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EAN : 9782266022507
Code sériel : 3117
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm
Si c'est un homme
Martine Schruoffeneger (traduit par)
Date de parution : 01/10/1988
Éditeurs :
Pocket

Si c'est un homme

Martine Schruoffeneger (traduit par)
Date de parution : 01/10/1988

« On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment...

« On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce.
C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser...

« On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce.
C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur.
Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité. »
Angelo Rinaldi

« Ce volume est aussi important que la Bible. Un Livre fonda une religion humaniste il y a des millénaires. Un autre Livre raconte la fin de l'humanité au XXe siècle. » Frédéric Beigbeder

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EAN : 9782266022507
Code sériel : 3117
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • missparker18 Posté le 1 Mai 2022
    C'est un roman au-delà d'être émouvant est surtout très instructif sur le fonctionnement des camps de la mort et aussi sur comment lui en a survécu. C'est un véritable témoignage, tout en n'étant pas dans la haine contre les nazis, ce qui en est très impressionnant. Il y détaille aussi les derniers jours vécus dans ces camps, où les malades sont livrés à eux-mêmes. J'ai apprécié aussi le complément à la fin du roman sur les questions qu'on lui posait régulièrement après la publication de ce livre et les réponses très précises qu'il nous indique. C'est certainement un livre qu'il faudrait lire à l'école et d'ailleurs figure dans beaucoup de listes de livres à lire, et c'est tout à fait justifié.
  • grossepepette Posté le 30 Avril 2022
    Un témoignage que j’ai lu lorsque j’étais ado, il m’a suivi pendant longtemps dans mes pensées, je ne peux oublier ce texte poignant et déchirant. Comprendre cette époque dans les yeux de quelqu’un et dans sa plume est fort et intense, des larmes de tristesse envahissant votre cœur.
  • Tricape Posté le 21 Avril 2022
    S'il est des livres majeurs, celui-ci en est un. La description clinique, factuelle, sans animosité ni agressivité de la vie à l'intérieur d'un camp de concentration nazi conduit le lecteur au bord d'un abîme au fond duquel il entrevoit le plus abject de ce que l'homme a pu faire à l'homme : le dépouiller de toute humanité. Mais aussi, au plus abominable de ce qui se peut imaginer, découvrir ce que l'homme, même réduit à l'état d'animal uniquement occupé de sa survie, est sans doute le seul de tous les animaux capable de faire : partager sa trop maigre ration de pain avec plus démuni que lui. Relire Primo Levi en ce temps de guerre russo-ukrainienne résonne tout particulièrement : "Dans un État autoritaire (...) il n'y a qu'une Vérité, celle qui est proclamée d'en haut ; les journaux se ressemblent tous, ils répètent tous une même et unique vérité; même situation pour la radio et vous ne pouvez pas écouter les radios étrangères, d'abord parce que c'est considéré comme un délit et que vous risquez la prison, et ensuite parce que la radio officielle fait intervenir un... S'il est des livres majeurs, celui-ci en est un. La description clinique, factuelle, sans animosité ni agressivité de la vie à l'intérieur d'un camp de concentration nazi conduit le lecteur au bord d'un abîme au fond duquel il entrevoit le plus abject de ce que l'homme a pu faire à l'homme : le dépouiller de toute humanité. Mais aussi, au plus abominable de ce qui se peut imaginer, découvrir ce que l'homme, même réduit à l'état d'animal uniquement occupé de sa survie, est sans doute le seul de tous les animaux capable de faire : partager sa trop maigre ration de pain avec plus démuni que lui. Relire Primo Levi en ce temps de guerre russo-ukrainienne résonne tout particulièrement : "Dans un État autoritaire (...) il n'y a qu'une Vérité, celle qui est proclamée d'en haut ; les journaux se ressemblent tous, ils répètent tous une même et unique vérité; même situation pour la radio et vous ne pouvez pas écouter les radios étrangères, d'abord parce que c'est considéré comme un délit et que vous risquez la prison, et ensuite parce que la radio officielle fait intervenir un système de brouillage (...)." Dans un autre passage, Primo Levi s'interroge sur les raisons de l'antisémitisme poussé à son paroxysme par le régime nazi ; il évoque la combinaison de plusieurs facteurs dont les obsessions personnelles d'Hitler et ses appels à la violence qui trouvaient une résonance particulière dans la frustration du peuple allemand. Mais les hypothèses qu'il analyse ne le satisfont pas ; aussi préfère-t-il l'humilité avec laquelle plusieurs historiens reconnaissent "ne pas comprendre" l'antisémitisme acharné érigé en politique d’un État. Comparaison n’est pas raison. Soit. Mais je soutiens que relire de nos jours Primo Levi nous éclaire sur la guerre actuelle car "ce qui s’est passé ne peut pas être compris, et même NE DOIT PAS être compris, dans la mesure où comprendre [les motivations d’un dictateur] c’est presque justifier."
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  • MonaFalconetti Posté le 15 Avril 2022
    Un texte bouleversant qui dans l’appendice de 1976, rédigé pour l’édition scolaire, fait étrangement écho à l’actualité et la montée des nationalismes en Europe. Nous sommes avertis. Extrait P.312. « Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que par la raison, autrement dit des chefs charismatiques : nous devons bien peser notre décision avant de déléguer à quelqu’un d’autre le pouvoir de juger et de vouloir à notre place. Puisqu’il est difficile de distinguer les vrais prophètes des faux, méfions-nous de tous les prophètes ; il vaut mieux renoncer aux vérités révélées, même si elles nous transportent par leur simplicité et par leur éclat, même si nous les trouvons commodes parce qu’on les a gratis. Il vaut mieux se contenter d’autres vérités plus modestes et moins enthousiasmantes, de celles que l’on conquiert laborieusement, progressivement et sans brûler les étapes, par l’étude, la discussion et le raisonnement, et qui peuvent être vérifiées et démontrées. ». Puisse ce texte être diffusé massivement.
  • Mermed Posté le 26 Mars 2022
    Je ne suis plus assez vivant pour être capable de me supprimer  La mort quand on vit. Tant que l’on ne vit pas la dignité l’humanité en exemple pour quelques uns frappés de la même maladie, la maladie qui est le contraire de tout ce qui a fait les humains, Il y a Auschwitz, il ne peut donc y avoir dieu  Dilemme impossible. Alors une seule solution, aller rejoindre le dernier pour savoir si Dieu aurait craché la prière de K. On lira Primo Levi si possible en Pologne, dans une rue de ce qui fut le ghetto, ce qui nous permettra d’être au milieu de ce monde de cris en écoutant le Survivant de Varsovie de Schönberg Et on boira un bouillon de choux. effeuillements livresques, épanchements maltés http://holophernes.over-blog.com © Mermed
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