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Pocket jeunesse
EAN : 9782266222860
Code sériel : J1123
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

J'ai pas pleuré

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Collection : Histoire
Date de parution : 03/05/2012

Déportée à 14 ans, rescapée d'Auschwitz, Ida Grinspan nous livre son témoignage sur les camps de concentration. Dans un dialogue tout en pudeur, sa voix se mêle à celle de Bertrand Poirot-Delpech. Elle lui raconte l'indicible : la faim, la peur, la mort qui rôde. Ensemble, ils relatent également les...

Déportée à 14 ans, rescapée d'Auschwitz, Ida Grinspan nous livre son témoignage sur les camps de concentration. Dans un dialogue tout en pudeur, sa voix se mêle à celle de Bertrand Poirot-Delpech. Elle lui raconte l'indicible : la faim, la peur, la mort qui rôde. Ensemble, ils relatent également les difficultés de "l'après", ce douloureux retour à la vie et à l'espoir.

A lire pour ne pas oubliern car "l'oubli serait aussi intolérable que les faits eux-mêmes".

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EAN : 9782266222860
Code sériel : J1123
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
Pocket jeunesse

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GridouSchep Posté le 12 Août 2020
    Court mais efficace. Ida Grinspan témoigne de l'horreur vécue à Auschwitz et la nécessité de témoigner. Ce livre est à recommander pour les plus jeunes pour une première approche de la barbarie nazie.
  • coinlitteraire Posté le 13 Mai 2020
    Je lis ce livre dans le cadre de mes recherches sur les écritures mémorielles. Si Charlotte Delbo, nous a laissé une beauté poignante en héritage, Ida Grinspan nous offre un témoignage brutal et fort. En tant que livre d’histoire, je le conseille vivement, mais en tant qu’oeuvre litteraire, je peine à trouver une poétique propre à Ida Grinspan. J’entame une deuxième lecture pour mieux saisir le texte. Le titre du roman J’ai pas pleuré, me communique à travers, cette antiphrase, un sentiment de gêne, mêlé de frustration. Personnellement, j’aurais préféré : J’ai pleuré, qui reste plus humain et plus mature. La négation laisse entendre un fort sentiment de honte, une honte négative et non gérée. L’écriture devient beaucoup plus pulsionnelle que poétique. Poétique de l’inhibition et de la paralysie. Après une deuxième lecture de J’ai pas pleuré, j’ai pu comprendre l’origine de cette gêne qui s’est installée, de prime abord, en moi. C’est cette voix qui se fait double à travers un entrecroisement violent de deux vécus terriblement marqués par la fatalité des camps. Ida Grispan qui avoue être intimidée par l’écriture, avait confié cette tâche à Bertrand Poirot-Delpech. Ce dernier s’est proposé à son tour d’être « le scribe de ce travail à quatre mains.» Il faut noter que... Je lis ce livre dans le cadre de mes recherches sur les écritures mémorielles. Si Charlotte Delbo, nous a laissé une beauté poignante en héritage, Ida Grinspan nous offre un témoignage brutal et fort. En tant que livre d’histoire, je le conseille vivement, mais en tant qu’oeuvre litteraire, je peine à trouver une poétique propre à Ida Grinspan. J’entame une deuxième lecture pour mieux saisir le texte. Le titre du roman J’ai pas pleuré, me communique à travers, cette antiphrase, un sentiment de gêne, mêlé de frustration. Personnellement, j’aurais préféré : J’ai pleuré, qui reste plus humain et plus mature. La négation laisse entendre un fort sentiment de honte, une honte négative et non gérée. L’écriture devient beaucoup plus pulsionnelle que poétique. Poétique de l’inhibition et de la paralysie. Après une deuxième lecture de J’ai pas pleuré, j’ai pu comprendre l’origine de cette gêne qui s’est installée, de prime abord, en moi. C’est cette voix qui se fait double à travers un entrecroisement violent de deux vécus terriblement marqués par la fatalité des camps. Ida Grispan qui avoue être intimidée par l’écriture, avait confié cette tâche à Bertrand Poirot-Delpech. Ce dernier s’est proposé à son tour d’être « le scribe de ce travail à quatre mains.» Il faut noter que Bertrand n’avait pas vécu directement les barbaries nazies. Adolescent épargné, il a vécu la disparition d’un ami de classe avec beaucoup de honte et de culpabilité. Un marquant sentiment de honte vient doubler en écho la voix de Ida Grispan : la honte d’être