Lisez! icon: Search engine
EAN : 9782266322287
Code sériel : 18477
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm
Puissions-nous vivre longtemps
Catherine Gibert (traduit par)
Date de parution : 03/02/2022
Éditeurs :
Pocket

Puissions-nous vivre longtemps

Catherine Gibert (traduit par)
Date de parution : 03/02/2022
Le portrait d’une femme courageuse et déterminée, sur fond de conflits liés au capitalisme en Afrique.
« Nous aurions dû savoir que la fin était proche. Lorsqu’il s’est mis à pleuvoir de l’acide et que l’eau des rivières est devenue verte, nous aurions dû savoir que, bientôt,... « Nous aurions dû savoir que la fin était proche. Lorsqu’il s’est mis à pleuvoir de l’acide et que l’eau des rivières est devenue verte, nous aurions dû savoir que, bientôt, notre terre serait mort. »
Quand ils sont arrivés à Kosawa, petit village d’Afrique de l’Ouest, les occidentaux n’avaient que le...
« Nous aurions dû savoir que la fin était proche. Lorsqu’il s’est mis à pleuvoir de l’acide et que l’eau des rivières est devenue verte, nous aurions dû savoir que, bientôt, notre terre serait mort. »
Quand ils sont arrivés à Kosawa, petit village d’Afrique de l’Ouest, les occidentaux n’avaient que le progrès, la prospérité à la bouche… Prospérité par le pétrole. Progrès par la pollution. Aujourd’hui, la jeunesse se révolte. A la suite de Thula, jeune femme libre et puissante, le village empoisonné se jette à l’assaut du capitalisme omnipotent.
Et si le combat paraît perdu d’avance, puissions-nous, au moins, vivre longtemps.
Pour ne pas l’oublier.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266322287
Code sériel : 18477
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un délicat roman de la révolte et de la mémoire. » 
Le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • david19721976 Posté le 14 Mars 2022
    Depuis très longtemps, les auteurs africains peuplent mes lectures. Les femmes, les mères, exercent une fascination nourrisant l'affectivité sensible qu'elles portent avec force courage détermination sur leur entourage. Les hommes le savent, sans elles le partenariat se révèle compliqué. Elles demeurent le pilier central de l'unité familiale dans les pays africains subissant les guerres et les misères dévastatrices liées aux soubresauts politiques: l'avidité du monde entier pour la possession des richesses africaines. Les mères, les tantes, les soeurs, toutes portent à bout de bras la famille entière et la communauté qui en dépend. Elles relèvent fièrement la tête, en taisant leurs griefs intimes de la vie commune pour défendre en premier le bien commun quand celui-ci est menacé. Imbolo Mbue: Puissiez-vous vivre et nous éblouir longtemps de votre talent.
  • Stelphique Posté le 11 Mars 2022
    Ce que j’ai ressenti: « Peut-être est-ce de folie que nous avions besoin? » Car quand nous sommes démunis, désespérés, impuissants, est-ce que la folie de rêver un monde meilleur, ne serait-il pas une idée lumineuse…C’est ainsi que j’ai ressenti cette lecture. Déjà le pronom Nous, prend toute sa majesté. Nous, c’est nous êtres humains, concernés par les crises climatiques, économiques, politiques. Nous, êtres humains, faisant partie de ce monde, avec ce que nous pouvons accomplir de beau, ensemble, avec nos différences. Nous, êtres humains, conscients des injustices, de l’Histoire, de la réalité. Nous, êtres de chairs et de sang. Je suis l’une d’entre nous. Il m’est donc douloureux de constater, que certains d’entre nous sur terre, puissent subir, autant de violences, d’indifférences, de silenciations. C’est dans un tout petit village, Kosawa, que se déroule un drame révoltant: la mort d’une communauté, d’une terre, d’un Esprit. L’avarice du capitalisme arrache à ses habitants, leurs descendances, leurs puissances, leurs croyances. L’extraction du pétrole décime tout, en ce lieu. Ne reste plus que quelques sursauts d’espoirs et d’actes désespérés, un peu de rugissements, pour que vienne jusqu’à Nous, leurs histoires…Puissions-nous vivre longtemps, pour que ce combat