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Sodoma
Date de parution : 16/01/2020
Éditeurs :
Pocket
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Sodoma

Date de parution : 16/01/2020
Sodoma décrit la face cachée de l’Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu’au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l’homophobie la... Sodoma décrit la face cachée de l’Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu’au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l’homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l’Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable... Sodoma décrit la face cachée de l’Église : un système construit depuis les plus petits séminaires jusqu’au Vatican à la fois sur la double vie homosexuelle et sur l’homophobie la plus radicale. La schizophrénie de l’Église est insondable : plus un prélat est homophobe en public, plus il est probable qu’il soit homosexuel en privé.
Pendant quatre années, Frédéric Martel a vécu en immersion à l’intérieur du Vatican. Cette enquête vertigineuse en révèle le secret.

Édition augmentée
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EAN : 9782266300490
Code sériel : 17745
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 976
Format : 108 x 177 mm
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EAN : 9782266300490
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Ils en parlent

« Cette dimension homosexuelle serait une clé de compréhension essentielle de l’histoire de l’Église catholique des dernières décennies. »
Cécile Chambraud / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jean2b 14/04/2024
    Quelles que soient les intentions de l'Auteur, quel que son passif puisse être, son livre est solidement étayé et m'a appris des choses très neuves, alors que j'étais - je le constate à ma surprise et à mon intérêt dans la lecture - inconsciemment persuadé d'à peu près tout connaître sur certains sujets. J'avais tort. Je ne citerai que le cas de Montini, alias Paul VI (très officiellement "saint de l'Église catholique" depuis Bergoglio!) Paul VI, l'artisan résolu du désastre de Vatican II dont les statistiques nous montrent qu'il a provoqué, dès les dix premières années de la "réforme", un effondrement suicidaire de la pratique – laquelle pratique passait en France de 57 pour cent à 21 pour cent (rapport Marty) pour dégringoler aujourd'hui à... 1 pour cent! Effondrement conscient, et contre lequel non seulement le Vatican ne prit aucune mesure de redressement doctrinal, mais qu'il chercha très visiblement à accélérer, ce qui en dit long - les alibis invoqués en 1962-1968 ne tenant plus du tout - sur la volonté destructrice des instigateurs. Avec ce livre, j'ai découvert un certain nombre d'éléments, dont j'ai personnellement vérifié l'exactitude, et qui étaient pour moi tout à fait nouveaux. Ainsi, concernant Paul VI, je n'ignorais pas les archives de l'Ispettorato speciale di Polizia, dépendante de la Direzione Generale della Pubblica Sicurezza, la "GESTAPO" ("OVRA") du Duce sur les frasques de Montini, à l'époque "Primo Minutante" à Rome, qu'on raflait en plein ébat dans les bordels. Je n'ignorais pas les dossiers déclassifiés du C.I.A. sur Paul VI, où visiblement, les Américains se réjouissent d'avoir sur Paul VI un puissant moyen de pression: ses turpitudes sexuelles avec de jeunes et beaux garçons (grasses plaisanteries, au passage, de salle de police: après son élévation au pontificat, en 1963, le nom "Paolo Sex" émaille les rapports du CIA. le SDECE - prononcer "sdeck" - quant à lui, l'appelait... "Popaul"!) Toutes choses qui sont brutalement remontées à la surface quand le scandale des réseaux pédophiles du diocèse de Cloyne a éclaté en 2010-2011, et que la très courageuse juge d'instruction Yvonne Murphy a établi le Cloyne Report. Je n'ignorais pas les rapports de Paul Hoffmann, le très respecté journaliste du New York Times, correspondant à Rome de l'organe de presse américain, sur la sexualité active de Montini. Ni les révélations de Franco Bellegrandi, chambellan du Vatican et correspondant de l'Osservatore romano, révélations prouvées par la suite, et dont il n'est pas permis de douter. Ni l'autobiographie de l'écrivain anglo-irlandais Robin Bryans. Ni, évidemment, les scoops à sensation de Roger Peyrefitte qui, le premier, s'était délecté, conformément à sa triste habitude, à dévoiler les moeurs de Montini et l'identité de ses amants les plus célèbres: l'acteur Paolo Carlini, d'abord, qui joue le rôle du coiffeur dans les Vacances romaines avec Gregory Peck (Carlini, décédé en 1979, n'a jamais démenti), et Hugh Montgomery ensuite. Ce qui j'ignorais complètement, en revanche, c'était tout ce qu'explique M. Martel relativement au langage codé du "catéchisme de l'amour". Il est vrai que l'Église ne parlait jamais d'amour avant Vatican II, elle parlait de Charité (caritas, agapé). le mot très "malaisant" d'amour dans la bouche des curés post-conciliaires, mis à toute