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10/18
EAN : 9782264072252
Code sériel : 953
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

L'invention de Morel

Jorge Luis Borges (préface de), Armand Pierhal (traduit par)
Date de parution : 21/09/2017

Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L'île, pourtant, n'est pas si déserte qu'elle l'a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel,...

Un homme en fuite trouve refuge sur une île déserte. Un lieu étrange, dominé par une villa immense et somptueuse dont les sous-sols recèlent une machinerie aux fonctions incompréhensibles. L'île, pourtant, n'est pas si déserte qu'elle l'a semblé de prime abord. Des estivants, réunis sur place par un certain Morel, s’engagent dans une fête languide dont le rituel paraît se reproduire à l'infini.

Préfacé par Borges, un petit chef-d'oeuvre d'une originalité inaltérable.

Traduit de l'espagnol (Argentine)
par Armand Pierhal

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EAN : 9782264072252
Code sériel : 953
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • chroniqueslivresques Posté le 18 Novembre 2021
    Et bim d'un coup j'ai eu envie de découvrir ce récit d'Adolfo Bioy Casares, "L'invention de Morel", que j'ai failli lire d'une traite (douce illusion...). Grand copain de Jorge Luis Borges (ils ont même co-écrits quelques romans ensemble), je m'attendais à trouver dans ce texte une plume similaire à cet auteur et ce fût le cas. Je pourrais rapprocher le style d'Adolfo Bioy Casares à celui que j'ai découvert récemment de Julió Cortazar, dans sa fluidité et son léger "réalisme magique", plus fantastique chez Adolfo. Pour ce qui est de l'histoire, on suit dans "L'invention de Morel" un homme échappé de justice reclus sur une île déserte bien étrange, qui voit débarquer un jour des estivants qui eux semblent prendre leur pied à danser sous la pluie. En gros. C'est un très court texte d'un peu plus de 100 pages pour lequel j'ai eu le ressenti suivant : - durant les 2 premiers tiers on est autant paumé que le personnage principal, et j'ai beaucoup aimé. On a plein d'infos qui brouillent les pistes, on se demande qui joue quel rôle, et surtout ????? sur cette île. - vers la page 60 on a LA grosse révélation, tres sympa, dans un... Et bim d'un coup j'ai eu envie de découvrir ce récit d'Adolfo Bioy Casares, "L'invention de Morel", que j'ai failli lire d'une traite (douce illusion...). Grand copain de Jorge Luis Borges (ils ont même co-écrits quelques romans ensemble), je m'attendais à trouver dans ce texte une plume similaire à cet auteur et ce fût le cas. Je pourrais rapprocher le style d'Adolfo Bioy Casares à celui que j'ai découvert récemment de Julió Cortazar, dans sa fluidité et son léger "réalisme magique", plus fantastique chez Adolfo. Pour ce qui est de l'histoire, on suit dans "L'invention de Morel" un homme échappé de justice reclus sur une île déserte bien étrange, qui voit débarquer un jour des estivants qui eux semblent prendre leur pied à danser sous la pluie. En gros. C'est un très court texte d'un peu plus de 100 pages pour lequel j'ai eu le ressenti suivant : - durant les 2 premiers tiers on est autant paumé que le personnage principal, et j'ai beaucoup aimé. On a plein d'infos qui brouillent les pistes, on se demande qui joue quel rôle, et surtout ????? sur cette île. - vers la page 60 on a LA grosse révélation, tres sympa, dans un style que j'aime bien mais qui ne m'a pas retourné la tête non plus. - et enfin le dernier tiers que j'ai un peu moins apprécié, car toute l'intrigue et les mystères redeviennent tangibles et palpables (même si pas tout à fait en fait), et c'est ce qui a je trouve un petit peu cassé le mood dans lequel on était installé depuis le début du récit. En plus il n'y a pas d'autres retournements de situations. Dommage. J'ai bien aimé découvrir le style de l'auteur à travers ce texte, mais je pense qu'il ne me restera pas longtemps en mémoire. Hâte de me plonger dans un récit un peu plus étoffé de celui-ci, afin d'être plus longtemps immergé dans son style (ce qui pèche peut-être un petit peu aussi dans "L'invention de Morel"). Une expérience à retenter, en somme.
