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Archipoche
EAN : 9782377350575
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 302
Format : 113 x 180 mm

Au temps de l'innocence

Henri de Regnier (Préface), Madeleine Taillandier (Traducteur)
Collection : Classique
Date de parution : 30/08/2017
Héritier élégant et cultivé, Newland Archer est l’un des meilleurs partis de New York. Chacun attend de connaître la date de son union avec la prude et ravissante May Welland, issue du même monde. La seule difficulté, pour lui, consiste à annoncer ses fiançailles dans le respect des convenances et... Héritier élégant et cultivé, Newland Archer est l’un des meilleurs partis de New York. Chacun attend de connaître la date de son union avec la prude et ravissante May Welland, issue du même monde. La seule difficulté, pour lui, consiste à annoncer ses fiançailles dans le respect des convenances et du « bon ton ».Tout est déjà réglé quand, un soir à l’opéra, le jeune homme reconnaît dans la loge des Welland la comtesse Ellen Olenska, de retour dans sa famille après l’échec de son mariage en Europe. Dans la haute société new- yorkaise, hantée par la peur du scandale, les mœurs et les idées d’Ellen suscitent une muette réprobation. Mais elles exercent sur Newland un attrait irrésistible...Couronné par le prix Pulitzer, Au temps de l’innocence (1920) fait revivre avec une grande variété de touches un univers disparu : celui du « vieux New York », avec son chic et ses préjugés. Edith Wharton y met à nu les sentiments. Son art, tout de tendre ironie, y est à son sommet.
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EAN : 9782377350575
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 302
Format : 113 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • StephaneBu Posté le 15 Août 2021
    Edith Wharton, comme Henry James, son contempporain semble avoir le coeur en Europe alors que les Etats-Unis se développe. Elle décrit cette intrigue amoureuse avec un immense brio, un goût du détail et une grande finesse des sentiments, toujours complexes de ses personnages. On y découvre des courants familiaux très rigoristes dans leur relation, leurs règles et traditions et on sent cette aspiration forte pour la liberté d'esprit qui règne alors en Europe. Je suis rentré dans l'ouvrage avec prudence, n'étant pas fan à priori, des romans historiques, mais j'ai été conquis ! Plus encore, il me semble en être sorti un peu différent et c'est un tel plaisir d'être bousculé ainsi...
  • Trollibi Posté le 16 Mai 2021
    Le jour où Ellen Olenska revient à New York après avoir fui l’Europe et son époux, le petit monde de Newland Archer se fissure et toutes ses certitudes volent peu à peu en éclat. Son travail, son entourage, son mariage, son existence toute entière seront bien vite remis en question. Je ne suis pas une grande adepte des romances mais j’ai réellement apprécié le roman d’Edith Wharton car, « Le temps de l’innocence » est plus qu’une simple histoire d’amour impossible. L’auteure nous offre une admirable critique de la « bonne société » new-yorkaise de la fin du XIXe siècle : un microcosme composé de quelques familles bien en vue qui font la pluie et le beau temps, qui décident ce qui est de bon ton et ce qui ne l’est pas, qui entend faire respecter les convenances et les vieilles traditions. Le style d’Edith Wharton est agréable, elle manie l’ironie à merveille et fait preuve de beaucoup de finesse dans la construction des personnages, dans l’analyse des sentiments et des situations. Sans le challenge « Du livre au film », je serai sans aucun doute passée à côté de cet excellent roman, ce qui aurait vraiment été dommage !
