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EAN : 9782266324786
Code sériel : 01864
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté
Noir
Date de parution : 12/05/2022
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Noir

Date de parution : 12/05/2022
De nouvelles menaces mettent notre monde en péril… 
Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. En quelques heures à peine, les... Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. En quelques heures à peine, les rues sombrent dans le chaos. Les scènes de pillages et de violences se multiplient. La tension monte. Immédiatement, Hugo Kezer,... Au moment où les dix-huit transformateurs alimentant Paris et sa banlieue en électricité explosent simultanément, le noir tombe sur la capitale et ses environs. En quelques heures à peine, les rues sombrent dans le chaos. Les scènes de pillages et de violences se multiplient. La tension monte. Immédiatement, Hugo Kezer, chef de groupe à la brigade criminelle, prend le commandement de la cellule de crise mise en place pour répondre à l’urgence de la situation. Il doit avant tout comprendre qui se cache derrière cet acte criminel, cette organisation aussi élaborée. Et les raisons pour lesquelles ce black-out a été si minutieusement orchestré.
Une course contre la montre s’engage alors pour Kezer, d’autant plus éprouvante que les menaces sont nombreuses et pourraient bien mettre en danger celles et ceux qu’il aime…
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EAN : 9782266324786
Code sériel : 01864
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une aventure palpitante aux frontières du réel dans la série policière Apocalypse. »
Le Parisien Etudiant

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • evergreen13 Posté le 9 Décembre 2021
    Black-out Que se passe-t-il lorsque les 18 transformateurs de la petite couronne parisienne alimentant en électricité la capitale et ses banlieues sont brutalement mis hors service ? Voici le postulat de départ de ce livre dont le titre Apocalypse Noir pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un thriller dystopique ... Mais il s'agit bien d'un polar et d'un très bon ! Côté apocalypse néanmoins, on est tout de même servi : plus d'électricité, Paris dans le noir et c'est toute la violence qui se déchaîne ! Pillages, déferlement de sauvageries, scènes de guerilla urbaine, incendies criminels et j'en passe... Seuls quelques îlots sont encore alimentés par des générateurs qui ne pourront pas fonctionner éternellement... C'est le cas des hôpitaux par exemple tout au moins pour les urgences vitales... On n' imagine pas ce que serait notre vie sans électricité -et combien nous en sommes dépendants dans nos sociétés "modernes"-, comment notre quotidien serait totalement bouleversé, les transports en commun à l'arrêt, la pagaille et les forces de l'ordre dépassées... Et c'est bien sur ce chaos savamment orchestré qu'une bande de truands déterminés compte pour commettre une série de casses spectaculaires ! Au Bastion, une cellule de crise est constituée et c'est le commandant Kezer... Black-out Que se passe-t-il lorsque les 18 transformateurs de la petite couronne parisienne alimentant en électricité la capitale et ses banlieues sont brutalement mis hors service ? Voici le postulat de départ de ce livre dont le titre Apocalypse Noir pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un thriller dystopique ... Mais il s'agit bien d'un polar et d'un très bon ! Côté apocalypse néanmoins, on est tout de même servi : plus d'électricité, Paris dans le noir et c'est toute la violence qui se déchaîne ! Pillages, déferlement de sauvageries, scènes de guerilla urbaine, incendies criminels et j'en passe... Seuls quelques îlots sont encore alimentés par des générateurs qui ne pourront pas fonctionner éternellement... C'est le cas des hôpitaux par exemple tout au moins pour les urgences vitales... On n' imagine pas ce que serait notre vie sans électricité -et combien nous en sommes dépendants dans nos sociétés "modernes"-, comment notre quotidien serait totalement bouleversé, les transports en commun à l'arrêt, la pagaille et les forces de l'ordre dépassées... Et c'est bien sur ce chaos savamment orchestré qu'une bande de truands déterminés compte pour commettre une série de casses spectaculaires ! Au Bastion, une cellule de crise est constituée et c'est le commandant Kezer qui en prend la tête. Avec les moyens qui restent à la disposition de la police (c'est à dire le strict minimum !) et ses équipes, il devra tout au long de cette nuit tragique déjouer les pièges tendus par le cerveau de la bande. Ce polar est une réussite ! Il nous immerge totalement dans l'enquête, les guéguères entre les services (Crim vs BRI) les inimitiés entre flics, les amitiés aussi, la pression politique ... Le style est direct, très "visuel", amenant le lecteur au plus près des différentes scènes d'action. Les personnages sont bien brossés et le suspens est parfois insoutenable ! Un polar mené pied au plancher, sans temps mort, jusqu'à la dernière ligne qui appelle la lecture du suivant "Apocalypse Rouge".
