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Omnibus
EAN : 9782258055599
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 130 x 198 mm

2001 - 3001, Les Odyssées de l'espace

Jacques Goimard (préface de)
Date de parution : 18/01/2001

Cet ouvrage rassemble les plus grands écrits d'Arthur Clarke, un des maîtres de la S.F. qui inspira le chef d'oeuvre de Stanley Kubrick.

Arthur Clarke, un jour, reçut une proposition proprement insensée : « Faisons ensemble le bon film de science-fiction - celui dont tout le monde parle et que nul n'a jamais vu. » La lettre était signée Stanley Kubrick. L'écrivain accepta ; il sortit de là un film, puis deux, trois...

Arthur Clarke, un jour, reçut une proposition proprement insensée : « Faisons ensemble le bon film de science-fiction - celui dont tout le monde parle et que nul n'a jamais vu. » La lettre était signée Stanley Kubrick. L'écrivain accepta ; il sortit de là un film, puis deux, trois et finalement quatre romans.
C'était la grande époque des fusées, de la NASA, de la Nouvelle Frontière et de la course à la Lune. Le président Kennedy avait raison : mieux valait la compétition pacifique dans l'espace que la guerre froide. A condition de jouer le jeu, de ne pas donner d'instructions propres à rendre fous les ordinateurs les mieux éduqués.
Mais à trop explorer l'univers, nous risquons de découvrir que nous n'y sommes pas seuls. Ils sont déjà venus il y a bien longtemps ; ils ont trouvé nos ancêtres et les ont favorisés, sans peut-être bien voir quelle bombe à retardement ils mettaient en place.
Ils sont les jardiniers des prairies étoilées. Ils sont comme des dieux. Depuis des millions d'années, ils n'ont plus de corps, même mécanique ; ils sont faits d'énergie pure et peuvent aller, d'un coup d'aile, au bout de l'univers. Ils sèment les graines des espèces intelligentes.
De temps en temps, ils se trompent. La création de l'humanité en est un douloureux exemple ; il peut d'ailleurs arriver pire. Alors ils arrachent les mauvaises herbes.
Allons, leur petit univers est très jeune, et son dieu est encore un enfant.

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EAN : 9782258055599
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 130 x 198 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jfbonne Posté le 17 Août 2021
    Le livre est très intéressant, simple donc agréable à lire mais avec un bon vernis de science, et c'est exactement ce que je cherchais : merci au blogueur Apophis de l'avoir conseillé comme marchepied vers la hard SF :) En plus, je l'ai choisi en omnibus, avec les deux nouvelles en prequelles, et ça c'est vraiment super ! Elles sont très intéressantes, tout comme bien sûr les trois autres odyssées dont j'ignorais carrément l'existence ! Ces histoires sont prenantes, elles nous emmènent avec elles dans l'espace et fourmillent de détails techniques, certains étant prospectifs d'une manière stupéfiante ! (les tablettes tactiles pour visionner les journaux télévisés en podcast, la smartwatch pour les notifications, etc...). Comme tout le monde j'avais vu le film 2001, il y a longtemps, et comme beaucoup je l'avais trouvé long et ennuyeux. Comme souvent, le livre (bien que légèrement postérieur) est bien mieux, plus détaillé et plus consistant que le film dont une grande part est sans dialogue (donc déductif) tandis que le livre est plus explicit, en rentrant à l'intérieur de la tête des personnages, y compris dès les premières secondes à l'âge préhistorique et permet de comprendre beaucoup plus de choses. D'autant plus qu'on ne voit pas l'OVNI... Le livre est très intéressant, simple donc agréable à lire mais avec un bon vernis de science, et c'est exactement ce que je cherchais : merci au blogueur Apophis de l'avoir conseillé comme marchepied vers la hard SF :) En plus, je l'ai choisi en omnibus, avec les deux nouvelles en prequelles, et ça c'est vraiment super ! Elles sont très intéressantes, tout comme bien sûr les trois autres odyssées dont j'ignorais carrément l'existence ! Ces histoires sont prenantes, elles nous emmènent avec elles dans l'espace et fourmillent de détails techniques, certains