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EAN : 9782266307871
Code sériel : 17937
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Les Simples

Date de parution : 10/09/2020
1584, en Provence. L’abbaye Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu. Ces religieuses doivent leur indépendance inhabituelle à la faveur d’un roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, une herboriste dont certaines préparations... 1584, en Provence. L’abbaye Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu. Ces religieuses doivent leur indépendance inhabituelle à la faveur d’un roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, une herboriste dont certaines préparations de simples sont prisées jusqu’à la Cour.
Le nouvel évêque de Vence compte bien s’accaparer cette manne financière. Il dépêche deux vicaires dévoués pour inspecter l’abbaye. À charge pour eux d’y trouver matière à scandale ou, à défaut, d’en provoquer un. Mais l’évêque, vite dépassé par ses propres intrigues, va allumer un brasier dont il est loin d’imaginer l’ampleur. Il aurait dû savoir que, lorsqu’on lui entrouvre la porte, le diable se sent partout chez lui…

« Docte, féroce et jubilatoire, cette épiphanie romanesque est un pugilat féministe chorégraphié comme un évangile ; Ken Follett, Dan Brown et Jean Teulé sous progestérone réunis dans une abbaye entre vêpres et complies. » Marine de Tilly – Le Point
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EAN : 9782266307871
Code sériel : 17937
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« La vraie magicienne, l'ensorceleuse en chef, c'est Yannick Grannec. La puissance de son analyse ; la finesse psychologique de ses personnages ; le diabolisme de sa construction. Docte, féroce et jubilatoire, cette épiphanie romanesque est un pugilat féministe chorégraphié comme un évangile ; Ken Follett, Dan Brown et Jean Teulé sous progestérone réunis dans une abbaye entre vêpres et complies. » Marine de Tilly
Le Point