ne tombe pas dans l’oubli… « Elle était une colombe... Ce que j’ai ressenti: « Peut-être est-ce de folie que nous avions besoin? » Car quand nous sommes démunis, désespérés, impuissants, est-ce que la folie de rêver un monde meilleur, ne serait-il pas une idée lumineuse…C’est ainsi que j’ai ressenti cette lecture. Déjà le pronom Nous, prend toute sa majesté. Nous, c’est nous êtres humains, concernés par les crises climatiques, économiques, politiques. Nous, êtres humains, faisant partie de ce monde, avec ce que nous pouvons accomplir de beau, ensemble, avec nos différences. Nous, êtres humains, conscients des injustices, de l’Histoire, de la réalité. Nous, êtres de chairs et de sang. Je suis l’une d’entre nous. Il m’est donc douloureux de constater, que certains d’entre nous sur terre, puissent subir, autant de violences, d’indifférences, de silenciations. C’est dans un tout petit village, Kosawa, que se déroule un drame révoltant: la mort d’une communauté, d’une terre, d’un Esprit. L’avarice du capitalisme arrache à ses habitants, leurs descendances, leurs puissances, leurs croyances. L’extraction du pétrole décime tout, en ce lieu. Ne reste plus que quelques sursauts d’espoirs et d’actes désespérés, un peu de rugissements, pour que vienne jusqu’à Nous, leurs histoires…Puissions-nous vivre longtemps, pour que ce combat ne tombe pas dans l’oubli… « Elle était une colombe façonnée par le feu, une colombe qui se consumait et s’élançait pourtant vers le ciel. » Thula sera le visage de cette jeunesse endeuillée, révoltée et déterminée à mener le combat pour libérer son peuple. Elle, une fillette, elle, une flamme, elle, une espérance, elle, une vie consacrée à une lutte totalement inégale contre les puissants. Une promesse, pour les siens, et pour l’Histoire. Elle qui va combattre les préjugés, la domination, la corruption grâce à l’éducation. Et c’est parce qu’elle est cet espoir, qu’elle est entièrement dévouée à cette cause, qu’elle devient la porte-parole de tous ces opprimés. Elle fait des sacrifices énormes pour défendre Kosawa, transmettre la bienveillance et la paix par le pouvoir des mots, agir avec intelligence. C’est une magnifique et puissante héroïne. Quel courage! Elle est éblouissante. Tout le long de ces 500 pages, on la voit petit à petit, s’épanouir et devenir, cette Colombe…Thula est une inspiration, elle est, l’une d’entre nous… « Nous aurions dû savoir que la fin était proche. Comment se fait-il que nous ne l’ayons pas su? » Imbolo Mbue nous offre un roman polyphonique bouleversant et sublime. J’ai été transportée par cet élan d’amour, de désir, de résistance. Malgré les deuils, malgré les horreurs, malgré la pollution, malgré le désespoir, elle nous donne à lire une émotion forte, grâce à une plume sensible et poétique. Nous ressentons l’urgence de prendre conscience de l’inéluctable, de l’injustice, de la mort. Nous ressentons la tragédie de voir s’effacer les richesses matérielles et spirituelles. Nous ressentons la peine, la colère, la désillusion de ces peuples bafoués. Les outrages sont divers, et c’est en entendant leurs voix, en écoutant le sang du léopard qui coule dans leurs veines, en prêtant oreille à leurs souvenirs évoqués, que peut-être justice leur sera rendue…En attendant, les souffrances s’accumulent…La splendeur, c’est cette histoire qui parvient jusqu’à nous. Et si vous sentez la vibration qui nous relie, alors vous sentirez aussi, mon coup de cœur…
    Lire la suite
    En lire moins
  • Celkana Posté le 1 Mars 2022