les sauces, et rabâché constamment, m'était seulement apparu, pendant cinquante ans, comme une ridicule adaptation de l'Église, via son aggiornamento, au vocabulaire des hippies californiens, ce que semblaient confirmer le statut de Jésus Christ superstar (opéra rock très Vatican II) – sottise dont Jean Yanne s'amusait au cinéma – et l'encouragement par Paul VI du courant soi-disant charismatique qui est en fait du pentecôtisme californien (ce que Jean Raspail, dans ses articles du Figaro, appelait la "religion vaudoue"). le mot "charismatique" dans ce sens était d'ailleurs une invention de Paul VI en personne. Sans doute, il y avait du vrai dans ce que je croyais savoir. Cependant, mes observations restaient très superficielles. le livre de M. Martel brise les tabous et dévoile le fond de l'affaire. On apprend ainsi que Paul VI entretenait une correspondance avec deux théologiens homosexuels français, Jean Guitton et Jacques Maritain, usant de langage codé pour évoquer "l'amour-amitié entre hommes". Naturellement, avec cet "amour"-là, nous ne sommes plus DU TOUT dans le registre de la Caritas! Or, c'est au cours de tels échanges, nous explique M. Martel, qu'on fait allusion à Pierre et Jésus comme à un couple tout ce qu'il y a de physique. le livre m'a tellement ouvert les yeux que j'ai interprété de façon totalement neuve, dernièrement, la diffusion d'un documentaire absolument lamentable de Bern – comme tous les documentaires de Bern à mon goût, mais celui-ci était particulièrement gratiné – où Marie-Madeleine est présentée comme étant jalouse du lien qui unit Jésus à Pierre! Ai-je surinterprété? Eh bien, si je m'en tiens aux révélations de M. Martel, je ne le crois pas. Autrement dit, pour moi, il y aura eu un avant et un après la lecture de Sodoma, ce que je peux dire de bien peu de livres. En somme, le livre de M. Martel m'a donné à réviser une foule de notions et d'objets que je connaissais superficiellement: les dédicaces à saint Pierre dans les lieux de débauche de Jean Cocteau, l'étrange catéchisme Pierres Vivantes des évêques de France publié au début du premier septennat de Mitterrand, puis rejeté par le Vatican lui-même pour impudicité. Bref, je conçois désormais les choses sous un autre angle absolument. En épilogue de cette critique, un paradoxe. Peu de temps avant ce livre, j'avais lu les mémoires de Henri Guillemin dont la malhonnêteté intellectuelle est proverbiale. C'était une époque où la gauche bourgeoise, dont il était un pilier de bien-pensance malgré ses protestations d'esprit révolutionnaire (prononcées du fond de sa villa suisse), était volontiers homophobe, comme on dit aujourd'hui. Approuvant, on s'en doute, Vatican II, Guillemin ironise implicitement contre les résistants à ce bouleversement et lâche un de ces sarcasmes venimeux et gratuits qui étaient sa marque de fabrique contre deux catholiques notoirement homosexuels, Julien Green et Jacques Maritain, supposés se plaindre que le nihilisme de Vatican II fasse table rase de l'essentiel. Or la lecture de Sodoma prouve que l'ironie n'est certainement pas dans le camp de Guillemin, et que c'est plutôt ce dernier qu'on serait en droit d'accabler de ses sarcasmes! Ce livre m'a indigné. Il ne m'a pas indigné à cause de sa démarche que je trouve au contraire salutaire. Il ne m'a pas indigné parce que je serais homophobe. L'homosexualité ne m'a jamais posé de problème. Non, ce qui est indigne et révoltant n'est absolument pas à ce niveau. Comme pour M. Christian Combaz qui, lui non plus n'a aucune raison d'être homophobe – Combaz, dont j'écoutais récemment une émission intéressante, le scandale est pour moi celui de l'imposture. de l'immense, de la colossale imposture de Paul VI et de Vatican II: voilà l'infamie.Quelles que soient les intentions de l'Auteur, quel que son passif puisse être, son livre est solidement étayé et m'a appris des choses très neuves, alors que j'étais - je le constate à ma surprise et à mon intérêt dans la lecture - inconsciemment persuadé d'à peu près tout connaître sur certains sujets. J'avais tort. Je ne citerai que le cas de Montini, alias Paul VI (très officiellement "saint de l'Église catholique" depuis Bergoglio!) Paul VI, l'artisan résolu du désastre de Vatican II dont les statistiques nous montrent qu'il a provoqué, dès les dix premières années de la "réforme", un effondrement suicidaire de la pratique – laquelle pratique passait en France de 57 pour cent à 21 pour cent (rapport Marty) pour dégringoler aujourd'hui à... 1 pour cent! Effondrement conscient, et contre lequel non seulement le Vatican ne prit aucune mesure de redressement doctrinal, mais qu'il chercha très visiblement à accélérer, ce qui en dit long - les alibis invoqués en 1962-1968 ne tenant plus du tout - sur la volonté destructrice des instigateurs. Avec ce livre, j'ai découvert un certain nombre d'éléments, dont j'ai personnellement vérifié l'exactitude, et qui étaient pour moi tout à fait nouveaux. Ainsi, concernant Paul VI, je...