étant prospectifs d'une manière stupéfiante ! (les tablettes tactiles pour visionner les journaux télévisés en podcast, la smartwatch pour les notifications, etc...). Comme tout le monde j'avais vu le film 2001, il y a longtemps, et comme beaucoup je l'avais trouvé long et ennuyeux. Comme souvent, le livre (bien que légèrement postérieur) est bien mieux, plus détaillé et plus consistant que le film dont une grande part est sans dialogue (donc déductif) tandis que le livre est plus explicit, en rentrant à l'intérieur de la tête des personnages, y compris dès les premières secondes à l'âge préhistorique et permet de comprendre beaucoup plus de choses. D'autant plus qu'on ne voit pas l'OVNI qui apporte le monolithe, contrairement à ce qu'Arthur CLARKE écrit dans le livre... de même que, même s'il faut reconnaitre que la tension dramatique et le choix terrible que Dave fait dans le film lorsque HAL tue Franck, bien qu'incohérent, sont bien plus intenses que dans le livre; le film fait quasiment l'impasse sur toute la partie Jupiter/Io du livre, la [masquer]gare cosmique[/masquer], etc... et toute la dernière partie du film qu'on a l'impression de vivre en accéléré par rapport à la trame de l'histoire... Mais cela fait tout de même plaisir de visualiser en image un aussi bon livre. Concernant la seconde odyssée, le film suit également la trame du livre, mais évidemment en beaucoup simplifié et accéléré... toutes les considérations du voyage, tous les aspects scientifiques en sont balayés (franchement j'ai été déçu par les effets spéciaux)... le drame chinois avec Europe est également absent, bref une grosse simplification... même s'il y a des scènes spectaculaires comme celle du ralentissement du vaisseau via l'atmosphère de Jupiter, et la tension est bien là comme lors de la traversée extravéhiculaire pour rejoindre l'épave du Discovery ! L'ajout du contexte humain de guerre froide apporte également un vrai plus, et la fin est vraiment très belle, ces images à deux soleils... et l'évolution d'Europe ! Ce fut donc pour moi un bon film de divertissement :) Revenons au livre. Traditionnellement, dans les romans de SF, les activités quotidiennes tels que les repas sont anecdotiques, et les personnages vont rarement aux toilettes... Dans cet ouvrage, j'ai commencé à percevoir ce que pouvait être la hard SF quand j'ai découvert que l'auteur pousse la précision jusqu'à décrire sur plusieurs paragraphes le protocole que les protagonistes doivent respecter pour aller aux toilettes en pesanteur faible !!! XD Bien évidemment, bien d'autres aspects scientifiques de la vie pratique sont couverts, tels que justement la prise des repas, le couchage, l'activité physique, le suivi médical, etc... j'adore ! Il y a également certaines prévisions de l'essai prospectif "Lettre du 20 Juillet 2019" qui sont intéressantes. Comme beaucoup, j'ai trouvé le 3e odyssée en retrait, l'histoire est plutôt simple, heureusement que l'approche scientifique vient contre balancer. La 4e odyssée est radicalement différente, là on est 1000 ans plus tard, il y a donc une grande part de prospection. Par contre, cela est prétexte à certaines analyses et critiques de notre époque actuelle, et j'ai trouvé certaines réflexions très pertinentes ! Quant à la toute fin, bien qu'elle donne l'impression d'avoir été finie à la va-vite, elle m'a tout de même inspiré un profond sentiment de vertige, sans doute involontairement de la part de l'auteur. En effet, bien que lecteur débutant (et j'imagine que ces trois points ont été bien mieux traités dans d'autres romans; à tous le moins par d'autres lecteurs), je trouve que [masquer]les humains ont faits preuve d'une terrible légèreté en injectant des virus informatiques dans le monolithe : au-delà des réactions locales imprévisibles que cet outil immensément puissant aurait pu déclencher, au-delà du fait que le chapitre s'appelle précisément "frappe préventive" et qu'on imagine tous les conséquences d'une telle attaque contre un tel autre parti (la civilisation ou le comité utilisant le monolithe) et d'en être à l'initiative, il faut garder à l'esprit que le monolithe