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  • AudreyS2 Posté le 6 Octobre 2021
    Personnellement, j'étais un peu déçue au début. Avec la couverture, je m'attendais à lire une histoire en lien avec l'apocalypse, qui plonge l'humanité dans le noir. Mais en fait non, c'est une enquête à Paris sur un black out programmé par des terroristes. Les histoires s'entre-mêlent mais leur pertinence est discutable. On suit les déboires d'un flic qui a du mal à respecter les procédures et surtout, qui fait passer son travail avant sa famille et qui le paye très cher. J'ai choisi de continuer la lecture et de la terminer car je connais bien les procédures chez RTE. Mais bon, selon moi, ça ne casse pas trois pattes à un canard...
  • collectifpolar Posté le 15 Août 2021
    Quand la fiction nous alerte sur des menaces bien réelles… En deux heures, Paris est en black-out : explosion simultanée de 18 transformateurs alimentant l’Ile-de-France, évasion d’un des plus grands parrains de la prison de Fresne, braquages de plusieurs bijouteries de la place Vendôme. Une cellule de crise est mise en place, dont la direction est confiée à Hugo Kezer, chef à la brigade criminelle. Son enquête s’annonce des plus périlleuses. Notre auteur a voulu garder son identité secrete pour nous offrir deux romans parus simultanément un premier avril, comme un clin d’œil ; Deux romans qui se complètent, se répondent et nous révèlent un monde au bord du chaos. Bientôt je viendrez vous parlez de « Rouge » que j’ai sans doute préféré, mais aujourd’hui c’est de « Noir » dont il est question. Sachez tout de même que dans la série « Apocalypse » , “NOIR” et “ROUGE” peuvent être lu indépendamment mais se complètent parfaitement pour vous dévoiler un monde apocalyptique bien plus plausible que vous ne l’auriez imaginé… Dans « Noir » Koz imagine une attaque coordonnée sur les dix-huit transformateurs alimentant l’Ile-de-France en électricité, qui plonge une région entière dans le chaos le plus total. Tandis... Quand la fiction nous alerte sur des menaces bien réelles… En deux heures, Paris est en black-out : explosion simultanée de 18 transformateurs alimentant l’Ile-de-France, évasion d’un des plus grands parrains de la prison de Fresne, braquages de plusieurs bijouteries de la place Vendôme. Une cellule de crise est mise en place, dont la direction est confiée à Hugo Kezer, chef à la brigade criminelle. Son enquête s’annonce des plus périlleuses. Notre auteur a voulu garder son identité secrete pour nous offrir deux romans parus simultanément un premier avril, comme un clin d’œil ; Deux romans qui se complètent, se répondent et nous révèlent un monde au bord du chaos. Bientôt je viendrez vous parlez de « Rouge » que j’ai sans doute préféré, mais aujourd’hui c’est de « Noir » dont il est question. Sachez tout de même que dans la série « Apocalypse » , “NOIR” et “ROUGE” peuvent être lu indépendamment mais se complètent parfaitement pour vous dévoiler un monde apocalyptique bien plus plausible que vous ne l’auriez imaginé… Dans « Noir » Koz imagine une attaque coordonnée sur les dix-huit transformateurs alimentant l’Ile-de-France en électricité, qui plonge une région entière dans le chaos le plus total. Tandis que pillages, accidents et règlements de compte se multiplient, une bande de malfrats semble profiter de l’occasion pour réaliser le coup du siècle. Coïncidence ? Il y a de quoi en douter. Noir est le volet sociologie de la série « Apocalypse ». En effet le noir total peut faire peur. Et surtout il est synonyme d’anonymat. La nuit tout les chats sont gris. Ils passent inaperçus. Alors imaginé, le black out complet, plus de caméra de surveillance, plus d’alarme, plus de lumière simplement. Le moment idéal pour fomenter les sales coups les plus inimaginables. La nuit noir qui engendre les psyKoz. Kos justement arrive à nous faire vivre l’atmosphère de se chambardement notamment en jouant sur notre fibre maternelle et en utilisant les enfants de deux de nos héros pour nous immerger dans les bouleversement, le désordre, la désorganisation qu’engendre ce chaos. Il nous entraine dans une double enquête policière et l’on va suivre Hugo Kezer, un flic borderline qui se retrouve propulsé sur le devant de la scène alors qu’il se pensait placardisé. Il va devoir dirigé le commandement de la cellule de crise. Personnellement