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Pocket
EAN : 9782266291781
Code sériel : 17441
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Dans la vallée

Karine REIGNIER-GUERRE (Traducteur)
Date de parution : 19/09/2019
1825. Le temps semble s’être arrêté dans ce village égaré d’Irlande où sévit la famine. Nóra y élève seule son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, deux ans plus tôt, Micheál marchait et parlait. Dans la vallée, on croit que des fées l’ont enlevé et ont en échange déposé un... 1825. Le temps semble s’être arrêté dans ce village égaré d’Irlande où sévit la famine. Nóra y élève seule son petit-fils de quatre ans, infirme. Pourtant, deux ans plus tôt, Micheál marchait et parlait. Dans la vallée, on croit que des fées l’ont enlevé et ont en échange déposé un de leurs enfants dans son berceau. C’est lui qui serait à l’origine de la malédiction qui les a tous frappés. Leur unique espoir est une marginale qui vit dans la lande et parle le langage des plantes. Car la vieille Nance Roche a un don : elle communique avec le peuple invisible. Entre le mauvais sort et la superstition des hommes, le destin du petit Micheál oscille dangereusement.

« L’auteur brosse le portrait de femmes courage, dont le coeur, dans cette vallée rude comme un hiver irlandais, brûle d’humanité. Audacieux et magnifique. » La Voix du Nord
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EAN : 9782266291781
Code sériel : 17441
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« Cette longue épopée de douleur et de courage possède une sombre force et un souffle épique. » La Croix
« L’auteure brosse le portrait de femmes courage, dont le cœur, dans cette vallée rude comme un hiver irlandais, brûle d'humanité. Audacieux et magnifique. » La Voix du Nord
« En faisant revivre cette Irlande qui crève de pauvreté, Hannah Kent signe un roman aussi remuant qu’envoûtant. » Elle
 
Presse

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sandra_C Posté le 31 Août 2020
    J'ai été totalement absorbée par ma lecture au fin fond de l'Irlande et en plein coeur de la superstition et de son Folklore. Dès le deuxième chapitre, l'auteur lance le tempo avec cette atmosphère mystérieuse et hostile qui devient de plus en plus lourdes jusqu'àl'apothéose. J'en suis même venue à douter de la problématique que l'auteur voulait soulever. Jusqu'au bout j'ai fait fausse route. J'en suis venue à détester pratiquement tous les personnages sauf Nance que j'ai trouvé très touchante et forte. Et c'est la force de ce roman, cette description des lieux, des personnages forts, la magie qui réside dans cette vallée où clairement je n'aurais pas aimé vivre. Ca fait froid dans le dos de savoir que c'est basé sur des faits qui se sont passées et qui se passe peut-être encore quelque part dans le monde. Une lecture passionnante que je ne peux que recommander. Les 535 pages sont passés en un éclair.
  • fran6h Posté le 4 Mars 2020
    Hannah Kent est une grande écrivaine. Après le très bon "A la grâce des hommes", elle récidive et la première impression se confirme. Il encore question de femmes, dans cette Irlande rurale du début du XIXème siècle. Mais quelles femmes ! Le roman tourne autour de trois personnages et des croyances ancestrales qui cimentent encore cette petite société qui vit de peu, à la lisière de l'indigence et du malheur. Et du malheur, Nora Leahy va en connaître. Après avoir perdu sa fille, son mari décède, et elle se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, un enfant qui n'a pas l'usage des jambes et qui ne parle pas, qui braille toutes les nuits et se souille à longueur de journée. Or, lorsqu'elle l'avait vu, deux ans auparavant, il croissait normalement. Et c'est là qu'entre en jeu les esprits, les "bonnes gens", ceux qui ont échangé son petit-fils contre cette créature. Aidée de Mary, pour les tâches quotidiennes et la tenue de la ferme, et de Nance, la guérisseuse qui possède la don, elle tentera de récupérer son petit-fils. L'ambiance de cette terre dure, cette vallée un peu