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Pocket
EAN : 9782266306119
Code sériel : 17812
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Corentine

Date de parution : 04/06/2020
1919. Le train de Paris s’arrête dans un jet de vapeur. Tailleur chic, voilette, Corentine tient sa revanche. C’est la première fois qu’elle revient en Bretagne, dans ces Montagnes noires qui l’ont vue naître et, dès l’enfance, trimer aux champs. Vendue à sept ans à un maquignon, placée à douze... 1919. Le train de Paris s’arrête dans un jet de vapeur. Tailleur chic, voilette, Corentine tient sa revanche. C’est la première fois qu’elle revient en Bretagne, dans ces Montagnes noires qui l’ont vue naître et, dès l’enfance, trimer aux champs. Vendue à sept ans à un maquignon, placée à douze chez des bourgeois de la capitale, la petite paysanne illettrée en a fait, du chemin – d’humiliation en humiliation, de chambre de bonne en usine d’armement. Viendrait l’amour. Viendrait la Marne.
Un destin de combat auquel sa petite-fille, cent ans plus tard, rend ici un hommage poignant.

« Un livre très émouvant. Lisez Corentine, ça donne du courage. De la rage aussi. » ELLE

« L’histoire d’une revanche sur un avenir de malheur et de servitude. Comment ne pas aimer Corentine que Roselyne Bachelot raconte avec émotion et justesse ? » Le Midi Libre
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EAN : 9782266306119
Code sériel : 17812
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Un livre très émouvant. Lisez Corentine, ça donne du courage. De la rage aussi. »
ELLE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lunatic57 Posté le 10 Septembre 2020
    Le roman s’ouvre en 1919, on part à la rencontre de Corentine. Elle est de retour en Bretagne après des années loin des siens et loin de cette terre. On sait quelques détails sur la vie qu’elle vient de quitter, arrivant de Paris avec sa fille Juliette. A Gourin, son village natal, c’est le moment de retrouver la famille, le dialecte breton et la misère. C’est le moment de se rappeler son enfance et le début de sa vie de femme. C’est une enfance pauvre, où la faim ronge et où le malheur guette. L’école s’arrête vite pour la petite Corentine, qui doit veiller sur un jeune frère et seconder sa mère. Une vie difficile à laquelle elle est extraite à l’âge de 7 ans pour aller servir de boniche dans une autre maison, et en envoyant tout son maigre salaire à sa famille. Puis c’est le départ pour Paris : elle officiera dans une première maison où elle connaitre humiliations et maltraitance. Corentine ne se plaint jamais, elle résiste et se forge un sacré caractère. Puis vint le moment d’une rencontre, une belle rencontre qui lui permettra le temps de quelques mois d’espérer que le malheur l’ait un peu oublié.... Le roman s’ouvre en 1919, on part à la rencontre de Corentine. Elle est de retour en Bretagne après des années loin des siens et loin de cette terre. On sait quelques détails sur la vie qu’elle vient de quitter, arrivant de Paris avec sa fille Juliette. A Gourin, son village natal, c’est le moment de retrouver la famille, le dialecte breton et la misère. C’est le moment de se rappeler son enfance et le début de sa vie de femme. C’est une enfance pauvre, où la faim ronge et où le malheur guette. L’école s’arrête vite pour la petite Corentine, qui doit veiller sur un jeune frère et seconder sa mère. Une vie difficile à laquelle elle est extraite à l’âge de 7 ans pour aller servir de boniche dans une autre maison, et en envoyant tout son maigre salaire à sa famille. Puis c’est le départ pour Paris : elle officiera dans une première maison où elle connaitre humiliations et maltraitance. Corentine ne se plaint jamais, elle résiste et se forge un sacré caractère. Puis vint le moment d’une rencontre, une belle rencontre qui lui permettra le temps de quelques mois d’espérer que le malheur l’ait un peu oublié. Et le drame revient frapper sans crier gare. Au fil des rencontres, des événements, des difficultés et victoires, Corentine devient la femme sûre d’elle, à la tête droite et haute qu’a connu sa petite fille Roselyne. Ce roman c’est l’histoire de cette femme, et quelle femme ! L’histoire d’une destinée qui a permis à la petite jeune fille de campagne de s’élever et d’aspirer à une autre vie. L’histoire de cette femme est contée avec beaucoup de tendresse, de pudeur et d’amour. On ressent à travers sa description toute la fierté qu’éprouve l’auteure pour son aïeule. En parlant de Corentine, c’est aussi le moment parfait pour nous parler de la Bretagne, de la place des femmes dans la société, des conditions sociales dans lesquelles vivent les pauvres au début du vingtième siècle ou encore d’évoquer rapidement le monde ouvrier d’après guerre. En lisant ce roman, j’ai vraiment été saisie d’une certaine émotion sans pouvoir bien l’expliquer. Et en lisant le dernier paragraphe de Roselyne Bachelot, j’avais l’impression que derrière mon épaule, Corentine approuvait d’un léger sourire. Oh oui, quelle belle revanche !
