Lisez! icon: Search engine
Perrin
EAN : 9782262087203
Code sériel : TEMP
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Fascisme français

,

Collection : Tempus
Date de parution : 18/06/2020
La réponse à la controverse initiée par Zeev Sternhell.
Nouvelle édition revue et augmentée d'une seconde partie.
La France est-elle le berceau du fascisme au XXe siècle ? C'est cette vision simpliste que les contributeurs de cet ouvrage s'attachent à contredire, en établissant d'abord la défintion juste du fascisme. Un ouvrage conçu comme « une mise à disposition de toutes les...
Nouvelle édition revue et augmentée d'une seconde partie.
La France est-elle le berceau du fascisme au XXe siècle ? C'est cette vision simpliste que les contributeurs de cet ouvrage s'attachent à contredire, en établissant d'abord la défintion juste du fascisme. Un ouvrage conçu comme « une mise à disposition de toutes les pièces du dossier » permettant à chacun de constituer une opinion.
De nombreux contributeurs de prestige : Jean-Pierre Azéma, Robert Belot, Serge Berstein, Bernard Bruneteau, Steven Englund, Simon Epstein, Emilio Gentile, Rainer Hudemann, Jean-Noël Jeanneney, Laurent Joly, Jacques Julliard, Marie-Anne Matard-Bonucci, Gilles Perrault, Alain-Gérard Slama, Pierre-André Taguieff, Jean-Paul Thomas, Paul Thibaud et Michel Winock, qui a été l'éditeur de Sternhell avant de rompre avec lui.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782262087203
Code sériel : TEMP
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm
Perrin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bigmammy Posté le 9 Août 2020
    Il était une fois un universitaire israélien historien des idées - Zeev Sternhell (1935 – 2020) - dont la famille avait été massacrée durant la Shoah et qui a fait ses études en France – ayant fait toute sa carrière sur l'étude des partis et mouvements de Droite en France. Sa thèse infiniment ressassée est de considérer que la France, dès les années 1880 et bien avant le début de la guerre de 1914, avait eu non seulement l'idée, mais encore le mouvement de masse fasciste, celui du Colonel de la Roque, si puissant entre les deux guerres, bref, que la France, bien avant Mussolini et sa Marche sur Rome, fut le berceau du fascisme. Ce livre est un recueil d'articles d'un groupe d'historiens prestigieux qui réfutent cette thèse « idéalisée » voire truquée, et fournit une contreproposition à cette assertion, tant sur le fond que sur la forme. Aux trois droites françaises décrites par René Rémond – légitimiste, orléaniste et bonapartiste – Sternhell ajoute une « droite révolutionnaire » sans unité organisationnelle mais caractérisée par un objectif commun : l'instauration d'un ordre nouveau. Avec pour corollaire l'antisémitisme de masse, le boulangisme, les ligues antidreyfusardes. Des idées qui répondent à la crise... Il était une fois un universitaire israélien historien des idées - Zeev Sternhell (1935 – 2020) - dont la famille avait été massacrée durant la Shoah et qui a fait ses études en France – ayant fait toute sa carrière sur l'étude des partis et mouvements de Droite en France. Sa thèse infiniment ressassée est de considérer que la France, dès les années 1880 et bien avant le début de la guerre de 1914, avait eu non seulement l'idée, mais encore le mouvement de masse fasciste, celui du Colonel de la Roque, si puissant entre les deux guerres, bref, que la France, bien avant Mussolini et sa Marche sur Rome, fut le berceau du fascisme. Ce livre est un recueil d'articles d'un groupe d'historiens prestigieux qui réfutent cette thèse « idéalisée » voire truquée, et fournit une contreproposition à cette assertion, tant sur le fond que sur la forme. Aux trois droites françaises décrites par René Rémond – légitimiste, orléaniste et bonapartiste – Sternhell ajoute une « droite révolutionnaire » sans unité organisationnelle mais caractérisée par un objectif commun : l'instauration d'un ordre nouveau. Avec pour corollaire l'antisémitisme de masse, le boulangisme, les ligues antidreyfusardes. Des idées qui répondent à la crise du libéralisme. Sternhell donne sa définition du fascisme : un système de pensée produit de la symbiose entre le nationalisme organique et le socialisme antimarxiste, une idéologie révolutionnaire qui s'oppose radicalement à l'ordre des choses existant et à la civilisation libérale et dont l'essence est le totalitarisme. Le fascisme se propose comme une nouvelle religion politique où combattre est une fin en soi, avec la détestation de l'individualisme et de l'esprit des Lumières. Sternhell s'oppose donc à la quasi-totalité des historiens spécialistes du XXème siècle et en particulier au « clan » de l'Institut d'Etudes politiques de Paris. La pléiade de chercheurs dont les contributions sont ici réunies nous éclaire sur les faiblesses structurelles d'une thèse qui est une illustration éclatante du principe téléologique : « tout ce qui est arrivé devait arriver ». La méthode, les références, les archives uniquement sélectionnées selon leur sens favorable à la thèse, les preuves de Sternhell ne répondent en aucune façon à la rigueur de la recherche historique. le regard rétrospectif de l'histoire tourne chez lui à la fatalisation rétrospective des événements. Ceci étant, et malgré le caractère parfois ardu de l'ouvrage, j'y ai découvert des aspects de notre histoire largement passés sous silence, par exemple : les caractéristiques du boulangisme, les stéréotypes antisémites qui constituèrent un patrimoine idéologique commun à la droite nationaliste et à l'extrême gauche comme à une partie de la gauche républicaine (tiens, tiens, tiens …), la vraie nature républicaine et résistante du colonel François de la Roque, qui rassemblait plus d'un million de partisans et fut un correspondant régulier de l'Intelligence Service pendant la guerre, surtout des anciens combattants et de nombreuses femmes, et une dernière « pépite » : Comme le nazisme ne répondait pas aux critères du fascisme définis par Sternhell, il l'exclut du champ des fascismes tandis qu'il élargit démesurément la catégorie pour y inclure des individus qui ne se reconnaissent pas comme tels. A la fin, Sternhell fait l'éloge du « marxisme humaniste » avec l'espoir d'un socialisme capable de se mesurer aux dures réalités de notre temps. Vaste programme ! Bref, ces controverses d'experts – historiens comme professeurs de médecine – me laissent sans voix ! Mais effectivement, répéter sans cesse une idée erronée ne la fait pas devenir juste pour autant …
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PERRIN
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…