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            La pesanteur et la grâce

            Pocket
            EAN : 9782266045964
            Code sériel : 99
            Façonnage normé : POCHE
            Format : 108 x 177 mm
            La pesanteur et la grâce

            François LAURENT (Direction de collection)
            Collection : Agora
            Date de parution : 01/11/1991

            Partie de la philosophie pour entrer en religion, née dans une famille d'origine juive pour se rapprocher du christianisme, Simone Weil a suivi un parcours étonnant, qui la mènera d'un statut de jeune fille de la bourgeoisie aux confins de la plus atroce misère matérielle. Animée d'une soif d'absolu qui...

            Partie de la philosophie pour entrer en religion, née dans une famille d'origine juive pour se rapprocher du christianisme, Simone Weil a suivi un parcours étonnant, qui la mènera d'un statut de jeune fille de la bourgeoisie aux confins de la plus atroce misère matérielle. Animée d'une soif d'absolu qui la fait vivre – comme d'autres vivent de pain –, elle rend compte, dans ses écrits, de cette aventure exceptionnelle. La Pesanteur et la Grâce, recueil de ses pensées, de ses réflexions les plus intimes, témoigne de cette exigence et de ce destin. Conçu comme une succession de réflexions sur des thèmes variés, mais dont la cohérence est frappante, ce livre constitue une remarquable initation à son œuvre.