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  • yeroliote 21/01/2024
    Mon premier essai qui nous parle de l'homosexualité au Vatican, mais pas que ça n'a pas été une grande découverte, mais ce livre reste quand même instructif par rapport à d'autres thèmes abordés comme la pédophilie, la prostitution, etc. Quelques répétitions, mais on en apprend beaucoup sur la vie secrète des cardinaux, des évêques, des prêtres et bien évidemment des papes.
  • pierreabizien 03/08/2023
    Sodoma est une enquête gigantesque concernant les hypocrisies de la curie romaine à propos de l'homosexualité. L'auteur offre de très nombreux éléments, sa plume est plaisante et le ton humoristique. Des faiblesses existent cependant dans cet ouvrage que les médias mainstream se sont empressés d'applaudir. En réalité, la position de l'Eglise n'est pas si hypocrite qu'elle n'en a l'air à la lecture des documents exposés. Je pense par exemple à tous ces prélats homosensibles qui prônent une morale sévère à l'encontre du "gay way of life": Frédéric Martel y voit une immense hypocrisie, mais en réalité, c'est aussi (surtout) autre chose: la conséquence d'une lucidité éprouvée de l'intérieur (en gros, beaucoup de prêtres homosensibles sont sévères non parce qu'ils sont hypocrites, mais parce qu'ils connaissent très précisément les brûlures de l'intérieur que ce mode de vie choisi peut produire sur une sensibilité fragile). Le sujet est passionnant, et plus profond qu'il n'y paraît. Pour mieux comprendre de quoi il retourne, je vous invite à lire l'excellente critique du livre Sodoma sur le blog de Gaëtan Poisson: il y décortique point par point l'ouvrage, et offre un regard vraiment complet sur la question. Dans l'ensemble, je conseille franchement la lecture de Sodoma. Sodoma est une enquête gigantesque concernant les hypocrisies de la curie romaine à propos de l'homosexualité. L'auteur offre de très nombreux éléments, sa plume est plaisante et le ton humoristique. Des faiblesses existent cependant dans cet ouvrage que les médias mainstream se sont empressés d'applaudir. En réalité, la position de l'Eglise n'est pas si hypocrite qu'elle n'en a l'air à la lecture des documents exposés. Je pense par exemple à tous ces prélats homosensibles qui prônent une morale sévère à l'encontre du "gay way of life": Frédéric Martel y voit une immense hypocrisie, mais en réalité, c'est aussi (surtout) autre chose: la conséquence d'une lucidité éprouvée de l'intérieur (en gros, beaucoup de prêtres homosensibles sont sévères non parce qu'ils sont hypocrites, mais parce qu'ils connaissent très précisément les brûlures de l'intérieur que ce mode de vie choisi peut produire sur une sensibilité fragile). Le sujet est passionnant, et plus profond qu'il n'y paraît. Pour mieux comprendre de quoi il retourne, je vous invite à lire l'excellente critique du livre Sodoma sur le blog de Gaëtan Poisson: il y décortique point par point l'ouvrage, et offre un regard vraiment complet sur la question. Dans l'ensemble, je conseille franchement la lecture de...
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  • Nicolosette 22/07/2023
    Frederic Martel est un écrivain ,sociologue, journaliste d'investigation qui se décrit lui-même comme "catholique athée". Il fait dans ce livre une enquête approfondie,elle a duré 4 ans , sur le Vatican et l'homosexualité répandue dans toutes les strates du clergé catholique depuis les simples curés jusqu'aux cardinaux ,évêques , monsignori. C'est une enquête à charge contre l'hypocrisie ,la schizophrénie de tous ces prètres qui prêchent à leurs ouailles de faire ce qu'ils disent et, surtout pas ,ce que eux mêmes, font, en cachette, la plupart du temps ! C'est une critique des pontificats de Jean-Paul II et Benoit XVI , entourés de prélats homosexuels pratiquants ou non , qui n'ont pas réussi à réformer l'église et ont couverts la pédophilie de certains prètres . C'est la description d'un Etat exclusivement habité et dirigé par des hommes ,souvent misogynes ,qui s'arrangent et profitent des dérives de cet organisation . Il faut espèrer que ce document ouvrira les yeux au clergé , lui permettra de se réformer ,de se moderniser ,d'ouvrir l'église ,donner des responsabilités aux femmes ,divorcés ,homosexuels etc ...
  • Joy1351 31/12/2022
    Dans ce livre nous apprenons beaucoup sur l homosexualité la pedophilie; je ne pensais pas que cela soit couvert aussi haut dans la hiérarchie et surtout encore de nos jours, j ai été surprise de pages en pages, écœurée, dégoûtée, horrifiée bien que je connaissais déjà les dérives de l église catholique mais cela va t il au moins changer, je n en suis pas si sure, que fait on au 21 ieme siècle!
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