est connecté au moins à un "centre superviseur", à AMT-0 et AMT-1... et sans doute une porte d'entrée d'un réseau d'interconnexion de taille à minima galactique ! Que peut-il se passer si le virus se propage dans ce réseau, dans tous les équipements de cette structure galactique voire universelle, et atteigne et frappe les civilisations qu'ils interconnectent et qui en dépendent ??? C'est de l'inconséquence pure ! Quelles fabuleuses suites auraient pu être écrites avec ces conséquences d'un effondrement d'une telle portée, et les humains se trouvant responsables et ennemis désignés de l'Univers entier, voire au-delà !!! (autant ne pas se limiter et étendre les connexions et conséquences à d'autres (bulles/multi) univers et dans le temps ! :D [/masquer] Bref, une très bonne lecture, un très agréable moment ! Merci Arthur CLARKE, et merci Apophis pour la recommandation :D
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  • Darkangel2202 Posté le 30 Septembre 2015
  • odin062 Posté le 24 Décembre 2014
    Après l’anthologie Wells que j’ai acheté il y a quelques années, après l’anthologie Barjavel reçue via une édition de masse critique, voici venu l’anthologie des Odysées de l’Espace de Arthur C. Clarke ! On peut dire que les éditions Omnibus nous gâtent en rééditant, sous un format pratique et élégant, les romans cultes de science-fiction ! Je les remercie de m’avoir fait parvenir ce livre, de même que je remercie Babelio pour cette nouvelle édition de masse critique. L’objet, comparé aux deux autres éditions citées plus haut, date de 2001. Ainsi, la couverture n’est pas aussi réussie que pour les autres livres. C’est ce qui m’a frappé en ouvrant le colis. En revanche, une fois la première page tournée, on oublie vite l’enveloppe du livre ! Soixante-dix pages d’introduction passionnantes nous accueillent. Derrière cette anthologie, il y a bien sur le film de Kubrick et c’est ainsi qu’en sortant de cette introduction, nous devenons incollable sur le projet et sur la saga des Odyssées ! Pour un fan de littérature et de cinéma, connaitre les dessous d’une telle « adaptation » est un must ! Premier point positif ! Puis le livre nous offre ainsi l’intégral de l’avant et l’après « 2001 :... Après l’anthologie Wells que j’ai acheté il y a quelques années, après l’anthologie Barjavel reçue via une édition de masse critique, voici venu l’anthologie des Odysées de l’Espace de Arthur C. Clarke ! On peut dire que les éditions Omnibus nous gâtent en rééditant, sous un format pratique et élégant, les romans cultes de science-fiction ! Je les remercie de m’avoir fait parvenir ce livre, de même que je remercie Babelio pour cette nouvelle édition de masse critique. L’objet, comparé aux deux autres éditions citées plus haut, date de 2001. Ainsi, la couverture n’est pas aussi réussie que pour les autres livres. C’est ce qui m’a frappé en ouvrant le colis. En revanche, une fois la première page tournée, on oublie vite l’enveloppe du livre ! Soixante-dix pages d’introduction passionnantes nous accueillent. Derrière cette anthologie, il y a bien sur le film de Kubrick et c’est ainsi qu’en sortant de cette introduction, nous devenons incollable sur le projet et sur la saga des Odyssées ! Pour un fan de littérature et de cinéma, connaitre les dessous d’une telle « adaptation » est un must ! Premier point positif ! Puis le livre nous offre ainsi l’intégral de l’avant et l’après « 2001 : L’odyssée de l’espace ». On y retrouve les nouvelles « Rencontre à l’aube » et « La sentinelle » ayant persuadé Kubrick de faire appel à Clarke. Elles sont suivis par le « scénario » du film tel que l’a imaginé Clarke et enfin la suite du film (et non du roman) avec « 2010, Odyssée deux », « Le 20 juillet 2019 », « 2061, Odyssée trois » et enfin « 3001, Odyssée finale ». Au final, pas moins de 1000 pages de SF. On se met à table ? --------- « 2001, l’odyssée de l’espace » fait partie de ces films que je n’ai jamais regardés (mon secret d’inculture en somme) alors que je m’y suis toujours engagé. J’ai donc compensé ce manque par la lecture du bouquin « scénario » du film et ce grâce aux éditions omnibus et babelio dans le cadre de masse critique. C’est donc en ayant encore les belles images du voyage d’ « Interstellar » dans la tête que j’ai ouvert le bouquin. On se voit transporté directement 3 millions d’années avant notre ère. Du temps des hommes-singes vouant un culte à un monolithe. Drôle d’idée ! [masquer]Puis c’est un autre monolithe qui nous est offert après un voyage Terre-Lune et un dernier après un très long voyage Terre-Saturne.