    Un roman nécessaire et puissant, comme l'écrit la revue Le transfuge: un roman tragique et urgent! L'Afrique, seul continent qui ne s'est jamais gouverné lui-même, envahi, colonisé, spolié et détruit par les puissances européennes et américaines puis chinoises et russes, bref, tous ce qui comptent comme personne assez puissantes pour corrompre les dirigeants et s'accaparer ensuite les richesses de ce magnifique endroit, au détriment du peuple africain. Ici, pays imaginé, mais Son Excellence dépeint comme un réel dictateur et avec les compagnies pétrolières qui forent sans scrupules et sans précaution un sol qui appartient aux ancêtres et aux villageois de Kosawa depuis la nuit des temps. Les enfants meurent , empoisonnés par l'eau où sont rejetés les déchets du forage, la terre est infertile et appauvrie. Et dans le village, des hommes se lèvent mais meurent de cette révolte... Malabo, le père de Thula, Bongo, son oncle et c'est pourquoi Thula va apprendre, apprendre et encore apprendre, pour que ses connaissances empêchent les puissants d'abuser des gens de son village. C'est vraiment fort comme roman car on sent la puissance de l'ancrage en elle de son village, ce qu'il représente et ce pourquoi elle veut se battre, la liberté et le droit de... Un roman nécessaire et puissant, comme l'écrit la revue Le transfuge: un roman tragique et urgent! L'Afrique, seul continent qui ne s'est jamais gouverné lui-même, envahi, colonisé, spolié et détruit par les puissances européennes et américaines puis chinoises et russes, bref, tous ce qui comptent comme personne assez puissantes pour corrompre les dirigeants et s'accaparer ensuite les richesses de ce magnifique endroit, au détriment du peuple africain. Ici, pays imaginé, mais Son Excellence dépeint comme un réel dictateur et avec les compagnies pétrolières qui forent sans scrupules et sans précaution un sol qui appartient aux ancêtres et aux villageois de Kosawa depuis la nuit des temps. Les enfants meurent , empoisonnés par l'eau où sont rejetés les déchets du forage, la terre est infertile et appauvrie. Et dans le village, des hommes se lèvent mais meurent de cette révolte... Malabo, le père de Thula, Bongo, son oncle et c'est pourquoi Thula va apprendre, apprendre et encore apprendre, pour que ses connaissances empêchent les puissants d'abuser des gens de son village. C'est vraiment fort comme roman car on sent la puissance de l'ancrage en elle de son village, ce qu'il représente et ce pourquoi elle veut se battre, la liberté et le droit de disposer de son sol, de sa terre. Des personnages magnifiques, un lyrisme formidable, une histoire déchirante et un morceau d'Afrique à lire absolument!!
    Lire la suite
    En lire moins
  • afadeau Posté le 25 Février 2022
    Dans un premier temps j’ai adoré regarder la couverture sobre et colorée de ce livre qui m’attendait alors que j’avais plusieurs lectures en cours. Le rabat présente un portrait de l’autrice tout à fait saisissant par la puissance et la détermination dégagées. Une Imbolo Mbue lumineuse nous propose un roman sincère et convainquant. Imbolo Mbue est née en 1982 à proximité de Douala, dans la petite partie anglophone du Cameroun, au sud-ouest du pays. A 16 ans elle part pour faire ses études aux États-Unis. Elle dit sa sensation d’être entre deux cultures après avoir lu « les grands auteurs africains » Chinua Achebe, Ngugi wa Thiong’o notamment puis découvert Toni Morrison et Gabriel Garcia Marquez, des références susceptibles d’attiser ma curiosité. Elle a aujourd’hui 38 ans et vit à Manhattan. Son premier roman Voici venir les rêveurs sorti en 2014, immense succès traduit dans de nombreux pays, racontait l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Ce second roman remonte le temps, reviens sur la vie des ancêtres au pays, la vie d’avant les promesses de prospérité venue d’Occident. Puissions-nous vivre longtemps est l’histoire des habitants d’un petit village d’Afrique, Kozawa, de la période coloniale jusqu’à nos jours. L’autrice est... Dans un premier temps j’ai adoré regarder la couverture sobre et colorée de ce livre qui m’attendait alors que j’avais plusieurs lectures en cours. Le rabat présente un portrait de l’autrice tout à fait saisissant par la puissance et la détermination dégagées. Une Imbolo Mbue lumineuse nous propose un roman sincère et convainquant. Imbolo Mbue est née en 1982 à proximité de Douala, dans la petite partie anglophone du Cameroun, au sud-ouest du pays. A 16 ans elle part pour faire ses études aux États-Unis. Elle dit sa sensation d’être entre