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  • Annette55 Posté le 6 Septembre 2020
    Je n'ai pas l'habitude ni ne me soucie d'ordinaire des écrits des politiques mais là franchement je ferai exception. Un petit livre vu et acheté, au hasard de mes pérégrinations à la librairie. Voici une histoire vraie, sorte de récit - roman de la vie de la grand- mère de Roselyne Bachelot: Corentine. Mais quelle femme! Un destin étonnant ! Née dans les Montagnes noires à Gourin en 1890, issue d'une famille nombreuse pauvre, trimant aux champs , vendue par ses parents à un marchand de chevaux de Rouadouallec à sept ans, hantée par la faim, placée à douze chez des bourgeois de Paris, cette petite paysanne illettrée , intelligente et travailleuse jamais effrayée ni usée par un quotidien humiliant , à la merci de la prédation sexuelle des patrons, exploitée, privée de liberté, taillable et corvéable à merci, soumise (apparemment )à l'avarice crasse, de ces bourgeois méprisants , de chambre de bonne minuscule en usine d'armement où elle découvrira la solidarité ouvrière , contrairement aux coups bas , haines et jalousies incessants de la domesticité en maison bourgeoise —— cette maîtresse femme, déterminée , volontaire droite dans ses sabots, insoumise , combattante ——-tracera son chemin avec ambition, ne fera... Je n'ai pas l'habitude ni ne me soucie d'ordinaire des écrits des politiques mais là franchement je ferai exception. Un petit livre vu et acheté, au hasard de mes pérégrinations à la librairie. Voici une histoire vraie, sorte de récit - roman de la vie de la grand- mère de Roselyne Bachelot: Corentine. Mais quelle femme! Un destin étonnant ! Née dans les Montagnes noires à Gourin en 1890, issue d'une famille nombreuse pauvre, trimant aux champs , vendue par ses parents à un marchand de chevaux de Rouadouallec à sept ans, hantée par la faim, placée à douze chez des bourgeois de Paris, cette petite paysanne illettrée , intelligente et travailleuse jamais effrayée ni usée par un quotidien humiliant , à la merci de la prédation sexuelle des patrons, exploitée, privée de liberté, taillable et corvéable à merci, soumise (apparemment )à l'avarice crasse, de ces bourgeois méprisants , de chambre de bonne minuscule en usine d'armement où elle découvrira la solidarité ouvrière , contrairement aux coups bas , haines et jalousies incessants de la domesticité en maison bourgeoise —— cette maîtresse femme, déterminée , volontaire droite dans ses sabots, insoumise , combattante ——-tracera son chemin avec ambition, ne fera jamais son miel des compliments ni boniments qui se tramaient ainsi que les intrigues amoureuses ni chez les maîtres ,les de la Rousselaye ni chez les domestiques..... Elle ne baissera Jamais les bras , observera , son handicap: savoir lire et écrire, son premier mari: Jules le Bris , mort pour la France le 26 septembre 1914 à 26 ans, l'y aidera. L'auteure évoque les conditions de vie à la ferme à cette époque en Basse Bretagne: société complètement figée dans des traditions compassées : les parents «  louaient » ou «  revendaient » leurs enfants, saleté , promiscuité , excréments des porcs qui partageaient la salle commune, soupes maigres , sensation de faim permanente , bouillies d'avoine ou de pommes de terre, enfants confrontés très tôt aux indispensables travaux de subsistance qui faisaient tourner la ferme, toute puissance du père, servitude de la mère! Peur de voir s'abattre l'épouvantable famine qui sévissait en 1845/, racontée par le grand-père maternel de Corentine. L'auteure raconte Corentine Sinou ——- cette femme exceptionnelle ——avec pudeur , justesse et émotion, beaucoup d'humanité, empreinte d'une chaude admiration toute naturelle pour cette grand- mère décédée en 1969, aimante et aimée, malicieuse ...aidée malgré tout par un parcours mêlé de chance et de combat... Un portrait bien écrit , hommage remarquable , poignant ——-dans le contexte historique ——extraordinairement bien mis en valeur. Cela m'a fait penser à «  Mémé » dePhilippe Torreton mais un ton au-dessus .
