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10/18
EAN : 9782264047960
Code sériel : 2378
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Beloved

Hortense CHABRIER (Traducteur), Sylviane RUÉ (Traducteur)
Date de parution : 22/05/2008

Inspiré d’un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l’horreur et la folie d’un passé douloureux. Ancienne esclave, Sethe a tué l’enfant qu’elle chérissait au nom de l’amour et de la liberté, pour qu’elle échappe à un destin de servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite...

Inspiré d’un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l’horreur et la folie d’un passé douloureux. Ancienne esclave, Sethe a tué l’enfant qu’elle chérissait au nom de l’amour et de la liberté, pour qu’elle échappe à un destin de servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. 

Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire et transcende la douleur des opprimés. Prix Pulitzer en 1988, Beloved est un grand roman violent et bouleversant. 

Traduit de l’anglais (États-Unis)
par Hortense Chabrier
et Sylviane Rué

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EAN : 9782264047960
Code sériel : 2378
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Entre détresse et folie de l'esclavage, Toni Morrison, écrivain noire couronnée par le prix Nobel fait entendre une musique charnelle, incantatoire, qui plonge au plus profond des racines de ses frères de couleur. »
L'étudiant

« La reconnaissance littéraire vient avec le Chant de Salomon. Le triomphe mondial ensuite avec Beloved : l'histoire horrible d'une ancienne esclave qui tue sa fille pour qu'elle ne connaisse pas le même asservissement. Cela lui vaut le prix Pulitzer en 1988, le prix Nobel de littérature en 1993. »
Annette Lévy-Willard, Libération

« Il y a des romans qui marquent la littérature et l'histoire d'un peuple. Beloved peut être considéré comme tel. L'auteure, l'Américaine toni Morrison, est reconnue pour son œuvre qui retrace l'histoire des Noirs d'Amérique. [...] Beloved est une œuvre marquante. Une de celle qu'on a envie de relire et d'entendre raconter. »
La Presse

« À travers la malédiction d'un bébé, Toni Morrison réussit à conter la folie de l'esclavage par le prisme d'un récit très vivant, puissant, où le souffle d'une langue populaire et chatoyante se mêle à une langue plus savante. »
F.J. Phosphore

« Ceux qui ont lu Beloved, son cinquième livre, classé meilleur roman américain des vingt-cinq dernières années, ne seront plus jamais les mêmes que ceux qui ne l'ont pas encore lu. Son œuvre, venue restituer à l'Amérique la mémoire, l'imaginaire et la langue de sa communauté, sonde la société contemporaine en trangressant tous les tabous.  [...] Apogée dans sa construction en cercles, dans sa langue charnelle, sombrement poétique, ce roman a pour personnage primordial... une maison, le "124". »
Le Point

« Et puis c'est le maître livre, Beloved, que Toni Morrison met six ans à élaborer, pas à cause des recherches historiques qu'elle entreprend, mais parce que la structure en est extrêmement sophistiquée, de manière à montrer comment le refoulé peut faire retour sous la forme d'un fantôme : il s'agit d'exorciser un traumatisme historique, l'esclavage, tout en se concentrant sur l'unicité d'un personnage, une femme, qui un jour a préféré tuer sa fille plutôt que de la voir retomber entre les mains de son ancien maître. »
Claire Devarrieux, Libération

« Un roman bouleversant, violent et douloureux, qui a valu à son auteur le prix Pulitzer en 1988. »
Eliane Vipois, Lire

« Le prix Pulitzer 1988 avait déjà salué ce talent, la sève de cette littérature gorgée de violence, d'effroi et de sensualité... Toni Morrison, c'est une conscience lucide, une personnalité affirmée pour qui écrire est un engagement politique à partager. »
La dépêche du dimanche

