Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266268578
Code sériel : 7217
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Le Vivant

Raphaëlle PACHE (Traducteur), Stéphane DESA (Direction de collection)
Date de parution : 12/01/2017
La posthumanité a réalisé l'utopie, une société parfaite de très précisément trois milliards d'individus éternels, connectés entre eux et au Vivant, l'entité qui les englobe et veille sur eux.
Ce monde qui ne connaît pas la mort et se veut le meilleur possible ne peut tolérer ni altération ni addition. Pourtant...
La posthumanité a réalisé l'utopie, une société parfaite de très précisément trois milliards d'individus éternels, connectés entre eux et au Vivant, l'entité qui les englobe et veille sur eux.
Ce monde qui ne connaît pas la mort et se veut le meilleur possible ne peut tolérer ni altération ni addition. Pourtant naît Zéro, un humain sans code, le trois milliards et unième individu, absent des banques de données. Une anomalie dans un système réputé infaillible. Mais puisque Zéro vit, il faut bien l'intégrer. Sera-t-il rejeté, comme un greffon impossible ? Ou agira-t-il comme un virus, contaminant tout le corps, à son insu ?

« Un ouvrage qui fait réfléchir, dans la lignée d'un 1984 ou d'un Fahrenheit 451, à lire au moins une fois dans sa vie. » Encore un chapitre

« Anna Starobinets est de retour dans une anticipation... encore plus démente ! » Jérémy Bernède – Midi Libre

Ce roman a reçu le prix Utopiales européen
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266268578
Code sériel : 7217
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un ouvrage qui fait réfléchir, dans la lignée d’un 1984 ou d’un Fahrenheit 451, à lire au moins une fois dans sa vie. » Encore un chapitre
 
« Anna Starobinets est de retour avec une anticipation… encore plus démente ! » Jérémy Bernède – Midi Libre
 
« Elle incite le lecteur à jouir de la réalité concrète tant qu’elle existe encore, notamment en profitant d’un bon livre lorsqu’on a la chance d’en dénicher un. Et Le Vivant fait indéniablement par­tie de cette catégorie. » lelitteraire.com
 
« Une lecture qui vous happe doucement et vous entraîne dans ses plus sombres méandres. Ce n’est rien que pur délice. » Un dernier livre avant la fin du monde
 
« Elle entre définitivement dans le cercle très fermé des plus grands: comme Orwell et Huxley. »
Polars Addict
 
« Anna Starobinets nous plonge dans une dystopie glaçante, qui nous happe dès les premières pages. » La Prophétie des Ânes
 