isolée, qui a forgé les caractères est soigneusement restituée. Le conflit ouvert entre les anciennes croyances... Hannah Kent est une grande écrivaine. Après le très bon "A la grâce des hommes", elle récidive et la première impression se confirme. Il encore question de femmes, dans cette Irlande rurale du début du XIXème siècle. Mais quelles femmes ! Le roman tourne autour de trois personnages et des croyances ancestrales qui cimentent encore cette petite société qui vit de peu, à la lisière de l'indigence et du malheur. Et du malheur, Nora Leahy va en connaître. Après avoir perdu sa fille, son mari décède, et elle se retrouve seule avec son petit-fils de quatre ans, un enfant qui n'a pas l'usage des jambes et qui ne parle pas, qui braille toutes les nuits et se souille à longueur de journée. Or, lorsqu'elle l'avait vu, deux ans auparavant, il croissait normalement. Et c'est là qu'entre en jeu les esprits, les "bonnes gens", ceux qui ont échangé son petit-fils contre cette créature. Aidée de Mary, pour les tâches quotidiennes et la tenue de la ferme, et de Nance, la guérisseuse qui possède la don, elle tentera de récupérer son petit-fils. L'ambiance de cette terre dure, cette vallée un peu isolée, qui a forgé les caractères est soigneusement restituée. Le conflit ouvert entre les anciennes croyances populaires et la religion catholique porteuse d'émancipation est permanent. Ce conflit va irriguer toute la société, les relations entre ses membres et les prétextes qui permettent de faire porter la faute de ses malheurs sur l'autre. Avec ce roman, on oscille sans cesse d'un monde à l'autre. Parfaitement maîtrisé, le récit est captivant porté par des personnages dont on atteint l'âme profonde. Et malgré la cruauté générale de l'environnement, de l'époque et de sa structure (notamment la place des femmes de ce monde là) on aime ces femmes au destin tragique.
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  • Biblioroz Posté le 4 Novembre 2019
    Entre rivière, forêt et collines, la vallée se déploie avec ses étendues de champs, ses fossés, ses murets de pierre, ses tourbières, ses coteaux de joncs et de bruyère et ses modestes chaumières. Chaque chapitre retraçant ce fait tragique, emprunté à la triste réalité de l'année 1826, porte un nom de la flore présente dans ce petit hameau du Comté de Kerry au Sud-ouest de l'Irlande. Une flore dans laquelle Nance, l'herboriste et guérisseuse, puise tous les bienfaits et toute la richesse qu'elle recèle afin d'apaiser les maux des habitants. Des plantes qui constituent ici un personnage puissant de par leurs pouvoirs bénéfiques ou mortels. Une des chaumières abrite la douleur de Nóra. Son mari vient d'être foudroyé par une crise cardiaque alors qu'il creusait un fossé pour évacuer les pluies. Anéantie de chagrin, Nóra doit faire face aux préparatifs de la veillée funèbre tout en serrant dans ses doigts crispés les perles de son rosaire. Rafales de pluies, âtre où brûle la tourbe, jarres de poitín et fumée sortant des pipes de terre, l'atmosphère oppressante de cette veillée à la lueur des brûle-joncs nous étreint. Entendez-vous le coeur des pleurs pour le départ de l'âme du défunt ? C'est sinistre et saisissant. Nóra,... Entre rivière, forêt et collines, la vallée se déploie avec ses étendues de champs, ses fossés, ses murets de pierre, ses tourbières, ses coteaux de joncs et de bruyère et ses modestes chaumières. Chaque chapitre retraçant ce fait tragique, emprunté à la triste réalité de l'année 1826, porte un nom de la flore présente dans ce petit hameau du Comté de Kerry au Sud-ouest de l'Irlande. Une flore dans laquelle Nance, l'herboriste et guérisseuse, puise tous les bienfaits et toute la richesse qu'elle recèle afin d'apaiser les maux des habitants. Des plantes qui constituent ici un personnage puissant de par leurs pouvoirs bénéfiques ou mortels. Une des chaumières abrite la douleur de Nóra. Son mari vient d'être foudroyé par une crise cardiaque alors qu'il creusait un fossé pour évacuer les pluies. Anéantie de chagrin, Nóra doit faire face