« Beloved est une inscription gravée sur une tombe : le nom d'un fantôme. Celui d'une petite fille égorgée par sa mère, une esclave noire évadée d'une plantation en 1870. Un crime commis au nom de l'amour et de la détresse pour que l'enfant ne retombe pas aux mains du maître. À travers la malédiction d'un bébé qui revient hanter sa mère, le roman de Toni Morrison conte la folie de l'esclavage bien plus puissamment que les Racines les plus noires. »
Christophe Tison, Glamour, 1990

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gerald72 Posté le 13 Juillet 2020
    Beloved est le roman du jour d’après.....la fin de l’esclavage aux Etats-Unis. Toni Morrison puise dans son travail d’éditrice du Black Book une connaissance infiniment précise de la vie des afro-américains à l’époque. Elle décrit la genèse d’une société civile noire qui s’organise peu à peu au lendemain de la guerre de sécession et rend toute son humanité à un peuple traité comme du bétail, littéralement, par des générations de propriétaires blancs. Sans pathos, elle décrit la misère et le difficile apprentissage de la vie libre mais en marge de la société blanche. Au delà, de cette trame de fond, c’est surtout le roman de l’impossible retour à la barbarie, quel qu’en soit le prix pour les anciens esclaves. L’héroïne Sethe s’est évadée quelques années avant l’abolition. Les conditions sordides de son évasion et sa traque la conduiront à un geste de rébellion ultime face à ses chasseurs. À travers les pensées et souvenirs de ses personnages, Toni Morrison nous montre à quelle point cette existence restait hantée par le passé traumatique et la présence fantomatique des morts. C’est une plongée dans l’imaginaire et l’âme de ces survivants que nous propose l’auteur. Par la structure narrative déconstruite et la... Beloved est le roman du jour d’après.....la fin de l’esclavage aux Etats-Unis. Toni Morrison puise dans son travail d’éditrice du Black Book une connaissance infiniment précise de la vie des afro-américains à l’époque. Elle décrit la genèse d’une société civile noire qui s’organise peu à peu au lendemain de la guerre de sécession et rend toute son humanité à un peuple traité comme du bétail, littéralement, par des générations de propriétaires blancs. Sans pathos, elle décrit la misère et le difficile apprentissage de la vie libre mais en marge de la société blanche. Au delà, de cette trame de fond, c’est surtout le roman de l’impossible retour à la barbarie, quel qu’en soit le prix pour les anciens esclaves. L’héroïne Sethe s’est évadée quelques années avant l’abolition. Les conditions sordides de son évasion et sa traque la conduiront à un geste de rébellion ultime face à ses chasseurs. À travers les pensées et souvenirs de ses personnages, Toni Morrison nous montre à quelle point cette existence restait hantée par le passé traumatique et la présence fantomatique des morts. C’est une plongée dans l’imaginaire et l’âme de ces survivants que nous propose l’auteur. Par la structure narrative déconstruite et la langue à la fois poétique et primitive, elle recrée chez le lecteur le vertige, l’angoisse, les doutes et les interrogations ressentis par des humains asservis depuis leur naissance et subitement livrés à leur propre sort, plus que libérés. Le geste de Sethe, au centre du livre, est celui du refus absolu et irrévocable du retour à la servitude et l’aliénation. Derrière l’apparence d’un crime, se joue devant nous un acte d’amour et de liberté, d’une radicalité indépassable, une victoire irréversible sur le chasseur blanc. Plus jamais ça nous dit Sethe. Sachez-le : Beloved est un livre incontournable mais difficile à lire. Et pour cause...
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  • jfponge Posté le 2 Juillet 2020
