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Nouveauté
Plutôt nourrir - L'appel d'une éleveuse
Clément Osé (auteur, photographies de), Clément Osé (auteur, photographies de)
Date de parution : 01/02/2024
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Plutôt nourrir - L'appel d'une éleveuse

, ,

Clément Osé (auteur, photographies de), Clément Osé (auteur, photographies de)
Date de parution : 01/02/2024
L'histoire d'une diplômée de Sciences Po devenue éleveuse de cochons noirs dans le Gers et militante, face à l'agro-business, de l'alternative du mode de vie paysan, solidaire et joyeux. 
Nourrir nos terres. Nourrir nos corps. Nourrir nos âmes. Voilà, dans l’ordre, l’ambition de Noémie, éleveuse de cochons noirs dans le Gers. Quand Clément l’a connue, jadis sur les bancs... Nourrir nos terres. Nourrir nos corps. Nourrir nos âmes. Voilà, dans l’ordre, l’ambition de Noémie, éleveuse de cochons noirs dans le Gers. Quand Clément l’a connue, jadis sur les bancs de Science Po, rien ne la prédisposait à devenir ce qu’elle est. Et pourtant… Après un faux départ à Hong... Nourrir nos terres. Nourrir nos corps. Nourrir nos âmes. Voilà, dans l’ordre, l’ambition de Noémie, éleveuse de cochons noirs dans le Gers. Quand Clément l’a connue, jadis sur les bancs de Science Po, rien ne la prédisposait à devenir ce qu’elle est. Et pourtant… Après un faux départ à Hong Kong, puis à Londres, la jeune femme a tout plaqué pour se lancer dans la lutte. Car ce mode de vie paysan, qu’elle s’est choisie, est un combat de tous les jours. Contre l’hiver, contre la fatigue. Contre l’agrobusiness et le découragement. C’est aussi un modèle, et une grande joie. Récit à quatre mains, les deux pieds dans la boue.
 
Lauréat du prix Mange, Livre 2023
Finaliste du prix Lire pour Agir 2023
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EAN : 9782266337403
Code sériel : 19151
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266337403
Code sériel : 19151
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Myriam3 03/01/2024
    Première lecture de l'année, premier coup de coeur! Clément et Noémie ont tous les deux fait Sciences Po à Paris, se sont perdus de vue, et se sont retrouvés une dizaine d'années plus tard, l'un installé dans une ferme "collective radicalement décroissante" dans le Béarn, l'autre s'étant reconvertie comme éleveuse de porc dans le Gers, à deux pas de là. Ensemble, ils vont écrire ce livre sur le virage pris par Noémie et cette passion qui l'a gagnée. Les premiers mots de Clément m'ont un peu effrayée: je me disais "ce côté néorural hypster risque de m'agacer". En réalité, lui-même se remet en question au fur et à mesure qu'il vient observer le travail de Noémie. Mais les parties les plus intéressantes, selon moi, sont les extraits de journaux tenus par Noémie au cours des années, où l'on apprend d'abord les raisons de sa reconversion (dont une électrosensibilité qui l'a sérieusement handicapée mais aussi une passion naissante pour la campagne et les cochons). Depuis 2019, Noémie s'est donc lancée, peu à peu, se formant, tâtonnant, demandant auprès de ses voisins plus expérimentés des conseils, et surtout en se faisant confiance. On ne peut qu'admirer son courage, car elle gère seule tous les aspects du métier: choisir ses bêtes, les nourrir, les soigner, les castrer, les aider à mettre bas, mais aussi les tuer, les découper, préparer les morceaux, et les vendre sur le marché deux fois par semaine. Très vite, elle s'intègre, sympathise avec les éleveurs du coin et les clients du marché d'Auch qui sont de plus en plus nombreux à la soutenir. Mais Noémie, aussi se questionne: comment être la plus respectueuse possible de l'animal, de l'environnement et de ses idéaux? Pas facile face aux lobbies agroalimentaire... Pour ma part, j'étais curieuse, comme Clément, de savoir pourquoi