'observation curieuse de la prochaine rencontre, les affres d'un voyage à la dure, à bord de leur minuscule Fiat Topolino. Tournant le dos au confort de son milieu, Nicolas Bouvier, aussi loin du tourisme de masse que du voyage exotique des écrivains du Siècle précédent, se frotte aux "vrais gens", aux logeuses, mendiants, saltimbanques, mécanos, militaires et entremetteurs de tous poils qui jalonnent son parcours rude et accidenté. D'embûches en attente, de hasard heureux en coups de blues, les deux compères parviennent à toucher du doigt cette liberté recherchée, paradoxalement au contact des plus pauvres luttant chaque jour pour leur survie, comme si l'état de nécessité et la lutte donnaient son véritable prix aux instants de plénitude durement gagnés. C'est ainsi qu'inspiré par les gitans du kosovo, les poètes de bazar... Ecrivain voyageur brut et décalé, mais aussi photographe et iconographe, à la fois esthéte et ascète, Nicolas Bouvier livre en 1963 ce récit illustré de voyage réalisé 10 ans plus tôt, à l'âge de 24 ans, en compagnie de Thierry Vernet, à travers l'ex-Yougoslavie, la Turquie, l'Iran, le Pakistan. Suisses bien-nés évadés d'une jeunesse bobo en pré-révolution culturelle, ces deux zigotos affrontent avec une philosophie remarquable de détachement et d'observation curieuse de la prochaine rencontre, les affres d'un voyage à la dure, à bord de leur minuscule Fiat Topolino. Tournant le dos au confort de son milieu, Nicolas Bouvier, aussi loin du tourisme de masse que du voyage exotique des écrivains du Siècle précédent, se frotte aux "vrais gens", aux logeuses, mendiants, saltimbanques, mécanos, militaires et entremetteurs de tous poils qui jalonnent son parcours rude et accidenté. D'embûches en attente, de hasard heureux en coups de blues, les deux compères parviennent à toucher du doigt cette liberté recherchée, paradoxalement au contact des plus pauvres luttant chaque jour pour leur survie, comme si l'état de nécessité et la lutte donnaient son véritable prix aux instants de plénitude durement gagnés. C'est ainsi qu'inspiré par les gitans du kosovo, les poètes de bazar iraniens et les routiers pakistanais, Nicolas Bouvier écrit de si belles pages, existentialistes et contemporaines, parfois lyriques et mystiques, et parfois crues et sauvages comme les sommets pakistanais clôturant l'ouvrage. Ai-je aimé ? En hédoniste frileux et jaloux de son confort, que questionne cette recherche d'âpreté et de souffrance, pas tout, loin de là. Mais ce fut un joli mouvement de balancier après la lecture exotique et si "coloniale" de Pierre Loti. Et impossible de rester indifférent. Fausse route peut-être que cette aventure qui finit mal, mais une vaie leçon de voyage : "le bon voyageur n'a ni plans établis ni destination". Lao Tseu. Et NIcolas Bouvier renchérit : « On ne voyage pas pour se garnir d'exotisme et d'anecdotes comme un sapin de Noël, écrira-t-il, mais pour que la route vous plume, vous rince, vous essore, vous rende comme ces serviettes élimées par les lessives qu'on vous tend avec un éclat de savon dans les bordels. » Lessivé, souvent malade, amaigri et hagard, comme un fumeur d'opium abstinent, confronté mais resté sur la brèche en équilibre précaire, il nous laisse à la fin de son récit un peu groggy, séchés par l'aride confrontation du voyage, mais aussi changés -et n'est ce pas là le but de ce type de lecture, comme du voyage...- dans notre vision du beau, de l'art et son rapport au vivant.
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  • Florian93 Posté le 15 Juillet 2021
    Cet ouvrage est saisissant de véracité, nous nous éloignons des standards du Romantisme et l'on y trouve là une crudité (non moins subjective) des aléas du voyage dans des pays aujourd'hui difficiles d'accès. Les illustrations en noir et blanc prennent couleurs grâce au délicieux maniement de l'auteur de la langue française (le livre m'a été offert par une amie étrangère qui m'a avoué n'avoir eu qu'une peine, ne pouvoir l'avoir lu en français). Les mots chantent, les mots peignent, les mots jouent, les mots se taisent aussi. Il y a longtemps que je ne jouissais pas autant d'une lecture, lisez-le sans hésiter et en prenant le temps !
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