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  • c128057 Posté le 26 Août 2021
    Que voilà un drôle de récit… À travers une robinsonnade, l’auteur nous livre une sorte de quête de l’eden. Réalité hallucinatoire? Paradis? Enfer? Marchands d’illusions? 116 pages pour le savoir… ou pas. Casares prophétique en 1940 sur les dangers du virtuel… il fallait l’imaginer! L’ostinato rigore du grand Léonard, telle est la devise du héros anonyme de cette bien curieuse invention de Morel.
  • Creisifiction Posté le 15 Juillet 2021
    Grand ami et complice de Borges, avec qui il publiera des recueils de contes et de nouvelles sous le pseudonyme de H. Bustos Domecq, Adolfo Bioy Casares signe un roman emblématique, considéré à la fois comme un des chefs-d'oeuvre majeurs de la littérature fantastique sud-américaine du XXème siècle et, au même titre que «Fictions » et « L'Aleph » de Borges, parus eux-aussi dans les années 40, comme étant l'un des précurseurs du mouvement que les literary studies américaines , les premières, consacreraient une dizaine d'années après sous l'appellation de «réalisme magique». Oeuvre que la critique et le public ont pris l'habitude de situer dans une sorte de confluence entre le thriller policier et la nouvelle fantastique, c'est surtout, à mon sens, en tant que conte métaphysique aux accents borgésiens, justement, que L'INVENTION DE MOREL excelle. Dans sa préface à la première édition, Borges la qualifiera d'ailleurs «d'oeuvre d'imagination raisonnée». S'il identifie dans certains des éléments choisis par Bioy Casares, thème et décor (invention technique, milieu insulaire) ou dans le titre (Morel/Moreau), des échos renvoyant à un courant littéraire fantastique et policier anglo-saxon qui par ailleurs n'avait jusqu'alors exercé quasiment aucune influence importante sur la littéraire de langue espagnole, Borges conclura... Grand ami et complice de Borges, avec qui il publiera des recueils de contes et de nouvelles sous le pseudonyme de H. Bustos Domecq, Adolfo Bioy Casares signe un roman emblématique, considéré à la fois comme un des chefs-d'oeuvre majeurs de la littérature fantastique sud-américaine du XXème siècle et, au même titre que «Fictions » et « L'Aleph » de Borges, parus eux-aussi dans les années 40, comme étant l'un des précurseurs du mouvement que les literary studies américaines , les premières, consacreraient une dizaine d'années après sous l'appellation de «réalisme magique». Oeuvre que la critique et le public ont pris l'habitude de situer dans une sorte de confluence entre le thriller policier et la nouvelle fantastique, c'est surtout, à mon sens, en tant que conte métaphysique aux accents borgésiens, justement, que L'INVENTION DE MOREL excelle. Dans sa préface à la première édition, Borges la qualifiera d'ailleurs «d'oeuvre d'imagination raisonnée». S'il identifie dans certains des éléments choisis par Bioy Casares, thème et décor (invention technique, milieu insulaire) ou dans le titre (Morel/Moreau), des échos renvoyant à un courant littéraire fantastique et policier anglo-saxon qui par ailleurs n'avait jusqu'alors exercé quasiment aucune influence importante sur la littéraire de langue espagnole, Borges conclura toutefois en affirmant que son ami « acclimate sur nos terres et dans notre langue un genre nouveau». «Imagination raisonnée » = raison et imagination = réalisme et magie : réalisme magique! Dans ses Mémoires, publiées en 1994, Adolfo Bioy Casares déclare que «s'il devait choisir un endroit pour attendre la fin du monde, ce serait une salle de cinéma». L'INVENTION DE MOREL est un récit qui paraît ouvertement dominé par la vision, par les surfaces de projection que la vue ouvre à l'imagination, un roman hanté par la scopophilie et par les phantasmes de possession de l'autre par le regard, animé par les jeux imaginaires du montrer-cacher et du voir-être vu. La narration se déploie d'ailleurs à la manière de miroirs à triple battants, reflétant sans issue et distordant une réalité essentiellement multiplex, sur le fond insaisissable et condamnée à n'être jamais qu'entraperçue, aussi bien par le lecteur que par son personnage-narrateur lui-même : Où sommes-nous exactement? Cette