j’aurai aimé que Noir soit un pur thriller apocalyptique et si ici on s’aperçoit très bien que sans électricité c’est tout notre société moderne qui est à l’arrêt ou presque. Les conséquences sur nos hôpitaux notamment, sur les services d’urgence mais aussi sur les méthodes modernes d’investigations sont immédiates. Noir est avant tout un roman policier classique avec les concurrences voir l’émulation et les antagonistes entre les différents services de polices. Les rivalités en flics, les antécédents entre les protagonistes. Hugo et sa collègue tous les deux hantés par la mort d’un proche vont s’affronter dans cette aventure pleine de rebondissement et d’actions. Un roman très visuel aussi un peu comme un blockbuster américain hollywoodien. Bref un roman et un auteur qui ont fait le job, arriver à nous faire réfléchir tout en nous divertissant. Un roman addictif. Et bientôt la suite de notre série car après le noir reste le rouge. Merci à Estelle et au éditions Fleuve pour ce SP
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  • chevalierortega33 Posté le 14 Août 2021
    Un événement redouté se produit sur la région parisienne : un attentat touche simultanément tous les transformateurs électriques et plonge l’agglomération dans le noir, dans le chaos, les pillages, les naufrages sur la route, toutes formes d’exactions provoquant des centaines de morts. L’action se déroule sur quelques heures mais les délits ont pris les jours, voire des mois de préparation… Les cibles sont multiples et les plus flagrantes servent de leurres. Dès lors les policiers en charge de l’enquête se posent la question de savoir quel est l’objectif ultime. C’est bien ce que vous allez chercher à comprendre en suivant Hugo, flic borderline, talonné par Anne qui veut lui ravir la lumière. Sauront-t-ils unir leurs forces pour le bien public ? Et si le principal suspect ne cherchait qu’à sauver la vie de Mathys ? Hugo hanté par la mort de son fils éprouve une certaine compassion vis-à-vis de Mallard et cette faiblesse peut troubler son jugement et lui faire prendre des risques déraisonnables. Un suspense haletant et une intrigue plus réaliste que nature, dont on peut craindre qu’elle ne se réalise un jour dans la vraie vie, confrontés quotidiennement que nous sommes aux risques de la haute technologie. Lecteurs,... Un événement redouté se produit sur la région parisienne : un attentat touche simultanément tous les transformateurs électriques et plonge l’agglomération dans le noir, dans le chaos, les pillages, les naufrages sur la route, toutes formes d’exactions provoquant des centaines de morts. L’action se déroule sur quelques heures mais les délits ont pris les jours, voire des mois de préparation… Les cibles sont multiples et les plus flagrantes servent de leurres. Dès lors les policiers en charge de l’enquête se posent la question de savoir quel est l’objectif ultime. C’est bien ce que vous allez chercher à comprendre en suivant Hugo, flic borderline, talonné par Anne qui veut lui ravir la lumière. Sauront-t-ils unir leurs forces pour le bien public ? Et si le principal suspect ne cherchait qu’à sauver la vie de Mathys ? Hugo hanté par la mort de son fils éprouve une certaine compassion vis-à-vis de Mallard et cette faiblesse peut troubler son jugement et lui faire prendre des risques déraisonnables. Un suspense haletant et une intrigue plus réaliste que nature, dont on peut craindre qu’elle ne se réalise un jour dans la vraie vie, confrontés quotidiennement que nous sommes aux risques de la haute technologie. Lecteurs, si vous êtes comme moi, si vous avez commencé par Rouge vous allez dévorer cet épisode apocalyptique. Si vous n’avez pas lu Rouge faites chauffer la CB pour ne pas être en manque à la fin de cette lecture. De plus, sadisme ultime, l’auteur nous donne une clef en fin d’ouvrages qui délie les nœuds de nos neurones. Bref, vous l’aurez compris ces épisodes sont étroitement liés. Vous pouvez commencer par l’un ou l’autre mais la lecture des deux volumes est incontournable pour apprécier le fond de ces intrigues et la psychologie des personnages. J’avais beaucoup aimé Rouge, à mon sens plus écologique, j’ai aussi beaucoup aimé Noir, d’une approche plus sociologique. Tous deux se complètent admirablement pour interroger le lecteur sur ses comportements, ses acceptations et ses limites.
