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EAN : 9782266292702
Code sériel : 7277
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 912
Format : 108 x 177 mm

La Dynastie Dent de Lion - Tome 1 : La Grâce des rois

ELODIE COELLO (Traducteur)
Date de parution : 17/10/2019
Les îles de Dara sont divisées en sept États, mais l’un d’entre eux, Xana, a pris l’ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi, devenu empereur, a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et œuvrer à sa... Les îles de Dara sont divisées en sept États, mais l’un d’entre eux, Xana, a pris l’ascendant sur les autres par la force et le jeu des alliances politiques. Son roi, devenu empereur, a établi le règne du Céleste Diaphane. Tous désormais doivent chanter ses louanges et œuvrer à sa gloire. Cependant, chez les nobles déchus comme chez le peuple corvéable à merci et écrasé d’impôts, la révolte gronde. Mais comment renverser cet empire dont les forces armées s’appuient sur une technologie élaborée ?
C’est le défi que tenteront de relever Mata Zyndu, le dernier héritier de son clan, déchu pour avoir osé s’opposer à la Conquête, et Kuni Garu, un voyou charmeur et beau parleur qui s’apprête à embrasser une existence bien supérieure à ses ambitions les plus secrètes. Sauront-ils surmonter les défis qui les attendent pour accomplir leur destin sous la férule des dieux ?

« La Grâce des rois est un très beau roman de fantasy, peuplé de personnages charismatiques dont les tribulations nous sont contées à l’aide d’une plume savoureuse et dynamique. » Elbakin

Ce roman a reçu le Prix Locus du meilleur premier roman
 
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EAN : 9782266292702
Code sériel : 7277
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 912
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Ken Liu a écrit le Game of Thrones du roman de chevalerie chinois. Sa vision est à couper le souffle. L'histoire est épique.»
Wes Chi, auteur de Time Salvager

« Au sommet de mon Top 10 de l’année ! Peu importent d’avance toutes mes lectures à venir. » Elbakin
Avis

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tachan Posté le 19 Novembre 2019
    J'ai découvert Ken Liu, il y a quelques temps déjà, avec sa nouvelle L'homme qui mit fin à l'histoire, que j'avais vraiment beaucoup aimé. Sa facilité de conteur et sa plume m'avait fait grand effet. Il a également commis plusieurs recueils de nouvelles que je dois encore lire mais ce n'est pas mon format préféré en général. Alors quand j'ai appris qu'il sortait une saga de Fantasy, je me suis dit que ce serait parfait pour moi ! Sauf que quand un auteur est un habitué du format court, ce n'est pas aussi simple de passer à un format complètement différent... Pourquoi dis-je cela ? Parce que j'ai eu énormément de mal à entrer dans l'univers de la Grâce des Rois. L'auteur cherche à placer énormément de personnages, de lieux et de dynamiques dans les 300 premières pages de son titre, variant en plus très souvent et rapidement les points de vue. C'est donc assez dur de s'y retrouver, du moins ce le fut pour moi. J'ai vraiment vécu ce début comme une épreuve, ne parvenant, j'ai l'impression, pas à tout saisir en dehors de la dynamique générale et surtout ne parvenant pas à éprouver de la sympathie ou du moins... J'ai découvert Ken Liu, il y a quelques temps déjà, avec sa nouvelle L'homme qui mit fin à l'histoire, que j'avais vraiment beaucoup aimé. Sa facilité de conteur et sa plume m'avait fait grand effet. Il a également commis plusieurs recueils de nouvelles que je dois encore lire mais ce n'est pas mon format préféré en général. Alors quand j'ai appris qu'il sortait une saga de Fantasy, je me suis dit que ce serait parfait pour moi ! Sauf que quand un auteur est un habitué du format court, ce n'est pas aussi simple de passer à un format complètement différent... Pourquoi dis-je cela ? Parce que j'ai eu énormément de mal à entrer dans l'univers de la Grâce des Rois. L'auteur cherche à placer énormément de personnages, de lieux et de dynamiques dans les 300 premières pages de