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EAN : 9782266310918
Code sériel : 6041
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
Paul et Virginie
Date de parution : 25/02/2021
Éditeurs :
Pocket

Paul et Virginie

Date de parution : 25/02/2021
Nés tous deux au cœur d’un Eden intemporel, luxuriant et inviolé, ces deux-là sont inséparables. Dans toute l’île de France (de nos jours Maurice), on ne compte pas d’enfants plus... Nés tous deux au cœur d’un Eden intemporel, luxuriant et inviolé, ces deux-là sont inséparables. Dans toute l’île de France (de nos jours Maurice), on ne compte pas d’enfants plus beaux, plus vertueux ni plus purs – et quand l’amour fleurit, chez ces cœurs innocents, c’est encore la nature, comme... Nés tous deux au cœur d’un Eden intemporel, luxuriant et inviolé, ces deux-là sont inséparables. Dans toute l’île de France (de nos jours Maurice), on ne compte pas d’enfants plus beaux, plus vertueux ni plus purs – et quand l’amour fleurit, chez ces cœurs innocents, c’est encore la nature, comme on cueille un fruit mûr, qui prédestine leurs sentiments… Las, la société viendra les arracher l’un à l’autre. Virginie sans Paul. Paul sans Virginie. D’une harmonie brisée, Bernardin de Saint-Pierre fait le triomphe du romantisme exotique, l’ode définitive aux paradis perdus.
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EAN : 9782266310918
Code sériel : 6041
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JulienDjeuks Posté le 4 Février 2022
    On a beaucoup critiqué la naïveté du sujet : deux jeunes au cœur pur (sans connaissance du bien et du mal), vivant de délicatesse et d'amour simple, sans bien ni réelle éducation, dans un décor paradisiaque... Le rapprochement est aisé avec le genre du roman pastoral de L'Astrée d'Honoré d'Urfé, avec ces bergers si beaux et si bons, se comportant et parlant en nobles personnes très chrétiennes, si loin de la réalité du peuple, idéalisme littéraire si bien moqué dans Le Berger extravagant. Ces deux personnages purs ont surtout à voir avec le "mythe" du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau, ami de l'auteur : l'homme est bon à l'état de nature, c'est la société qui le corrompt. Bernardin de Saint-Pierre met en roman cette thèse, l'intrigue en étant exactement l'illustration. Le "sauvage" pour les esprits du XVIIIe, ce sont les amérindiens, qui sont décrits vivant nus, dans les forêts et sur des îles magnifiques, décrits dans les relations de voyage comme profondément bons et naïfs. Mais l'animalité de leur mode de vie, les pratiques d'anthropophagie et autres mœurs incompréhensibles, rendent la position de Rousseau et Saint-Pierre inaudible pour majorité des contemporains. Il y a mise en abyme du projet de Saint-Pierre... On a beaucoup critiqué la naïveté du sujet : deux jeunes au cœur pur (sans connaissance du bien et du mal), vivant de délicatesse et d'amour simple, sans bien ni réelle éducation, dans un décor paradisiaque... Le rapprochement est aisé avec le genre du roman pastoral de L'Astrée d'Honoré d'Urfé, avec ces bergers si beaux et si bons, se comportant et parlant en nobles personnes très chrétiennes, si loin de la réalité du peuple, idéalisme littéraire si bien moqué dans Le Berger extravagant. Ces deux personnages purs ont surtout à voir avec le "mythe" du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau, ami de l'auteur : l'homme est bon à l'état de nature, c'est la société qui le corrompt. Bernardin de Saint-Pierre met en roman cette thèse, l'intrigue en étant exactement l'illustration. Le "sauvage" pour les esprits du XVIIIe, ce sont les amérindiens, qui sont décrits vivant nus, dans les forêts et sur des îles magnifiques, décrits