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  • StephaneFurlan Posté le 4 Juillet 2021
    « Apocalypse – Noir » de Koz : l’irruption de l’impossible Publié sous un pseudonyme, ce roman se pare d’un voile de mystère qui lui va bien (cela dit, une simple recherche sur Google peut rapidement nous apprendre qu’il s’agit en fait d’Erwan Le Morhedec, un individu engagé en compagnie de qui j’ai peu de chances de battre le pavé…). Premier tome d’une série dont l’ambition est d’aborder les grandes menaces contemporaines avec les codes du polar, je ne peux que saluer cette démarche qui m’a conduit également à écrire mes deux derniers livres (Implantés et Couru d’avance), et surtout commencer à me dire que nous assistons peut-être à la naissance d’un sous-genre. Vous trouvez que j’exagère ? Je ne le pense pas, et ceci pour une raison évidente : cette dernière année, nous venons d’être projetés dans un monde qui n’était envisagé jusque-là que dans des récits d’anticipation ou de science-fiction. Mais la pandémie nous a submergés et à présent l’impossible appartient à notre quotidien, au même titre que le réchauffement climatique, les fragilités de la démocratie, la montée de l’autorité, la collapsologie, l’effondrement de la biodiversité et j’en passe. Dans ces conditions, la littérature noire et policière, si pertinente... « Apocalypse – Noir » de Koz : l’irruption de l’impossible Publié sous un pseudonyme, ce roman se pare d’un voile de mystère qui lui va bien (cela dit, une simple recherche sur Google peut rapidement nous apprendre qu’il s’agit en fait d’Erwan Le Morhedec, un individu engagé en compagnie de qui j’ai peu de chances de battre le pavé…). Premier tome d’une série dont l’ambition est d’aborder les grandes menaces contemporaines avec les codes du polar, je ne peux que saluer cette démarche qui m’a conduit également à écrire mes deux derniers livres (Implantés et Couru d’avance), et surtout commencer à me dire que nous assistons peut-être à la naissance d’un sous-genre. Vous trouvez que j’exagère ? Je ne le pense pas, et ceci pour une raison évidente : cette dernière année, nous venons d’être projetés dans un monde qui n’était envisagé jusque-là que dans des récits d’anticipation ou de science-fiction. Mais la pandémie nous a submergés et à présent l’impossible appartient à notre quotidien, au même titre que le réchauffement climatique, les fragilités de la démocratie, la montée de l’autorité, la collapsologie, l’effondrement de la biodiversité et j’en passe. Dans ces conditions, la littérature noire et policière, si pertinente dans l’exploration des franges d’une société, me semble tout à fait légitime pour à la fois labourer ces sujets et en tirer les fils jusqu’à la nausée, à la fois pour susciter des débats, participer à l’éveil des consciences (mais peut-être est-ce trop ambitieux ?), comme dans le simple souci de décrire notre condition humaine au sein de cette nouvelle réalité, celle que nous devons maintenant nous coltiner la peur au ventre. Voilà pourquoi je n’ai pas trop traîné à lire ce roman quand j’ai appris son existence. Mon verdict ? J’ai été globalement convaincu avec néanmoins quelques réserves. Les plus ? D’abord l’entame et son climat anxiogène. La destruction d’une série de transformateurs plonge la région parisienne dans le noir (d’où le titre…). Très vite, ce black-out souligne la fragilité de notre société. Privée d’électricité, elle vacille et l’on se demande même rapidement si ce coup de maître ne va pas provoquer son effondrement. Les chaînes d’approvisionnements sont perturbées, les réseaux d’information se taisent (dont le plus puissant, Internet), les systèmes de sécurité deviennent inopérants (que ce soient les caméras de surveillance comme les simples alarmes des magasins), les criminels comprennent qu’ils peuvent agir en toute impunité, le chaos s’étend. Cette évolution accompagne en toile de fond le déploiement du scénario, parvenant à bien instiller un climat d’angoisse en augmentation