aux préparatifs de la veillée funèbre tout en serrant dans ses doigts crispés les perles de son rosaire. Rafales de pluies, âtre où brûle la tourbe, jarres de poitín et fumée sortant des pipes de terre, l'atmosphère oppressante de cette veillée à la lueur des brûle-joncs nous étreint. Entendez-vous le coeur des pleurs pour le départ de l'âme du défunt ? C'est sinistre et saisissant. Nóra, qui a déjà perdu sa fille, se retrouve alors seule pour s'occuper de son petit-fils Micheál qu'elle prend soin de cacher, honteuse que ce petit garçon de quatre ans d'une maigreur spectrale, sans cesse hurlant, ne pouvant tenir sur ses jambes ni articuler le moindre mot, soit réellement ce petit qu'elle avait pourtant vu bien portant et babillant deux ans auparavant. Ne serait-ce pas plutôt un changelin, un fé ? Une créature échangée avec son véritable petit-fils qui a été enlevé par les Fairies, ce peuple invisible de Bonnes Gens, dénommées ainsi pour ne pas attirer leur foudre et par là même le malheur. D'ailleurs depuis que ce petit est arrivé dans la vallée, des signes annonciateurs de mort se sont multipliés, la malédiction semble cerner les habitants et se manifester partout, même dans l'impossibilité de baratter la crème, dans les mauvaises récoltes, dans les poules qui s'abstiennent de pondre ! Alors pour se protéger de la mort, il ne faut pas oublier de glisser du sel et de la cendre dans ses poches en quittant la maison de Nóra. Croyances, superstitions, pratiques et traditions païennes imprègnent chaque geste, chaque pensée, au fin fond de cette vallée. Gare ! Car le mal et le malheur peuvent s'attraper, il faut donc les chasser. Quelques longueurs se font vite oublier car les talents de l'auteure se font jour en diffusant à la perfection une ambiance sombre, miséreuse, où plane l'inévitable ignorance de ces pauvres gens qui, dès leur plus jeune âge, baignaient dans les multiples croyances héritées des ancêtres et transmises lors des veillées d'hiver. On perçoit l'humidité de la cahute recouverte de mousse de l'herboriste, la chaleur et l'odeur de sa chèvre au fond de la pièce. Les brassées d'ajoncs sur les sols de terre battue crissent sous nos pas pendant que les pommes de terre, bien souvent l'unique nourriture pour des estomacs affamés, cuisent dans la marmite. Ces femmes de la vallée vont pied nus dans la boue et traînent derrière elles les dernières rumeurs de leur petite communauté, avec plus ou moins de fiel, de rancoeurs et de peur. C'est l'estomac noué que l'on assiste aux souffrances de ce petit Micheál, petit être handicapé impuissant et livré aux mains ignorantes mais désireuses de le guérir. La jeune Mary, qui représente ici les enfants qui se louent à la saison pour ramener quelques sous dans une famille nombreuse, allègera la charge de Nóra et prendra pitié de cet enfant hurlant. La perception de l'éveil de son attachement émeut profondément. Hannah Kent, de sa plume fluide et élégante nous transporte sans effort dans cette vallée irlandaise d'un autre siècle et touche au plus profond de notre sensibilité avec cet univers poignant distillé avec un réalisme saisissant. Un très beau roman à découvrir en faisant toutefois attention à ne pas croiser de lueurs vacillantes au détour de ses pages habitées, car les Fairies pourraient bien s'emparer de vous !
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  • les_lectures_de_marion Posté le 10 Mai 2019
    Quelle lecture étrange et envoûtante ça a été ! L'immersion dans l'Irlande du XIXeme siècle a totalement fonctionné sur moi, c'était dur de reposer le livre. J'ai détesté certains personnages pour leur cruauté pour ensuite avoir pitié d'eux, j'ai été émue par le petit Micheal dont on ignore la cause de son infirmité. Est-ce un enfant malade ou bien un changelin, une creature déposée par les fées ? Jusqu'au bout du récit je me suis posé cette question, même si toutes ces superstitions semblent bien trop grosses pour s'avérer. Hannah Kent m'a embarquée dans cette histoire tirée de faits réels et j'ai totalement adoré cette découverte !
