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Perrin
EAN : 9782262022419
Code sériel : 84
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Examen de conscience

"Nous étions vaincus mais nous nous croyions innocents"

Collection : Tempus
Date de parution : 04/11/2004

Réflexions d'un officier allemand, aujourd'hui confronté à ses doutes, qui s'interroge sur sa part de responsabilité dans la tragédie de la dernière guerre.

August von Kageneck, issu de la vieille noblesse allemande, passé de la Hitlerjugend à la Wehrmacht, s'interroge, cinquante ans après, sur sa part de responsabilité et celle de ses pairs dans la Seconde Guerre mondiale. Qu'a-t-il vu ? Qu'a-t-il su des exactions et des massacres qui l'ont accompagnée ? Cette...

August von Kageneck, issu de la vieille noblesse allemande, passé de la Hitlerjugend à la Wehrmacht, s'interroge, cinquante ans après, sur sa part de responsabilité et celle de ses pairs dans la Seconde Guerre mondiale. Qu'a-t-il vu ? Qu'a-t-il su des exactions et des massacres qui l'ont accompagnée ? Cette réflexion est le courageux et beau livre d'un homme écartelé entre d'une part la fraternité d'armes et la fierté du jeune lieutenant de Panzers caracolant dans les plaines de l'Est, et d'autre part la tentation chrétienne d'assumer personnellement une part du péché collectif.

