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La Mer Noire dans les Grands Lacs
Date de parution : 07/04/2022
Éditeurs :
Pocket

La Mer Noire dans les Grands Lacs

Date de parution : 07/04/2022
Une quête des origines bouleversante de la triste Bucarest au Congo révolté.

La Mer Noire, c’est cette Roumanie où elle est née, ce « coin pourri d’Europe » gangrené par le racisme et la honte. Les Grands Lacs, c’est ce Congo supplicié, le pays de...

La Mer Noire, c’est cette Roumanie où elle est née, ce « coin pourri d’Europe » gangrené par le racisme et la honte. Les Grands Lacs, c’est ce Congo supplicié, le pays de ce père qu’elle n’a jamais connu. Parce qu’elle ne se sent nulle part à sa place, Nili se met en quête de...

La Mer Noire, c’est cette Roumanie où elle est née, ce « coin pourri d’Europe » gangrené par le racisme et la honte. Les Grands Lacs, c’est ce Congo supplicié, le pays de ce père qu’elle n’a jamais connu. Parce qu’elle ne se sent nulle part à sa place, Nili se met en quête de ses racines. À son enfant à naître, la jeune métisse raconte son voyage – ce long voyage d’une barbarie à l’autre, d’une tyrannie à l’autre – où elle retrace le fil des origines entre guerre et paix, exil intérieur et renaissance à soi-même...

Cet ouvrage a reçu le Prix Senghor, le Prix de la littérature de l’exil et a été finaliste du Prix du livre Orange
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EAN : 9782266322959
Code sériel : 18541
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266322959
Code sériel : 18541
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

