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10/18
EAN : 9782264072252
Code sériel : 953
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

L'invention de Morel

Armand PIERHAL (Traducteur), Jorge Luis BORGES (Préface)
Date de parution : 21/09/2017

Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L'île, pourtant, n'est pas si déserte qu'elle l'a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel,...

Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L'île, pourtant, n'est pas si déserte qu'elle l'a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel, s’engagent dans une fête languide dont le rituel paraît se reproduire à l'infini.

Préfacé par Borges, un petit chef-d'oeuvre d'une originalité inaltérable.

Traduit de l'espagnol (Argentine)
par Armand Pierhal

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EAN : 9782264072252
Code sériel : 953
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Blackbooks Posté le 6 Janvier 2020
    L’invention de Morel est un roman assez court à première vue, mais qui ouvre une véritable boîte de Pandore pour son personnage clé. Œuvre gigogne qui ouvre sur plusieurs pistes de réflexions, au fur et à mesure de la lecture. Bioy Casares était proche de Jorge Luis Borges et ce texte nous le prouve. Nous naviguons dans le fantastique, dans l’irréel de ces deux auteurs, et comme le narrateur, nous échouons avec lui sur cette île à la réputation mortifère. Le narrateur, condamné à la prison dans son pays vient trouver refuge dans l’isolement de ce lieu abandonné où subsiste quelques constructions vestige d’une civilisation. « Un Italien, qui vendait des tapis à Calcutta, m’a donné l’idée de venir ici ; il m’a dit (dans sa langue) : — Pour un persécuté, pour vous, il n’y a qu’un endroit au monde, mais on n’y vit pas. C’est une île. Des Blancs y ont construit, vers 1924, un musée, une chapelle, une piscine. Les bâtiments sont terminés, abandonnés. » Puis un jour, il est réveillé par un phonographe et débute alors son récit. Récit qui va tourner très vite dans toutes sortes de réflexion en spirale provoquant l’hypnose du lecteur. La lecture du... L’invention de Morel est un roman assez court à première vue, mais qui ouvre une véritable boîte de Pandore pour son personnage clé. Œuvre gigogne qui ouvre sur plusieurs pistes de réflexions, au fur et à mesure de la lecture. Bioy Casares était proche de Jorge Luis Borges et ce texte nous le prouve. Nous naviguons dans le fantastique, dans l’irréel de ces deux auteurs, et comme le narrateur, nous échouons avec lui sur cette île à la réputation mortifère. Le narrateur, condamné à la prison dans son pays vient trouver refuge dans l’isolement de ce lieu abandonné où subsiste quelques constructions vestige d’une civilisation. « Un Italien, qui vendait des tapis à Calcutta, m’a donné l’idée de venir ici ; il m’a dit (dans sa langue) : — Pour un persécuté, pour vous, il n’y a qu’un endroit au monde, mais on n’y vit pas. C’est une île. Des Blancs y ont construit, vers 1924, un musée, une chapelle, une piscine. Les bâtiments sont terminés, abandonnés. » Puis un jour, il est réveillé par un phonographe et débute alors son récit. Récit qui va tourner très vite dans toutes sortes de réflexion en spirale provoquant l’hypnose du lecteur. La lecture du texte alterne passage rapide et rythme plus lent, ponctuée de répétition comme le « disque » du roman. Le personnage, très bien ficelé par l’auteur, sombre dans la folie, dans l’angoisse et l’oppression, se sentant traqué, cible de complots machiavélique. Bioy Casares s’amuse avec son héros, comme il s’amuse à faire douter le lecteur. A travers cette histoire différents thèmes sont abordés. À des degrés diverses, on y retrouve l’exclusion, la société, la place de l’individu, la liberté des êtres. Tout comme la jalousie, la haine et l’amour impossible ainsi que le cheminement qu’il occasionne chez le héros. Entraînant ce dernier dans sa propre dépravation, dans son déni de la situation et son amour. L’immortalisation de l’être humain est au cœur de cette invention, immortalité adjugé à ces personnages mais à quel prix ? Seul le narrateur et Morel savent la valeur de ces moments. L’homme est-il donc prêt à tous les sacrifices pour s’adjuger ce qu’il veut ? La mort est-elle le prix à payer pour la liberté, pour l’amour, le héros lui a choisi : « Mais la condition de mon bonheur, comme tout ce qui est humain, est précaire. La contemplation de Faustine