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Nouveauté
Un Afghan à Paris
Ayyam Sureau (préface de)
Date de parution : 22/09/2022
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Un Afghan à Paris

Ayyam Sureau (préface de)
Date de parution : 22/09/2022
Né dans un pays en guerre, il y a grandi, puis l’a fui à jamais. Au terme d’un voyage inhumain, c’est à Paris qu’il trouve refuge – métro Jaurès, la... Né dans un pays en guerre, il y a grandi, puis l’a fui à jamais. Au terme d’un voyage inhumain, c’est à Paris qu’il trouve refuge – métro Jaurès, la faim, le froid, l’enfer. Seul, muet, invisible parmi les invisibles, Mahmud erre dans la ville lumière. Sur les bancs publics,... Né dans un pays en guerre, il y a grandi, puis l’a fui à jamais. Au terme d’un voyage inhumain, c’est à Paris qu’il trouve refuge – métro Jaurès, la faim, le froid, l’enfer. Seul, muet, invisible parmi les invisibles, Mahmud erre dans la ville lumière. Sur les bancs publics, les amoureux fricotent. Aux terrasses des cafés, les étudiants l’ignorent. Pas un mot. Pas un regard. Alors, c’est au Père Lachaise que Mahmud traîne ses guêtres. Là, parmi les morts, il trouve son port d’attache : Balzac, Molière, Hugo, Baudelaire, plus tard… Ces livres, ces mots qu’il collectionne, cette langue qu’il a fait sienne seront son salut.
Depuis cette rive, il se console. Depuis cette rive, il nous raconte…
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EAN : 9782266328111
Code sériel : 01877
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266328111
Code sériel : 01877
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 112
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Lisez-le, c’est un véritable bonheur ! » 
François Busnel, La Grande Librairie

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sophie8991 20/10/2022
    Mahmud arrive en France après avoir fui l’Afghanistan. À son arrivée, il ne parlait pas un mot de français. Il a appris à dompter cette langue et l’en a fait sienne. C’est dans cette écriture parfaitement maîtrisée que Mahmud Nasimi nous raconte son histoire. Un récit empreint de bienveillance et d’espoir, regorgeant de poésie. Une très belle lecture qui me donne envie d’aller à la rencontre de son auteur.
  • belette2911 21/09/2022
    Lorsque j’avais écouté l’auteur à La Grande Librairie, son histoire m’avait touchée. Voilà un homme qui avait dû fuir son pays, l’Afghanistan, laisser toute sa famille sur place, ses amis, pour faire un voyage qui n’a rien d’une partie de plaisir et aboutir en France, avec le statut de réfugiés et dormir sur les trottoirs. Une de mes plus grandes craintes serait de me retrouver sur les chemins de l’exil, de quitter mon pays pour chercher refuge ailleurs, dans un pays dont je ne parle pas la langue. De son voyage, l’auteur en parlera peu, se focalisant plus sur ses souvenirs d’enfant heureux qui n’aimait pas l’école, sa vie auprès de sa grand-mère qui l’aimait et de son oncle qui avait la main lourde, sans oublier ses quelques galères en France. Ce qui m’avait le plus ému, sur le plateau de La Grande Librairie, c’était que cet homme, qui ne parlait pas un mot de français (et qui n’aimait pas lire), ait commencé à s’intéresser à la littérature après avoir vu un buste de Balzac, au Père-Lachaise. Aidé d’un