«Une écriture sonore propre à cette voix qui est surtout celle d’une poète. »
Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mozaik15 14/10/2023
    Le style d'Annie Lulu nous percute. Sa langue est jeune et directe, le rythme est rapide et la sensibilité de l'autrice nous offre de magnifiques images qui nous plongent dans les déchirements de Nili, entre deux mondes violents, en quête d'un père absent, sans amour maternel, qui écrit à son fils, à l'aube de sa naissance, pour lui dire tout ce qu'elle aurait voulu connaître. Ce roman s'ancre en nous, par le style qui traduit la violence du racisme, de l'exclusion, de la révolte, sur fond d'histoire africaine et roumaine contemporaine. Un beau roman, qui nous laisse augurer de beaux romans de la part de cette jeune autrice.
  • LilianeCBR 06/08/2023
    Nili la narratrice est une femme brillante mais née dans la souffrance. De cette enfance glaciale en Roumanie, elle nous transmet la peine et la solitude mais ne se positionne jamais en victime. Si elle hait sa mère, elle sait aussi lui donner un visage humain. De ce Congo qu'elle a si longtemps fantasmé et qu'elle aime passionnément, elle sait voir la lumière et la noirceur tout en délicatesse malgré une violence folle. La figure obsédante du père tant recherché se dissout peu à peu dans une cause immense qu'est la Lucha. Un roman splendide, la laideur de l'humanité y est décrite sous toutes ses formes, et pourtant la beauté du texte et la richesse des personnages nous fait passer un merveilleux moment en compagnie de Nili. J'ai mis quelques moi à commencer la lecture car j'avais peur que ce roman soit trop sombre et déprimant. Evidement il faut se préparer à des mots très durs, mais cela reste brillant et plein d'espoir. À lire absolument.
  • read_to_be_wild 30/01/2023
    « Des phrases impossibles à oublier, qu’il faudrait qu’on raconte, pour qu’un jour les gens sachent, ce que c’est qu’être le rare enfant d’un Noir dans une province du monde où la lune est encore pleine de pogroms. » La mer noire dans les grands lacs, Annie Lulu @editions_pocket @_annie_lulu Un premier roman époustouflant de beauté, quoique sombre et dur, de lumière, de fractures, de chamboulements, de cris, d’espoir, de ténèbres et de futur 🌟 Une lecture dont on ne sort pas indemne, qui remue, chamboule, renverse et pourtant charme tout à la fois! C’est beau mais ça fait mal; c’est criant de vérité, c’est sauvage, libre, effréné… Les mots coulent, roulent, nous embarquent dans leur flot tempétueux, sur la rivière du temps, de l’enfance de Nili née d’une mère roumaine et d’un père congolais dans un pays qui sort de l’ère Ceausescu : « Lui, je n’arrive toujours pas à l’oublier, ce petit connard au supermarché, j’avais cinq ans, il me montrait du doigt et me mimait en macaque se grattant les aisselles, avec sa gueule de futur soldat teuton bien fasciste. » Née d’une mère qui lui a refusé son père : « J’ai demandé où est mon papa? J’ai reçu ma première correction. Ma mère m’a tiré les cheveux en me tapant le crâne contre la porte de la salle de bains… » Partie à la recherche de celui-ci au Congo : « C’est en lisant tout ça dans une lettre de mon père, il y a quelques semaines, que j’ai compris, mon fils, pourquoi ce coin pourri de l’Europe où j’ai grandi m’a progressivement poussée dehors, à l’est du cœur du monde, vers le Congo où tu nais. » Elle épouse une cause et rencontre le père de son enfant, son fils à qui elle raconte le récit de sa vie, juste avant d’accoucher : « Je t’appellerais tout simplement bolingo na ngai, bolingo na mokili, mon amour, l’amour du monde. Car c’est exactement qui tu es. » Un livre d’une rare beauté, un chef d’œuvre dans une nuit sombre 🌟 « Glisser sur cette corde est dangereux, c’est vrai, mais tu fais comme le jeune Rimbaud, tu déposes des lumières de fenêtre en fenêtre et tu danses, entre les étoiles, c’est-à-dire les personnes qui te traversent parce qu’il n’y a pas d’autre moyen… » Merci @_annie_lulu d’être une étoile dans nos vies, une personne rare et belle 💫 « Mon fils, dis-toi bien ceci: seules les choses rares ont de la valeur. Les choses rares qu’on ne peut pas toucher avec ses mains. […] Ce qui fera de toi un être, une personne, à nulle autre pareille, singulière même dans le plus grand anonymat, c’est de considérer d’abord chacun pour sa rareté. C’est ça qui fera de toi un homme: l’égard. » Merci aussi à @stelphique pour sa superbe chronique qui m’avait donné envie de découvrir cette œuvre sublime ❤️« Des phrases impossibles à oublier, qu’il faudrait qu’on raconte, pour qu’un jour les gens sachent, ce que c’est qu’être le rare enfant d’un Noir dans une province du monde où la lune est encore pleine de pogroms. » La mer noire dans les grands lacs, Annie Lulu @editions_pocket @_annie_lulu Un premier roman époustouflant de beauté, quoique sombre et dur, de lumière, de fractures, de chamboulements, de cris, d’espoir, de