[/masquer] Vous l’aurez compris, beaucoup de mystère autour de ces pierres à angles parfaits. On conçoit vite l’idée de Clarke selon laquelle notre évolution [masquer]a été guidée par une entité supérieure extra-terrestre[/masquer]. A l’instar de la lecture d’un King ou d’un Lovecraft, on se sent tout petit dans l’univers. D’insignifiants êtres se croyant maitre de tout alors que nous sommes maitres de rien. Le livre est vraiment bien écrit, fluide, avec des chapitres courts qui facilitent la lecture. Les personnages sont très intéressants, qu’ils soient humains ou robotisés. On sent que la guerre froide est bien installée et on se replace facilement dans la course à l’espace de l’époque. Mon seul regret repose surement sur un manque de détails sur la vie sur Terre, on se focalise sur les vaisseaux sans aller plus loin. Du moins, ce n’est pas le but du livre. Avec parfois quelques longueurs, Clarke nous mène efficacement vers l’apogée de son roman. La fin est à couper le souffle et je dois dire que sa vision de l’évolution est une vision qui m’a toujours passionné. Quelle est la prochaine étape de la conscience ? Quels sont les différents étages de conscience ? Ici on est plus dans le domaine philosophique et biologique que dans le domaine de la physique quantique ou non. Et c’est bien cela aussi qui m’a beaucoup plus. Il me reste maintenant, pour finir cette lecture, à regarder le film de Kubrick et combler mon inculture. --------- Et on enchaine tout de suite avec « 2010, Odyssée deux » après un saut temporel de seulement 9 ans. Ici, pas de suite au livre mais bien une suite au film. C’est assez déconcertant dans une anthologie, surtout quand vous n’avez pas vu le film, mais heureusement Clarke fait des rappels habiles, voire parfois reprend des chapitres entier du précédent bouquin (parfois lourd pour un lecteur qui vient de le lire). Suite réussie ? On retrouve dans ce roman, le personnage qui m’avait le plus accroché dans le précédent ouvrage, à savoir Floyd. J’en étais ravi ! Quel est le spitch ? Et bien nous reprenons l’histoire où nous l’avons laissé. Il est grand temps de rejoindre Discovery qui est en perdition sur l’orbite de Jupiter. Et pour cela, rien de mieux qu’un vaisseau URSS ! On se voit plongé dans un climat guerre froide apaisée entre les russes et les américains en mission. Qu’est devenu Hal ? Et David Bowman ? Y a-t-il de la vie ailleurs ? Et qu’est-ce que ce maudit monolithe ? Clarke est ici beaucoup plus détendu que dans le premier roman. Je dois dire que l’humour ne manque pas, les personnages sont très charismatiques et c’est un plaisir de partager ce voyage avec eux ! Il faut toutefois dire que ce voyage est assez redondant. Une fois qu’on a fait le voyage Terre – Saturne, le voyage Terre – Jupiter nous semble monotone et ce n’est pas les incroyables découvertes sur les satellites de Jupiter qui relève la sauce… Mais le plus ennuyeux dans ce bouquin sont bien les passages avec David Bowman. L’écriture est parfois lourde, parfois trop explicative. On avait très bien compris l’idée de 2001 alors pourquoi repartir dans de lourdes explications ? A côté de cela, l’aspect « IA » est bâclé et il ne se passe rien sur Terre, du moins nous ne savons rien de ce qui s’y passe. Vous l’aurez compris, ce deuxième opus m’a beaucoup moins convaincu que le premier opus et il parait que le troisième est encore pire. C’est à se demander s’il faut continuer… En tout cas une pause s’impose. Je reprendrais surement le troisième tome après avoir digéré celui-ci et m’être penché sur son adaptation au cinéma. En attendant, cette anthologie est à mettre dans toutes les mains des fans de SF, tout comme l’ensemble des rééditions OMNIBUS !
