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            Robespierre

            Perrin
            EAN : 9782262074487
            Code sériel : 714
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 416
            Format : 108 x 177 mm
            Robespierre
            La fabrication d'un monde

            Collection : Tempus
            Date de parution : 22/02/2018
            Comment fabrique-t-on un monstre, ou un nouveau portrait de Robespierre.
             
            Comme l’on sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l’archétype du monstre. Sans l’absoudre ni l’accabler, mais en le suivant pas à pas à travers chacune de ses prises de position politiques, Jean-Clément Martin montre que cette réputation a été fabriquée par... Comme l’on sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l’archétype du monstre. Sans l’absoudre ni l’accabler, mais en le suivant pas à pas à travers chacune de ses prises de position politiques, Jean-Clément Martin montre que cette réputation a été fabriquée par les Thermidoriens. Après avoir abattu le « tyran », ils voulurent en effet se dédouaner de leur propre recours à la violence d’État. Ainsi, les 10 et 11 thermidor, qui voient l’exécution de « l’Incorruptible » et d’une centaine de révolutionnaires, servent à imputer au premier la seule responsabilité de la « Terreur ». Non seulement cette accusation a réécrit l’histoire de la Révolution, mais elle continue à s’imposer encore à nous. Une démonstration sans faille et un livre à l’image de Robespierre : éminemment politique.
             
            Jean-Clément Martin, Professeur émérite à l’université Paris 1, Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française, a notamment publié La Guerre de Vendée, La Machine à fantasmes et, chez Perrin, la Nouvelle Histoire de la Révolution française.
             
            « Jean-Clément Martin, dans un travail maîtrisé et impeccablement informé, loin de tout affect psychologisant, démontre cette ‟fabrication d’un monstre” pour mieux retrouver le Robespierre qui précède. » Le Monde
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            EAN : 9782262074487
            Code sériel : 714
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 416
            Format : 108 x 177 mm
            Perrin
            9.00 €
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            Ils en parlent

            « Un travail minutieux de vérité historique. »
            L'amour des livres
            « L'ouvrage de Jean-Clément Martin propose une très bonne relecture de la période 1789-1794 à travers la personne de Robespierre. »
            Louis Andrieu / Esprit

