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Pocket
EAN : 9782266316217
Code sériel : 18229
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Ne dis rien

CLAIRE-MARIE CLEVY (Traducteur)
Date de parution : 09/09/2021
« Jean McConville avait trente-huit ans lorsqu’elle disparut, et elle avait passé près de la moitié de sa vie enceinte ou à récupérer d’un accouchement. »
Par ces mots, le journaliste américain Patrick Radden Keefe réveille les démons d’un pays traumatisé. Car l’enlèvement de cette mère de famille, en 1972, sous les yeux...
« Jean McConville avait trente-huit ans lorsqu’elle disparut, et elle avait passé près de la moitié de sa vie enceinte ou à récupérer d’un accouchement. »
Par ces mots, le journaliste américain Patrick Radden Keefe réveille les démons d’un pays traumatisé. Car l’enlèvement de cette mère de famille, en 1972, sous les yeux de ses enfants n’a jamais quitté la mémoire des catholiques de Belfast. La jeune femme avait-elle vraiment trahi l’IRA ? Bravant l’omerta qui règne sur cette affaire, ce récit haletant plonge dans l’histoire des « Troubles » nord-irlandais pour en dévoiler le souvenir sanglant.
Et, sous les pavés, les derniers secrets…
 
 
 
« Ce livre est d’une importance capitale. » Lire
 
« Richement étayé de témoignages, passionnant d’un bout à l’autre, l’ouvrage de Radden Keefe se distingue par son tressage d’intrigues au fil d’un demi-siècle. Un modèle de structure narrative et d’enquête journalistique au long cours. » Le Monde
 
Traduit de l’anglais par Claire-Marie Clavy
 
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EAN : 9782266316217
Code sériel : 18229
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Rien ne manque à cette enquête rédigée comme un thriller. » 
 
Le Figaro
« Richement étayé de témoignages, passionnant d’un bout à l’autre, l’ouvrage de Radden Keefe se distingue par son tressage d’intrigues au fil d’un demi-siècle. Un modèle de structure narrative et d’enquête journalistique au long cours. »
Le Monde des livres
« Ce livre est d’une importance capitale. » 
Lire

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frueka_livrescapades Posté le 1 Août 2021
    Il m’aura fallu de nombreuses semaines avant de pouvoir enfin poser quelques mots sur Ne dis rien du journaliste d’investigation américain Patrick Radden Keefe (1976). Cette excellente enquête, très instructive et absolument passionnante, fera date dans ma vie de lectrice tout comme ce fut le cas il y a dix ans avec la biographie Bobby Sands. Jusqu’au bout (2011) de Denis O’Hearn. Ne dis rien. Meurtre et mémoire en Irlande du Nord (2020) est une enquête journalistique d’une grande précision et richesse historiques ayant nécessité un travail de recherches documentaires considérable ainsi que de nombreux séjours en Irlande du Nord. Pendant quatre ans, Patrick Radden Keefe a mené des entretiens avec plus d’une centaine de personnes et consulté d’innombrables archives écrites et orales. Si le journaliste américain dresse un tableau original et très fouillé du conflit nord-irlandais, il n’est bien évidemment pas exhaustif, d’autant plus qu’il a choisi de passer sous silence le point de vue des unionistes et loyalistes (des unionistes zélés souvent « plus Anglais que les Anglais eux-mêmes ») pour privilégier celui des républicains. Mais bien que son livre présente une vision unilatérale du conflit, il ne fait pas preuve de manichéisme pour autant. Il rappelle d’ailleurs que l’histoire... Il m’aura fallu de nombreuses semaines avant de pouvoir enfin poser quelques mots sur Ne dis rien du journaliste d’investigation américain Patrick Radden Keefe (1976). Cette excellente enquête, très instructive et absolument passionnante, fera date dans ma vie de lectrice tout comme ce fut le cas il y a dix ans avec la biographie Bobby Sands. Jusqu’au bout (2011) de Denis O’Hearn. Ne dis rien. Meurtre et mémoire en Irlande du Nord (2020) est une enquête journalistique d’une grande précision et richesse historiques ayant nécessité un travail de recherches documentaires considérable ainsi que de nombreux séjours en Irlande du Nord. Pendant quatre ans, Patrick Radden Keefe a mené des entretiens avec plus d’une centaine de personnes et consulté d’innombrables archives écrites et orales. Si le journaliste américain dresse un tableau original et très fouillé du conflit nord-irlandais, il n’est bien évidemment pas exhaustif, d’autant plus qu’il a choisi de passer sous silence le point de vue des unionistes et loyalistes (des unionistes zélés souvent « plus