son titre, variant en plus très souvent et rapidement les points de vue. C'est donc assez dur de s'y retrouver, du moins ce le fut pour moi. J'ai vraiment vécu ce début comme une épreuve, ne parvenant, j'ai l'impression, pas à tout saisir en dehors de la dynamique générale et surtout ne parvenant pas à éprouver de la sympathie ou du moins un attachant pour les personnages alors que c'est ce qui me fait avancer dans mes lectures d'habitude. Pourtant, l'univers et l'histoire sont vraiment très intéressants. Dans un univers fictif mais d'inspiration asiatique, nous découvrons un ensemble d'îles découpées en plusieurs états qui sont sous la férule d'un Empereur qui ne fait pas l'unanimité. Son comportement délétère pousse petit à petit plusieurs personnages d'horizons variés aux quatre coins du royaume à se rebeller contre lui. Ce sont tous ces petits personnages, dont certains prendront de l'importance par la suite, que nous découvrons dans le premier tiers du tome, mais comme on passe rapidement de l'un à l'autre pour découvrir leurs origines, leurs motivations et leurs actions, dur dur d'en voir sortir du lot. Ce n'est qu'à partir de la page 300 qu'il y a un tournant. L'auteur s'attache alors à deux personnages et aux personnes gravitant autour d'eux : Mata Zyndu, le dernier héritier de son clan, déchu pour avoir osé s'opposer à la Conquêt de l'Empire, et Kuni Garu, un voyou charmeur et beau parleur qui va gravir peu à peu les échelons. Ces deux personnages qui n'ont rien en commun vont se rencontrer et unir leur destin pour faire une grande oeuvre. Sauf que rien ne se passe jamais comme prévu dans cette histoire. On se retrouver alors avec une histoire de révolte, suivi par l'arrivée d'un nouveau tyran, avant que ne se déclenche une autre révolte encore plus sanglante. Ken Liu arrive alors à parfaitement accrocher et maintenir l'attention de son lectorat. Il varie les rythmes, sait accélérer quand c'est nécessaire avec des rebondissements inattendus, puis ralentir quand il faut développer tel ou tel personnage. Les deux héros sont la clé de voûte de ce système. C'est vraiment à eux que l'on s'intéresse et s'attache, chacun dans son genre et sans le moindre manichéisme, car chacun à ses belles qualités et ses terribles défauts. L'univers de Ken Liu est complexe. Inspiré probablement des Trois royaumes, même si l'action est présente, c'est l'intrigue et les complots qui ont la part belle. J'ai adoré dans la seconde moitié suivre les complots et trahisons qui s'enchainaient. J'ai également trouvé très bien de sa part de mettre en avant autant de personnages féminins forts sur la fin de son récit (Jia, Gin, Soto, Kikomi...) . C'est assez inattendu ici, surtout au vu des débuts et celles-ci sont à la fois marquantes, utiles à l'histoire et bien développées. C'est rare. Je comprends du coup l'appellation de "silkpunk" qu'on donne au genre de roman comme celui-ci. On est en effet dans quelque chose de plus feutré, d'où le côté "silk", même si quand il faut y aller faut y aller et que l'auteur sait aussi écrire de belles scènes de batailles. Pour le "punk", c'est assez discret au début mais on découvre peu à peu un univers fait de machines volantes et autres inventions mécaniques forts intéressantes et rappelant le XIXe (aérostat, sous-marins...), ce qui fait rêver ici. En conclusion, malgré des débuts difficiles, j'ai fini par prendre beaucoup de plaisir à suivre les démêlés déchirants de ce Royaume de Dara. La plume de Ken Liu est toujours aussi fluide et agréable. Il reste un excellent conteur qui sait gérer ses effets. Son histoire gagne en intensité et dramaturgie au fil des pages pour un superbe final. D'ailleurs il aurait pu s'arrêter ici, l'histoire se suffisant à elle-même, mais puisqu'il propose une suite, même si j'ai peur de revivre le même calvaire au début, j'ai quand même envie de voir quelles surprises il nous réserve, notamment du côté des personnages féminins et de la nouvelle génération. Alors non ce n'est pas un coup de coeur à cause de ce décor difficile à appréhender au début, mais quelle écriture, quel final !