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EAN : 9782262022419
Code sériel : 84
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Eugenie3945 Posté le 20 Septembre 2021
    #x2712;August Von Kageneck issu de la vieille noblesse allemande, passé de la Hitlerjugend à la Wehrmacht, s'interroge, 50 ans après sur sa part de responsabilité et celle de ses pairs dans la Seconde Guerre Mondiale. Il nous offre par ce livre son examen de conscience. #x2712;L'hiver 1941-1942 à été l'un des plus froids et des plus meurtrier sur le sol russe et des pays de l'est. Les soldats allemands réduis au statut de fantassins car tout mouvement motorisé était devenu impossible ne pensait plus qu'à la survie. Leurs lignes arrières n'étaient plus sûres, il pouvait s'y trouver des partisans russes. C'est à ce moment là qu'ils perdirent leur sentiment d'invincibilité, de la supériorité absolue sur leurs adversaires. Mais surtout, les Russes devenaient leurs égaux et souvent supérieurs. Ils étaient inégalables en combat d'hiver. "L'idée que nous nous faisons du peuple ennemi changé du tout au tout." Étaient est ce des Untermenschen ? Le doute atteint leurs esprits. #x2712;C'est dans ce contexte que se poursuit ce récit, la demande de pardon aussi envers les persécutions contre les juifs de la part de Friedrich Aschoff notamment, qui fut accueillie et acceptée, le rendra particulièrement reconnaissant comme "touché par la grâce." #x2712;C'est ainsi qu'avec plusieurs amis ils... #x2712;August Von Kageneck issu de la vieille noblesse allemande, passé de la Hitlerjugend à la Wehrmacht, s'interroge, 50 ans après sur sa part de responsabilité et celle de ses pairs dans la Seconde Guerre Mondiale. Il nous offre par ce livre son examen de conscience. #x2712;L'hiver 1941-1942 à été l'un des plus froids et des plus meurtrier sur le sol russe et des pays de l'est. Les soldats allemands réduis au statut de fantassins car tout mouvement motorisé était devenu impossible ne pensait plus qu'à la survie. Leurs lignes arrières n'étaient plus sûres, il pouvait s'y trouver des partisans russes. C'est à ce moment là qu'ils perdirent leur sentiment d'invincibilité, de la supériorité absolue sur leurs adversaires. Mais surtout, les Russes devenaient leurs égaux et souvent supérieurs. Ils étaient inégalables en combat d'hiver. "L'idée que nous nous faisons du peuple ennemi changé du tout au tout." Étaient est ce des Untermenschen ? Le doute atteint leurs esprits. #x2712;C'est dans ce contexte que se poursuit ce récit, la demande de pardon aussi envers les persécutions contre les juifs de la part de Friedrich Aschoff notamment, qui fut accueillie et acceptée, le rendra particulièrement reconnaissant comme "touché par la grâce." #x2712;C'est ainsi qu'avec plusieurs amis ils renouvelèrent l'expérience dans les pays jadis occupés par l'Allemagne, de tenter l'avanture de la réconciliation.
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  • bdelhausse Posté le 9 Mai 2020
    August von Kageneck est issu d'une longue lignée d'aristocrates, le genre qui produit des chevaliers, des évêques, des gens de bien, des propriétaires fonciers et des capitaines d'industries. A 20 ans, il conduit son panzer dans les plaines ukrainiennes. Lieutenant à 21 ou même pas. Le voilà formatté, issu des hitlerjugend. Catholique convaincu, fervent et pratiquant, il a normalement dans les gênes la tolérance et l'altruisme, l'amour de son prochain. Comment a-t-il pu tolérer, admettre, participer au nazisme? C'est une question qu'il se pose, en 1994, alors âgé de 70 ans, ressassant ses souvenirs de la Wehrmacht. Un coprs d'armée qu'il pense déconnecté du régime totalitaire. Les militaires ne font pas de politique. Les militaires sont au-dessus de cela. Ils n'ont pas commis d'atrocités, ils se sont "contentés" de faire la guerre pendant que les SS, les SA, les SD torturaient, gazaient, brûlaient... Mais les choses ne sont pas si simples. Et August von Kageneck le reconnaît. Du bout des lèvres parfois. Plus fort à d'autres reprises. On le sent tiraillé pendant une bonne moitié de l'ouvrage. On sent qu'il condamne les atrocités gratuites, mais qu'il admet les faits de guerre. Puis il lance quelques phrases bien senties, comme "l'occupant a... August von Kageneck est issu d'une longue lignée d'aristocrates, le genre qui produit des chevaliers, des évêques, des gens de bien, des propriétaires fonciers et des capitaines d'industries. A 20 ans, il conduit son panzer dans les plaines ukrainiennes. Lieutenant à 21 ou même pas. Le voilà formatté, issu des hitlerjugend. Catholique convaincu, fervent et pratiquant, il a normalement dans les gênes la tolérance et l'altruisme, l'amour de son prochain. Comment a-t-il pu tolérer, admettre, participer au nazisme? C'est une question qu'il se pose, en 1994, alors âgé de 70 ans, ressassant ses souvenirs de la Wehrmacht. Un coprs d'armée qu'il pense déconnecté du régime totalitaire. Les militaires ne font pas de politique. Les militaires sont au-dessus de cela. Ils n'ont pas commis d'atrocités, ils se sont "contentés" de faire la guerre pendant que les SS, les SA, les SD torturaient, gazaient, brûlaient... Mais les choses ne sont pas si simples. Et August von Kageneck le reconnaît. Du bout des lèvres parfois. Plus fort à d'autres reprises. On le sent tiraillé pendant une bonne moitié