pourrait – mais je ne peux pas tolérer cela, pas même en pensée – être interrompue : Par un dérangement des machines (je ne sais pas les réparer) ; Par quelque doute qui naîtrait dans mon esprit et me ruinerait ce paradis (je dois reconnaître qu’il y a, entre Morel et Faustine, des conversations et des attitudes capables d’induire en erreur des personnes d’un caractère moins ferme que le mien) ; Par ma propre mort. Le véritable avantage de ma solution, c’est qu’elle fait de la mort la condition nécessaire et la garantie de la contemplation éternelle de Faustine. Me voici sauvé des jours interminables que j’aurais dû vivre en attendant la mort dans un monde sans Faustine. Me voici sauvé d’une interminable mort sans Faustine. » Une œuvre marquante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon de réflexions, d’interrogations ouvertes. Et si finalement Bioy Caceres n’avait pas abandonné son lecteur dans son île déserte ? Naufragé face à son œuvre….
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  • samaudruz Posté le 29 Décembre 2019
    Sorte de Robinson, un condamné se réfugie sur une île contaminée par une peste dévastatrice. Sur l'île, une villa abandonnée, pourrie - le musée, une piscine et, le soir, les intrus qui semblent évoluer dans un monde parallèle dans lequel tout est neuf, propre, et identique. Et vivent chaque soir des scènes trop ressemblantes. L'instant parfait saisi et répété à l'infini, est-ce là le rêve d'éternité réalisé? Fantasme de toujours, la technologie le rend-elle enfin possible? Qu'est-ce qui est reproduisible dans la copie de l'homme? Seulement le corps, ou l'âme aussi? L'invention de Morel est paru en 1940 - depuis, la technologie a bien évolué et la promesse d'éternité s'est déplacé sur le transhumanisme. Mais le thème lui ne vieillit pas, et encore moins les questions qu'il pose. Parfois un peu long - surtout dans la répétition de théories que le lecteur, surtout le lecteur moderne, connaît déjà bien et a compris dès la première explication, l'invention de Morel reste une curiosité intéressante qui laisse songeur.
  • dourvach Posté le 23 Décembre 2019
    On ne peut qu'être d'accord avec l'écrivain argentin Jorge Luis BORGES : "L'invention de Morel", ce court roman (ou cette longue nouvelle) que produisit en 1940 son ami et compatriote Adolfo BIOY CASARES [1914-1999] est un monument fictionnel quasi-parfait. L'imaginaire pur. La peur. La survie. L'indécision. L'ombre portée de l'étrange effroyable île du Docteur Moreau ["The Island of Doctor Moreau", 1896] d'Herbert-George WELLS (1866-1946). La condition humaine : le narrateur, ce persécuté, ne rejoindra-t-il point - de son plain gré - au final, l'existence des Dieux de l'Olympe ? Si riches tourments de l'imaginaire... Satanée machine cernée de porcelaine bleue cachée dans les sous-sols du "Musée"... Circé transformait les compagnons d'Ulysse en porcs. Morel, le scientifique, lui vole "simplement" l'âme de ses amis vacanciers à leur insu... mais les prévient charitablement, à la fin de leur semaine de rêve et d' "enregistrement" collectif. Morel est altruiste, à sa façon : il sait qu'il partagera leur destin. Juste accepter de perdre peu à peu ses cheveux, ses ongles, sa peau, sa vue, son ouïe... Se voir dessécher lentement, à l'instar des "tas d'ossements grisâtres" des infortunés semi-vivants de "Ubik" [1969] et "A maze of Death" (Au bout du labyrinthe) [1970] du Californien visionnaire Philip K. DICK [1928-1982]. Un "détail" pour le... On ne peut qu'être d'accord avec l'écrivain argentin Jorge Luis BORGES : "L'invention de Morel", ce court roman (ou cette longue nouvelle) que produisit en 1940 son ami et compatriote Adolfo BIOY CASARES [1914-1999] est un monument fictionnel quasi-parfait. L'imaginaire pur. La peur. La survie. L'indécision. L'ombre portée de l'étrange effroyable île du Docteur Moreau ["The Island of Doctor Moreau", 1896] d'Herbert-George WELLS (1866-1946). La condition humaine : le narrateur, ce persécuté, ne rejoindra-t-il point - de son plain gré - au final, l'existence des Dieux de l'Olympe ? Si riches tourments de l'imaginaire... Satanée machine cernée de porcelaine bleue cachée dans les sous-sols du "Musée"... Circé transformait les compagnons d'Ulysse en porcs. Morel, le scientifique, lui vole "simplement" l'âme de ses amis vacanciers à leur insu... mais les prévient charitablement, à la fin de leur semaine de rêve et d' "enregistrement" collectif. Morel