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Pocket
EAN : 9782266322287
Code sériel : 18477
Façonnage normé : POCHE
Format : 108 x 177 mm
À Paraître

Puissions-nous vivre longtemps

Date de parution : 03/02/2022
Le portrait d’une femme courageuse et déterminée, sur fond de conflits liés au capitalisme en Afrique.
levez-vous enfants, mettez-vous en formation,
la folie a pris feu, poings levés
brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s'élèvent,
vivantes et fières – ou donnez-nous la mort
dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant
nous continuons de nous battre, jusqu'à quand ?
puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant.


C'est l'histoire...
levez-vous enfants, mettez-vous en formation,
la folie a pris feu, poings levés
brûle, brûle, brûle ; que toutes les voix s'élèvent,
vivantes et fières – ou donnez-nous la mort
dix mille régimes, se repaissant de nos âmes, et pourtant
nous continuons de nous battre, jusqu'à quand ?
puissions-nous vivre longtemps pour voir ce matin resplendissant.


C'est l'histoire d'un petit village d'Afrique de l'Ouest en lutte contre la multinationale américaine qui pollue ses terres et tue ses enfants.
C'est l'histoire d'une génération d'anciens qui a cru en la promesse d'une prospérité venue d'Occident.
C'est l'histoire d'une jeunesse qui décide de se révolter, quitte à user de la violence et à prendre les armes.
C'est l'histoire de Thula, la belle et courageuse Thula, prête à tout pour sauver les siens au risque de tout sacrifier.
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EAN : 9782266322287
Code sériel : 18477
Façonnage normé : POCHE
Format : 108 x 177 mm
Pocket
8.20 €
À paraître le 03/02/2022