traducteur sur son téléphone, il va commencer à lire sur la vie des grands auteurs enterrés là-bas, à Brel, ainsi qu’à leurs romans ou les chansons... Lorsque j’avais écouté l’auteur à La Grande Librairie, son histoire m’avait touchée. Voilà un homme qui avait dû fuir son pays, l’Afghanistan, laisser toute sa famille sur place, ses amis, pour faire un voyage qui n’a rien d’une partie de plaisir et aboutir en France, avec le statut de réfugiés et dormir sur les trottoirs. Une de mes plus grandes craintes serait de me retrouver sur les chemins de l’exil, de quitter mon pays pour chercher refuge ailleurs, dans un pays dont je ne parle pas la langue. De son voyage, l’auteur en parlera peu, se focalisant plus sur ses souvenirs d’enfant heureux qui n’aimait pas l’école, sa vie auprès de sa grand-mère qui l’aimait et de son oncle qui avait la main lourde, sans oublier ses quelques galères en France. Ce qui m’avait le plus ému, sur le plateau de La Grande Librairie, c’était que cet homme, qui ne parlait pas un mot de français (et qui n’aimait pas lire), ait commencé à s’intéresser à la littérature après avoir vu un buste de Balzac, au Père-Lachaise. Aidé d’un traducteur sur son téléphone, il va commencer à lire sur la vie des grands auteurs enterrés là-bas, à Brel, ainsi qu’à leurs romans ou les chansons du Grand Jacques. Je veux bien parier qu’il a lu plus d’auteurs classiques que moi ! De plus, il était capable de réciter de belles poésies, là où ma mémoire plante royalement. Hélas, je n’ai pas retrouvé ces émotions dans son récit autobiographique. Il me semble même qu’il en a raconté plus sur le plateau de l’émission que dans son roman (qu’il a écrit en français, je lui tire mon chapeau). Mince alors, c’est un comble. Malgré tout, je retiendrai cette belle leçon de vie que l’auteur nous offre, ainsi que sa capacité à ne pas baisser les bras, face aux administrations lentes, très lentes et très inhumaines. Putain, c’est déjà une galère quand, belge dans ton pays, parlant la langue, tu as besoin de renouveler ta carte d’identité ou d’obtenir une prime pour des travaux…. La lenteur est exaspérante et parfois, on se croirait dans un Astérix, où les fonctionnaires romains l’envoyaient d’Hérode à Pilate… Là où moi, je perds patience et tout optimisme, lui a gardé le sien (comment il a fait ??), célébrant le pays qui l’a accueilli, même s’il a dû dormir par terre, dans des conditions qu’on ne souhaiterait même pas à un chien. Effectivement, lorsque ensuite, on s’en sort, tout est bien qui fini bien, mais ce n’est pas toujours le cas pour les autres. Ce récit autobiographique d’un homme pour sa nouvelle terre d’accueil fut une belle lecture, malgré mes émotions que je n’ai pas retrouvées, et très intéressante. Le préfacier avait raison, ce n’est pas un simple écrit d’un réfugié, c’est plus que ça. C’est un récit qui permet de relativiser nos petits malheurs, d’ouvrir une belle page sur les bienfaits des lectures, de la culture, du partage, un cri d’amour pour la France et la Belgique, sur les bienfaits de l’amitié, sur l’exil qui n’est jamais facile, sur sa famille qui lui manque… C’est aussi le récit d’un homme qui s’est pris en main, qui a compris les bienfaits des études, de l’apprentissage et qui s’est tenu droit, là où les autres se courbaient.