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            EAN : 9782266045964
            Code sériel : 99
            Façonnage normé : POCHE
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            6.40 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Erik35 Posté le 21 Avril 2017
              SIMONE WEIL OU LA PENSÉE ARDENTE. Exercice ô, combien périlleux que de résumer en quelques lignes, en quelques mot un tel ouvrage, presqu'autant assimilable à un compagnon spirituel, à un livre de vie - sans qu'il soit pour autant qualifiable de "livre de sagesse", comme cela se trouve beaucoup dans le domaine religieux - qu'à un essai bâti à fin de démontrer une hypothèse philosophique, d'engager une controverse. Et pourtant, nul doute que nous sommes-là au cœur d'une certaine idée de la philosophie. Mais avant d'entrer un peu plus avant dans le vif du sujet, il est indispensable d'entreprendre une présentation biographique aussi succinte que possible. Lorsqu'elle rédige ce qui deviendra donc La Pesanteur et la Grâce, Simone Weil n'a que trente-trois ans et pourtant son oeuvre tout autant que son existence sont singuliers et remarquables à plus d'un titre. D'abord élève du Philosophe Alain durant son Khâgne à Henri IV - il la surnomme affectueusement "la martienne" -, elle sort de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm en 1931. Elle obtiendra son premier poste de professeur au Puy-en-Velay, où elle s'engage auprès des ouvriers, des paysans et des chômeurs, tout en élaborant les bases d'une philosophie de l'action et... SIMONE WEIL OU LA PENSÉE ARDENTE. Exercice ô, combien périlleux que de résumer en quelques lignes, en quelques mot un tel ouvrage, presqu'autant assimilable à un compagnon spirituel, à un livre de vie - sans qu'il soit pour autant qualifiable de "livre de sagesse", comme cela se trouve beaucoup dans le domaine religieux - qu'à un essai bâti à fin de démontrer une hypothèse philosophique, d'engager une controverse. Et pourtant, nul doute que nous sommes-là au cœur d'une certaine idée de la philosophie. Mais avant d'entrer un peu plus avant dans le vif du sujet, il est indispensable d'entreprendre une présentation biographique aussi succinte que possible. Lorsqu'elle rédige ce qui deviendra donc La Pesanteur et la Grâce, Simone Weil n'a que trente-trois ans et pourtant son oeuvre tout autant que son existence sont singuliers et remarquables à plus d'un titre. D'abord élève du Philosophe Alain durant son Khâgne à Henri IV - il la surnomme affectueusement "la martienne" -, elle sort de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm en 1931. Elle obtiendra son premier poste de professeur au Puy-en-Velay, où elle s'engage auprès des ouvriers, des paysans et des chômeurs, tout en élaborant les bases d'une philosophie de l'action et du travail, éloignée toutefois de l'orthodoxie marxiste, tant ses vues sur l'URSS sont d'une rare lucidité. Femme d'action éprise de contemplation, intellectuelle n'hésitant pas un instant à partager un temps la vie des ouvrières de son époque, non comme sujet futur d'étude mais par conviction intime, juive rejetant le judaïsme pour mieux embrasser le christianisme - sans s'être cependant jamais fait baptiser -, se proclamant de l'héritage de Platon (mais refusant Aristote) tout en avouant sa fascination pour l'Inde et l'Occitanie Cathare, Simone Weil n'en finit pas de nous surprendre par ses apparentes contradictions La défaite de 1940 va pousser Simone Weil sur les routes de l'exode, jusqu'à Marseille où elle participe à la belle aventure des Cahiers du Sud, aux côtés de Jean Ballard et d grand poète Joë Bousquet, rédigeant un somptueux "L'Iliade ou le poème de la force", sous le pseudonyme anagrammatique d'Emile Novis, le "reclus de Carcassonne". Ascétique, et selon les règles de vie qu'elle s'impose à elle-même depuis des années, elle décide de dormir par terre, puisque tant de réfugiés sont privés du confort le plus élémentaire. Désireuse de travailler aux champs, elle trouve également une place d'ouvrière agricole en Ardèche, chez le philosophe catholique - et monarchiste - Gustave Thibon. À son départ pour Oran, et avant les USA en compagnie de sa famille, Simone Weil confira à l'auteur de L'Echelle de Jacob une serviette contenant une dizaine de gros cahiers contenant notes, réflexions, pensées diverses et citations dans toutes les langues. C'est à partir de ce matériau brut et de l'amitié vraie, fuit de ces mois d'exode, et de leurs conversations bien souvent contradictoires que naîtra La Pesanteur et la Grâce. Gustave Thibon ne s'en est jamais caché : si l'essentiel était présent dans ces lignes manuscrites, il lui fallu opérer un genre de classement au sein de ces pages afin de rendre l'ensemble plus intelligible. Témoin de la foi chrétienne, tout autant immense que peu commune (au sens où elle ressemble assez peu à la foi telle qu'on l'entend généralement), de Simone Weil, ce recueil d'aphorismes d'une puissance d'introspection rare n'est pas sans rappeler l'un des modèles du genre le plus connus : Les Pensées de Blaise Pascal. Et par bien des aspects, il est possible de mettre les deux personnages autant que les deux intentions philosophiques en parallèle. Mais Simone Weil ne saurait se contenter d'un simple pari. Pour la philosophe, si Dieu s'est retiré de sa propre création, s'est en nous laissant face à deux forces liée l'une à l'autre, dans la mesure où l'une ne peut être sans l'autre, et donc invariablement opposée l'une à l'autre, mais dont il faut parvenir à se détacher - la pesanteur - pour entrer dans la plénitude de la seconde, c'est à dire la grâce. De cet affrontement naissent des mouvements dans lequel «la grâce, c'est a loi du mouvement descendant» tandis que «la pesanteur morale nous fait tomber vers le haut.» Ce qui peut surprendre, dans cette philosophie pourtant tournée toute vers Dieu, c'est qu'elle s'adresse tout aussi bien à l'athée, dont elle estime d'ailleurs qu'il se trouve plus proche de Dieu que celui se disant croyant ! Car la pesanteur, cela peut se révéler être des choses aussi que le goût du pouvoir ou de l'argent, que le désir sans amour, le jeu, les religions ! Ainsi, certaines pages sont-elles terribles pour ceux faisant profession de foi catholique ou protestante. Plus intransigeante encore est-elle à l'égard de la religion hébraïque