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  • Levant Posté le 16 Août 2020
    On ne peut que souscrire à l’intention de rendre hommage à une proche parente qui, armée de sa seule volonté, a dû surmonter pour faire sa vie les difficultés inhérentes à une naissance dans une famille provinciale pauvre et à la condition de femme, dans un contexte que n’aurait pas renié Zola pour ajouter un tome aux Rougon Macquart. Roselyne Bachelot, qu’on ne présente plus, s’est livrée à cet exercice avec sa grand-mère Corentine. Je la connaissais (par média interposé avec tout ce que cela peut comporter de travestissement de la réalité) franche de parole, usant de la langue de bois avec moins d’éclat que ses homologues masculins de la classe politique, je lui découvre avec cet ouvrage une sensibilité familiale touchante. Avec quelques nuances de lutte féministe, elle aborde la condition d’asservissement de laquelle s’est extirpée sa grand-mère au début du 20ème siècle. Dans le grand combat solitaire qu’a été sa vie, ayant perdu l’amour de sa vie dans la grande boucherie de 14, Roselyne Bachelot nous dresse le panégyrique de cet héroïsme au quotidien, lorsqu’aux difficultés d’une vie misérable il fallait adjoindre la vigilance imposée aux jeunes filles livrées à elles-mêmes dans la jungle machiste qui prévaut depuis... On ne peut que souscrire à l’intention de rendre hommage à une proche parente qui, armée de sa seule volonté, a dû surmonter pour faire sa vie les difficultés inhérentes à une naissance dans une famille provinciale pauvre et à la condition de femme, dans un contexte que n’aurait pas renié Zola pour ajouter un tome aux Rougon Macquart. Roselyne Bachelot, qu’on ne présente plus, s’est livrée à cet exercice avec sa grand-mère Corentine. Je la connaissais (par média interposé avec tout ce que cela peut comporter de travestissement de la réalité) franche de parole, usant de la langue de bois avec moins d’éclat que ses homologues masculins de la classe politique, je lui découvre avec cet ouvrage une sensibilité familiale touchante. Avec quelques nuances de lutte féministe, elle aborde la condition d’asservissement de laquelle s’est extirpée sa grand-mère au début du 20ème siècle. Dans le grand combat solitaire qu’a été sa vie, ayant perdu l’amour de sa vie dans la grande boucherie de 14, Roselyne Bachelot nous dresse le panégyrique de cet héroïsme au quotidien, lorsqu’aux difficultés d’une vie misérable il fallait adjoindre la vigilance imposée aux jeunes filles livrées à elles-mêmes dans la jungle machiste qui prévaut depuis que le genre masculin a imposé sa domination. Emouvant hommage dans lequel on discerne outre l’amour non-dit que Roselyne Bachelot éprouve pour son ascendante, ce grand respect dû aux petites gens qui ont su préserver leur honneur contre vent et marée en dépit des semelles de plomb que leur a fait chausser leur naissance. Lourd handicap originel pour progresser dans la vie et fonder une famille qui aura fait sa fierté à n’en pas douter au terme de sa vie, lorsque Amstrong posait le pied sur la lune. Alors qu’au petit pas pour l’Homme avec la majuscule, il restait, et reste encore, un grand pas à faire pour l’homme avec la minuscule afin de renier une fois pour toute cette supériorité auto proclamée sur sa congénère du sexe pour le coup déclaré faible.