elle se lançait dans l'élevage de porcs dans une société de plus en plus sensible à la cause animale et à l'empreinte carbone. Et puis les porcs, personnellement, représentent vraiment l'espèce animale qui me révulse, un sentiment né de ma petite enfance à la campagne et de légendes de cannibalisme. Noémie, par ses descriptions et son affection, est presque parvenue à me les rendre adorables, ce qui n'était pas une mince affaire. Face aux critiques, dont celles de Clément sur la consommation importante en céréales, eau, électricité etc que cet élevage représente, Noémie a les mots. Des mots de colère, de révolte face aux élevages industriels tellement plus ravageurs, des mots très justes où elle remet à leur juste place la passion, le lourd travail, le peu de gain, et la réflexion des petits éleveurs comme elle qui refusent une alimentation industrielle dénaturée. J'ai été épatée du début à la fin par les luttes autant physiques, financières que morales de Noémie, et sa rapide intégration dans le milieu paysan qu'elle défend comme si elle en avait toujours fait partie. Le livre est aussi très bien documenté et on apprend notamment que si nous, citoyens, réduisions d'un quart notre consommation de viande, d'oeufs et de produits laitiers, la surface agricole relocalisée en France et passée en bio suffirait à nous nourrir, ce qui n'est absolument pas possible aujourd'hui. Ce matin en allant au marché, j'ai regardé les stands locaux d'un oeil différent, renforcée dans l'idée qu'il est vital de soutenir nos paysans. Et qui sait, peut-être passerai-je un jour au marché d'Auch ou de Samatan et la rencontrerai-je. Première lecture de l'année, premier coup de coeur! Clément et Noémie ont tous les deux fait Sciences Po à Paris, se sont perdus de vue, et se sont retrouvés une dizaine d'années plus tard, l'un installé dans une ferme "collective radicalement décroissante" dans le Béarn, l'autre s'étant reconvertie comme éleveuse de porc dans le Gers, à deux pas de là. Ensemble, ils vont écrire ce livre sur le virage pris par Noémie et cette passion qui l'a gagnée. Les premiers mots de Clément m'ont un peu effrayée: je me disais "ce côté néorural hypster risque de m'agacer". En réalité, lui-même se remet en question au fur et à mesure qu'il vient observer le travail de Noémie. Mais les parties les plus intéressantes, selon moi, sont les extraits de journaux tenus par Noémie au cours des années, où l'on apprend d'abord les raisons de sa reconversion (dont une électrosensibilité qui l'a sérieusement handicapée mais aussi une passion naissante pour la campagne et les cochons). Depuis 2019, Noémie s'est donc lancée, peu à peu, se formant, tâtonnant, demandant auprès de ses voisins plus expérimentés des conseils, et surtout en se faisant confiance. On ne peut qu'admirer son courage, car elle...
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  • Ondelette 02/01/2024
    Ce livre est un témoignage essentiel du monde paysan d'aujourd'hui, ... mais pas seulement. A nous, simples mangeurs de viandes et consommateurs des produits de la terre, il est important de comprendre d'où vient chacune de nos bouchées, le chemin parcouru, le dur labeur de ceux qui nous nourrissent. En complément à cette lecture, je vous recommande les photographies de Raymond Depardon dans "La terre des paysans".
  • Talec0904 13/11/2023