    Une étrange histoire, de fantômes et de gens simples, racontée à la manière d’un William Faulkner, dont l’ombre plane sur ce roman à la structure complexe qui peut décourager le lecteur non averti. On découvre pas à pas, tout au long des témoignages des personnes qui l’ont connue, le chemin de croix de Sethe et la terrible tragédie qui a ruiné son existence, aux temps pas si lointains où l’esclavage était conçu par les Blancs comme naturel et béni par Dieu. Le surnaturel, sous la forme du personnage qui donne son titre au livre, baigne ce pamphlet profondément humaniste qui met à jour les aspects les plus troubles du comportement humain, qu’il s’agisse de la haine comme de l’amour. On en sort secoué en son tréfonds, et l’on est bien près de croire aussi en la puissance de l’au-delà…
  • lettres_et_caracteres Posté le 23 Mai 2020
    La première fois que j’ai lu Beloved, je devais avoir à peine 20 ans. Je me souviens avoir été tour à tour horrifiée, bouleversée et perdue dans ce grand roman inspiré d’une histoire vraie. Aujourd’hui, avec 20 ans de plus et après une relecture en audio de ce chef-d’œuvre qui a valu le Prix Pulitzer à son auteure et a fortement pesé dans l’attribution du Prix nobel de littérature, je me retrouve exactement dans la même situation. Publié en 1987, Beloved est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui est parvenue à s’enfuir en 1956 avec toute sa famille avant d’être rattrapée par des chasseurs d’esclaves. Parce que le retour à l’esclavage lui était insupportable, Margaret a choisi de trancher la gorge de sa petite fille de 2 ans avant de se suicider. Hélas, elle n’aura pas eu le temps d’achever son funeste projet et sera jugée pour meurtre avant de décéder en 1958 à l’âge de 24 ans. Cette histoire sordide a donné naissance aux personnages de Sethe et de Beloved sous la plume de Toni Morrison. L’auteure a pris toutes les libertés par rapport à l’histoire de départ pour nous offrir un roman poétique et... La première fois que j’ai lu Beloved, je devais avoir à peine 20 ans. Je me souviens avoir été tour à tour horrifiée, bouleversée et perdue dans ce grand roman inspiré d’une histoire vraie. Aujourd’hui, avec 20 ans de plus et après une relecture en audio de ce chef-d’œuvre qui a valu le Prix Pulitzer à son auteure et a fortement pesé dans l’attribution du Prix nobel de littérature, je me retrouve exactement dans la même situation. Publié en 1987, Beloved est inspiré de la vie de Margaret Garner, une esclave afro-américaine qui est parvenue à s’enfuir en 1956 avec toute sa famille avant d’être rattrapée par des chasseurs d’esclaves. Parce que le retour à l’esclavage lui était insupportable, Margaret a choisi de trancher la gorge de sa petite fille de 2 ans avant de se suicider. Hélas, elle n’aura pas eu le temps d’achever son funeste projet et sera jugée pour meurtre avant de décéder en 1958 à l’âge de 24 ans. Cette histoire sordide a donné naissance aux personnages de Sethe et de Beloved sous la plume de Toni Morrison. L’auteure a pris toutes les libertés par rapport à l’histoire de départ pour nous offrir un roman poétique et tragique à la fois où l’on y découvre le quotidien sans horizon ni espoir d’hommes et de femmes transformés en bêtes de somme, le mord aux lèvres. Le cœur de ces mères qui se déchire à chaque naissance car elles savent que leur petit leur sera bientôt retiré pour être à son tour vendu comme esclave tandis qu’on les utilisera, elles, comme vaches laitières pour rassasier des petits blancs. J’arrête là les atrocités, il y en a tellement que ça dépasse l’entendement. Mais c’est nécessaire, c’est même indispensable pour comprendre le geste de cette mère qui refuse de voir son enfant soumise au même sort qu’elle. Mais n’attendez pas de Beloved la simple transcription d’un fait divers, ce roman est bien plus que cela. Déjà parce que l’auteure a choisi de tremper sa plume dans le fantastique pour lui donner une autre dimension, prendre de la hauteur et permettre de transformer l’histoire singulière d’une femme que l’on pense folle et meurtrière, en roman universel qui dénonce la condition inhumaine dans laquelle se trouvaient les esclaves afro-américains. C’est donc un roman aux multiples