île, qu'est-elle au juste ? Existe-t-elle au moins ? Et cet homme fuyant soi-disant une condamnation à vie, suite «à une erreur de justice irréparable», ne serait-il tout simplement en train d'échafauder un délire paranoïaque ? Sinon, qui aurait pu faire construire, et dans quel but, ces curieux bâtiments qu'il décrit (Piscine, Chapelle, Musée), à l'architecture minimaliste et onirique tels des décors de tableaux d'un de Chirico, seuls vestiges humains dans cette île autrement déserte? Et surtout, qui se cache derrière cet étrange groupe de personnages surgis de nulle part menés par un certain Morel, qu'il voit un beau matin occuper les bâtiments et sillonner l'île, l'obligeant alors à se cacher dans les terres basses et à les guetter inlassablement au cours de leurs étranges allées et venues... Au fur et à mesure que l'intrigue se développe, Bioy Casares se révélera non seulement un conteur très doué, affûté, sachant parfaitement accrocher et tenir son lecteur en haleine à l'aide d'une trame construite à la Poe, mais aussi un formidable prestidigitateur, à l'image de son grand copain argentin susnommé. En superposant les points de vue spatio-temporels, en plaçant son lecteur, comme son personnage, en position de spectateurs placés provisoirement à l'entrée de la caverne de Platon, il finira par entraîner tous les deux dans l'illusion qu'essence et existence, esprit et matière, finitude et immortalité pourraient un jour ne plus s'opposer radicalement, pourraient se rapprocher, se réconcilier, se fondre dans un seul et même espace-temps, perpétuellement réunis, si au moins nous avions les moyens de... « Il n'est pas impossible que toute absence ne soit, en définitive que spatiale. D'une façon ou d'une autre, l'image, le contact, la voix de ceux qui ne vivent plus doivent demeurer quelque part. Rien ne se perd » En refermant L'INVENTION DE MOREL, le lecteur pourrait légitimement se demander si un jour l'humanité réussira à aller encore plus loin que ce nouveau-démiurge de Morel, inventé par Bioy Casares. Car depuis la publication du roman, en 1940, les moyens se sont énormément accrus, de nos jours les réalisations techniques sont stupéfiantes, cumulatives et rapidement applicables (la croissance de l'IA, dit-on, doublerait apparemment tous les dix-huit mois !) : hologrammes, réalité virtuelle, transhumanisme...Le fantastique tend à devenir chaque jour moins fantastique..! Plus mesuré pour autant ? « Et un jour on inventera un appareil plus complet. Ce que nous pensons et sentons durant la vie (...) sera comme un alphabet grâce auquel l'image continuera à tout comprendre (comme nous pouvons, avec les lettres de l'alphabet, comprendre et composer tous les mots). Alors la vie deviendra un dépôt de la mort. Mais même à ce moment-là l'image ne vivra pas ; elle n'aura pas connaissance d'objets essentiellement nouveaux. Elle connaîtra seulement tout ce qu'elle a senti ou pensé, ou les combinaisons ultérieures de ce qu'elle a senti ou pensé » L'INVENTION DE MOREL reste néanmoins, rassurez-vous, avant tout un bon moment de lecture, une histoire bien tournée et captivante, dans laquelle on se laisse embarquer avec curiosité et plaisir. Et beaucoup plus, si affinités..!
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  • mercredi22 Posté le 1 Juillet 2021
    Un roman fantastique très court , environ 80 pages, mais très long à démarrer. Un homme s'exil sur une île déserte afin d'échapper à la justice de Calcutta. Il va découvrir de mystérieux personnages après de long mois passés sur les lieux. Tout le décors qui au préalable est dans un état d'abandon déplorable se retrouve dans un faste inattendu ..Comment expliquer c'est ces apparitions.
  • athirsata Posté le 26 Décembre 2020
    J'ai lu ce livre quand j'avais environ 25 ans, je l'ai relu cette année (70 ans) en Espagnol, j'en ai éprouvé le même plaisir. Je suis toujours aussi fasciné par cette histoire ou l'humain flirte avec l'éternité apparente et la destruction certaine, condamnation de notre humanité. L'amour tout de même permet de rejoindre cette apparence idéale, reste que l'illusion est toujours préférable au néant...
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…