    Diplômée de Sciences Po, Noémie Calais est devenue, pour des raisons de santé, éleveuse de cochons noirs dans le Gers, dans un modèle biologique et en circuit court. Dans ce récit émouvant et poignant, habité, elle nous livre son témoignage, ses luttes. Où la vie et la mort des animaux sont indissociables de celle des humains et où se forment d’autres manières de vivre. En lisant ce livre, j’ai pleuré J’ai pleuré plusieurs fois. J’ai pensé à mes grand parents, paternels et maternels, qui étaient paysans parce que c’était ainsi de père en fils, à qui on n’avait rien demandé ; et dont les fils n’ont pas ‘’repris’’ ; trop dur. Dont le métier n’avait pas de nom parce que, simplement, ils étaient la majorité. Les autres : martelod (marins) et dont les fils n’ont pas repris : trop dur. Je me souviens de « l’an 01 » la BD des années 1970 : « On arrête tout » et « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés – avec réticence – que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l'eau pour boire, l'électricité pour lire le soir, la TSF pour dire Ce n'est pas la fin du monde, c'est l'An 01, et maintenant une page de Mécanique céleste » Et Noémie lutte : « Et la boue, la boue, la boue, sous un soleil absent, ciel gris, bas et lourd, comme le moral » « Un corps à corps avec la nature, avec l’animal, avec les charges lourdes, avec mon propre corps et les limites qu’il impose parfois » Ce livre creuse une réflexion sur les enjeux de l’élevage dans notre pays. Une façon d’aborder ces questions de façon plus nuancée que les nombreuses polémiques qui « animent » le débat public. « L’acte de mort n’a pas été le couperet définitif auquel je m’attendais, mais il a profondément modifié mon rapport à la viande et à l’animal. Le moment de tuer est d’une intense solennité. J’aimerais que chaque consommateur de viande fasse l’expérience de la mort de l’animal qu’il souhaite manger. Pas pour le culpabiliser ou le mettre au défi, mais pour qu’il prenne la mesure de ce que c’est que de prendre la vie, pour qu’il ressente les soubresauts nerveux de l’être vivant qui meurt, qu’il voit les paupières se fermer, qu’il palpe le pouls qui s’en va et sente le sang chaud sous ses doigts. Sinon, il mange de l’ignorance, trois fois par jour. » Et les agriculteurs : « on gagne une misère pour vous nourrir pendant que vous êtes au chaud derrière vos écrans, alors ne venez pas, en plus nous dire qu’on pollue ou qu’on travaille mal » Et Noémie réfléchit et lutte. Noémie, en plus, parcourt la France, pour convaincre et essaimer. Chère Noémie, Que la joie lui demeure ! Ps : Collectif Fermier Les Arbolèts : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063614828406sk=friends_likes Diplômée de Sciences Po, Noémie Calais est devenue, pour des raisons de santé, éleveuse de cochons noirs dans le Gers, dans un modèle biologique et en circuit court. Dans ce récit émouvant et poignant, habité, elle nous livre son témoignage, ses luttes. Où la vie et la mort des animaux sont indissociables de celle des humains et où se forment d’autres manières de vivre. En lisant ce livre, j’ai pleuré J’ai pleuré plusieurs fois. J’ai pensé à mes grand parents, paternels et maternels, qui étaient paysans parce que c’était ainsi de père en fils, à qui on n’avait rien demandé ; et dont les fils n’ont pas ‘’repris’’ ; trop dur. Dont le métier n’avait pas de nom parce que, simplement, ils étaient la majorité. Les autres : martelod (marins) et dont les fils n’ont pas repris : trop dur. Je me souviens de « l’an 01 » la BD des années 1970 : « On arrête tout » et « Après un temps d'arrêt total, ne seront ranimés – avec réticence – que les services et les productions dont le manque se révélera intolérable. Probablement : l'eau pour boire, l'électricité pour lire le soir, la TSF pour dire Ce n'est pas la fin du...
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  • Baluzo 13/10/2023
    Biensur , mon évaluation doit être mise en perspective du livre qui n'est pas un roman....un document, un témoignage....Donc , ce n'est pas l'imagination, l'écriture, la prose qui sont le sujet de ce texte ( même s'il n' y a rien à dire sur l'écriture) , c'est bien le contenu, le plaidoyer, dont la force vient évidemment du témoignage....on ne peut pas sortir du livre sans avoir envie de soutenir, militer, bouger....alors ,bougez vous!