dimensions, avec des galeries de personnages extrêmement riches, une sorte de kaléidoscope de la communauté noire de Cincinnati en 1870 qu’il nous est donné de découvrir. C’est cette richesse, ce foisonnement de faits et de personnages qui m’a un peu perdue lors de ma première comme de ma deuxième lecture. J’aurais préféré un roman plus resserré sur le destin de quelques personnages seulement afin de conserver l’intensité des émotions ressenties à la lecture de ce livre. A la place j’ai enchaîné des passages passionnants avec une écoute soutenue et d’autres plus insignifiants pendant lesquels mon esprit s’évadait. A la longue, l’intérêt a fini par décroître irrémédiablement. Beloved fait partie de ces grands romans que je suis heureuse d’avoir lus mais qui ne m’auront pas marquée au fer rouge comme ils l’auraient dû, je le regrette profondément. Peut-être qu’avec une autre interprétation, la version audio aurait pu être une expérience plus heureuse. Pour être tout à fait honnête, si je n’avais pas été amenée à écouter ce livre audio dans le cadre du Prix Audiolib 2020, je l’aurais abandonné. Connaissant déjà l’histoire, je misais tout sur l’interprétation qui m’a beaucoup déçue. Non que la voix d’Anne Alvaro soit désagréable quand elle lit normalement le texte mais elle devient tout bonnement insupportable quand elle se met à interpréter la voix de certains personnages. Elle va chercher son intonation très bas donnant l’impression qu’elle pleure ou geint plus qu’elle ne parle et ralentit son phrasé de sorte que l’on a le sentiment d’être en face de simples d’esprit. Les lecteurs de livres audio – et moi la première – regrettent souvent d’entendre les narrateurs hommes singer la voix des femmes mais c’est la première fois que je suis confrontée à une narratrice qui singe des voix de femmes pour souligner le fait qu’elles sont noires. C’est grotesque et insultant dans un cas comme dans l’autre. Si j’avais été directrice de casting voix pour ce titre (je ne sais pas si ça existe mais pourquoi pas), j’aurais choisi sans hésiter Cachou Kirsh pour lire ce livre. Elle a montré par le passé sa capacité à lire merveilleusement bien des histoires avec les mêmes typologies de personnages, je pense à La couleur des sentiments ou à Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur et sa suite. Petite consolation : j’ai retrouvé la voix fabuleuse de Cachou Kirsh dans un autre titre en compétition : Né d’aucune femme. Beloved est l’un des 10 livres audio en compétition soumis au vote d’un jury de blogueurs pour le Prix Audiolib 2020
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  • Claireandthebooks Posté le 19 Mai 2020
    J'ai terminé mon premier Toni Morrison, celui qui lui a valu le prix Pulitzer, celui qui l'a rendue si célèbre, 《Beloved》. Présent. Sethe a fui l'esclavage, la ferme du Bon Abri, après ses trois enfants, avec son ventre de femme enceinte, et sans son mari. Elle a bravé tous les dangers pour retrouver sa famille. Passé. Elle est libre, mais sur le qui-vive en permanence, dans la peur d'être reprise à chaque instant. Elle survit plus qu'elle ne vit, ne sort presque pas de chez elle, perd parfois pied. Passé ou présent ? Sa fille est morte. Sa fille est vivante. Son fantôme est là. Elle est de chair et d'os. Elle l'obsède. Elle lui redonne un souffle. Elle l'épuise. Elle la maltraite. Passé ou présent ? C'est la question qu'on se pose à chaque page. Un style inimitable, une vraie plume, un regard puissant sur cette période sombre de l'histoire mondiale et particulièrement américaine. Des analepses, une syntaxe hasardeuse, l'incursion du sacré, des croyances, du mystique, la grande importance de la notion de sacrifice. Vrai ou faux ? Illusion ou réalité ? Passé ou présent ? Difficile de le démêler dans ce roman à part... Une expérience unique, qui a bien failli me perdre plusieurs... J'ai terminé mon premier Toni Morrison, celui qui lui a valu le prix Pulitzer, celui qui l'a rendue si célèbre, 《Beloved》. Présent. Sethe