Anglais que les Anglais eux-mêmes ») pour privilégier celui des républicains. Mais bien que son livre présente une vision unilatérale du conflit, il ne fait pas preuve de manichéisme pour autant. Il rappelle d’ailleurs que l’histoire des Troubles -un bel euphémisme pour désigner ce qui fut en réalité une longue lutte armée visant à se libérer de la domination britannique- est très controversée et souvent orientée par des partis pris idéologiques. Il reconnaît ainsi que certains des épisodes évoqués dans son livre font l’objet de polémiques et d’interprétations divergentes. En se positionnant du côté des républicains et en privilégiant une approche de journalisme narratif, c’est-à-dire une approche dans laquelle aucun dialogue ni détail n’a été inventé ni imaginé et dans laquelle toutes les pensées des protagonistes lui ont été directement ou indirectement rapportées-, il nous plonge au coeur même de la violence politique, au plus près de celles et ceux qui ont vécu et subi cette violence pendant trois décennies, qu’ils soient membres de l’IRA ou simples citoyens. Ne dis rien jette un éclairage nouveau et original sur le conflit nord-irlandais en prenant comme point de départ la mystérieuse disparition, un soir de 1972 au plus fort des Troubles, de Jean McConville, une veuve de trente huit ans et mère de dix enfants. A partir de là, Patrick Radden Keefe remonte le temps en alternant d’une part entre l’histoire, le rôle et le fonctionnement de l’IRA et d’autre part la vie de Jean McConville avant et après son enlèvement ainsi que les conséquences désastreuses de sa disparition sur la vie de ses dix enfants. En parallèle, il s’intéresse de près à deux femmes figurant parmi les plus importantes militantes et combattantes de l’IRA: Dolours Price (1951-2013) et sa soeur Marian (1954), aka les Soeurs Terreur comme elles furent surnommées après l’attentat à la voiture piégée qui a fait plus de deux cent blessés à Londres en 1973. Il évoque en détails leur vie, leurs convictions, la puissance de leur engagement idéologique et politique et montre comment elles sont devenues des étudiantes militantes, des membres de la brigade des Inconnus, des prisonnières et enfin des grévistes de la faim. En se servant de la vie et de la disparition tragique de Jean McConville comme d’un fil rouge pour dérouler l’histoire des Troubles, Patrick Radden Keefe nous plonge dans cette période d’extrême violence qui a déchiré l’Irlande du Nord pendant trente ans: depuis la bataille du Bogside en 1969 -une marche pacifique pour les droits civiques qui s’est terminée en bain de sang et a marqué le début des Troubles- jusqu’à la signature de l’Accord du Vendredi Saint en 1998 qui a officiellement mis fin au conflit, en passant par le Bloody Sunday, les attentats, l’incarcération de certaines figures centrales de l’IRA ainsi que leurs grèves de la faim. Il pose les fondations en rappelant brièvement les origines du conflit: l’insurrection de Pâques en 1916, la Guerre d’Indépendance irlandaise (1919-1921), le Traité anglo-irlandais de décembre 1921 puis la Guerre civile (1922-1923) qui entérine la partition de l’Irlande prévue par le Traité. Alors que la République libre d’Irlande compte désormais vingt six comtés à majorité catholique, six comtés du Nord à majorité protestante décident de rester sous contrôle britannique. C’est à ce moment-là que se cristallise l’opposition entre les républicains (nationalistes, principalement catholiques) qui sont majoritaires dans la République mais minoritaires en Irlande du Nord et les unionistes et loyalistes (principalement protestants) qui sont minoritaires dans la République mais majoritaires en Irlande du Nord. C’est à la suite de la bataille du Bogside en 1969 que l’IRA, organisation paramilitaire illégale existant depuis 1922, se scinde en deux entités distinctes: l’IRA officielle (les Stickies) privilégiant l’action politique et l’IRA provisoire (les Provos) insistant sur la nécessité de mener des actions armées pour mettre fin à la domination britannique en Irlande du Nord et « créer une République irlandaise unie sur l’ensemble de l’île où les droits civiques et la liberté religieuse seront garantis pour tous. » Ne dis rien est un document extrêmement intéressant qui nous plonge au coeur du fonctionnement, des revendications et des actions de l’IRA et de son pendant politique, le Sinn Féin. S’il s’intéresse de très près à certaines grandes figures de l’IRA, telles que Brendan Hughes, Dolours Price ou encore le charismatique Gerry Adams -qui se révèle