exponentielle. Juste un bémol ici : j’ai trouvé que l’auteur accélérait peut-être un peu trop l’irruption et l’intensité des catastrophes, notamment la violence des scènes de pillage (peut-être dans le souci de s’accorder avec l’ambition du titre de sa série, « Apocalypse » ? D’ailleurs, à la réflexion, cette référence à la Bible me chagrine, même si je comprends son potentiel commercial. De mon côté, je préfère évoquer le temps des effondrements). La crédibilité de l’ensemble aurait été renforcée dans une approche moins abrupte et plus progressive. Un autre point fort : l’action, le rythme. Ce roman ne m’a jamais ennuyé et je l’ai lu d’une traite. Avec des phrases courtes et percutantes, l’auteur a chassé le superflu pour se concentrer sur l’essentiel, entraîner le lecteur avec lui dans ce qui devient rapidement une course contre la montre. J’ai apprécié cette efficacité, même si le thème « des nouvelles menaces » mériterait, à mon sens, de se poser quelques instants pour méditer, que ce soit dans des dialogues ou certaines pensées des personnages. En ce sens, il est certainement réducteur de l’aborder sous l’angle individuel comme il me semble que c’est le cas ici, en considérant que les méfaits d’un seul criminel, aussi génial soit-il, peuvent provoquer une série d’événements capables de déstabiliser toute une société. Je préfère pour ma part une approche plus globale qui, en partant de la multitude des menaces, tente d’en cerner les causes dans une critique systémique. Je pense que c’est à la fois plus juste, moins manichéen, et que la littérature noire peut également s’emparer de cet objet pour prendre toute sa place dans ce débat si vital. Qu’en est-il du scénario ? Il m’a plutôt séduit sur le moment même si, avec le recul, des facilités m’apparaissent. Il m’est impossible de les évoquer ici sans risquer de vous dévoiler des parties de l’intrigue, mais je peux déjà dire que cette faiblesse me semble liée à une autre concernant la caractérisation lacunaire de certains personnages et notamment la légèreté des motivations de l’instigateur du black-out. Cela dit, pourquoi pas ? Après tout, la réalité se charge si souvent de nous démontrer sa supériorité sur l’imagination que j’ai peut-être tort de faire ici ce reproche (pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler, entre autres choses, notre sidération devant l’effondrement des tours jumelles ou l’annonce par notre cher président du premier confinement…). Et de toute façon, ce sentiment ne m’a pas trop effleuré pendant la lecture, j’étais trop occupé à tourner les pages pour connaître la suite. Bon, je dois dire deux mots des personnages avant de conclure. Mes préférés sont les secondaires, même si je me suis quand même attaché au flic Hugo Kezer qui ne lâche rien malgré la vie qui s’amuse à le torturer, tant du point de vue professionnel que familial (un classique qui fonctionne, mais qui peut lasser un peu à la longue, notamment un poil ici, car le destin semble vraiment s’acharner sur lui…). J’inviterais donc sur le podium le bandit boiteux et son fils malade. Leur histoire m’a touché. Je l’ai été moins par la concurrente directe du héros principal qui n’a de cesse de lui mettre des bâtons dans les roues à la fois pour des préoccupations de carrière et se venger d’un drame personnel. Je l’ai trouvée un peu caricaturale, mais peut-être que Koz va l’affiner dans les prochains tomes. Quant aux autres, leurs profils fonctionnent, que ce soient le roi des gitans et sa clique, comme avec « Le hobbit » (le lieutenant de Kezer) et le reste de son équipe, avec la réserve déjà mentionnée concernant les motivations du véritable responsable de tout ce chaos. En conclusion, je vous invite à lire « Apocalypse – Noir » ne serait-ce que pour découvrir comment un auteur contemporain peut s’emparer des grands enjeux de notre temps, en gardant malgré tout à l’esprit que beaucoup d’autres s’apprêtent à le rejoindre (ou bien est-ce le contraire ? 😉).
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