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  • DucalmeLucette 21/09/2022
    Mahmud est afghan et il se retrouve à fuir son pays en guerre. On comprend qu’il ne le fait pas de gaieté de cœur, bien sûr. Il le fait pour survivre, et on ressent que c’est exactement ce qu’il va faire à son arrivée à Paris. Survivre. Il déambule à travers la foule, celle qui le rend invisible. Il raconte cette difficulté à exister dans un pays qui n’est pas le sien, dont il ne maîtrise pas la langue. Mais dans ce petit livre, il évoque surtout des souvenirs. Ce qu’il a perdu, l’enfance insouciante, l’amour, la famille. Mais aussi ce qu’il a gagné en France, l’amour des livres, des écrivains, des chanteurs, sans oublier l’amitié. C’est un petit recueil de pensées, de souvenirs et de ressentis. Il se lit très vite, passe d’un sujet à un autre, est bordé de poésie simple face aux difficultés de la vie. Il retranscrit les émotions de l’auteur, son positivisme, son espoir, son envie de s’en sortir mais il n’oublie pas ce qu’il a dû endurer. Comment le pourrait-il ? Ce sont ses mots qu’il couche sur papier, parfois comme une envie pressante, mais qui regorgent toujours de sa façon de voir la beauté... Mahmud est afghan et il se retrouve à fuir son pays en guerre. On comprend qu’il ne le fait pas de gaieté de cœur, bien sûr. Il le fait pour survivre, et on ressent que c’est exactement ce qu’il va faire à son arrivée à Paris. Survivre. Il déambule à travers la foule, celle qui le rend invisible. Il raconte cette difficulté à exister dans un pays qui n’est pas le sien, dont il ne maîtrise pas la langue. Mais dans ce petit livre, il évoque surtout des souvenirs. Ce qu’il a perdu, l’enfance insouciante, l’amour, la famille. Mais aussi ce qu’il a gagné en France, l’amour des livres, des écrivains, des chanteurs, sans oublier l’amitié. C’est un petit recueil de pensées, de souvenirs et de ressentis. Il se lit très vite, passe d’un sujet à un autre, est bordé de poésie simple face aux difficultés de la vie. Il retranscrit les émotions de l’auteur, son positivisme, son espoir, son envie de s’en sortir mais il n’oublie pas ce qu’il a dû endurer. Comment le pourrait-il ? Ce sont ses mots qu’il couche sur papier, parfois comme une envie pressante, mais qui regorgent toujours de sa façon de voir la beauté des choses. C’est joli, c’est attendrissant, et il peut être fier d’avoir réussi ce travail alors qu’il vit en France que depuis deux ans seulement et qu’il ne maîtrisait aucunement le français à son arrivée. Mais les chapitres s’envolent à vitesse grand V, le récit balaie si vite, trop vite, tous les sentiments de son auteur. Il dissémine des bribes du passé et du présent sans jamais approfondir les choses. Par conséquent, le lecteur a tendance à rester en survol de cette histoire qui pourtant, doit être si riche en émotions diverses en réalité. Je ne dirai pas que je ne l’ai pas aimé. Je dirai que je suis restée à la surface et que ces quelques pages n’auront pas suffi à me marquer. C’est pourtant le genre d’histoire qui peut me bouleverser. C’est touchant mais ce n’est pas inoubliable.
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  • Jacline 26/06/2022
    Partagée entre admiration- pour l'exploit relaté- et incrédulité - pour le temps consacré à la démarche inhabituelle- la formatrice en FLE que je suis ne va cependant pas bouder cet essai qui mérite d'exister. Notre langue, si belle, si riche, mais si complexe, mérite bien qu'on puisse se flatter de l'avoir apprivoisée de façon singulière. J'ai eu plusieurs "élèves" afghans et je ne peux que vanter leur pugnacité et leurs aptitudes souvent étonnantes.
  • liberliber 17/06/2022
    Dans la préface qu'elle lui consacre, la philosophe Ayyam Sureau se demande pourquoi Mahmud Nasimi a opté pour le français plutôt que pour le dari afin de composer le récit de sa vie. Comment traduire au mieux ses états d'âme dans une autre langue que celle de la mère, celle qui est a priori la mieux à même de se raconter parce qu'elle a structuré votre pensée ? Dans sa réponse, le jeune auteur assure que le français, grâce à la richesse de sa littérature, a révélé chez lui des sensations, nouvelles et anciennes, sur lesquelles il ne pouvait mettre des mots. C'est la raison pour laquelle, dans son récit, Mahmud Nasimi pratique des allers et retours entre sa vie à Paris et celle d'avant, avant que son