Ils en parlent

« Un délicat roman de la révolte et de la mémoire. » 
Le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AmyFarrah Posté le 26 Mai 2021
    Je viens de refermer ce livre que j'ai lu en prenant mon temps, en faisant beaucoup de pauses pour réfléchir et digérer ce que j'y apprenais, surtout quand c'est Yaya la grand-mère qui parle des temps de la colonisation. Cette partie de notre Histoire commune avec l'Afrique manque à l'enseignement scolaire en France de toute évidence. J'ai apprécié l'esprit affuté de l'autrice, son souci d'en dire le maximum, avec honnêteté et lucidité, à travers l'histoire de ce village fictif dans un pays africain fictif, qui rassemble de nombreux éléments politiques, sociétaux, mystiques, écologiques etc... de l'Afrique dans son ensemble. Vous pouvez donc vous fier à la quatrième de couverture, pour autant que vous lisez la version française. Elle résume parfaitement le propos de Imbolo Mbue. Ce qu'elle ne dit pas c'est que le roman, basé sur une collection de faits réels, est d'une grande densité, qu'il réclame beaucoup d'attention pour en retirer tout ce qu'il contient d'informations, parfois livrées en quelques mots ou quelques lignes. Par exemple, la coutume de chasser les épouses et leurs enfants de leur maison quand le mari décède, coutume qui n'existait pas anciennement mais s'est imposée avec la cupidité et la corruption des... Je viens de refermer ce livre que j'ai lu en prenant mon temps, en faisant beaucoup de pauses pour réfléchir et digérer ce que j'y apprenais, surtout quand c'est Yaya la grand-mère qui parle des temps de la colonisation. Cette partie de notre Histoire commune avec l'Afrique manque à l'enseignement scolaire en France de toute évidence. J'ai apprécié l'esprit affuté de l'autrice, son souci d'en dire le maximum, avec honnêteté et lucidité, à travers l'histoire de ce village fictif dans un pays africain fictif, qui rassemble de nombreux éléments politiques, sociétaux, mystiques, écologiques etc... de l'Afrique dans son ensemble. Vous pouvez donc vous fier à la quatrième de couverture, pour autant que vous lisez la version française. Elle résume parfaitement le propos de Imbolo Mbue. Ce qu'elle ne dit pas c'est que le roman, basé sur une collection de faits réels, est d'une grande densité, qu'il réclame beaucoup d'attention pour en retirer tout ce qu'il contient d'informations, parfois livrées en quelques mots ou quelques lignes. Par exemple, la coutume de chasser les épouses et leurs enfants de leur maison quand le mari décède, coutume qui n'existait pas anciennement mais s'est imposée avec la cupidité et la corruption des plus nantis. Par exemple aussi, le rejet des albinos. J'ai également été attristée par la façon d'apporter un Évangile frelaté à l'Afrique, dans le seul but de servir des intérêts économiques étrangers. Il y a plusieurs versets dans l’Évangile et les épitres à ce sujet, dont "tous en effet, cherchent leurs intérêts et non ceux de Jésus-Christ" (épître de Paul aux Philippiens les mettant en garde contre les prêcheurs avides de pouvoir). C'est un des drames de la rencontre de l'Afrique avec le Christianisme. L'autrice ne s'y attarde pas, et elle ne met pas tout le monde dans le même sac, elle mentionne également des missionnaires intègres. La foi, le mysticisme, et surtout les croyances et rituels traditionnels ont une part importante dans le roman. L'écriture est très belle. S'agissant d'un roman choral, l'autrice adapte son langage à chaque narrateur, le faisant évoluer quand les personnages grandissent, s'instruisent et comprennent la vie. Elle se fait poétique et lyrique pour évoquer la nature, la famille, les relations amoureuses. Ce roman africain a une portée universelle. La vision du monde que nous donne Imbolo Mbue est vaste et elle démontre les rouages politiques dans leur inextricable écheveau à échelle mondiale. Elle a aussi un regard pur, dénué d'un esprit archaïque qui se limiterait à un conflit Noirs/Blancs ; elle montre que le monde entier vit sous la coupe des puissants, de ceux qui ont l'argent, les armes, la ruse et l'absence de scrupules qui va avec. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce roman. Pour moi c'est un coup de cœur. Étant française, née à l'époque de la décolonisation, j'éprouve un besoin de savoir, même si ce que j'apprends me brise le cœur. C'est le cas, une fois de plus ; les romans sincères racontent le monde et le monde est dur.
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  • Cannetille Posté le 25 Mai 2021
    Le petit village africain de Kosawa se meurt, ses terres polluées et ses enfants empoisonnés par les activités d’extraction pétrolière d’une multinationale américaine. Lasse des promesses de réparation non tenues, la jeune génération entreprend de se défendre, par tous les moyens s’il le faut. A leur tête, Thula est prête à y consacrer sa vie. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, le combat à l’origine plein d’espoirs d’une poignée de villageois tenus pour quantité négligeable va s’avérer une partie épineuse, désespérante et usante. Malgré leur détermination d’autant plus ferme qu’elle s’assortit d’une confiance ingénue en leur bon droit et en la justice, rien ne se déroulera selon les attentes de Thula et des siens, les contraignant à user tour à tour de toutes les armes à leur disposition. Intervention des media et d’organisations humanitaires, action en justice auprès des instances internationales, voie pacifique ou violente : leur adversaire est au coeur de bien trop d’intérêts croisés pour se sentir ne serait-ce qu’un instant ébranlé. Surtout lorsqu’à la longue, les habitants de Kosawa eux-mêmes ont toutes les chances de succomber à leur tour aux sirènes de la compromission et de l’enrichissement… Plus fable politique que roman, le récit rassemble,... Le petit village africain de Kosawa se meurt, ses terres polluées et ses enfants empoisonnés par les activités d’extraction pétrolière d’une multinationale américaine. Lasse des promesses de réparation non tenues, la jeune génération entreprend de se défendre, par tous les moyens s’il le faut. A leur tête, Thula est prête à y consacrer sa vie. Lutte du pot de terre contre le pot de fer, le combat à l’origine plein d’espoirs d’une poignée de villageois tenus pour quantité négligeable va s’avérer une partie épineuse, désespérante et usante. Malgré leur détermination d’autant plus ferme qu’elle s’assortit d’une confiance ingénue en leur bon droit et en la justice, rien ne se déroulera selon les attentes de Thula et des siens, les contraignant à user tour à tour de toutes les armes à leur disposition. Intervention des media et d’organisations humanitaires, action en justice auprès des instances internationales, voie pacifique ou violente : leur adversaire est au coeur de bien trop d’intérêts croisés pour se sentir ne serait-ce qu’un instant ébranlé. Surtout lorsqu’à la longue, les habitants de Kosawa eux-mêmes ont toutes les chances de succomber à leur tour aux sirènes de la compromission et de l’enrichissement… Plus fable politique que roman, le récit rassemble, en une histoire unique et symbolique, tout ce qu’ont pu vivre différents peuples, envahis, assujettis et exploités par des puissances étrangères, motivées par leurs seuls intérêts. Confrontées à l’esclavagisme, puis à la colonisation, et enfin au pillage de leurs ressources avec parfois la complicité de dictatures locales sanglantes et corrompues, bien des populations d’Afrique n’ont eu d’autre choix que de finir par abandonner toute résistance, troquant leurs modes de vie ancestraux contre une conformité dont ils espèrent tant bien que mal tirer leur part du profit. Malgré sa formidable portée et la justesse de son observation historique et géo-politique, ce texte s’est révélé pour moi d’une lecture difficile et pénible. Lent, long et désespérément répétitif au fur et à mesure de l’alternance des points de vue des différents protagonistes, le récit nous plonge dans un combat aux multiples rounds, tous condamnés à l’échec, où Thula, l’héroïne principale, fait plus figure d’allégorie qu’elle ne s’incarne en personnage réel. L’ensemble en acquiert parfois un côté presque abstrait, qui perturbe l’immersion du lecteur dans le fil narratif. A défaut de vrai plaisir de lecture, restent une démonstration puissante et une vision d’une sombre lucidité, propres à ouvrir bien des réflexions. Le combat de Thula m’a notamment souvent fait penser à celui, bien réel, des Chagossiens, raconté récemment dans Rivages de la colère de Caroline Laurent.
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  • Flodopas78 Posté le 11 Mai 2021
    Le pot de terre contre le pot de fer. C’est à cette fable de La Fontaine que me fait penser ce roman qui relate la lutte entre un petit village au bord d’un fleuve dans un pays d’Afrique de l’oues où sévit depuis plusieurs années un dictateur sanguinaire et une compagnie pétrolière du nom de Pexton qui exploite un gisement sur les terrains proches du village. L’histoire commence avec la prise de conscience que les nombreux décès d’enfants qui surviennent depuis quelques années sont dus à la pollution engendrée par l’exploitation du pétrole : air vicié, eau empoisonné, sols toxiques sont les maux subis par les villageois impuissants. La narration est confiée à plusieurs protagonistes, multipliant ainsi les points de vue, ce qui permet de rendre compte de la complexité d’une situation emblématique : l’affrontement d’un groupe de villageois contre les intérêts tout puissants d’une entreprise pétrolière profitant d’un régime corrompu. Le constat est amer, ni l’appel au dialogue, ni la voie juridique ou politique ni le recours à la violence n’aboutiront.
  • Chouchane Posté le 5 Mai 2021
    Un petit village en Afrique, des enfants qui meurent trop tôt et trop mal. Les villageois qui comprennent que la compagnie pétrolière qui fore sur leurs terres ancestrales pollue l’eau qu’ils boivent, la terre qu’ils cultivent. Durant des décennies, ils vont se battre, on voit disparaître des hommes qui sont partis à la ville pour négocier, on voit des fausses négociations, de fausses promesses, des paroles non-tenues ... tout cela pour alimenter la machine capitaliste qui place le profit de quelques uns au dessus des peuples. Un colonialisme économique qui écrase la culture, la nature au nom de l’argent... des journalistes passent, des articles dénoncent, des associations s’agitent mais le pétrole continue de couler à flot, les torchères à brûler l’air pur de l’Afrique. Au milieu de tout cela, la vie de quelques uns éclaire le récit. L’amour, les regrets, la lutte... ne jamais rien lâcher pour vivre debout.
  • Serinnesery Posté le 29 Avril 2021
    Époustouflant ! Surprenant ! Magnifique ! Un vrai message d'espoir ! Le titre inspire déjà un beau roman mais la lecture vous transporte instantanément dans ce combat pour l'humanité. Ça n'est pas un conte de fée, ni même une histoire ordinaire, cette histoire une œuvre d'art pleine d'émotions.
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