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  • CDemassieux Posté le 21 Décembre 2014
    Premier commandement : « Le film éponyme de Stanley Kubrick tu oublieras. En lisant la préface de Jacques Goimard – “Une odyssée formelle” – tu comprendras. » 2001, l’odyssée de l’espace de Kubrick est en effet essentiellement visuel, voire impressionniste, pour filer la métaphore picturale. Il n’explique rien : il nous laisse le soin de le faire ou, plus intelligemment, de ne pas le faire. Le roman de Clarke et ses suites, c’est le contraire. Il donne à voir, certes, mais surtout : il invite à se représenter mentalement le futur qu’il propose. Ceci étant dit, la présente édition de cette odyssée, aussi spatiale que spirituelle, se lit comme une naissance. D’abord avec deux nouvelles en forme de genèse du projet Odyssée : Rencontre à l’aube…(dont le dénouement a des allures de planète des singes, vous comprendrez !) et La Sentinelle (qui en dit long sur la délicatesse humaine, façon éléphant dans un magasin de porcelaine, vous comprendrez aussi !). Ce qui frappe dans 2001, c’est son caractère tellement plausible, sauf quelques détails devenus obsolètes – telle la présence de l’URSS, disparue depuis plus de vingt ans. Si le film était une songerie, le roman est une réflexion approfondie sur... Premier commandement : « Le film éponyme de Stanley Kubrick tu oublieras. En lisant la préface de Jacques Goimard – “Une odyssée formelle” – tu comprendras. » 2001, l’odyssée de l’espace de Kubrick est en effet essentiellement visuel, voire impressionniste, pour filer la métaphore picturale. Il n’explique rien : il nous laisse le soin de le faire ou, plus intelligemment, de ne pas le faire. Le roman de Clarke et ses suites, c’est le contraire. Il donne à voir, certes, mais surtout : il invite à se représenter mentalement le futur qu’il propose. Ceci étant dit, la présente édition de cette odyssée, aussi spatiale que spirituelle, se lit comme une naissance. D’abord avec deux nouvelles en forme de genèse du projet Odyssée : Rencontre à l’aube…(dont le dénouement a des allures de planète des singes, vous comprendrez !) et La Sentinelle (qui en dit long sur la délicatesse humaine, façon éléphant dans un magasin de porcelaine, vous comprendrez aussi !). Ce qui frappe dans 2001, c’est son caractère tellement plausible, sauf quelques détails devenus obsolètes – telle la présence de l’URSS, disparue depuis plus de vingt ans. Si le film était une songerie, le roman est une réflexion approfondie sur l’évolution, à la fois organique et artificielle, à travers Hal, cet ordinateur (sur)doué d’une âme. Roman mystique lorsque l’on voit plus loin, 2001 est une ode à l’infini, dont nous ne sommes qu’une part négligeable. Direction 2010, maintenant… Premier écueil, et pas des moindres : on reprend l’histoire à partir du film. Ce n’est plus un satellite de Saturne mais de Jupiter qui occupe cette nouvelle expédition. Idem pour certains événements rétrospectifs : il est ainsi relaté que Bowman a tenté de sauver Poole. Dans le film, oui : pas dans le roman. Ceci rend la frontière entre le texte et l’image poreuse, et l’on s’en trouve un peu dérouté. 