sortie en vie des camps et la honte d’avoir été épargné. De cette voix double, surgit une poétique de l’inhibition et de la paralysie à travers la négation : «j’ai pas pleuré». Un sentiment de honte et de culpabilité qui double la voix du scribe Témoignage vs masochisme moral Dans ce «travail écrit à quatre main » le devoir de mémoire et l’acte de témoigner peuvent être remis en question. Quelle est la réelle intention d’Ida et de Bertrand? Témoigner pour quelle raison? Pourquoi se remémorer les souffrances du passé avec cette négation : J’ai pas pleuré? Ce titre est révélateur d’une attitude stoïque face à une extrême douleur paralysante, qu’on ne voudrait pas pour autant quitter. Il faut garder cette souffrance présente et la faire revivre autant que possible. La célébration de ce traumatisme se transforme chez Ida en rituel macabre où elle s’acharne à s’infliger les douleurs d’un passé qui la crucifie. Ses témoignages, répétés devant des lycéens de la région parisienne viennent soutenir cette hypothèse. L’expression se fait dans un vocabulaire quotidien, connu de tous, dans le but d’informer sur l’histoire de la Shoah mais la présence excessive de détails devient symptomatique : nous sommes face un traumatisme inconscient car le travail psychologique de distanciation avec la douleur ne s’est pas fait. Le besoin et le désir de revivre la douleur dans ses moindres détails relève ici d’un certain masochisme moral. En effet l’intensité de la douleur freine la prise de conscience; la souffrance reste donc intérieure, lointaine et inaccessible. C’est bien pour cette raison que l’expression verbale, dans le livre d’Ida, se fait hors des recours et des secours de la psyché. Elle ne reste qu’au stade de la mémoire intellectuelle et historique. Le masochisme moral est là pour survivre à une douleur doublée d’une négation : J’ai pas pleuré. Il ne s’agit pas pour Ida et Bertrand de vivre et d’exprimer la douleur, dans ce cas l’expression verbale serait thérapeutique et elle aurait permis de se purger et de se purifier à travers les mots. Car exprimer la douleur, c’est la vivre différemment jusqu’au stade de la maturation psychologique où une poétique littéraire se façonne pour réussir en fin à faire la paix avec sa douleur. Dans notre cas, la douleur est maintenue à distance et est constamment exprimée par le vocabulaire de celui qui n’a pas vécu Auschwitz. Le témoignage de Ida est là pour informer, pour porter à la connaissance, mais ce témoignage ne porte pas à la conscience et au langage, comme est le cas dans l’écriture de Delbo ou de Duras. Ces dernières ont su, à travers la mémoire rétinienne et la mémoire des sens, relater le déroulement poétique des moments, ce qui nous a permis d’atteindre une fiction transcendante au réel. Dans le récit de Ida, le témoignage ne se fait pas œuvre littéraire car la douleur, restée au stade inconscient ne s’est pas laissée travailler par le langage et le langage ne s’est pas laissé hanter par la douleur. Le masochisme comme gardien de la survie de l’égo s’exprime à travers le J’ai pas pleuré qui peut très bien être remplacé par «j’ai survécu» à la mort de l’ego. Accepter la mort de l’ego demande un travail psychologique aussi douloureux que l’expérience concentrationnaire. Enfin, j’aurais aimé trouver dans l’écriture de Ida Grispan un dépassement mature du narcissisme primaire qui aurait pu donner certainement à l’expression de la douleur une dimension plus intérieure et plus poétique.
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  • Levant Posté le 3 Mai 2020
    Encore un livre sur la Shoah me direz-vous ? Oui, mais pas seulement. J'ai pas pleuré est le témoignage d'une femme qui a vécu la Shoah. Avant, pendant et après. Un livre comme il devrait y en avoir autant que de personnes qui ont été victimes de cette entreprise de déshumanisation. Un par voix qui s'est éteinte dans les camps de la mort. Un livre pour écrire les lendemains dont ils avaient rêvés, et qu'ils n'ont pu vivre jusqu'au terme fixé par la volonté supérieure qui leur avait donné le jour. Parce que des volontés inférieures, si basses, si viles se sont arrogé le droit sur leur vie. Un droit qui ne leur revenait pas. C'est une caractéristique du méprisable que de s'arroger des droits sur les autres. Comme celui d'effacer le sourire d'un enfant et de faire entrer la peur dans ses yeux. Chaque livre sur la Shoah