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  • nanoucz Posté le 4 Août 2020
    Lorsque j’ai sélectionné ce livre dans la liste proposée par Babelio pour l’opération Masse Critique, j’étais loin de me douter que lorsque j’en commencerais la lecture, son auteure serait devenue ministre de la Culture ! Nomination que j’ai d’ailleurs vite oubliée, tant l’univers où nous emmène ce livre est dépaysant. En 1919, une jeune veuve de guerre, bien mise, en tailleur et voilette, descend à Gourin du train en provenance de Paris. Elle est accompagnée de sa fille, a rendez-vous chez le notaire pour finaliser l’acquisition d’une maison cossue où elle a l’intention de s’installer et d’ouvrir une boutique de confection. Une fois les formalités effectuées, la jeune femme, Corentine, rend visite à sa mère, Marie-Louise, dans la misérable ferme où elle est née à la fin du XIXème siècle, une masure de quarante mètres carrés, où vivait la famille entière. Sept enfants, un père et une mère journaliers, les ainées qui s’occupent des petits, seuls les garçons peuvent aller à l’école, on ne mange pas souvent à sa faim. Corentine y a vécu jusqu’à l’âge de sept ans, puis a été « vendue » par ses parents comme bonne à un marchand de chevaux de Gourin. Lorsque son père a... Lorsque j’ai sélectionné ce livre dans la liste proposée par Babelio pour l’opération Masse Critique, j’étais loin de me douter que lorsque j’en commencerais la lecture, son auteure serait devenue ministre de la Culture ! Nomination que j’ai d’ailleurs vite oubliée, tant l’univers où nous emmène ce livre est dépaysant. En 1919, une jeune veuve de guerre, bien mise, en tailleur et voilette, descend à Gourin du train en provenance de Paris. Elle est accompagnée de sa fille, a rendez-vous chez le notaire pour finaliser l’acquisition d’une maison cossue où elle a l’intention de s’installer et d’ouvrir une boutique de confection. Une fois les formalités effectuées, la jeune femme, Corentine, rend visite à sa mère, Marie-Louise, dans la misérable ferme où elle est née à la fin du XIXème siècle, une masure de quarante mètres carrés, où vivait la famille entière. Sept enfants, un père et une mère journaliers, les ainées qui s’occupent des petits, seuls les garçons peuvent aller à l’école, on ne mange pas souvent à sa faim. Corentine y a vécu jusqu’à l’âge de sept ans, puis a été « vendue » par ses parents comme bonne à un marchand de chevaux de Gourin. Lorsque son père a voulu la reprendre car le maire du village lui a reproché d’avoir placé sa fille avant l’âge réglementaire de dix ans, Corentine a refusé de le suivre, car au moins, là, elle mange à sa faim, même si les journées de travail sont épuisantes. Plus tard, à douze ans, Corentine trouve une place de bonne à Paris, chez un docteur. Là, pendant trois ans, elle renoue avec la faim et des conditions de vie encore difficiles, face à une patronne radine et malveillante. Puis, elle est embauchée chez une vicomtesse, dans un hôtel particulier de la rue du Bac. Elle a une chambre rien que pour elle, les repas sont abondants, elle a sa place dans la hiérarchie des domestiques d’une grande maison mais les dangers d’abus divers y sont nombreux. Néanmoins, Corentine parviendra à apprendre à lire et à écrire et à s’élever dans l’échelle sociale. Roselyne Bachelot l’écrit dans l’avant-propos : cette histoire est presque un roman. Tout y est vrai, reconstitué à partir des souvenirs de sa grand-mère, des témoignages de proches, des lectures qui lui ont permis de replacer Corentine dans les différents environnements où elle a tracé son chemin de vie. Ce que j’ai trouvé le plus marquant, ce sont les conditions de vie dans la ferme, la promiscuité, la saleté, les cochons qui vivent dans la maison ! On imagine l’odeur pestilentielle qui devait y régner ! Et la faim ! D’après Roselyne Bachelot, c’est ce qui obnubilera sa grand-mère toute sa vie, même si par la suite, elle vit dans de meilleures conditions. Mais on comprend que cette faim, alliée à une intelligence et une force de caractère remarquables ont donné à la petite paysanne la volonté de sortir de sa misérable condition et de ne pas se cantonner à l’avenir de domestique qui semblait tracé pour elle. Et puis, je dois dire que j’ai trouvé aussi dans le récit de cette enfance morbihannaise un écho à ce que me racontait son grand-père, né en 1907, donc une vingtaine d’années plus tard que l’héroïne, dans un village au fin fond du Morbihan. Lui, c’est son engagement dans la Marine qui lui permettra de sortir de sa campagne, de s’éduquer et de voir du pays. J’ai souvent senti dans ses propos la fierté et le soulagement d’avoir échappé à une vie de misère. Ce n’est finalement pas si loin de moi.