2010 est aussi un voyage qui dévoile le mystère, c’est-à-dire qu’il limite les débordements de notre imaginaire. Comme si l’auteur, en ayant parcouru précédemment l’au-delà de notre système et de notre entendement limité, avait besoin de retrouver des dimensions plus acceptables et d’expliquer l’inexplicable. Il reste des descriptions éminemment visuelles qui nous font toucher du bout des doigts ce que – à moins de faire connaissance avec un monolithe ! – nous ne connaîtrons pas…Notre lointaine descendance, quant à elle, apercevra peut-être la renaissance de « l’archange déchu », qui sait ? Mais avant de partir en 2061– clin d’œil à Kubrick ( ?), qui inséra lui aussi un intermède dans son film –, la présente édition nous offre une pause : Le 20 juillet 2019 (Une journée dans la vie de la planète Terre). Bien sûr, pour nous qui entrons dans l’année 2015, cette vision n’est plus possible en l’état puisqu’il est question d’un futur immédiat qui, nous le savons, n’adviendra pas en ces termes. Cependant, des similitudes avec notre actuel monde sont indéniables, notamment pour ce qui concerne des avancées technologiques. Il s’agit là d’un texte collaboratif, écrit avec des spécialistes de divers domaines d’étude, ce qui explique son caractère très didactique. On avait quitté 2010, qui s’achevait par une naissance astrale, et en entrant dans 2061, nous assistons à celle de la vie, plus viable que celles rencontrées par Bowman lors de ses précédents « voyages ». C’est une autre odyssée de l’évolution qui commence, en quête de ce que les semeurs de l’espace, responsables de cette gigantesque expérience, considèrent comme la plus importante valeur : l’esprit, autrement dit la conscience. A noter dans ce troisième volet la pénétration de l’espace par les puissances privées : les Etats n’en n’ont plus l’exclusivité, ce qui va dans le sens de notre présente évolution. Mais peut-on parler d’évolution ? C’est une autre histoire…On retrouve le professeur Floyd, régénéré grâce aux prodigieuses avancées de la médecine et qui connaîtra à son tour l’accomplissement de sa vie d’astronaute. Enfin, 3001, dernière étape, raconte d’abord la résurrection de Poole, première victime de Hal, dont le corps dérivait depuis mille ans dans l’espace. Mais 3001 évoque quelque part l’immortalité de la conscience humaine, quels que soient ses balbutiements à l’échelle universelle. On peut aussi comprendre cette ultime étape comme une histoire de l’autodétermination humaine. Conclusion : nous avons là une odyssée majeure de la S.F., avec toutefois une petite réserve s’agissant du titre. Il eût fallu, en effet, écrire : « 2001 et autres odyssées », car si les romans suivants forment un ensemble cohérent, le premier, né d’une rencontre entre deux imaginaires foisonnants, est, selon moi, une comète insaisissable et solitaire. Plus généralement, il y a de l’utopie chez Clarke, mais une utopie à échelle astronomique. En sera-t-il ainsi ? La vie trouvera-t-elle toujours son chemin ? Oui, si les espèces ne se laissent pas dominer par une intelligence obscurantiste et/ou essentiellement mercantile, ne mesurant l’avenir qu’à l’aune d’idéologies et d’intérêts limités, sans réelle vision. Attendons de voir… Il n’empêche, cette aventure spatiale en même temps qu’originelle est un testament positif adressé au futur et l’affirmation d’une réalité pas encore vérifiée : il est impossible que la vie n’ait essaimé que sur notre planète bleue ! Enfin, ces forces créatrices, que sont-elles vraiment ? Des extraterrestres ? D’accord, en apparence. Au-delà, qui organise cet universel programme ? Dieu, pourquoi pas ? Même si l’on peut chrétiennement objecter qu’Il n’intègre pas dans ses calculs créateurs la dimension darwiniste…à moins que ? (Remerciements aux éditions Omnibus et à Babelio, via Masse critique)
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  • chocoladdict Posté le 1 Décembre 2014