  • oiseaulire Posté le 6 Mars 2021
    Après avoir vu le film de Martin Scorsese, m'est venu le désir de faire connaissance avec le livre d'Edith Wharton dont il a été tiré. Le film est conforme à l'original. Scorsese a été très respectueux de l'oeuvre de l'auteure. La maîtrise et la délicatesse du roman sont prodigieux, ainsi que la peinture de la société new-yorkaise de la seconde moitié du 19 ème siècle : celle-ci a rigidifié encore, s'il est possible, les codes et conventions européennes, et plus particulièrement britanniques, jusqu'à en faire un étroit corset au service de la haute bourgeoisie du nouveau monde. Les élans individuels y sont passés au tamis des intérêts des puissants, composés de quelques clans unis par les alliances matrimoniales, les intérêts d'affaires et un code de convenances rigoureusement respecté. La sanction de l'indépendance et de la liberté individuelles ne sont pas la mise à mort immédiate par lapidation, comme dans certaines contrées, mais la mise à mort légèrement différée, par exclusion du groupe et tarissement des moyens d'existence pour ces femmes sans autre métier que celui d'épouse et de mère, et ces hommes ficelés par tout un réseau d'influences extrêmement puissant. Comment vivre un amour qui n'a pas l'agrément de l'ensemble de la société new-yorkaise... Après avoir vu le film de Martin Scorsese, m'est venu le désir de faire connaissance avec le livre d'Edith Wharton dont il a été tiré. Le film est conforme à l'original. Scorsese a été très respectueux de l'oeuvre de l'auteure. La maîtrise et la délicatesse du roman sont prodigieux, ainsi que la peinture de la société new-yorkaise de la seconde moitié du 19 ème siècle : celle-ci a rigidifié encore, s'il est possible, les codes et conventions européennes, et plus particulièrement britanniques, jusqu'à en faire un étroit corset au service de la haute bourgeoisie du nouveau monde. Les élans individuels y sont passés au tamis des intérêts des puissants, composés de quelques clans unis par les alliances matrimoniales, les intérêts d'affaires et un code de convenances rigoureusement respecté. La sanction de l'indépendance et de la liberté individuelles ne sont pas la mise à mort immédiate par lapidation, comme dans certaines contrées, mais la mise à mort légèrement différée, par exclusion du groupe et tarissement des moyens d'existence pour ces femmes sans autre métier que celui d'épouse et de mère, et ces hommes ficelés par tout un réseau d'influences extrêmement puissant. Comment vivre un amour qui n'a pas l'agrément de l'ensemble de la société new-yorkaise ? Quand on est avisé, on se garde bien de le vivre, car le tenter, c'est en détruire jusqu'au rêve. S'enfuir ensemble, loin des regards et des conventions mortifères, au pays de l'amour choisi ? Laissons parler madame Olenska : "J'en connais tant qui ont essayé de le trouver ; et, croyez-moi, ils sont tous descendus par erreur aux stations d'à côté, à Boulogne, à Pise, à Monte-Carlo, et ils y retrouvaient toujours le même vieux monde qu'ils voulaient abandonner, seulement plus petit, plus mesquin, plus laid."
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  • Jahyra Posté le 4 Mars 2021
    Si le sujet m'a laissée dubitative au début, la première impression guindée et futile s'efface dès les premières pages, où Newland commence déjà à remettre en question, avec tout le flegme et les jolis mots qu'on peut attendre d'un pareil jeune homme, aux subits éclairs de lucidité, le monde qui l’entoure. Pétri de convenances dans une société qui change bien trop lentement pour ses envies, les réflexions intimes que se fait Newland Archer sur les grands choix de son existence comme les petites choses de la vie mondaine qui meublent l'intégralité de ses jours, sont édifiantes, et terrifiante en est la conclusion. Tout n'est que façade blanchie à la chaux et décorée de moulures, qui ne fait que cacher des pièces immenses, riches, et vides... Sa famille, ses amis, son cercles, sa promise...le pauvre Newland Archer ne saura pas s'affranchir du carcan social qui l'a vu naître pour céder à ses impulsions, mais les réflexions qui en découlent ne sont certainement pas innocentes, dans ce terrible roman que voilà. Une lecture plaisante et très intéressante, pas du tout assommante ni romanesque, que l'on peut très facilement transposer quelques siècles plus tard, car si les mœurs changent, les "quand dira-t-on" ne font que muer.