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  • jamiK Posté le 18 Octobre 2019
    Je ne connaissais Ken Liu que dans des formes courtes, des œuvres qui ont formé mon admiration. Ici, c’est au contraire un roman très long, alors le style diffère un peu, moins éthéré, moins poétique, plus direct, mais même si je ne m’y suis pas retrouvé par rapport à ses nouvelles, j’y ai trouvé mon bonheur. C’est une longue saga de Fantasy avec une référence historique marquée, à la manière de Guy Gavriel Kay ou David Gemmell, un long récit qui s’étale sur plusieurs années, ou la magie et le merveilleux ne vient pas se mettre en avant, distribués avec parcimonie, comme j’aime. Les personnages sont superbement imaginés, bien campés, même les seconds rôles sont traités avec beaucoup de détails, chaque personnage a sa propre histoire, les caractères sont très élaborés, et l’histoire de cet archipel est épique et grandiose. L’aspect “saga historique” m’a vraiment impressionné, littéralement passionnant et haletant. Ces 830 pages sont passés comme une lettre à la poste, pas une seconde d’ennui, pas de longueurs inutiles, pas de moments de faiblesses. Pour moi, Ken Liu fait vraiment partie des valeurs sûres.
  • Foxfire Posté le 3 Septembre 2019
    Je connaissais l'excellence de ken Liu sur la forme courte grâce à la brillante novella « L'homme qui mit fin à l'Histoire » et au sublime recueil de nouvelles « la ménagerie de papier ». J'étais donc curieuse de savoir ce que l'auteur pouvait proposer sur un format long. Et long, son premier roman l'est. « La grâce des rois » pèse plus de 830 pages et il s'agit du 1er tome d'une trilogie. C'est avec une impatience teintée d'un peu d'appréhension que je me suis attaquée à cette brique. J'étais persuadée que « la grâce des rois » serait bon mais je pensais qu'il ne pouvait pas être aussi génial que ses autres ouvrages. Je me trompais, « La grâce des rois » est tout simplement magique. En très peu d'oeuvres Liu est entré dans mon panthéon personnel. « La grâce des rois » est un roman de fantasy historique qui s'inspire de la guerre qui opposa le Royaume de Chu et le Royaume de Han, environ 200 ans avant JC, et qui se conclut sur l'avènement de la dynastie Han. Certains personnages du roman ont des traits communs avec les figures historiques réelles et l'auteur reprend certains événements marquants... Je connaissais l'excellence de ken Liu sur la forme courte grâce à la brillante novella « L'homme qui mit fin à l'Histoire » et au sublime recueil de nouvelles « la ménagerie de papier ». J'étais donc curieuse de savoir ce que l'auteur pouvait proposer sur un format long. Et long, son premier roman l'est. « La grâce des rois » pèse plus de 830 pages et il s'agit du 1er tome d'une trilogie. C'est avec une impatience teintée d'un peu d'appréhension que je me suis attaquée à cette brique. J'étais persuadée que « la grâce des rois » serait bon mais je pensais qu'il ne pouvait pas être aussi génial que ses autres ouvrages. Je me trompais, « La grâce des rois » est tout simplement magique. En très peu d'oeuvres Liu est entré dans mon panthéon personnel. « La grâce des rois » est un roman de fantasy historique qui s'inspire de la guerre qui opposa le Royaume de Chu et le Royaume de Han, environ 200 ans avant JC, et qui se conclut sur l'avènement de la dynastie Han. Certains personnages du roman ont des traits communs avec les figures historiques réelles et l'auteur reprend certains événements marquants de ce conflit au long cours. Il s'agit donc d'une relecture de l'Histoire. Si le côté fantasy est assez léger, il est néanmoins essentiel au roman et lui apporte une tonalité particulière. « La grâce des rois » ressemble à ces chroniques de batailles qui enjolivent la réalité. Si ce n'est la forme, cela évoque un peu une chanson de geste. J'ai vibré tout au long de ma lecture. Il y a des batailles épiques, des complots, du romantisme, de petites touches surnaturelles et aussi des engins volants et même [masquer] des sous-marins [/masquer]. C'est pour ce dernier ingrédient que Liu a facétieusement parlé de silkpunk pour évoquer son roman. Attention, si cet aspect a une importance décisive dans le roman, il est peu présent. « La grâce des rois » est avant tout une très belle fantasy historique. J'ai retrouvé avec bonheur l'écriture de Liu, fine et teintée de poésie. L'auteur donne vie à des personnages très charismatiques. J'ai aimé tous les personnages, difficile de choisir son camp dans le conflit qui oppose les deux héros tant ils sont, chacun à leur façon, attachants. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Qu'ils traversent furtivement le récit ou qu'ils soient longuement présents, ils sont tous intéressants et bien caractérisés, parfois en quelques lignes. Le récit est très bien menée et alterne avec brio les impressionnantes batailles, les intrigues de cour et les passages plus contemplatifs. Malgré la multiplicité des personnages et la densité de l'intrigue, on n'est jamais perdu. Je n'ai même pas eu besoin une seule fois de me référer à la liste de personnages en début d'ouvrage. Cette fresque martiale grandiose se double d'une intéressante réflexion sur la manière d'exercer le pouvoir et sur l'art de la guerre. L'auteur évite tout simplisme, ne donne pas d'opinion toute faite et invite subtilement le lecteur à réfléchir sur le sujet. Ken Liu est décidément outrageusement doué. « La grâce des rois » est une lecture enchanteresse, une réussite à tous les niveaux : l'intrigue est une superbe relecture historique, les personnages sont magnifiques, l'écriture toujours aussi séduisante, les différents ingrédients parfaitement dosés, la réflexion intéressante… Tout simplement magique !