de l'ouvrage. On sent qu'il condamne les atrocités gratuites, mais qu'il admet les faits de guerre. Puis il lance quelques phrases bien senties, comme "l'occupant a toujours tort", ou ce genre de choses. Mais quelques pas en avant et quelques pas en arrière... il "justifie" les crimes perpétrés par les Allemands lors de la retraite de Russie par celles commises par les partisans... Comme si on pouvait admettre qu'un envahisseur se venge des crimes perpétrés par les populations envahies. D'ailleurs, von Kageneck ne dit jamais "résistants", les Russes sont des partisans. Ils ne résistent pas. Ils sont formattés par le bolchévisme... comme von Kageneck l'était par le nazisme (il le reconnaît). L'auteur met tout le monde d'accord en admettant d'emblée que la guerre, c'est une faillite. On ne fait pas la guerre. Et quand il élargit son propos, passant de la Wehrmacht à la Bundeswehr, il parle d'une armée de citoyens, pas de militaires. Le livre prend alors une dimension plus large. Il admet le rôle actif des militaires dans les atrocités. Il n'est plus question de se défiler. Si des militaires ont pu croire à ce qu'ils faisaient et le faire "proprement" sans réellement se préoccuper des camps, von Kageneck sait que l'état-major de la Wehrmacht a admis les visées d'Hitler. Ils ont souhaité, appelé de leurs voeux, une guerre d'expansion. Une guerre qui visait à étendre les terres allemandes aux plaines de Russie. C'est souvent, malgré tout, ambigu. August von Kageneck a clairement fait du chemin. Il renie les meurtres, il fait comme le fitre l'indique un examen de conscience. Il ne fait pas un mea culpa. Il fait davantage. Il demande pardon. Il sait que cela n'efface rien. Il ne demande pas à ce que l'on efface quoi que ce soit, d'ailleurs. Ce n'est pas au lecteur qu'il demande pardon. Ces ambiguïtés dans le propos, cette difficulté à admettre qu'il aurait dû, que beaucoup auraient dû, partir, délaisser Hitler, ne pas se faire complice m'ont perturbé. Mais August von Kageneck est honnête, franc et on ne peut pas lui refuser cet examen de conscience. Le clou du livre est le dernier chapitre. Il vaut le détour rien qu'à lui seul. Il y est question de pardon demandé. De fraternité. De paix interne. De respect. De Dieu (je mets une majuscule par respect pour von Kageneck). C'est poignant. D'autant plus poignant qu'august von Kageneck y expose le différend qui l'oppose à son frère (croix de guerre avec feuilles de chêne) qui refuse de reconnaître ses erreurs. Il n'est pas donné à tout le monde de faire ce qu'August von Kageneck fait. Il faut lui en savoir gré.
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  • SCOman Posté le 7 Novembre 2013
    Comment avons-nous pu servir un régime aussi horrible que le nazisme ? Telle est en substance la question à laquelle tente de répondre August von Kageneck tout au long d’Examen de conscience. Officier de la Whermacht à 17 ans, en tant que lieutenant de Panzer, il prit part à l’opération Barbarossa et l’invasion de la Russie en 1941. Issu d’une famille de la vieille noblesse allemande, il réinterroge l’histoire et tente d’évaluer la part de responsabilité du peuple allemand dans la mise en branle de la machine de guerre nazie. D’après lui, l’immobilisme des classes sociales conservatrices a joué un grand rôle dans l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler : « J’accuse en effet l’aristocratie allemande et la grande bourgeoisie d’avoir souhaité ou fini par soutenir l’arrivée du national-socialisme en Allemagne » (p. 166). Une prise de position qui fait écho à la citation du philosophe Edmund Burke : « le mal naît de l’absence du bien ». Mais le plus grave, selon l’auteur, c’est que la Wehrmacht, théoriquement garante de l’indépendance de l’armée envers le pouvoir politique, a au fur et à mesure tacitement accepté les thèses antisémites nazies. Sur le front de l’est, nombreux furent ceux qui furent... Comment avons-nous pu servir un régime aussi horrible que le nazisme ? Telle est en substance la question à laquelle tente de répondre August von Kageneck tout au long d’Examen de conscience. Officier de la Whermacht à 17 ans, en tant que lieutenant de Panzer, il prit part à l’opération Barbarossa et l’invasion de la Russie en 1941. Issu d’une famille de la vieille noblesse allemande, il réinterroge l’histoire et tente d’évaluer la part de responsabilité du peuple allemand dans la mise en branle de la machine de guerre nazie. D’après lui, l’immobilisme des classes sociales conservatrices a joué un grand rôle dans l’accession au pouvoir d’Adolf Hitler : « J’accuse en effet l’aristocratie allemande et la grande bourgeoisie d’avoir souhaité ou fini par soutenir l’arrivée du national-socialisme en Allemagne » (p. 166). Une prise de position qui fait écho à la citation du philosophe Edmund Burke : « le mal naît de l’absence du bien ». Mais le plus grave, selon l’auteur, c’est que la Wehrmacht, théoriquement garante de l’indépendance de l’armée envers le pouvoir politique, a au fur et à mesure tacitement accepté les thèses antisémites nazies. Sur le front de l’est, nombreux furent ceux qui furent témoin de massacres, sans réagir, Et von Kageneck de citer la conclusion édifiante d’un jeune médecin militaire : « Je ne doute pas que la révolte devant ces [...]
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