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • dewaele62 Posté le 12 Avril 2019
              Une biographie qui se base sur les faits historiques en ne éliminant toute analyse psychologique.. Le résultat est un Robespierre subissant plus les événements que les provoquant.. Un Robespierre idéaliste en décalage de plus en plus avec la Révolution...Loin du tyran abreuvé de sang..un livre érudit et instructif...
            • cmpf Posté le 20 Octobre 2018
              ROBESPIERRE, LA FABRICATION D’UN MONSTRE Jean-Clément Martin présente le parcours de Maximilien Robespierre. Il démontre que loin d’avoir dominé toute la Révolution, il était l’un des révolutionnaires et non le plus connu pendant les premières années. Puis il explique comment les thermidoriens en ont fait l’ogre de la Révolution et le bourreau de la Vendée.
            • talou61 Posté le 8 Août 2016
              Je mets quatre étoiles pour son auteur Jean-Clément Martin, le spécialiste notamment des guerres de Vendée, pour ses connaissances et son style très fluide. Très clair, et très bien présenté chronologiquement.
            • Arakasi Posté le 29 Juin 2016
              « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce ; par pitié, dites-nous simplement : quel fut Robespierre ? » suppliait l’historien Marc Bloch. Jean-Clément Martin, grand spécialiste français de la Terreur et de la guerre de Vendée, tourne la question autrement : « Dites-nous ce qu’on en a fait ? » En effet, Robespierre est l’un de ces hommes dans la figure réelle se confond tellement avec la légende qu’il est devenu extrêmement difficile de dissocier l’une de l’autre. Depuis des siècles, les chercheurs de tout poil s’entredéchirent sauvagement pour trancher entre le tyran et l’humaniste, le boucher et le martyr, le monstre et le saint (au passage, je ne peux pas m’empêcher de vous raconter l’anecdote de cet historien communiste qui déchira rageusement sa carte du parti en apprenant que Staline préférait Danton à Robespierre. Comment osait-il, cet ignoble moustachu ?!). L’ouvrage de Jean-Clément Martin sera-t-il celui qui mettra fin à des décennies de polémiques ? Grave question. A laquelle je serai infoutue de répondre d’ailleurs. A mon avis, il y a quelque chose de si profondément viscéral dont le lien entre Robespierre et l’écrasante majorité de ses biographes que les amateurs d’eau tiède peuvent aller au diable : contre vents... « Robespierristes, antirobespierristes, nous vous crions grâce ; par pitié, dites-nous simplement : quel fut Robespierre ? » suppliait l’historien Marc Bloch. Jean-Clément Martin, grand spécialiste français de la Terreur et de la guerre de Vendée, tourne la question autrement : « Dites-nous ce qu’on en a fait ? » En effet, Robespierre est l’un de ces hommes dans la figure réelle se confond tellement avec la légende qu’il est devenu extrêmement difficile de dissocier l’une de l’autre. Depuis des siècles, les chercheurs de tout poil s’entredéchirent sauvagement pour trancher entre le tyran et l’humaniste, le boucher et le martyr, le monstre et le saint (au passage, je ne peux pas m’empêcher de vous raconter l’anecdote de cet historien communiste qui déchira rageusement sa carte du parti en apprenant que Staline préférait Danton à Robespierre. Comment osait-il, cet ignoble moustachu ?!). L’ouvrage de Jean-Clément Martin sera-t-il celui qui mettra fin à des décennies de polémiques ? Grave question. A laquelle je serai infoutue de répondre d’ailleurs. A mon avis, il y a quelque chose de si profondément viscéral dont le lien entre Robespierre et l’écrasante majorité de ses biographes que les amateurs d’eau tiède peuvent aller au diable : contre vents et marées, les robespierristes resteront robespierristes et les antirobespierristes idem. Les autres liront sans doute avec intérêt cette courte biographie qui tente de replacer l’homme dans son siècle en le comparant à ses pairs et à leurs idées, dont il se distingue finalement assez peu – du moins pendant les premières années de la Révolution. Repoussant tout jugement anachronique, Martin montre que la légende du « Révolutionnaire monstrueux » a été en majeure partie forgée par les Thermidoriens, soucieux de justifier leur prise du pouvoir et de trouver un bouc-émissaire à la Terreur. Il considère également que la légende dorée découle directement de la légende noire : si Robespierre est présenté comme l’unique responsable de la Terreur, pourquoi ne serait-il pas également responsable de tout ce que la Révolution a produit de beau et de bon ? Idées intéressantes auxquelles on adhérera ou pas, mais qui ont le mérite d’être exposées avec clarté et de façon convaincante. Reste que la biographie m’a paru assez difficile d’accès. Jean-Clément Martin s’adresse clairement à un public averti, connaissant déjà les événements clés de la Révolution et ses très nombreux protagonistes. Si la période m’intéresse beaucoup, mes connaissances viennent presque intégralement de la lecture d’Alexandre Dumas (qui, comme on le sait, nourrissait un rapport très décomplexé à la vérité historique) et j’ai été rapidement un peu perdue sous cette avalanche de dates et de faits assénés à toute vitesse et sans s’embarrasser d’explications. « Les fédérés ? Gné ? C’est qui les fédérés ? Et les sections ? Mais quelles sections ? Et c’est quoi encore ce nouveau comité ? Ils en n’ont pas ras-le-bol d’inventer des comités ? ». Autre problème à mon goût : « Robespierre – la fabrication d’un monstre » est une biographie politique. Si les opinions de Robespierre y sont disséquées en détail, l’homme lui-même reste un mystère devant lequel l’auteur avoue parfois son impuissance. A force de vouloir éviter la psychanalyse de bazar et peut-être par excès de prudence (surtout ne pas se classer dans un camp ou dans l’autre…), Martin construit finalement un portrait sans relief et échoue à donner une dimension humaine à son sujet. A la fin de cette biographie, je suis comme Marc Bloch : je ne sais toujours pas qui était Robespierre. Mais j’ai peut-être effleuré du doigt ce qu’il n’était pas, c’est déjà un progrès…
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            • Audrey56 Posté le 11 Avril 2016
              Maximilien Robespierre, voilà un personnage qui laisse l’historien bien pantois. Comment le qualifier ? Le mot venant le plus rapidement à l’esprit semble être : tyran ! Vraiment ? Jean-Clément Martin, Professeur émérite de l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution française, publie, aux éditions Perrin, ce remarquable, instructif, et presque touchant Robespierre. La fabrication d’un monstre. « La fabrication »… là est l’une des clés de notre perception de ce personnage adulé puis décrié (le mot est faible). Finalement la chanson est connue, une fois l’homme de pouvoir tombé, il est toujours de bon ton de nier que nous ayons été en accord avec lui. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Et si en plus nous pouvons le rendre responsable de toutes les misères du monde, pourquoi s’en priver ? Nous ne le répéterons jamais assez, le travail de l’historien est de se fonder sur des sources ! Concernant Robespierre elles sont assez peu nombreuses et ont été minutieusement décortiquées, trop même ! Et de ce fait l’auteur n’a « pas cru bon de traquer les mystères supposés de sa personnalité, estimant par exemple, que son goût pour... Maximilien Robespierre, voilà un personnage qui laisse l’historien bien pantois. Comment le qualifier ? Le mot venant le plus rapidement à l’esprit semble être : tyran ! Vraiment ? Jean-Clément Martin, Professeur émérite de l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, ancien directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution française, publie, aux éditions Perrin, ce remarquable, instructif, et presque touchant Robespierre. La fabrication d’un monstre. « La fabrication »… là est l’une des clés de notre perception de ce personnage adulé puis décrié (le mot est faible). Finalement la chanson est connue, une fois l’homme de pouvoir tombé, il est toujours de bon ton de nier que nous ayons été en accord avec lui. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Et si en plus nous pouvons le rendre responsable de toutes les misères du monde, pourquoi s’en priver ? Nous ne le répéterons jamais assez, le travail de l’historien est de se fonder sur des sources ! Concernant Robespierre elles sont assez peu nombreuses et ont été minutieusement décortiquées, trop même ! Et de ce fait l’auteur n’a « pas cru bon de traquer les mystères supposés de sa personnalité, estimant par exemple, que son goût pour les oranges et son habitude de boire de l’eau rougie n’expliquaient rien de son action politique. » Et de ça, nous le remercions. Mais nous voilà bien avancés. Comment pouvons-nous essayer d’en dresser un portrait le plus fidèle possible sans donner foi aux « racontars » d’après 1794 ? La suite sur : www.actualitte.com
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