a fui l'esclavage, la ferme du Bon Abri, après ses trois enfants, avec son ventre de femme enceinte, et sans son mari. Elle a bravé tous les dangers pour retrouver sa famille. Passé. Elle est libre, mais sur le qui-vive en permanence, dans la peur d'être reprise à chaque instant. Elle survit plus qu'elle ne vit, ne sort presque pas de chez elle, perd parfois pied. Passé ou présent ? Sa fille est morte. Sa fille est vivante. Son fantôme est là. Elle est de chair et d'os. Elle l'obsède. Elle lui redonne un souffle. Elle l'épuise. Elle la maltraite. Passé ou présent ? C'est la question qu'on se pose à chaque page. Un style inimitable, une vraie plume, un regard puissant sur cette période sombre de l'histoire mondiale et particulièrement américaine. Des analepses, une syntaxe hasardeuse, l'incursion du sacré, des croyances, du mystique, la grande importance de la notion de sacrifice. Vrai ou faux ? Illusion ou réalité ? Passé ou présent ? Difficile de le démêler dans ce roman à part... Une expérience unique, qui a bien failli me perdre plusieurs fois, mais en s'accrochant, on ne le regrette pas.
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  • MarieLywood Posté le 10 Mai 2020
    J’ai failli passer à côté de ce roman et cela aurait été bien dommage. Après la lecture du premier chapitre, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un livre à l’écriture et à la lecture très exigeante et qu’il fallait donc que j’attende le bon moment pour le lire et pleinement en profiter. J’ai donc attendu un mois et j’ai bien fait car j’ai ainsi pu apprécier toutes les qualités de ce grand roman de la littérature américaine. Je connais assez mal l’histoire des Etats-Unis au XIXème siècle et Toni Morrison m’a permis de découvrir la voix des noirs de cette époque avec les histoires entrecroisées de plusieurs personnages. Elle nous offre ainsi une formidable leçon d’humanité et d’humilité. Mais surtout elle m’a fait réfléchir à la notion de liberté et d’amour. Jusqu’où peut aller l’amour maternel ? Je ne souhaite pas dévoiler l’histoire car je pense qu’il est plus intéressant de la découvrir et donc je n’en dis pas plus. Si l’écriture de Toni Morrison est très exigeante car formée de nombreuses ellipses, elle est surtout d’une grande richesse en laissant deviner les sentiments les plus profonds des personnages, leurs sentiments inavouables qu’ils enfouissent au plus profond d’eux-mêmes, sans les exposer... J’ai failli passer à côté de ce roman et cela aurait été bien dommage. Après la lecture du premier chapitre, je me suis rendue compte qu’il s’agissait d’un livre à l’écriture et à la lecture très exigeante et qu’il fallait donc que j’attende le bon moment pour le lire et pleinement en profiter. J’ai donc attendu un mois et j’ai bien fait car j’ai ainsi pu apprécier toutes les qualités de ce grand roman de la littérature américaine. Je connais assez mal l’histoire des Etats-Unis au XIXème siècle et Toni Morrison m’a permis de découvrir la voix des noirs de cette époque avec les histoires entrecroisées de plusieurs personnages. Elle nous offre ainsi une formidable leçon d’humanité et d’humilité. Mais surtout elle m’a fait réfléchir à la notion de liberté et d’amour. Jusqu’où peut aller l’amour maternel ? Je ne souhaite pas dévoiler l’histoire car je pense qu’il est plus intéressant de la découvrir et donc je n’en dis pas plus. Si l’écriture de Toni Morrison est très exigeante car formée de nombreuses ellipses, elle est surtout d’une grande richesse en laissant deviner les sentiments les plus profonds des personnages, leurs sentiments inavouables qu’ils enfouissent au plus profond d’eux-mêmes, sans les exposer de manière crue. Il s’agit d’un roman très fort et qui ne peut laisser le lecteur indifférent. J’encourage donc quiconque à le découvrir. J’ai moi-même envie de lire d’autres livres de cette auteure américaine au prix Nobel de littérature visiblement bien mérité.
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