dans les relations de voyage comme profondément bons et naïfs. Mais l'animalité de leur mode de vie, les pratiques d'anthropophagie et autres mœurs incompréhensibles, rendent la position de Rousseau et Saint-Pierre inaudible pour majorité des contemporains. Il y a mise en abyme du projet de Saint-Pierre car les mères opèrent elles-mêmes un retour à la nature et expérimentent cette hypothèse du bon sauvage en faisant grandir les deux enfants loin de la civilisation, dans un petit paradis préservé. Le parallèle avec le mythe d'Adam et Ève de La Genèse est évident, le mythe chrétien venant ainsi soutenir la thèse de Rousseau. L'élément corrupteur se trouve également être l'apprentissage du bien et du mal, ou plutôt d'un bien et d'un mal, ici à travers l'éducation. C'est l'apprentissage par la femme de la honte et de la méfiance (de la nudité, de l'autre sexe, donc honte de la nature humaine), qui provoque la chute du paradis (on retrouve cette configuration dans On ne badine pas avec l'amour de Musset où la jeune femme a appris au couvent que l'homme était mauvais, qu'il ne fallait pas céder à l'amour...). Il ne s'agit aucunement de se passer de toute éducation (Bernardin publie, dans ses Vœux d'un solitaire en 1790, des "Vœux pour une éducation nationale"). Mais pour lui comme pour Rousseau, une éducation qui vise à conformer les enfants à une société où dominent de mauvaises mœurs (hypocrisie, avarice, avidité, ambition, mépris…), à s'intégrer et à y réussir est une éducation qui apprend aux enfants à avoir honte, à juger, à se méfier, à dissimuler, à jouer un rôle... une éducation qui pervertit, qui dénature (Il est amusant de constater que le situationniste Raoul Vaneigem adresse les mêmes critiques à l'éducation en 1994… prônant comme eux une éducation plus "naturelle"). Dans le roman, les deux mères apprennent des choses de la vie pratique aux deux enfants, qu'ils puissent par exemple travailler la terre, mais c'est l'affection, la simplicité, l'amour de la nature et la liberté d'être et d'aller qui dominent... La famille de sauvages de Bernardin a en fait beaucoup moins à voir avec une vision réactionnaire ou fantasmée (ils ne sont pas totalement isolés comme Mowgli ou Tarzan) qu'avec les petites communautés autonomes de type anarchiste (ressemblant à une famille étendue), et avec les pédagogies alternatives, où l'enfant apprend par lui-même en expérimentant, en explorant son environnement. À travers cette histoire d'amour romantique qui finit mal, Bernardin montre comme la civilisation qui avait déjà détruit les amours des mères (par mépris de classe), les rattrape même sur cette île et détruit l'amour des enfants. Si le roman valide la thèse de Rousseau, il montre aussi le côté utopique d'une vie complètement détachée de la civilisation. Ainsi, il ne s'agit pas tant de s'abstraire pour rejoindre la nature que de réintégrer la nature dans la société, en commençant par l'éducation (d'où ses "Voeux pour une éducation nationale" dans son essai Voeux d'un solitaire publié en 1790). C'est dans cette perspective que l'amour de la nature qui s'exprime dans tout le roman, dans la langue même, doit être comprise, dépassant largement le simple décor poétique et romantique. L'aptitude à vivre en harmonie avec la nature, l'émerveillement et la gratitude envers elle, en opposition à une civilisation positiviste pervertie et destructrice, sont des fondamentaux pour un nouveau rapport au monde qu'on retrouvera tant chez les géographes anarchistes Reclus et Kropotkine, que chez les décroissants et critiques du technologisme llich ou Ellul, ou plus récemment chez l'anthropologue Philippe Descola (avec sa critique radicale du dualisme nature/culture)...