deux cultures après avoir lu « les grands auteurs africains » Chinua Achebe, Ngugi wa Thiong’o notamment puis découvert Toni Morrison et Gabriel Garcia Marquez, des références susceptibles d’attiser ma curiosité. Elle a aujourd’hui 38 ans et vit à Manhattan. Son premier roman Voici venir les rêveurs sorti en 2014, immense succès traduit dans de nombreux pays, racontait l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Ce second roman remonte le temps, reviens sur la vie des ancêtres au pays, la vie d’avant les promesses de prospérité venue d’Occident. Puissions-nous vivre longtemps est l’histoire des habitants d’un petit village d’Afrique, Kozawa, de la période coloniale jusqu’à nos jours. L’autrice est une habile conteuse qui parvient à tresser ensemble tous les fils liés aux divers personnages, aux générations successives, sans que je me sois senti perdu à une seule page et sans que l’intérêt pour la suite ne retombe. J’aime beaucoup le titre d’origine, en anglais : How Beautiful We Were... La vie heureuse bascule le jour où une multinationale américaine, nommée Pexton, s’installe à proximité du village, polluant l’eau, l’air, les terres de culture et provoquant la mort des enfants... Une lutte opiniâtre va s’organiser. Celle-ci va prendre différentes formes : pacifiques en usant de la diplomatie, utilisant l’appui de journalistes étrangers, d’associations... violentes également en ayant recours à l’enlèvement, la séquestration, la lutte armée et même les tentatives de renversement du régime. Les forces en présences sont inégales et les déboires nombreux, mais au final l’espoir est toujours présent, le titre est là pour nous en convaincre. « Puissions-nous vivre longtemps » appelle une suite que le lecteur doit imaginer en refermant le livre. Je pense à « ... pour connaître la justice, nous libérer de l’emprise des multinationales, pour vivre libres et heureux. » C’est bien un message d’espoir qui est délivré dans ce récit en partie autobiographique. Imbolo Mbue s'engage à sa façon avec ses écrits comme le fait Thula. Elle règle des comptes avec son pays d’origine et n’est pas tendre avec son président qu’il me semble reconnaître à travers « Son Excellence », même si les despotes cupides, manipulés par des puissances étrangères sont nombreux en Afrique. L'autrice réussit, à travers des lieux fictifs, à en faire des situations emblématiques. J’ai aimé la façon dont l’autrice nomme les étrangers : Face de lune, le Chétif, le Gentil, le Charmant... En quelques mots les portraits sont établis. J'ai aimé la facilité avec laquelle on passe d'un narrateur à un autre, donnant une idée des différents points de vue possibles. Thula, cette jeune femme originaire du village, va être remarquée pour son goût pour la lecture. Elle obtient une bourse et part étudier aux États-Unis. Elle devient une des meilleures dans sa discipline tout en côtoyant des milieux politisés lui permettant d'acquérir les connaissances qui lui seront utiles à son retour à Kosawa. La grande force de ce roman est la multitude de chemins empruntés. L'intelligence de Thulla lui fait explorer inlassablement de nouvelles pistes pour trouver une voie de sortie pour son peuple, s'inspirant tout en s'en méfiant des mouvements ayant existé en Amérique et en Europe. Entre utopie et désillusion les questions abondent, rien n'est simple : Mais aucune naïveté ici. Entre le but à atteindre et la réalité, bien des obstacles se dressent, notamment le manque de fondations du pays. Le personnage de Thula m’a beaucoup intéressé. Il est charismatique. Cette jeune femme dévouée à la cause des villageois opprimés m’a fait penser à Louise Michel ou à Dolores Ibárruri, aussi surnommée La Pasionaria lors de la guerre d’Espagne. Plus sérieusement j’ai pensé aussi aux mères de la Place de Mai en Argentine dont les enfants ont disparu sous la dictature. Mais la figure principale à laquelle renvoie l’héroïne du livre est sans contestation possible Angela Davis, alliance d’engagement direct et de puissance littéraire. La belle chevelure