être un personnage très ambivalent- Patrick Radden Keefe nous montre également ce qu’était la vie quotidienne à l’époque des Troubles. Il raconte ainsi la ségrégation historique, les frontières communautaires, la discrimination sociale, économique et politique dont les catholiques ont longtemps fait les frais, les traumatismes et la radicalisation d’une jeunesse sacrifiée. Il soulève par ailleurs de nombreuses questions très intéressantes et pertinentes sur les notions de pouvoir, d’autoritarisme et de résistance. Quant à la violence, elle se présente presque systématiquement comme étant légitime lorsqu’elle est exercée par l’Etat et illégitime lorsqu’elle est le fait des contestataires. Rappelons ici l’intransigeance froide et cruelle dont a fait preuve Margaret Thatcher à l’encontre des grévistes de la faim de Long Kesh ainsi que son tristement célèbre « Un crime est un crime et seulement un crime ». Si le conflit s’est officiellement achevé en 1998 avec l’Accord du Vendredi Saint, la société nord-irlandaise est aujourd’hui toujours divisée. Quant à la question toujours sensible de l’avenir de l’Irlande du Nord, elle a été remise à l’ordre du jour avec le Brexit… Ne dis rien fait partie de ces livres qui vous engagent, qui vous marquent et vous hantent longtemps. Ne passez surtout pas à côté si le sujet vous intéresse! Pour ma part, vous l’aurez compris, ce fut un énorme coup de coeur…
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  • frueka_livrescapades Posté le 1 Août 2021
    Il m’aura fallu de nombreuses semaines avant de pouvoir enfin poser quelques mots sur Ne dis rien du journaliste d’investigation américain Patrick Radden Keefe (1976). Cette excellente enquête, très instructive et absolument passionnante, fera date dans ma vie de lectrice tout comme ce fut le cas il y a dix ans avec la biographie Bobby Sands. Jusqu’au bout (2011) de Denis O’Hearn. Ne dis rien. Meurtre et mémoire en Irlande du Nord (2020) est une enquête journalistique d’une grande précision et richesse historiques ayant nécessité un travail de recherches documentaires considérable ainsi que de nombreux séjours en Irlande du Nord. Pendant quatre ans, Patrick Radden Keefe a mené des entretiens avec plus d’une centaine de personnes et consulté d’innombrables archives écrites et orales. Si le journaliste américain dresse un tableau original et très fouillé du conflit nord-irlandais, il n’est bien évidemment pas exhaustif, d’autant plus qu’il a choisi de passer sous silence le point de vue des unionistes et loyalistes (des unionistes zélés souvent « plus Anglais que les Anglais eux-mêmes ») pour privilégier celui des républicains. Mais bien que son livre présente une vision unilatérale du conflit, il ne fait pas preuve de manichéisme pour autant. Il rappelle d’ailleurs que l’histoire... Il m’aura fallu de nombreuses semaines avant de pouvoir enfin poser quelques mots sur Ne dis rien du journaliste d’investigation américain Patrick Radden Keefe (1976). Cette excellente enquête, très instructive et absolument passionnante, fera date dans ma vie de lectrice tout comme ce fut le cas il y a dix ans avec la biographie Bobby Sands. Jusqu’au bout (2011) de Denis O’Hearn. Ne dis rien. Meurtre et mémoire en Irlande du Nord (2020) est une enquête journalistique d’une grande précision et richesse historiques ayant nécessité un travail de recherches documentaires considérable ainsi que de nombreux séjours en Irlande du Nord. Pendant quatre ans, Patrick Radden Keefe a mené des entretiens avec plus d’une centaine de personnes et consulté d’innombrables archives écrites et orales. Si le journaliste américain dresse un tableau original et très fouillé du conflit nord-irlandais, il n’est bien évidemment pas exhaustif, d’autant plus qu’il a choisi de passer sous silence le point de vue des unionistes et loyalistes (des unionistes zélés souvent « plus Anglais que les Anglais eux-mêmes ») pour privilégier celui des républicains. Mais bien que son livre présente une vision unilatérale du conflit, il ne fait pas preuve de manichéisme pour autant. Il rappelle d’ailleurs que l’histoire des Troubles -un bel euphémisme pour désigner ce qui fut en réalité une longue lutte armée visant à se libérer de la domination britannique- est très controversée et souvent orientée par des partis pris idéologiques. Il reconnaît ainsi que certains des épisodes évoqués dans son livre font l’objet de polémiques et d’interprétations divergentes. En se positionnant du côté des républicains et en privilégiant une approche de