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  • Toon Posté le 4 Août 2019
    Clairement la Grâce des Rois ne remportera pas la palme du roman épique de l'année, ni le trophée du cycle le plus high fantasy. Avec ses chapitres plutôt découpés comme des chroniques racontées à la 3ième personne du singulier, son bestiaire fantastique où l'on ne trouve que de gigantesques baleines au front ornées d'appendice de licorne, un setting franchement déjà vu, on pourrait vite (trop vite) conclure sans même avoir commencé qu'il y a peu d'intérêt à se lancer dans cette trilogie c'était sans compter sur l'univers: Imaginez vous un monde composé d'iles dont l'une serait principale, le tout découpé en 7 états: ok rien de bien nouveau sous le soleil levant. Mais plutôt qu'une atmosphère moyen-ageuse à la Tdf qu'on a lu et relu un millier de fois, c'est un vent sino-japonisant, qui ne tombe jamais dans le cliché contrairement à la trilogie de l'Empire, qui souffle sur ces terres, et dont les airs sont parsemés d'engins volants. et l'histoire alors, avec des mises en situation parfois marrantes, souvent tristes, mais toujours originale et plein de rebondissement (les 2 premiers chapitres donnent déjà le ton de l'ensemble). Mais la véritable force de ce premier tome ce sont ses personnages, humains ou divins;... Clairement la Grâce des Rois ne remportera pas la palme du roman épique de l'année, ni le trophée du cycle le plus high fantasy. Avec ses chapitres plutôt découpés comme des chroniques racontées à la 3ième personne du singulier, son bestiaire fantastique où l'on ne trouve que de gigantesques baleines au front ornées d'appendice de licorne, un setting franchement déjà vu, on pourrait vite (trop vite) conclure sans même avoir commencé qu'il y a peu d'intérêt à se lancer dans cette trilogie c'était sans compter sur l'univers: Imaginez vous un monde composé d'iles dont l'une serait principale, le tout découpé en 7 états: ok rien de bien nouveau sous le soleil levant. Mais plutôt qu'une atmosphère moyen-ageuse à la Tdf qu'on a lu et relu un millier de fois, c'est un vent sino-japonisant, qui ne tombe jamais dans le cliché contrairement à la trilogie de l'Empire, qui souffle sur ces terres, et dont les airs sont parsemés d'engins volants. et l'histoire alors, avec des mises en situation parfois marrantes, souvent tristes, mais toujours originale et plein de rebondissement (les 2 premiers chapitres donnent déjà le ton de l'ensemble). Mais la véritable force de ce premier tome ce sont ses personnages, humains ou divins; leurs destinées, souvent tragiques mais pas que, et leur background toujours original et intéressant, même pour les personnages de second plan. Par contre, je n'ai jamais eu autant de mal à mémoriser leurs noms (sauf Kikomi :wub: ) tant ils sont "speciaux" et sans cohérence géographique. Sur ce point la aussi l'auteur à éviter les clichés et vous ne croiserez pas de Tchang-Li ou de Wong-Shou sur les Iles de Dara.