est altruiste, à sa façon : il sait qu'il partagera leur destin. Juste accepter de perdre peu à peu ses cheveux, ses ongles, sa peau, sa vue, son ouïe... Se voir dessécher lentement, à l'instar des "tas d'ossements grisâtres" des infortunés semi-vivants de "Ubik" [1969] et "A maze of Death" (Au bout du labyrinthe) [1970] du Californien visionnaire Philip K. DICK [1928-1982]. Un "détail" pour le narrateur, amoureux fou des intonations de voix et de la gestuelle déliée de la belle Faustine, surprise sur les rochers du haut de l'île. L'amour rend aveugle : le fugitif, peu à peu aveugle comme Homère, rejoindra le destin des Dieux et Déesses. Seul au milieu du Pacifique : l'éternité pour soi ? On préférerait clairement le destin de Chuck Noland de la "FedEx", incarné par Tom Hanks dans "Seul au monde" [Cast Away", 2000] de Robert ZEMECKIS : en compagnie protectrice d'un ballon, tenant bravement tête à tous nos cauchemars insulaires... Les années passeront. Se souvenir que l'année 1940 fut, aussi, celle qui mit au monde "Il deserto dei Tartari" (Le désert des Tartares) du grand Dino BUZZATI (1906-1972). "Une île...", chantait Jacques BREL (L'immortel). "Une île au large de l'espoir"...
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  • tiptop92 Posté le 17 Juin 2019
    Ce livre est une parabole sur un sentiment qui étreint la plupart des hommes, la peur de la mort. Bioy Casares donnait ici sa vision de l’immortalité, elle passait pour lui par l’éternel recommencement d’un moment heureux. On peut le comprendre, qui n’aimerait pas revivre pour toujours les plus beaux moments de sa vie ? L’histoire se déroule sur une île, elle est racontée par un naufragé repris de justice qui semble condamné à mort ou à l’enfermement à vie, ce qui pour lui revient au même. On ne saura jamais comment il se retrouve dans cet endroit, sans doute le naufrage d’un bateau, mais ses frayeurs sont grandes quand il se rend compte que l’ile est habitée. Pendant plusieurs semaines, il se cache, n’osant se montrer dans la peur d’être découvert et dénoncé aux autorités. Mais la faim et la curiosité le pousseront à sortir de son recoin . Sur la plage, chaque jour, il verra une femme d’une beauté peu commune et petit à petit il va tomber amoureux d’elle. Mais quand il osera enfin l’aborder, malgré les dangers qui le guettent, il découvrira un secret qui va remettre en cause beaucoup des certitudes de... Ce livre est une parabole sur un sentiment qui étreint la plupart des hommes, la peur de la mort. Bioy Casares donnait ici sa vision de l’immortalité, elle passait pour lui par l’éternel recommencement d’un moment heureux. On peut le comprendre, qui n’aimerait pas revivre pour toujours les plus beaux moments de sa vie ? L’histoire se déroule sur une île, elle est racontée par un naufragé repris de justice qui semble condamné à mort ou à l’enfermement à vie, ce qui pour lui revient au même. On ne saura jamais comment il se retrouve dans cet endroit, sans doute le naufrage d’un bateau, mais ses frayeurs sont grandes quand il se rend compte que l’ile est habitée. Pendant plusieurs semaines, il se cache, n’osant se montrer dans la peur d’être découvert et dénoncé aux autorités. Mais la faim et la curiosité le pousseront à sortir de son recoin . Sur la plage, chaque jour, il verra une femme d’une beauté peu commune et petit à petit il va tomber amoureux d’elle. Mais quand il osera enfin l’aborder, malgré les dangers qui le guettent, il découvrira un secret qui va remettre en cause beaucoup des certitudes de son existence... à lire pour sa brillante originalité et le message universel qu’il contient.
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  • stcyr04 Posté le 23 Mai 2019
    Un fugitif vénézuélien se retrouvant sur une île inhospitalière, observe en tapinois des individus sur une colline où se trouve des bâtiments. Pourtant quand il se trouve en présence de ces gens qu'il qualifie d'intrus ceux-ci semblent le traverser du regard, alors que chaque semaine les événements se renouvellent avec une inquiétante régularité. Ce cour roman prend la forme d'un testament qu'écrit le narrateur. Ce récit de Bioy Casares à été préfacé par son compatriote Jorge Luis Borges, ce qui vous pose une oeuvre. Je ne suis pas vraiment rentré dans le récit, le fantastique n'étant pas mon genre de prédilection, cela reste un classique de la littérature du genre au XXème siècle.
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…