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NathalieFerron Posté le 4 Octobre 2021
    Simples (n.m.) (botanique): herbe médicinale, plante aromatique, plante officinale. Nous sommes à la fin du XVIe siècle chez les sœurs bénédictines de L’abbaye Notre-Dame du Loup. Elles vivent de prières, de silence, d’accueil, de charité et s’engagent à chercher Dieu tous les jours de leur vie. Celles-ci sont indépendantes car elles ont la faveur du roi et bénéficient des dons de Clémence l’herboriste de l'abbaye. Mais voilà que le nouvel évêque aimerait bien mettre la main sur les ressources financières des bénédictines. Ce qui entraînera une avalanche d’événements malheureux …. J’ai trouvé la lecture ardue au début. Il y a beaucoup de noms et on s’y perd parfois … À un moment donné, je me suis laissé porter par le récit. J’ai beaucoup aimé apprendre sur cette période sombre de l’histoire. Il est à noter que cette abbaye n’a jamais existé et que l’auteur à pris certaines libertés quant aux recettes des remèdes de sœur Clémence. … mais, il y a eu énormément de recherches afin d’écrire ce très intéressant roman historique.
  • Pascalmasi Posté le 10 Août 2021
    C’est l’histoire des rapports entre une communauté de moniales située dans l’arrière-pays niçois et des notabilités ecclésiastiques et nobiliaires du lieu. Nous sommes à la fin du terrible XIVe siècle. Le siècle des guerres de religions, de la Contre-Réforme et des formes diverses et variées que prit l’inquisition dans cette partie de la France dans une époque qui est par bien des aspects encore le moyen-âge sans être encore le siècle des Lumières. C’est l’histoire des rivalités entre les personnes d’une communauté de femmes qui n’ont rien choisi de la vie qu’elles ont obligation de mener ; c’est l’histoire de l’état déplorable de la médecine de ces temps, d’une pharmacopée qui condamne bien plus qu’elle ne soulage ; c’est l’histoire encore de la confusion des genres – de tous les genres – dans une société qui mélange tout : intérêts financiers et les obligations morales et spirituelles. Bref, le tableau terrible des frasques tous azimuts d’une société dans laquelle rien n’est vraiment à sa place. Un drame humain, spirituel, sociétal d’une rare noirceur. Mais à tout prendre, peut-être d’une rare justesse. Ce magnifique récit fait évidemment penser au « Dialogue des Carmélites » de Georges Bernanos. Autre temps. Autre situation. Mais au... C’est l’histoire des rapports entre une communauté de moniales située dans l’arrière-pays niçois et des notabilités ecclésiastiques et nobiliaires du lieu. Nous sommes à la fin du terrible XIVe siècle. Le siècle des guerres de religions, de la Contre-Réforme et des formes diverses et variées que prit l’inquisition dans cette partie de la France dans une époque qui est par bien des aspects encore le moyen-âge sans être encore le siècle des Lumières. C’est l’histoire des rivalités entre les personnes d’une communauté de femmes qui n’ont rien choisi de la vie qu’elles ont obligation de mener ; c’est l’histoire de l’état déplorable de la médecine de ces temps, d’une pharmacopée qui condamne bien plus qu’elle ne soulage ; c’est l’histoire encore de la confusion des genres – de tous les genres – dans une société qui mélange tout : intérêts financiers et les obligations morales et spirituelles. Bref, le tableau terrible des frasques tous azimuts d’une société dans laquelle rien n’est vraiment à sa place. Un drame humain, spirituel, sociétal d’une rare noirceur. Mais à tout prendre, peut-être d’une rare justesse. Ce magnifique récit fait évidemment penser au « Dialogue des Carmélites » de Georges Bernanos. Autre temps. Autre situation. Mais au fond, les mêmes turpitudes. Celles d’une âme humaine dont on se demande parfois pourquoi elle ne parvient pas faire mieux !
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  • Sevlipp Posté le 4 Août 2021
    Un avis mitigé et une petite déception après avoir vraiment aimé le bal Mécanique. Il est questions de religieuses qui sont jalousées, de complots, de vengeance, de duplicité, de trahison et tout cela se passe à la renaissance (1584). Un cocktail qui avait donc tous les atouts pour me plaire. Mais, même si la première moitié du récit est intéressante, le contenu érudit et l'écriture élégante, la seconde partie m'a perdue avec une intrigue trop embrouillée. Je me suis même ennuyée le dernier tiers du roman. Alors même si j'aime le style de l'auteur et la période traitée, cela n'a pas été suffisant pour me conquérir.
  • Flaubauski Posté le 1 Août 2021
    L’abbaye de Notre-Dame du Loup est une petite épine dans le pied de Jean de Solines, évêque de Vence, en Provence à la fin des années 1500. Les bénédictines y vivent en effet depuis de nombreuses années en totale indépendance pour avoir soigné le Roi lui-même, et subviennent notamment à leurs besoins en vendant les remèdes miracle de Sœur Clémence, doyenne de l’abbaye et herboriste de génie qui maîtrise les simples comme personne. Il est temps, pour l’évêque, de récupérer ce qui, selon lui, lui revient de droit, autrement dit l’abbaye, et pour cela, rien de tel que d’envoyer deux de ses vicaires pour enquêter sur les sœurs et trouver quelque chose pour leur nuire. Il lancera ainsi une machine terrible qui aura des conséquences bien plus dramatiques qu’il ne l’aurait pensé, pour l’abbaye, mais aussi pour lui-même… C’est par l’intermédiaire de l’alternance des voix et des points de vue – celle de sœur Clémence, mais aussi celle de sœur Marie-Vérane, mère supérieure, de Gabrielle, future novice, ou encore celle de l’évêque et d’un de ses deux vicaires, Léon de la Sine, pour ne citer que les plus importantes – que nous découvrons l’abbaye, son quotidien, ses secrets inavouables, ses rancœurs,... L’abbaye de Notre-Dame du Loup est une petite épine dans le pied de Jean de Solines, évêque de Vence, en Provence à la fin des années 1500. Les bénédictines y vivent en effet depuis de nombreuses années en totale indépendance pour avoir soigné le Roi lui-même, et subviennent notamment à leurs besoins en vendant les remèdes miracle de Sœur Clémence, doyenne de l’abbaye et herboriste de génie qui maîtrise les simples comme personne. Il est temps, pour l’évêque, de récupérer ce qui, selon lui, lui revient de droit, autrement dit l’abbaye, et pour cela, rien de tel que d’envoyer deux de ses vicaires pour enquêter sur les sœurs et trouver quelque chose pour leur nuire. Il lancera ainsi une machine terrible qui aura des conséquences bien plus dramatiques qu’il ne l’aurait pensé, pour l’abbaye, mais aussi pour lui-même… C’est par l’intermédiaire de l’alternance des voix et des points de vue – celle de sœur Clémence, mais aussi celle de sœur Marie-Vérane, mère supérieure, de Gabrielle, future novice, ou encore celle de l’évêque et d’un de ses deux vicaires, Léon de la Sine, pour ne citer que les plus importantes – que nous découvrons l’abbaye, son quotidien, ses secrets inavouables, ses rancœurs, ses luttes de pouvoir, et tous ceux qui tentent de la mener, plus ou moins consciemment, à sa perte, pour mieux s’en partager les restes. Narration somme toute rebattue depuis quelques années, mais ici plutôt efficace et pertinente pour mettre en scène les rouages qui vont mettre en branle la communauté bénédictine. A travers ces voix nous est bien sûr contée, avec précision et recherche, une époque assombrie par les multiples guerres de Religion qui gangrènent le royaume, bien qu’en sourdine du fait du repli des sœurs et de l’accalmie de ces conflits en 1584, mais plus encore une époque dans laquelle il est difficile d’accepter qu’une communauté exclusivement féminine puisse subsister en totale indépendance patriarcale avec brio, sans y voir un quelconque rapport avec la sorcellerie et le Diable, ou du moins de le faire croire pour mieux profiter de la réussite de la communauté. Le tout nous est conté agréablement, sans être pour autant d’une grande originalité, narrative comme stylistique, pour vraiment sortir du lot des romans historiques contemporains.
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  • elodiecho Posté le 18 Juin 2021
    Excellent livre de Yannick Grannec sur ...les simples mais aussi les femmes, la religion et la vanité des hommes. Tres vivant car il y a beaucoup de dialogues. Cette histoire m'a rappelé le livre D'Aline Kiner : La nuit des béguines. On y retrouve une communauté de femmes très débrouillardes dans les soins et le commerce, ce qui attise la convoitise des hommes.
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