dont elle estime que le Dieu est trop terrestre, humain, pour être véritablement le Dieu lumineux qu'il peut seul être dans son absence... Nous sommes tous, "je" est, à des degrés divers, pris dans la pesanteur. Et c'est par la destruction du je, par l'humilité (mais pas celle que "je" peux jouer. Une humilité vraie, terrible par certains aspects, jusqu'au boutiste en tout cas.) que l'on peut accéder à cette grâce lumineuse, à cette chlorophylle, comme Simone Weil l'explique. Texte parfois difficile à saisir sans relecture, d'une écriture particulièrement dense bien qu'usant d'un vocabulaire des plus immédiat, la pensée de Simone Weil est une pensée en tension permanente, lumineuse, ardente, ascétique. Et l'équilibre qu'elle n'a cessé de rechercher tout sa vie durant, entre action et contemplation, bien et mal, amour de son prochain et retrait, est un exercice des plus difficiles à entreprendre, même à qui s'y consacre intensément. Même sa foi obstinément christique est à même de dérouter le plus pur des croyants ! Les dernières pages de la fin de cet ouvrage véritablement hors du commun sont consacrées à des thématiques précises et plus "habituelles" comme l'art, la beauté, l'argent, le pouvoir, le "gros animal" comme elle l'écrit en référence à Platon, la société, Israël, à l'égard de qui elle profère des mots d'une dureté incroyable, idem pour Rome et son héritage, mais encore le travail, la musique ou la poésie. Mais si ces thèmes sont des classiques de la philosophie occidentale, le traitement que Simone Weil leur fait subir est lui aussi déroutant et profond. Car tout procède de cette recherche entre pesanteur et grâce, aucun sujet ne pourrait s'en trouver libéré sans nouvelle approche. La Pesanteur et la Grâce est ainsi l'exact opposé de ces recueils de pensée toute faites, prêtes à porter, tels qu'il s'en fabrique à longueur d'édition. Il s'adresse à qui pourra prendre le temps de la réflexion, de l'introspection. Le chemin suivit par Simone Weil, parfois qualifiée de sainte laïque - elle qui se méfiait comme de la peste de la supposée sainteté, et qui n'avait que mépris pour le martyrologue - est des plus singuliers, abrupt aussi. Mais, indéniablement, l'existence si brève de cette femme étonnante - elle décédera à Londres l'année suivante, à l'âge 34 ans, des suites de la tuberculose et, plus encore, des mauvais traitements qu'elle infligeait à son corps : elle avait décidé de ne rien manger de plus que ce à quoi les tickets de rationnement de la population française donnait droit... Ne jamais se renier sur le chemin de la vérité et de la grâce. La première leçon de de cette philosophe inclassable, insaisissable et belle. A lire, et à relire, et encore, et encore, sans doute jusqu'au seuil de la mort dont elle dit ceci : «Philosopher, c'est apprendre à mourir.»
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            • frconstant Posté le 13 Décembre 2016
              « La Pesanteur et la Grâce », quel merveilleux titre pour ce recueil de pensées de Simone Weil ! Edité pour la première fois chez Plon en 1947, son titre est joli, sa compréhension moins aisée. Il en faut, des pages et des pages pour cerner ces deux notions de Pesanteur et Grâce. D’autant que cette publication est posthume. Simone Weil, décédée en 1943, a laissé derrière elle une série de notes, de réflexions consignées dans un carnet sans mise en œuvre littéraire, sans structuration permettant une argumentation de la pensée. Et c’est, à mes yeux, ce qui en fait la richesse. D’abord, on se sent autoriser à ne pas tout comprendre. Que cela est confortable ! En même temps, on se sent autorisé à revenir au texte pour le réfléchir, l’apprivoiser, le méditer … et là, encore, à ne pas nécessairement tout comprendre et tout maîtriser. Voilà bien une approche, loin de l’immédiateté, qui devrait interpeller notre temps, celui de ceux qui nous ont précédés, celui des suivants. Une interpellation du temps universel ! Un peu à la manière des peintres pointillistes dont chaque coup de pinceau n’est en soi guère significatif, l’ensemble offre une image assez nette... « La Pesanteur et la Grâce », quel merveilleux titre pour ce recueil de pensées de Simone Weil ! Edité pour la première fois chez Plon en 1947, son titre est joli, sa compréhension moins aisée. Il en faut, des pages et des pages pour cerner ces deux notions de Pesanteur et Grâce. D’autant que cette publication est posthume. Simone Weil, décédée en 1943, a laissé derrière elle une série de notes, de réflexions consignées dans un carnet sans mise en œuvre littéraire, sans structuration permettant une argumentation de la pensée. Et c’est, à mes yeux, ce qui en fait la richesse. D’abord, on se sent autoriser à ne pas tout comprendre. Que cela est confortable ! En même temps, on se sent autorisé à revenir au texte pour le réfléchir, l’apprivoiser, le méditer … et là, encore, à ne pas nécessairement tout comprendre et tout maîtriser. Voilà bien une approche, loin de l’immédiateté, qui devrait interpeller notre temps, celui de ceux qui nous ont précédés, celui des suivants. Une interpellation du temps universel ! Un peu à la manière des peintres pointillistes dont chaque coup de pinceau n’est en soi guère significatif, l’ensemble offre une image assez nette de la pensée de l’auteur. Ce livre est, plus que probablement, une bonne introduction à l’œuvre entière de Simone WEIL, à la cohérence et l’effacement de sa vie, à la profondeur de ses réflexions et à son humilité. Elle participa activement à bien des combats, sous des bannières tellement opposées, mais sans jamais faire allégeance aux doctrines des extrêmes. Par ses réflexions consignées sans artifices dans ses carnets et sa manière de se mettre toujours du côté de l’être en souffrance, elle nous invite à un chemin de vie, à un absolu. Peu importe que nous y arrivions ou non … Prendre le chemin de la rigueur, de la réflexion, de la recherche de la Grâce en pleine connaissance de la Pesanteur, voilà la route !
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            • VACHARDTUAPIED Posté le 8 Avril 2013
              Livre idéal pour aborder l'oeuvre Simone Weil...........
            • maxsantoul Posté le 6 Novembre 2010
              Une intuition divine, une cosmogonie spirituelle, un texte incontournable.
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