« À la terreur succède la dictature, menant à une nouvelle terreur qui se résout en une nouvelle dictature. Faut-il y voir une prophétie concernant l’avenir de notre monde ? Ou la lecture starobinienne de l’histoire russe ? Au lecteur d’en décider, mais c’est remarquablement fait. »
L'intern@ute.com
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LaGeekosophe Posté le 27 Novembre 2020
    Ce roman russe traînait dans ma PAL depuis quelques années déjà, alors même que son histoire est très intrigante. Le vivant d’Anna Starobinets nous propose un monde dans lequel tous les humains sont interconnectés, formant comme une unique conscience. Un parti pris de départ qui ne manque pas d’originalité et nous entraîne dans un univers unique en son genre. Le début du récit est très séduisant. Anna Starobinets propose un monde qui repose sur des fondements vraiment originaux. En effet, nous sommes dans un monde où les individus sont tous interconnectés par Le Socio, une sorte d’internet mais qui est implanté à un très jeune âge au sein même des individus. Cet aspect leur donne accès à différentes strates, un phénomène complexe, qui ressemble à la capacité à des individus à accéder à des niveaux de conscience. La première strate est le monde physique, la deuxième leur donne accès au Socio, où chacun peut regarder des divertissements ou communiquer avec ses amis. On a très vite l’impression d’entrer dans une société étrangère qui obéit à ses propres, bien différentes de la nôtre. L’autrice prend le parti classique mais bien mis en place de nous y faire accéder via différents personnages. Notamment Zéro,... Ce roman russe traînait dans ma PAL depuis quelques années déjà, alors même que son histoire est très intrigante. Le vivant d’Anna Starobinets nous propose un monde dans lequel tous les humains sont interconnectés, formant comme une unique conscience. Un parti pris de départ qui ne manque pas d’originalité et nous entraîne dans un univers unique en son genre. Le début du récit est très séduisant. Anna Starobinets propose un monde qui repose sur des fondements vraiment originaux. En effet, nous sommes dans un monde où les individus sont tous interconnectés par Le Socio, une sorte d’internet mais qui est implanté à un très jeune âge au sein même des individus. Cet aspect leur donne accès à différentes strates, un phénomène complexe, qui ressemble à la capacité à des individus à accéder à des niveaux de conscience. La première strate est le monde physique, la deuxième leur donne accès au Socio, où chacun peut regarder des divertissements ou communiquer avec ses amis. On a très vite l’impression d’entrer dans une société étrangère qui obéit à ses propres, bien différentes de la nôtre. L’autrice prend le parti classique mais bien mis en place de nous y faire accéder via différents personnages. Notamment Zéro, un être né sans incode et qui donc n’appartient pas réellement au vivant. En effet, dans cette société, chaque individu est sauvegardé et à sa mort (du moins sa pause, car “la mort n’existe pas”), il se réincarne dans un nouveau-né. Zéro n’a pas de vie passée et est donc une curiosité. Anna Starobinets construit un monde vraiment singulier sur le fond comme sur la forme. Elle utilise pour cela des métaphores très claires. Le Vivant fonctionne comme des sociétés existantes parmi les insectes, qui sont très présents tout au long du récit. Ainsi, Zéro est envoyé dans une maison de correction où les résidents peuvent élever des Pupilles, des insectes. Mais il existe d’autres individus qui élèvent des pupilles. Au contraire, les animaux comme les chiens sont terrifiés par Le Vivant, ce qui marque le détachement de la société des animaux pour bâtir une organisation qui tient plus du domaine des insectes. Il y a quelque chose terrifiant dans cette société d’absolu où toute liberté individuelle ne s’exprime que dans le prisme limité de ce qui est autorisé par le Tout, le Reste, le Vivant. Cet aspect glacial se traduit du côté de la narration. Plusieurs personnages donnent de la voix à cet univers pluriel. L’autrice utilise différentes formes dans les dialogues. Par exemple, ce qui se passe dans la première strate peut être coupé de textes qui ont lieu dans d’autres strates. Les échanges sont parfois ponctués d’émojis qui rendent la conversation étrangement factice, tant les émotions et les plaisirs ne semblent être qu’un ensemble faux, comme un miroir aux alouettes. L’arrivée de Zéro vient bouleverser cet état de fait, car il pose la question de la place du singulier au sein d’un groupe. Menace ? Sauveur ? Sa naissance dévoile les enjeux de pouvoir qui sont sous-jacents. La première partie du roman est passionnante et nous immerge immédiatement. Le récit peut parfois se révéler un peu complexe, car beaucoup de voix se font entendre. Les choix de l’autrice sont cependant efficaces et convaincants. Elle parvient à mettre en place un rythme addictif qui nous donne envie d’en savoir plus sur Zéro et son destin singulier, mais aussi cette société étrange. Ce la s’installe malgré le style de l’autrice, qui se veut parfois très expérimental et peut perdre même le lecteur le plus aguerri dans des métaphores virtuelles sous acide. Le dernier tiers du roman se révèle cependant un peu différent. dans un premier temps, la transition vers cette dernière partie est assez maladroite et déstabilise complètement la lecture. Ensuite, l’histoire