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  • Prusse Posté le 22 Décembre 2021
    Paul et Virginie est une pastorale qui devrait décrire une vie champêtre idéale, mais qui est en fait inspirée de la vie exotique trouvée à l'île Maurice. Un livre très couleur locale avec son exotisme qui ressemble à des souvenirs de voyage, sans oublier le personnage principal : Virginie, probablement inspirée par une passagère du bateau le Saint-Guéran. Ce qui conduit au naufrage. On ignore en réalité si elle a été sauvé avec son fiancé, si elle a disparu en mer. C'est un roman plein de vertu et de bons sentiments qui collent avec l'époque de sa parution : 1788
  • etienneDuLoiret Posté le 3 Octobre 2021
    L'amour pur au sein de la Nature - Paul et Virginie naissent près de Port-Louis (Ile Meurice), en pleine nature par deux mères distinctes vivant en autarcie au sein de deux cabanes en bois. Les deux enfants grandissent sans éducation autre que celle de la nature, ils apprennent à semer, cultiver, contempler les paysages.... Puis vient le jour où la mère de Virginie reçoit une lettre de sa tante lui enjoignant de rapatrier Virginie pour faire son éducation et aussi pour transmettre son héritage à une personne de sa famille (la tante étant sans héritiers directs). La famille tergiverse, cela brise le coeur de Paul qui ne saisit pas l'intérêt d'une telle aventure pour Virginie. Cela apparait comme une nécessité pour Virginie, qui a tout à gagner, mais Paul craint que Virginie ne l'oublie ou qu'elle soit corrompue par la ville. le voyage se fait, Paul s'inquiète, apprend à lire et écrire dans le seul but de communiquer avec Virginie, lit ses premiers romans, et se questionne tardivement vers l'âge de 15 ans sur des grandes questions de la vie avec une innocence toute particulière. Il attend, il attend... Jusqu'au jour ou Virginie revient sur l'ile, au même moment où un... L'amour pur au sein de la Nature - Paul et Virginie naissent près de Port-Louis (Ile Meurice), en pleine nature par deux mères distinctes vivant en autarcie au sein de deux cabanes en bois. Les deux enfants grandissent sans éducation autre que celle de la nature, ils apprennent à semer, cultiver, contempler les paysages.... Puis vient le jour où la mère de Virginie reçoit une lettre de sa tante lui enjoignant de rapatrier Virginie pour faire son éducation et aussi pour transmettre son héritage à une personne de sa famille (la tante étant sans héritiers directs). La famille tergiverse, cela brise le coeur de Paul qui ne saisit pas l'intérêt d'une telle aventure pour Virginie. Cela apparait comme une nécessité pour Virginie, qui a tout à gagner, mais Paul craint que Virginie ne l'oublie ou qu'elle soit corrompue par la ville. le voyage se fait, Paul s'inquiète, apprend à lire et écrire dans le seul but de communiquer avec Virginie, lit ses premiers romans, et se questionne tardivement vers l'âge de 15 ans sur des grandes questions de la vie avec une innocence toute particulière. Il attend, il attend... Jusqu'au jour ou Virginie revient sur l'ile, au même moment où un ouragan frappe la région toute entière. La population s'amasse autour d'un bateau qui se débat au loin de la tempête, qui se rapproche du rivage, Paul aperçoit Virginie qui lui fait signes mais Paul ne peut intervenir, l'ouragan est trop menaçant, il doit se résigner à regarder passivement Virginie mourir devant ses yeux après des années d'attentes. Virginie est engloutie sous les eaux tumultueuses de la tempête. Toute la famille, toute l'ile est en deuil. Paul sera totalement assommé de cette perte, fera un long pèlerinage tout autour de l'ile, se remémorant un à un tous ses souvenirs... Il est épaulé tout le long par le narrateur de l'histoire, qui est un vieil homme voisin des protagonistes, vivant seul lui aussi mais ayant suivi Paul dans son périple pour le soutenir. Aucune parole ne confortera Paul, qui continuera malgré tous les efforts du narrateur, à mourir littéralement de chagrin. La perte de Paul entrainera la perte des deux mères, seul le narrateur sera encore debout. Seules deux petites cabanes témoignent encore de la présence de la famille dans une partie de l'ile. Ce livre est un cri d'amour envers la Nature, plein de sagesse et de belles paroles, mêlé à un histoire d'amour précoce qui n'a pu éclore à la fin du livre, et on pleure inévitablement à la fin. le livre donne envie de tout plaquer et s'installer solitairement en pleine nature, même si ce n'est pas le but direct de l'auteur.
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  • gorgospa Posté le 26 Juillet 2021
    Voilà un classique qu'il faut avoir lu au moins une fois pour en comprendre le retentissement qu'il a pu avoir. Jacques-Henri Bernardin de Saint Pierre a une écriture magique où les descriptions des paysages de l'Ile Maurice (anciennement Isle de France) nous transporte dans un monde tropicale magique. Les sentiments sont transparents et l'évolution des personnages de Paul et Virginie nous émeut. Évidemment la morale est peu vieillotte mais on peut s'y attendre d'un ouvrage de la fin du XVIIIe siècle.
  • Agathocle Posté le 26 Juin 2021
    Une beauté dans l'écriture. Une flamboyante description de la nature et de l'amour surtout. On y trouvera certes beaucoup d'éléments religieux car l'auteur relie tout à la croyance divine. Mais en peu de pages finalement, nous sommes enveloppés de senteurs, d'images et d'émotions véritables qui sont l'héritage de la jeunesse. Tout y est sublimé même la mort. C’est superbe.
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