de l'autrice évoque Angela, très loin des fastes du pouvoir renvoyés par la femme de "Son Excellence", passage très drôle qui cible à n’en pas douter la première dame actuelle du Cameroun, Chantal Biya, et son incroyable chevelure rappelant les monarques d’antan. Voir photos sur internet... J’avoue qu’aucun nom d'héroïnes africaines ne m’est venu... J’ai pourtant découvert que de nombreuses femmes ont lutté contre le colonialisme : Aline Sitoé Diatta au Sénégal, Kimpa Vita/Dona Beatriz au Congo, M'Balia Camara en Guinée... Ces quelques notes sont très réductrices d’un récit foisonnant, qu’il est nécessaire de lire dans sa totalité pour en capter la richesse. Je ne suis pas bien sûr d’avoir réussi à le résumer en si peu de place. Ce n’est pas un livre politique dans le sens où il ne théorise pas, chacun conserve sa vérité, c’est un livre de l’humain et du sensible d’où émergent des figures marquantes. Je le conseille sans hésiter, espérant que comme moi, vous l’aimerez ! ***** Chronique complète avec illustration sur Bibliofeel, lien ci-dessous.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Givry Posté le 16 Février 2022
    Le récit commence par une situation insolite. Des représentants d'une firme américaine se rendent dans un village africain, Kusawa, pour participer à une réunion publique à la demande de ses habitants. Ceux-ci font part de leurs doléances : mortalité infantile élevée, la terre et l'eau polluées, l'air irrespirable. Pexton, la firme américaine, extrait du pétrole tout autour de leurs cases. Elle explique qu'elle va s'occuper de tous ces problèmes, le discours est toujours le même. Or la situation ne s'améliore jamais, elle empire toujours plus. La réunion est sur le point de se terminer quand Kanga, le fou du village, brandit devant tous les clefs de la voiture qui devait ramener la délégation à la ville. Et ce n'est qu'une partie infime des péripéties racontées par différents membres de la même famille. Ce roman, très bien écrit et construit, montre à travers le quotidien des gens en quoi la politique d'une firme, d'un gouvernement, peuvent bouleverser à jamais le parcours de personnes qui n'ont rien décidé, qui n'ont pas conscience des instances de décision et sont sans défense. Il présente aussi la vie dans une famille, dans un village, parmi d'autres villages, l'entraide à tous niveaux, le poids des traditions, du passé,... Le récit commence par une situation insolite. Des représentants d'une firme américaine se rendent dans un village africain, Kusawa, pour participer à une réunion publique à la demande de ses habitants. Ceux-ci font part de leurs doléances : mortalité infantile élevée, la terre et l'eau polluées, l'air irrespirable. Pexton, la firme américaine, extrait du pétrole tout autour de leurs cases. Elle explique qu'elle va s'occuper de tous ces problèmes, le discours est toujours le même. Or la situation ne s'améliore jamais, elle empire toujours plus. La réunion est sur le point de se terminer quand Kanga, le fou du village, brandit devant tous les clefs de la voiture qui devait ramener la délégation à la ville. Et ce n'est qu'une partie infime des péripéties racontées par différents membres de la même famille. Ce roman, très bien écrit et construit, montre à travers le quotidien des gens en quoi la politique d'une firme, d'un gouvernement, peuvent bouleverser à jamais le parcours de personnes qui n'ont rien décidé, qui n'ont pas conscience des instances de décision et sont sans défense. Il présente aussi la vie dans une famille, dans un village, parmi d'autres villages, l'entraide à tous niveaux, le poids des traditions, du passé, des Esprits. Ce livre est passionnant, il permet de découvrir une culture si peu présente dans la littérature, fait réfléchir à la puissance des entreprises, à la politique en général … avec un fil tendre, humain, profond et un peu désespéré.
    Lire la suite
    En lire moins
Inscrivez-vous à la Newsletter Pocket pour trouver le livre dont vous rêvez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.