    Arthur C. Clarke est un écrivain anglais de SF qui écrivit en 1948 une nouvelle qu'il baptise La Sentinelle et c'est cette histoire qui servira de point de départ en 1964 au roman 2001: l'Odyssée de l'Espace. La Sentinelle raconte la découverte sur la Lune par une équipe d'exploration d'un étrange objet inconnu et totalement étranger à la Terre. En 1964,Clarke encontre à New York Stanley Kubrick, et tous deux deux décident pour l'un de transformer La Sentinelle en roman (L'Odyssée de l'Espace), et pour l'autre de réaliser le film qui porte le même titre et qui deviendra le film de science fiction le plus célèbre et le plus célèbré de tous les temps. Grace à Bableio et l'opération masse critique ( merci à eux) , j'ai pu découvrir une édition assez exceptionnelle qui est l'oeuvre d'Omnibus éditions, qui rassemble l'intégralité des 4 romans de l'odysée de l'espace, ainsi que la nouvelle "la sentinelle" et une autre nouvelle, antérieure à tous les autres, "rencontre à l'aube" qui pose les prémisses du film de Kubrick. De ce long ouvrage ( + de 1000 pages), j'ai surtout été passionné par la longue préface de Jacques... Arthur C. Clarke est un écrivain anglais de SF qui écrivit en 1948 une nouvelle qu'il baptise La Sentinelle et c'est cette histoire qui servira de point de départ en 1964 au roman 2001: l'Odyssée de l'Espace. La Sentinelle raconte la découverte sur la Lune par une équipe d'exploration d'un étrange objet inconnu et totalement étranger à la Terre. En 1964,Clarke encontre à New York Stanley Kubrick, et tous deux deux décident pour l'un de transformer La Sentinelle en roman (L'Odyssée de l'Espace), et pour l'autre de réaliser le film qui porte le même titre et qui deviendra le film de science fiction le plus célèbre et le plus célèbré de tous les temps. Grace à Bableio et l'opération masse critique ( merci à eux) , j'ai pu découvrir une édition assez exceptionnelle qui est l'oeuvre d'Omnibus éditions, qui rassemble l'intégralité des 4 romans de l'odysée de l'espace, ainsi que la nouvelle "la sentinelle" et une autre nouvelle, antérieure à tous les autres, "rencontre à l'aube" qui pose les prémisses du film de Kubrick. De ce long ouvrage ( + de 1000 pages), j'ai surtout été passionné par la longue préface de Jacques Goimard , grand spécialiste français de la science-fiction et du fantastique, qui retrace avec précision les relations entre Clarke et Stanley Kubrick au moment de la réalisation du film retraçant 2001 et qui raconte pas mal d'élèments déterminants des différentes odysées...bref une préface indispensable pour ceux qui n'ont pas tout compris aux histoires de Clarke. Certes, la thématique adoptée par Stanley Kubrick et Artur C. Clarke dans ce long travail de collaboration. est de prime abord plutot simple à saisir : Et si l'humanité était devenue telle qu'elle est aujourd'hui par l'intervention d'Extraterrestres?. Autrement dit,, nous ne sommes pas dans un scénario à la Star wars ou Star Trek, mais bien dans une approche bien plus métaphysique de l'espace et du monde extraterrestre. Pas de petits bonhommes verts, mais .d' étranges monolithes qui représentent les hommes venus d'ailleurs. Pour qui comme moi n'est pas forcément passionnée du genre et rompue au jargon de SF j'avoue que la lecture de ces 6 écrits d'Arthur Clarke m'a semblé quelque peu complexe et abscons. Mais pour les passionnés du genre, et surtout ceux qui ont vu le film sans tout comprendre, le livre permettra à coup sur de rendre plus intelligible le film de Kubrik.
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