pays natal ne sombre dans la terreur et l'obscurantisme. Menacé par le régime des Talibans, Mahmoud Nasimi fuit l'Afghanistan en 2013, abandonnant « études, amis, famille, amour »... Il arrive à Paris après quatre éprouvantes années d'errance. Mais l'accueil qui lui est réservé dans la capitale du pays des droits de l'homme n'est pas à la hauteur de notre tradition d'hospitalité souvent revendiquée. À son arrivée, l'accablement le saisit. Il pense ne plus « jamais vivre normalement » et c'est... Dans la préface qu'elle lui consacre, la philosophe Ayyam Sureau se demande pourquoi Mahmud Nasimi a opté pour le français plutôt que pour le dari afin de composer le récit de sa vie. Comment traduire au mieux ses états d'âme dans une autre langue que celle de la mère, celle qui est a priori la mieux à même de se raconter parce qu'elle a structuré votre pensée ? Dans sa réponse, le jeune auteur assure que le français, grâce à la richesse de sa littérature, a révélé chez lui des sensations, nouvelles et anciennes, sur lesquelles il ne pouvait mettre des mots. C'est la raison pour laquelle, dans son récit, Mahmud Nasimi pratique des allers et retours entre sa vie à Paris et celle d'avant, avant que son pays natal ne sombre dans la terreur et l'obscurantisme. Menacé par le régime des Talibans, Mahmoud Nasimi fuit l'Afghanistan en 2013, abandonnant « études, amis, famille, amour »... Il arrive à Paris après quatre éprouvantes années d'errance. Mais l'accueil qui lui est réservé dans la capitale du pays des droits de l'homme n'est pas à la hauteur de notre tradition d'hospitalité souvent revendiquée. À son arrivée, l'accablement le saisit. Il pense ne plus « jamais vivre normalement » et c'est la lecture et l'écriture qui vont extirper « l'emprise douloureuse et inutile » qui l'emprisonne pour lui permettre de trouver « la consolation, l'espérance, la paix... ». Par la grâce de la littérature, outil de résilience s'il en est, il va passer du statut de réfugié perdu dans un pays et une culture inconnus à un modèle d'assimilation. C'est dans le cimetière du Père-Lachaise qu'il a la révélation que, à côté de la rue et de son indifférence, un autre monde existe« Un sentiment doux et paisible » l'envahit en effet avant qu'il ne « tombe » sur la sépulture de Balzac. Celui-ci ne sera pas le seul mort à lui parler. Suivront Baudelaire, Maupassant, Duras... Trop beau pour être vrai ? On a en effet un peu de mal à comprendre pourquoi cet homme aime tant la France alors qu'il a dû passer plus de trois semaines devant « l'office chargé de l'enregistrement des demandeurs d'asile, à attendre avec plus de deux cents réfugiés », qu'il a subi le regard méprisant des ronds-de-cuir, qu'il a été confronté aux regards fuyants de ceux qui le prenaient pour « un mendiant ou un voleur »... Sans oublier la peur et la souffrance d'avoir abandonné les siens. Il y a eu néanmoins de belles opportunités et de belles rencontres qui atténuent le sombre portrait d'une France fermée à l'étranger. Une association l'a aidé à apprendre « la langue de Molière », une famille de Français et une communauté de religieux âgés l'ont accueilli, des amitiés se sont nouées... On ne peut qu'être impressionné par l'impeccable maîtrise, par l'auteur, d'un français académique bien léché que presque plus personne ne pratique. D'autant plus que, bien qu'issu « d'une famille ouverte et éduquée », Mahmud n'avait jamais été attiré par les livres. Il confie même en avoir été allergique ! Il tient certainement de son milieu d'origine et de sa formation en droit et en sciences politiques une curiosité et une soif d'apprendre. Ce constat fait, le récit souffre précisément du soin apporté à l'écriture qui affaiblit la puissance du message. Il n'en reste pas moins que « Un Afghan à Paris », cri d'amour à la France, ode à la littérature et leçon d'optimisme, est un témoignage essentiel qui nous fait prendre conscience de l'ignominie de la condition des migrants et de notre indifférence à leur égard. Car, tous n'ont pas la force de caractère du narrateur ! Attendons le prochain livre de Mahmud Nasimi pour voir s'il est capable d'inventer des histoires autres que la sienne et de les façonner dans un style qui lui serait propre et non issu de ses multiples lectures. EXTRAIT Mais quand j'ouvre un livre, un rayon de soleil illumine mon cœur.
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