de vient très floue avec une partie politique qui prend beaucoup de place, ainsi qu’une évolution peu convaincante de Zéro. La toute fin n’est malheureusement pas très compréhensible et laisse une impression de manque qui gâche un peu un récit qui autrement était plutôt agréable. Inattendu et déconcertant, Le Vivant séduit par la singularité de l’univers qu’il propose. Poussant la réflexion dur l’individualité et la nécessité de la conformité, le récit est très cru quand il parle de marginalité. L’autrice construit un monde aux fonctionnements qui servent parfaitement son discours, sur une humanité conquise par le transhumanisme au point de devenir une conscience unique, stable et interconnectée. La coercition est douloureuse autant qu’elle est subtile. Le récit est cependant déstabilisant de par des choix narratifs ainsi qu’une écriture qui se veut opaque et métaphorique, nuisant à la compréhension et pouvant perdre le lecteur. L’apothéose étant une fin franchement absconse qui laisse avec plus de questions que de réponses.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Cokoro Posté le 11 Avril 2020
    Le roman se lit vite, le lecteur voyage dans une époque où les humains n'ont plus de liberté de penser, tout est réglé par des ordinateurs. J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, à m'attacher à ses personnages.
  • Elduke Posté le 26 Juillet 2019
    Ce livre a été difficile à lire, et m'a laissé un goût amer dans la bouche. Mais l'auteur est un visionnaire selon moi sur l'impact des réseaux sociaux. C'est pourquoi il faut quand même le lire, hélas...
  • lehibook Posté le 24 Mai 2019
    « Posthumanité » , ce produit de l’imaginaire enfiévré des génies de la Silicone Valley prétend décrire notre avenir dans la fusion du biologique et de l’informatique .Pour eux la Toile est l’avenir de l’homme.. Dans ce roman , l’auteur avec une grande maîtrise du récit nous en dit un peu plus sur des rêves qui sous des discours libertaires cachent toujours des fantasmes de contrôle social et d’oligarchie cachée. Une dystopie loin des westerns galactiques qui redonne à la SF l’une de ses plus hautes fonctions : faire exister le monde qui sera dans la lignée d’Orwell , de Huxley et de Philip K.Dick.
  • odin062 Posté le 14 Septembre 2018
    « Le vivant » de Anna Starobinets m’a été proposé par un ami. Il m’a tout de suite annonce : « Ce livre à l’air cool… Mais je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire ». Ok alors tu me proposes un défi de ce genre avec un bouquin dont le titre attirerait tout biologiste, je fonce ! Me voici embarquer dans un futur plus ou moins lointain où l’humanité est connectée via une ribambelle de strates, régulée par un système complexe à 3 000 000 000 d’individus soumis à la réincarnation contrôlée. Quoi je vous ai déjà perdus ? Bon il faut être clair, ce livre est complexe. La structure du bouquin en elle-même nous installer dans un passé/présent/futur mélangé dont les clés ne sont données qu’au deux tiers du bouquin. Il faut donc s’accrocher et, il faut bien dire que Cracker et Zéro m’y ont beaucoup aidé. Ces personnages sont intrigants, borderline, et nous font découvrir l’univers dont ils font partie avec un juste équilibre. Il faut être patient dans sa lecture, profiter de chaque détails, de chaque instant. D’ailleurs, il ne faut vraiment pas lire ce bouquin pour sa fin. Seul le voyage compte. Il ne faut pas attendre... « Le vivant » de Anna Starobinets m’a été proposé par un ami. Il m’a tout de suite annonce : « Ce livre à l’air cool… Mais je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire ». Ok alors tu me proposes un défi de ce genre avec un bouquin dont le titre attirerait tout biologiste, je fonce ! Me voici embarquer dans un futur plus ou moins lointain où l’humanité est connectée via une ribambelle de strates, régulée par un système complexe à 3 000 000 000 d’individus soumis à la réincarnation contrôlée. Quoi je vous ai déjà perdus ? Bon il faut être clair, ce livre est complexe. La structure du bouquin en elle-même nous installer dans un passé/présent/futur mélangé dont les clés ne sont données qu’au deux tiers du bouquin. Il faut donc s’accrocher et, il faut bien dire que Cracker et Zéro m’y ont beaucoup aidé. Ces personnages sont intrigants, borderline, et nous font découvrir l’univers dont ils font partie avec un juste équilibre. Il faut être patient dans sa lecture, profiter de chaque détails, de chaque instant. D’ailleurs, il ne faut vraiment pas lire ce bouquin pour sa fin. Seul le voyage compte. Il ne faut pas attendre quelque chose ni même espérer un final explosif. Il faut juste profiter de sa lecture. Alors on a quand même cette impression de lire dans le vide, « pour rien », ce qui est déboussolant je trouve mais ça m’est souvent arrivé en ayant un livre russe entre les mains (je pense à « La maison dans laquelle » par exemple). Bref, ce n’est pas un livre accessible. Il faut aimer la lecture pour ce qu’elle est. Il faut aimer les dystopies, la science-fiction. Il faut avoir son cerveau branché, ce n’est pas léger, bien au contraire. Certains diront que c’est chiant et non reposant. Moi je dirais que c’est un genre de littérature qui m’a transporté pour un moment, mais qui ne me marquera pas dans le temps, sauf en cas de relecture.
    Lire la suite
    En lire moins
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.