journalisme narratif, c’est-à-dire une approche dans laquelle aucun dialogue ni détail n’a été inventé ni imaginé et dans laquelle toutes les pensées des protagonistes lui ont été directement ou indirectement rapportées-, il nous plonge au coeur même de la violence politique, au plus près de celles et ceux qui ont vécu et subi cette violence pendant trois décennies, qu’ils soient membres de l’IRA ou simples citoyens. Ne dis rien jette un éclairage nouveau et original sur le conflit nord-irlandais en prenant comme point de départ la mystérieuse disparition, un soir de 1972 au plus fort des Troubles, de Jean McConville, une veuve de trente huit ans et mère de dix enfants. A partir de là, Patrick Radden Keefe remonte le temps en alternant d’une part entre l’histoire, le rôle et le fonctionnement de l’IRA et d’autre part la vie de Jean McConville avant et après son enlèvement ainsi que les conséquences désastreuses de sa disparition sur la vie de ses dix enfants. En parallèle, il s’intéresse de près à deux femmes figurant parmi les plus importantes militantes et combattantes de l’IRA: Dolours Price (1951-2013) et sa soeur Marian (1954), aka les Soeurs Terreur comme elles furent surnommées après l’attentat à la voiture piégée qui a fait plus de deux cent blessés à Londres en 1973. Il évoque en détails leur vie, leurs convictions, la puissance de leur engagement idéologique et politique et montre comment elles sont devenues des étudiantes militantes, des membres de la brigade des Inconnus, des prisonnières et enfin des grévistes de la faim. En se servant de la vie et de la disparition tragique de Jean McConville comme d’un fil rouge pour dérouler l’histoire des Troubles, Patrick Radden Keefe nous plonge dans cette période d’extrême violence qui a déchiré l’Irlande du Nord pendant trente ans: depuis la bataille du Bogside en 1969 -une marche pacifique pour les droits civiques qui s’est terminée en bain de sang et a marqué le début des Troubles- jusqu’à la signature de l’Accord du Vendredi Saint en 1998 qui a officiellement mis fin au conflit, en passant par le Bloody Sunday, les attentats, l’incarcération de certaines figures centrales de l’IRA ainsi que leurs grèves de la faim. Il pose les fondations en rappelant brièvement les origines du conflit: l’insurrection de Pâques en 1916, la Guerre d’Indépendance irlandaise (1919-1921), le Traité anglo-irlandais de décembre 1921 puis la Guerre civile (1922-1923) qui entérine la partition de l’Irlande prévue par le Traité. Alors que la République libre d’Irlande compte désormais vingt six comtés à majorité catholique, six comtés du Nord à majorité protestante décident de rester sous contrôle britannique. C’est à ce moment-là que se cristallise l’opposition entre les républicains (nationalistes, principalement catholiques) qui sont majoritaires dans la République mais minoritaires en Irlande du Nord et les unionistes et loyalistes (principalement protestants) qui sont minoritaires dans la République mais majoritaires en Irlande du Nord. C’est à la suite de la bataille du Bogside en 1969 que l’IRA, organisation paramilitaire illégale existant depuis 1922, se scinde en deux entités distinctes: l’IRA officielle (les Stickies) privilégiant l’action politique et l’IRA provisoire (les Provos) insistant sur la nécessité de mener des actions armées pour mettre fin à la domination britannique en Irlande du Nord et « créer une République irlandaise unie sur l’ensemble de l’île où les droits civiques et la liberté religieuse seront garantis pour tous. » Ne dis rien est un document extrêmement intéressant qui nous plonge au coeur du fonctionnement, des revendications et des actions de l’IRA et de son pendant politique, le Sinn Féin. S’il s’intéresse de très près à certaines grandes figures de l’IRA, telles que Brendan Hughes, Dolours Price ou encore le charismatique Gerry Adams -qui se révèle être un personnage très ambivalent- Patrick Radden Keefe nous montre également ce qu’était la vie quotidienne à l’époque des Troubles. Il raconte ainsi la ségrégation historique, les frontières communautaires, la discrimination sociale, économique et politique dont les catholiques ont longtemps fait les frais, les traumatismes et la radicalisation d’une jeunesse sacrifiée. Il soulève par ailleurs de nombreuses questions très intéressantes et pertinentes sur les notions de pouvoir, d’autoritarisme et de résistance. Quant à la violence, elle se présente presque systématiquement comme étant légitime lorsqu’elle est exercée par l’Etat et illégitime lorsqu’elle