  • Milllie 17/08/2023
    Clément et Noémie étaient camarades de promo à Science-Po Paris. La dernière fois que celui-ci a entendue parler d'elle, elle menait une brillante carrière dans le conseil entre Hong Kong et Londres. Et voici que Clément apprend soudain qu'elle a tout plaqué pour élever des porcs noirs dans une petite exploitation au fin fond du Gers. Lui qui s'est aussi installé à la campagne dans une ferme partagée est curieux du parcours de son amie : pourquoi ne pas écrire un livre à 4 mains pour témoigner de cette expérience ? En ouvrant Plutôt nourrir (dont soit dit en passant le titre m'a bien fait rire), je m'attendais à lire un témoignage de plus sur une jeune cadre ayant décidé de se reconvertir pour un métier "qui a du sens" et d'essayer de pratiquer une agriculture plus respectueuse du vivant et de l'environnement, sujet qui m'intéresse et sur lequel on a déjà beaucoup écrit. Mais j'ai eu l'excellente surprise de découvrir que ce livre était beaucoup plus que cela ! Déjà il y a la plume de Clément, particulièrement inspirée pour raconter par petites touches le parcours de Noémie, pour nous faire partager sa vie quotidienne, nous amener petit à petit à comprendre ses choix, ses difficultés et à quoi ressemble vraiment le travail d'un éleveur. Le récit a tout de suite capté mon intérêt et je l'ai lu comme un roman tant le style est agréable à lire et l'histoire bien construite. Les chapitres écrits par Clément alternent avec des extraits du journal intime de Noémie, ce qui fournit un excellent contrepoint : moins "écrits", plus bruts, ces passages viennent nous faire ressentir de l'intérieur l'aventure vécue par la jeune femme, ses difficultés dans un monde qui reste essentiellement masculin, ses galères de débutante et ses joies également. Et puis enfin pour compléter parfaitement tout cela, il y a les photos qui introduisent chaque chapitre : de beaux noirs et blancs qui nous emportent également dans ce petit coin du Gers, vues de l'exploitation ou gros plans sur les cochons. Non seulement, j'ai passé un très bon moment en lisant ce récit mais c'est également un des ouvrages que j'ai trouvé les plus aboutis en termes de réflexion sur l'agriculture, son impact sur l'environnement, le rôle des paysans et nos choix de société face au fait de se nourrir. Loin des débats souvent stériles ou des témoignages militants, Clément Osé a su poser les bonnes questions et ouvrir des pistes de réflexion sans jamais donner de solutions toutes faites. Ainsi j'ai trouvé très intéressantes ses remarques sur la différence entre leur deux exploitations agricoles : celle de Clément, une ferme partagée pour néo-ruraux en quête de vie différente pouvant se permettre d'être belle, de travailler la nature en harmonie, puisqu'il s'agit juste de se nourrir et non d'avoir une activité qui vous fait vivre, et celle de Noémie, une exploitation agricole où il faut produire, trouver des solutions pour respecter l'environnement mais quand même gagner sa vie. Le chapitre consacré à l'empreinte carbone de l'élevage de Noémie et au choix d'être végétarien ou non pour limiter les émissions de CO2 est également passionnant : alors que Clément est végétarien par conviction pour avoir un impact moindre sur l'environnement, Noémie se bat pour continuer à élever des cochons et fournir une viande de bonne qualité à tous, en traitant au mieux ses animaux et en limitant au maximum son impact carbone dans un environnement économique qui favorise à outrance les grosses exploitations. Il y aurait encore tant à dire sur ce livre que je n'ai pas pu lâcher, notamment les derniers chapitres sur la gestion de la grippe aviaire, la désinformation concernant la contagion par la faune sauvage et l'obligation faite aux éleveurs d'enfermer les volailles, obligation contre laquelle les petits producteurs se battent désespérément... Mais le mieux est encore de vous conseiller de le lire vous-même : non seulement c'est une lecture passionnante et plaisante mais aussi vous apprendrez plein de choses et pourrez vous forger une opinion sur ces sujets importants. Quant à moi, tout ça me donne envie de lire le premier récit de Clément Osé sur son expérience de ferme partagée et de me rendre au marché de Mauvezin pour rencontrer Noémie Calais et goûter la bonne viande de ses porcs noirs !Clément et Noémie étaient camarades de promo à Science-Po Paris. La dernière fois que celui-ci a entendue parler d'elle, elle menait une brillante carrière dans le conseil entre Hong Kong et Londres. Et voici que Clément apprend soudain qu'elle a tout plaqué pour élever des porcs noirs dans une petite exploitation au fin fond du Gers. Lui qui s'est aussi installé à la campagne dans une ferme partagée est curieux du parcours de son amie : pourquoi ne pas écrire un livre à 4 mains pour témoigner de cette expérience ? En ouvrant Plutôt nourrir (dont soit dit en passant le titre m'a bien fait rire), je m'attendais à lire un témoignage de plus sur une jeune cadre ayant décidé de se reconvertir pour un métier "qui a du sens" et d'essayer de pratiquer une agriculture plus respectueuse du vivant et de l'environnement, sujet qui m'intéresse et sur lequel on a déjà beaucoup écrit. Mais j'ai eu l'excellente surprise de découvrir que ce livre était beaucoup plus que cela ! Déjà il y a la plume de Clément, particulièrement inspirée pour raconter par petites touches le parcours de Noémie, pour nous faire partager sa vie quotidienne, nous amener petit à petit...
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