apporte sa pierre à l'édifice de la mémoire. Cet édifice qui doit s'ériger sans cesse, s'élancer vers le haut, sa flèche se perdre dans les nuages et pointer de son faîte le souvenir de tous ces innocents privés de leur sourire par des imposteurs, des voleurs d'innocence. Quelle plus grande innocence que celle de cette... Encore un livre sur la Shoah me direz-vous ? Oui, mais pas seulement. J'ai pas pleuré est le témoignage d'une femme qui a vécu la Shoah. Avant, pendant et après. Un livre comme il devrait y en avoir autant que de personnes qui ont été victimes de cette entreprise de déshumanisation. Un par voix qui s'est éteinte dans les camps de la mort. Un livre pour écrire les lendemains dont ils avaient rêvés, et qu'ils n'ont pu vivre jusqu'au terme fixé par la volonté supérieure qui leur avait donné le jour. Parce que des volontés inférieures, si basses, si viles se sont arrogé le droit sur leur vie. Un droit qui ne leur revenait pas. C'est une caractéristique du méprisable que de s'arroger des droits sur les autres. Comme celui d'effacer le sourire d'un enfant et de faire entrer la peur dans ses yeux. Chaque livre sur la Shoah apporte sa pierre à l'édifice de la mémoire. Cet édifice qui doit s'ériger sans cesse, s'élancer vers le haut, sa flèche se perdre dans les nuages et pointer de son faîte le souvenir de tous ces innocents privés de leur sourire par des imposteurs, des voleurs d'innocence. Quelle plus grande innocence que celle de cette toute jeune adolescente que les gendarmes viennent chercher avant le lever du jour un matin de janvier 1944 au fond de sa campagne. Seule, ignorante de tout, des affaires des hommes, de ce nuage de haine qui assombrit le ciel de France. Innocente de ne pas savoir que sa seule naissance était un obstacle à la vie. Seule parce juive, accueillie par une famille de paysans qui la préservaient du tumulte du monde. Seule parce que ses parents étaient restés dans la capitale à la merci d'elle ne sait quel danger. Elle ne pleure pas quand les gendarmes l'emmènent avec son maigre bagage. "Je vais revoir maman." Bien qu'inquiète, elle a la conviction d'aller la retrouver, elle qui avait été emmenée elle ne sait ni où ni pourquoi deux ans auparavant. Elle comprendra plus tard, bien plus tard, après avoir intégré dans la naïveté de ses quatorze ans que dans la montagne de cheveux aperçue à son arrivée à Auschwitz, il y avait à n'en plus douter ceux de sa mère. Un livre pour ne pas oublier. Car la hantise de tous ceux qui ont vécu ça, Auschwitz et tant d'autres noms devenus tristement célèbres, est que cela ne serve pas de leçon, de vaccin pour l'humanité contre le fléau de la haine. Un livre pour que l'incrédulité ne gagne pas ceux qui n'ont pas vécu ça, quand les témoins auront disparu. Un livre pour que les gens qui nient tout ça ne soient ni écoutés, ni entendus et qu'un jour d'autres innocents ne comprennent ce qui leur arrive qu'à l'entrée de la chambre à gaz, ou de quelque chose qui y ressemble, et leur fasse comprendre qu'ils ne sont plus des hommes mais des lots comptabilisés, nuisibles et dont il faut se débarrasser. Nuisibles parce décrétés comme tels. Un livre pour combattre la lâcheté de ceux qui savaient et n'ont rien fait pour tout arrêter. Un livre pour ne pas oublier que la haine n'a pas de frontière, pas de nationalité, pas de religion, pas de temporalité. La haine n'est pas morte. Elle est aux aguets, prête à ressurgir tout moment. J'ai pas pleuré est un livre pour ne plus s'entendre dire "Ici, on entre par la porte, on ressort par la cheminée."
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  • RanaZou Posté le 29 Mars 2020
    Que vous soyez adolescent(e) ou adulte, je vous invite à lire le témoignage de Madame Ida Grinspan "J'ai pas pleuré" en présence de Bertrand Poirot-Delpech : déportée à 14 ans à Auschwitz, nous l'accompagnons dans l'horreur du quotidien jusqu'à son retour à Paris. S'il vous plait, rendez lui hommage en lisant cet ouvrage poignant d'une pudeur extrême. N’oublions rien ! Puis, c'est les larmes aux yeux que j'ai visionné son récit : http://www.memorialdelashoah.org/hommage-a-ida-grinspan-decedee-le-24-septembre-2018
  • GB Posté le 18 Mars 2020
    Une histoire tragique comme il y en eu des milliers durant cette période. Mais cette petite fille était française et elle n,avait que 14 ans.
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