est le fait des contestataires. Rappelons ici l’intransigeance froide et cruelle dont a fait preuve Margaret Thatcher à l’encontre des grévistes de la faim de Long Kesh ainsi que son tristement célèbre « Un crime est un crime et seulement un crime ». Si le conflit s’est officiellement achevé en 1998 avec l’Accord du Vendredi Saint, la société nord-irlandaise est aujourd’hui toujours divisée. Quant à la question toujours sensible de l’avenir de l’Irlande du Nord, elle a été remise à l’ordre du jour avec le Brexit… Ne dis rien fait partie de ces livres qui vous engagent, qui vous marquent et vous hantent longtemps. Ne passez surtout pas à côté si le sujet vous intéresse! Pour ma part, vous l’aurez compris, ce fut un énorme coup de coeur…
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  • dupuisjluc Posté le 3 Juillet 2021
    Un roman enquête magistral qui nous plonge en pleine crise irlandaise et nous fait revivre ces événement de l'intérieur à travers quelques acteurs célèbres du conflit. L'auteur, journaliste, a fait un immense travail d'enquête et de mémoire. Superbe façon d'aborder cette thématique complexe et qui peut vite devenir très polémique, il me semble que l'auteur évite le piège et nous restitue une vision contrastée mais qui semble très juste. A conseiller vivement à tous ceux que cette thématique intéresse. Se lit comme un véritable polar. Lu à haute vois pour la bibliothèque sonore romande.
  • dupuisjluc Posté le 3 Juillet 2021
    Un roman enquête magistral qui nous plonge en pleine crise irlandaise et nous fait revivre ces événement de l'intérieur à travers quelques acteurs célèbres du conflit. L'auteur, journaliste, a fait un immense travail d'enquête et de mémoire. Superbe façon d'aborder cette thématique complexe et qui peut vite devenir très polémique, il me semble que l'auteur évite le piège et nous restitue une vision contrastée mais qui semble très juste. A conseiller vivement à tous ceux que cette thématique intéresse. Se lit comme un véritable polar. Lu à haute vois pour la bibliothèque sonore romande.
  • hellstef Posté le 20 Mars 2021
    Ulster, IRA, attentats, Bloody Sunday ......autant de termes capter plus ou moins à mon insu , au grés de bribes de journaux télévisés entendus au cours de mon enfance puis de mon adolescence , mais à vrai dire rien de vraiment concret que j'aurais su expliquer . Et puis à Noel mon fils , m'a offert "Ne dis rien" sur les conseils de son libraire et je me suis retrouvé plongé dans le Belfast des années 70-80 , autant dire dans une ville en état de siège quasi permanent, à côtoyer ces "provos" les membres de l' IRA dite provisoire qui ont voué leur existence à un seul but : expulser les "loyalistes" britanniques de leur Ulster natif et abolir définitivement la frontière d'avec leurs frères du sud. Au prix de quatre ans d'investigation ,l'auteur, journaliste au "New Yorker" avec un vrai talent narratif ,nous retrace le destin hors du commun de ces "soldats" républicains , souvent très jeunes et issus de la minorité catholique d' Irlande du nord . Du début des troubles en 1968 jusqu'à la signature de l'accord du "vendredi saint"; c'est trente années ,parmi les plus dramatiques de l'île qui nous sont contées. C'est... Ulster, IRA, attentats, Bloody Sunday ......autant de termes capter plus ou moins à mon insu , au grés de bribes de journaux télévisés entendus au cours de mon enfance puis de mon adolescence , mais à vrai dire rien de vraiment concret que j'aurais su expliquer . Et puis à Noel mon fils , m'a offert "Ne dis rien" sur les conseils de son libraire et je me suis retrouvé plongé dans le Belfast des années 70-80 , autant dire dans une ville en état de siège quasi permanent, à côtoyer ces "provos" les membres de l' IRA dite provisoire qui ont voué leur existence à un seul but : expulser les "loyalistes" britanniques de leur Ulster natif et abolir définitivement la frontière d'avec leurs frères du sud. Au prix de quatre ans d'investigation ,l'auteur, journaliste au "New Yorker" avec un vrai talent narratif ,nous retrace le destin hors du commun de ces "soldats" républicains , souvent très jeunes et issus de la minorité catholique d' Irlande du nord . Du début des troubles en 1968 jusqu'à la signature de l'accord du "vendredi saint"; c'est trente années ,parmi les plus dramatiques de l'île qui nous sont contées. C'est très documenté , ça se lit comme un roman et c'est passionnant de bout en bout . Bref vous l'aurez compris, j'ai adoré .
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