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  • YvonS Posté le 28 Juillet 2020
    Les livres écrits par des politiques, c'est rarement bon. Mais là,  exception ! Un "petit" (200p) bouquin formidable !  Roselyne Bachelot  (je ne vous ferai pas l'injure de rappeler la carrière de la dame) nous livre ici un récit-roman de la vie de sa grand-mère Corentine. Une histoire vraie et un vrai "personnage" dans le bon sens du terme. Quelle bonne femme ! Intelligente, courageuse, une travailleuse acharnée qui ne se laisse pas user par le quotidien. On l'aime tout de suite, et à la fin on l'adore ! La Basse Bretagne de la fin du XIXe siècle, c'est effrayant de pauvreté. Une société figée dans des traditions qui font passer les Bretons pour des demeurés... Corentine est intelligente même s'il elle n'apprend à lire et à écrire que vers ses 20 ans, courageuse, fière,  combative. Placée comme domestique à 7 ans chez un marchand de chevaux, elle observe,  se tait, apprend puis part à Paris chez un médecin, à 12 ans. Elle y affrontera une patronne avare et brutale, mais là aussi elle s'efforce d'apprendre, elle connaît ses lacunes,  elle a un but et elle fera tout pour l'atteindre. Fière, sans se renier. On sait dès le prologue de ce livre... Les livres écrits par des politiques, c'est rarement bon. Mais là,  exception ! Un "petit" (200p) bouquin formidable !  Roselyne Bachelot  (je ne vous ferai pas l'injure de rappeler la carrière de la dame) nous livre ici un récit-roman de la vie de sa grand-mère Corentine. Une histoire vraie et un vrai "personnage" dans le bon sens du terme. Quelle bonne femme ! Intelligente, courageuse, une travailleuse acharnée qui ne se laisse pas user par le quotidien. On l'aime tout de suite, et à la fin on l'adore ! La Basse Bretagne de la fin du XIXe siècle, c'est effrayant de pauvreté. Une société figée dans des traditions qui font passer les Bretons pour des demeurés... Corentine est intelligente même s'il elle n'apprend à lire et à écrire que vers ses 20 ans, courageuse, fière,  combative. Placée comme domestique à 7 ans chez un marchand de chevaux, elle observe,  se tait, apprend puis part à Paris chez un médecin, à 12 ans. Elle y affrontera une patronne avare et brutale, mais là aussi elle s'efforce d'apprendre, elle connaît ses lacunes,  elle a un but et elle fera tout pour l'atteindre. Fière, sans se renier. On sait dès le prologue de ce livre qu'elle va y arriver mais le chemin sera long, douloureux. Roselyne Bachelot ne donne jamais dans le misérabilisme même si on n'est pas loin de Dickens dans certaines situations. C'est l'évocation d'une classe sociale exploitée, humiliée,  les "bonniches" bretonnes. C'est le portrait d'une femme qui jusqu'au bout ne se laisse pas faire, même si la vie ne l'épargne pas. Loin s'en faut. On n'arrête pas de lui dire qu'elle a "de la chance". Je vous laisse juge. J'ai lu ce petit volume en moins de deux jours. Et je suis sûr que Corentine "par delà l'azur" est fière de voir son parcours raconté par sa petite-fille qui a mis "ses pieds sales" à l' Élysée. 
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