  • Maghily Posté le 22 Février 2021
    Dans ce roman, nous suivons le point de vue d’Archer et naviguons à ses côtés, au milieu de cette haute bourgeoisie engoncée dans ses principes et ses préjugés. Le jeune homme en est un pur produit : vivant avec sa mère veuve et sa sœur, il s’occupe dans une étude de notaire, le jour, et court les diners mondains, la nuit. Après avoir profité des délices de sa jeunesse, il souhaite désormais se poser et, pour ce faire, il a jeté son dévolu sur May, une jeune fille très belle, qui lui semble un peu naïve mais suffisamment éduquée pour avoir des conversations vaguement intéressantes. De plus, elle est issue d’une très bonne famille, dont les relations pourraient lui être utiles [on fait difficilement plus romantique, vous en conviendrez ;)] Au début du roman, il semble satisfait de son choix de vie. Pourtant, il ne tarde pas à tout remettre en question après avoir revu la comtesse Olenska, une jeune femme qu’il avait déjà connue enfant, avant qu’elle n’aille s’établir en Europe. Le personnage d’Ellen est particulièrement intéressant [tout comme celui de May, on y reviendra] : elle doit subir le jugement de sa famille et du gratin car elle a... Dans ce roman, nous suivons le point de vue d’Archer et naviguons à ses côtés, au milieu de cette haute bourgeoisie engoncée dans ses principes et ses préjugés. Le jeune homme en est un pur produit : vivant avec sa mère veuve et sa sœur, il s’occupe dans une étude de notaire, le jour, et court les diners mondains, la nuit. Après avoir profité des délices de sa jeunesse, il souhaite désormais se poser et, pour ce faire, il a jeté son dévolu sur May, une jeune fille très belle, qui lui semble un peu naïve mais suffisamment éduquée pour avoir des conversations vaguement intéressantes. De plus, elle est issue d’une très bonne famille, dont les relations pourraient lui être utiles [on fait difficilement plus romantique, vous en conviendrez ;)] Au début du roman, il semble satisfait de son choix de vie. Pourtant, il ne tarde pas à tout remettre en question après avoir revu la comtesse Olenska, une jeune femme qu’il avait déjà connue enfant, avant qu’elle n’aille s’établir en Europe. Le personnage d’Ellen est particulièrement intéressant [tout comme celui de May, on y reviendra] : elle doit subir le jugement de sa famille et du gratin car elle a préféré quitter son mari, visiblement abusif, et sa fortune pour revenir vivre à New-York. L’autrice ne nous dit pas ce qu’il s’est passé exactement, si ce n’est que ce ne sont pas des choses très “agréables à entendre”. Helen est une femme libre, honnête, intelligente, qui aime l’art plus que les mondanités et cela ne plait pas énormément autour d’elle. Vous pensez bien, cela pourrait donner des idées à d’autres ! Toutefois, elle ne semble pas spécialement touchée par ce que ces autres peuvent bien penser d’elle. Archer admire Ellen pour sa liberté de pensée et en vient à critiquer tout ce qu’il adorait tant chez May, quelques jours plus tôt. Il fait d’ailleurs des réflexions assez détestables sur sa fiancée qui est beaucoup moins naïve qu’il ne le croit [mais je n’en dis pas plus, vous comme lui, vous le découvrirez si vous lisez le roman ;)]. Elle a simplement appris à naviguer dans cette société où les faux semblants règnent en maîtres. A travers ce triangle amoureux et leurs interactions dans le monde, Édith Wharton propose une critique acerbe de la haute bourgeoisie new-yorkaise dont elle est elle-même issue [d’ailleurs, je me demande à quel point on la retrouve dans le personnage d’Ellen…]. Elle la met en concurrence avec la noblesse européenne qui lui semble beaucoup plus libre et cultivée. A travers Archer, elle critique d’ailleurs le faible intérêt de ses contemporains pour la littérature ou les autres formes d’art ainsi que leur côté enfermés sur eux-mêmes, coincés dans leur carcan. Le fait d’utiliser un personnage masculin qui, à la fois critique le côté tout tracé de sa vie maritale et encense la liberté d’esprit d’Ellen lui permet de mettre en avant des personnages féminins forts, sans en avoir l’air. Car, même si on ne le dirait pas au premier abord, ce sont les femmes qui tirent leur épingle du jeu dans le petit monde qu’elle nous décrit… Le Temps de l’innocence est un roman dense, assez complexe, au style souvent pompeux pour coller avec le milieu qu’il nous décrit et dont l’issue ne pourra que vous étonner.
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