  • LesMissChocolatinebouquinent Posté le 29 Janvier 2019
    DANS LA VALLEE est une extraordinaire découverte. Une de celle qui marque au plus profond de soi. Après un début très compliqué, je suis sortie de cette lecture abasourdie et ébahie. DANS LA VALLEE s’inscrit dans ces romans intemporels. Ceux qui relatent avec passion, réalisme et honnêteté la vie oubliée des contrées lointaines. Hannah Kent plonge le lecteur au cœur d’un village désœuvré d’une Irlande démunie. Un village où survie et bravoure se côtoient impitoyablement. Un village niché dans une vallée battue par les vents où le soleil écrasant alterne avec l’hivers rigoureux, entouré de montagnes. Des champs à perte de vue, des chemins de terres, des chaumières de terres et de joncs, des feux de tourbes, des vaches, des jardins de pommes de terre, un puits, ô lieu de rencontre féminine, un forgeron, une église, une guérisseuse. Tableau loin d’être idyllique d’un monde rural et rude. Les médecins sont quasi inexistants et sont véritablement hors de prix. Lorsque la maladie frappe, les paysans s’en remettent à l’Eglise où alors vont voir en toute discrétion la guérisseuse. Nance Roche vit à l’extérieur du village avec sa chèvre et ses poules. Sa chaumière est à l’image de sa propriétaire : ordonnée,... DANS LA VALLEE est une extraordinaire découverte. Une de celle qui marque au plus profond de soi. Après un début très compliqué, je suis sortie de cette lecture abasourdie et ébahie. DANS LA VALLEE s’inscrit dans ces romans intemporels. Ceux qui relatent avec passion, réalisme et honnêteté la vie oubliée des contrées lointaines. Hannah Kent plonge le lecteur au cœur d’un village désœuvré d’une Irlande démunie. Un village où survie et bravoure se côtoient impitoyablement. Un village niché dans une vallée battue par les vents où le soleil écrasant alterne avec l’hivers rigoureux, entouré de montagnes. Des champs à perte de vue, des chemins de terres, des chaumières de terres et de joncs, des feux de tourbes, des vaches, des jardins de pommes de terre, un puits, ô lieu de rencontre féminine, un forgeron, une église, une guérisseuse. Tableau loin d’être idyllique d’un monde rural et rude. Les médecins sont quasi inexistants et sont véritablement hors de prix. Lorsque la maladie frappe, les paysans s’en remettent à l’Eglise où alors vont voir en toute discrétion la guérisseuse. Nance Roche vit à l’extérieur du village avec sa chèvre et ses poules. Sa chaumière est à l’image de sa propriétaire : ordonnée, propre et accueillante. Des herbes, fleurs et plantes sèchent et diffusent une agréable odeur. L’herboriste connaît méticuleusement les plantes qui doivent être associer aux maux. Nance Roche, vieille femme aux yeux voilés par les années et la dureté de la vie, possède également le don. Un don aussi étrange que nécessaire : celui de comprendre le monde caché où vivent les Fairies, les Bonnes Gens. Les croyances et les légendes peuplent les rituels, le quotidien et les soirées autour du feu. C’est un monde craint de tous. Les arbres d’aubépines sont leur royaume, les nuits leur monde, les rivières, les arbres leur terrain de jeux et les humains leur pitance. Ils s’en prennent aux mortels en leur jouant de mauvais tours et peuvent également s’en prendre aux plus petits d’entre eux en les enlevant et en mettant à leur place des êtres curieux et abominables, des changelin. C’est ce que croit dur comme fer Nora Leahy au sujet de son petit fils de quatre ans. Micheal était un petit garçon tout à fait normal lorsque petit à petit il a arrêté de parler et de marcher. Ses jambes se sont peu à peu atrophiés. Ses nuits sont devenus le berceau de cris épouvantables. Un monstre ! Un être abominable ! Un changelin ?! Nora est convaincue que ce n’est plus son petit fils et les Fairies l’ont emporté dans leur royaume laissant à sa place cette chose. Aidée de sa servante Mary qui s’occupe du petit Micheal, Nora décide de faire appel à Nance dans le but de retrouver son enfant. Nance lui assure qu’après plusieurs méthodes, elle le retrouvera tel qu’il était quelques années plus tôt. Entre superstition et réalité, le gouffre est immense. Le danger guette. Les rumeurs circulent. Le curé éructe. Les aléas et la pauvreté malmènent un village qui ne sait plus où donner de la tête. Tous les maux semblent provenir de Nora et sa famille et de Nance Roche. Qu’en sera t’il des conséquences ? Désastreuses ou merveilleuses ? Hanna Kent de sa plume poétique et exigeante transporte le lecteur aux côtés de ces villageois qui mènent une vie loin de tout repos. Elle relate avec audace ses vies aussi extraordinaires qu’éprouvantes et désobligeantes. De descriptions en descriptions, d’événement en déconvenues, des drames à l’espoir, ce roman est une pure merveille. Celle où la réalité joue avec la frontière de l’irréel, celle où l’horreur remplace l’irrationnel, celle où l’espoir donne un but ultime : la normalité. La normalité dans un monde emprunt de rites et de croyances d’un autre âge. Ce monde en confrontation perpétuel avec la modernité qui règne dans les plus grandes villes. Un monde méconnu qui n’est plus. Un monde cruel et effrayant. Un monde inquiétant. DANS LA VALLEE est un livre choc. Ne pas y être insensible est impensable. J’ai vite été embarquée dans un univers aussi étrange que prenant. Cette virée dans ce monde m’a bouleversée.
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