ténèbres et de futur 🌟 Une lecture dont on ne sort pas indemne, qui remue, chamboule, renverse et pourtant charme tout à la fois! C’est beau mais ça fait mal; c’est criant de vérité, c’est sauvage, libre, effréné… Les mots coulent, roulent, nous embarquent dans leur flot tempétueux, sur la rivière du temps, de l’enfance de Nili née d’une mère roumaine et d’un père congolais dans un pays qui sort de l’ère Ceausescu : « Lui, je n’arrive toujours pas à l’oublier, ce petit connard au supermarché, j’avais cinq ans, il me montrait du doigt et me mimait en macaque se grattant les aisselles, avec sa gueule de futur soldat teuton bien fasciste. » Née d’une mère qui lui a refusé son père : « J’ai demandé où est mon papa? J’ai reçu ma première correction....
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  • Zephirine 11/01/2023
    Nombreux sont les romans qui abordent le thème de la violence maternelle mais celui-ci aborde aussi la question des origines. Nili est le fruit d’une brève liaison entre Elena, jeune étudiante roumaine, est Makasi, étudiant congolais. Nous sommes dans la Roumanie de Ceausescu, un pays autocratique opprimant et raciste. L’autrice, dont c’est le premier roman, s’inspire en partie de sa vie, elle est née d’un père congolais et d’une mère roumaine. « J’aurais dû te noyer quand tu es née. J’aurais dû t’écraser avec une brique. » Cette phrase, prononcée par sa mère à son encontre, Nili va en subir la violence. De son père elle ne sait rien, Elena ne veut pas en parler, s’appliquent à en effacer la moindre trace. En plus du père absent, elle doit subir sa condition de métisse dans un pays où le métissage des races est mal perçu. Professeure d’université, Elena prône la supériorité intellectuelle et pousse sa fille dans les études. Nili ne devra son salut qu’à son départ pur la France. C’est là que se lance sur les traces de son père. Partie pour la république démocratique du Congo, c’est le début pour Nili d’une longue quête sur ses racines africaines, à Kinshasa d’abord puis à Goma où les manifestations et les affrontements avec le pouvoir tournent au drame. Ce roman est un dialogue intime avec l’enfant à naitre, ce fils que Nili a conçu avec un révolté, un homme qui a les mêmes origines que son père. Le cheminement de Nili est une lutte âpre et lucide pour remonter à la source de ses origines, retrouver son père, prendre ses distances avec sa mère et tourner le dos à sa condition de métisse dans son pays la Roumanie. Parler à cet enfant qui va naitre, c’est aussi lui offrir cet amour maternel dont elle a été privée, lui promettre qu’elle sera sincère avec lui. « Mais moi avec toi, mon fils, je ne pourrai pas faire autre chose que te faire grandir, sans te mentir, sans t’effacer. » Ce roman puissant est porté par une écriture évocatrice et poétique. Une belle découverte. Nombreux sont les romans qui abordent le thème de la violence maternelle mais celui-ci aborde aussi la question des origines. Nili est le fruit d’une brève liaison entre Elena, jeune étudiante roumaine, est Makasi, étudiant congolais. Nous sommes dans la Roumanie de Ceausescu, un pays autocratique opprimant et raciste. L’autrice, dont c’est le premier roman, s’inspire en partie de sa vie, elle est née d’un père congolais et d’une mère roumaine. « J’aurais dû te noyer quand tu es née. J’aurais dû t’écraser avec une brique. » Cette phrase, prononcée par sa mère à son encontre, Nili va en subir la violence. De son père elle ne sait rien, Elena ne veut pas en parler, s’appliquent à en effacer la moindre trace. En plus du père absent, elle doit subir sa condition de métisse dans un pays où le métissage des races est mal perçu. Professeure d’université, Elena prône la supériorité intellectuelle et pousse sa fille dans les études. Nili ne devra son salut qu’à son départ pur la France. C’est là que se lance sur les traces de son père. Partie pour la république démocratique du Congo, c’est le début pour Nili d’une longue quête sur ses racines africaines,...
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  • Maclade 02/01/2023
    Il y a énormément de qualités dans ce premier roman. Un scénario de départ très original, des données historiques qu'on (que j') ignorait (s) complètement sur la Roumanie des années Ceaucescu, des personnages forts, et surtout peut-être une langue superbe, par moments étourdissante. Mais le lien entre Roumanie et Congo ne se fait pas. Ce n'est sans doute pas le but, mais juxtaposé à ce point-là.... On se dit qu'il aurait fallu deux livres? La discussion avec le bébé à naître est parfois d'une telle naïveté utopique qu'elle lasse un peu. Et la langue, la superbe langue, finit par lasser parfois aussi dans sa flamboyance hyper inventive. Cela dit j'attends avec impatience le prochain roman de cette autrice pleine de promesses, qui n'a pas volé ses nombreux prix.
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