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  • gwendal Posté le 29 Mars 2019
    En préambule, je tiens à indiquer que je suis un grand fan de Ken Liu. Ceci explique peut être ma semi déception après la lecture de son premier roman, sans doute en que j'en attendais trop. C'est un roman que l'on peut classer dans la lignée des titres de high fantasy, à ceci près que les influences sont ici est-asiatiques, au lieu du classique médiéval européen. Je range ce premier point dans les atouts de ce titre parce que cela apporte beaucoup de fraicheur et fait encore plus travailler l'imagination du lecteur, même ceux rompus aux classiques du genre. Le Silkpunk comme l'a baptisé l'auteur (grossièrement du steampunk mais pas à l'époque victorienne et où les technologies ne sont pas basées sur la vapeur mais sur les matériaux propres à l'Asie, bambou, soie ...) donne une incroyable impression de dépaysement et a sorti mon imaginaire hors de ses sentiers finalement assez banalisés. A tel point qu'a un moment je me suis demandé si je ne faisait pas une grande partie du travail tout seul, si sans ce pas de côté j'aurais été aussi enthousiaste à la lecture des premiers chapitres. Et la réponse a été finalement oui parce que cette bouffée... En préambule, je tiens à indiquer que je suis un grand fan de Ken Liu. Ceci explique peut être ma semi déception après la lecture de son premier roman, sans doute en que j'en attendais trop. C'est un roman que l'on peut classer dans la lignée des titres de high fantasy, à ceci près que les influences sont ici est-asiatiques, au lieu du classique médiéval européen. Je range ce premier point dans les atouts de ce titre parce que cela apporte beaucoup de fraicheur et fait encore plus travailler l'imagination du lecteur, même ceux rompus aux classiques du genre. Le Silkpunk comme l'a baptisé l'auteur (grossièrement du steampunk mais pas à l'époque victorienne et où les technologies ne sont pas basées sur la vapeur mais sur les matériaux propres à l'Asie, bambou, soie ...) donne une incroyable impression de dépaysement et a sorti mon imaginaire hors de ses sentiers finalement assez banalisés. A tel point qu'a un moment je me suis demandé si je ne faisait pas une grande partie du travail tout seul, si sans ce pas de côté j'aurais été aussi enthousiaste à la lecture des premiers chapitres. Et la réponse a été finalement oui parce que cette bouffée d'air frais n'a pas suffit à complétement m'emporter tellement l'écriture m'a finalement parue fade et sans entrain pendant la quasi totalité du roman. Deuxième grosse différence avec la high fantasy "classique", c'est qu'un peu comme à l'image du Trône de fer il y a très peu de magie ou de créatures imaginaires dans son univers. Et ça étant donné la nouveauté des influences ça m'a un peu manqué. Mais ce petit manque à été presque effacé par la présence et l'interventionnisme des dieux, chacun tentant, à sa manière et si possible discrètement de soutenir son favori. Parce que oui, il est question ici de lutte de pouvoir, de façon d'envisager l'avenir, de la place des nobles et des pauvres gens dans la société, de leur importances à chacun, de l'importance des coutumes et de la difficulté de les mixer avec la modernité, des moyens à employer et jusqu'où peut on aller pour gravir les marches du pouvoir. Tout ça dans un archipel où l'empereur qui a unifié ces territoires, historiquement séparés, d'une main de fer, viens à laisser la place vacante. Le deuxième gros point fort du livre c'est vraiment l'absence de manichéisme dans les personnages, aucun ne reste blanc longtemps, que ce soit les personnages principaux Mata et Kuni ou les personnages secondaires. Pas de place pour le chevalier blanc ou pour le maitre du mal incarné, chaque part d'ombre humanise les protagonistes. Avec ces points positifs j'étais vraiment triste du manque d'envolée épique, de souffle, de sentiment d'implication dans ce que je lisais. Et finalement je me suis mis à lire le récit un peu comme une succession de nouvelles situées dans le même univers et ça a beaucoup mieux fonctionné (aussi parce que la structure du roman l'a permis) et j'ai fini par apprécier la fin de mon voyage. Je préfère, définitivement je ne sais pas mais pour l'heure sans aucun doute, Ken Liu dans ce qu'il m'offre dans ces nouvelles. Mais je laisserai sa chance à un deuxième tome quand il arrivera.
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