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EAN : 9782749172811
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 125 x 200 mm
A spell on you
Collection : Les Passe-murailles
Date de parution : 13/01/2022
Éditeurs :
Cherche midi

A spell on you

Collection : Les Passe-murailles
Date de parution : 13/01/2022
Qu’est-ce qui peut pousser une femme à commettre un infanticide, le plus énigmatique des crimes ?
Vivienne Kassoka est une brillante Sénégalaise qui vit à Paris où elle prépare une thèse sur Machiavel. Elle vient d’avoir une petite fille avec Emmanuel, un homme beaucoup plus âgé... Vivienne Kassoka est une brillante Sénégalaise qui vit à Paris où elle prépare une thèse sur Machiavel. Elle vient d’avoir une petite fille avec Emmanuel, un homme beaucoup plus âgé qu’elle, qui connaît bien l’Afrique. Si Vivienne se sent au confluent de deux cultures, elle semble parfaitement intégrée et paraît... Vivienne Kassoka est une brillante Sénégalaise qui vit à Paris où elle prépare une thèse sur Machiavel. Elle vient d’avoir une petite fille avec Emmanuel, un homme beaucoup plus âgé qu’elle, qui connaît bien l’Afrique. Si Vivienne se sent au confluent de deux cultures, elle semble parfaitement intégrée et paraît mener une vie paisible.

Pourquoi alors affirmer à Emmanuel qu’elle envoie leur bébé de quinze mois au Sénégal dans sa famille, puis acheter deux billets de train pour le Nord-Pas-de-Calais, réserver un hôtel face à la mer et commettre l’irréparable sur une plage de Berck ?

À son procès, Vivienne martèlera que cette tragédie est le fait d’un envoûtement, que des femmes jalouses de son village lui ont jeté un sort. Mais en France, contrairement à ce que l’on croit fermement dans son pays d’origine, ces histoires ne sont que des superstitions… Peut-on y accorder le moindre crédit dans un tribunal ?

Dans ce roman percutant, Isabelle Stibbe approche d’une façon insolite un fait divers qui a marqué les esprits. Par la fiction, elle tente de cerner la complexité d’un acte aussi incompréhensible que celui d’une mère qui tue son enfant.
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EAN : 9782749172811
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 125 x 200 mm

Ils en parlent

"Un roman magnifique et puissant qui projette une lumière intéressante, inédite sur la femme et la maternité, les superstitions, la folie... "
Librairie L'Eclectique

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mangeur_de_livre Posté le 14 Mars 2022
    “A spell on you” est un livre assez troublant. Vous avez sans doute entendu parler de ce fait divers affreux qui s’est produit il y a quelques années. Tout le livre est construit dans l’attente de ce dénouement tragique. Le lecteur va ainsi parcourir les pages à la recherche de bribes d’explications de ce qui demeure finalement hautement inexplicable. Il découvre cette jeune femme à laquelle il va forcément éprouver des difficultés à s’attacher, prise entre la naissance d’un bébé, la rédaction d’une thèse et un compagnon aimant mais finalement assez effacé. Petit à petit, les indices inquiétants sur sa personnalité et sa vision des évènements vont émerger et s’accumuler, dépassant le strict cadre de la dépression d’après naissance pour entrer dans un cadre plus irrationnel de notre point de vue occidental, fait d’envoutement et de mauvais sort. Jusqu’à ce dernier voyage qui fait éclater les faux semblants sur lesquels étaient construits la vie de Vivienne, mais aussi « A spell on you ». Et le lecteur de s’interroger, en même temps que le juge lors de son procès, sur cette jeune femme à la croisée de deux cultures sénégalaises et françaises, éduquée et bien intégrée, qui va petit à... “A spell on you” est un livre assez troublant. Vous avez sans doute entendu parler de ce fait divers affreux qui s’est produit il y a quelques années. Tout le livre est construit dans l’attente de ce dénouement tragique. Le lecteur va ainsi parcourir les pages à la recherche de bribes d’explications de ce qui demeure finalement hautement inexplicable. Il découvre cette jeune femme à laquelle il va forcément éprouver des difficultés à s’attacher, prise entre la naissance d’un bébé, la rédaction d’une thèse et un compagnon aimant mais finalement assez effacé. Petit à petit, les indices inquiétants sur sa personnalité et sa vision des évènements vont émerger et s’accumuler, dépassant le strict cadre de la dépression d’après naissance pour entrer dans un cadre plus irrationnel de notre point de vue occidental, fait d’envoutement et de mauvais sort. Jusqu’à ce dernier voyage qui fait éclater les faux semblants sur lesquels étaient construits la vie de Vivienne, mais aussi « A spell on you ». Et le lecteur de s’interroger, en même temps que le juge lors de son procès, sur cette jeune femme à la croisée de deux cultures sénégalaises et françaises, éduquée et bien intégrée, qui va petit à petit se persuader qu’elle est victime d’un envoutement et qu’elle a perdu tout son libre arbitre, incapable d’expliquer son geste tragique. Un texte fort et troublant.
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  • sandra_etcaetera Posté le 8 Février 2022
    Dès l’exergue la référence à Médée pose le sujet. Ce sera une tragédie. Celle de l’infanticide. On le sait avant même que l’histoire ne commence. Mais peu importe, comme dans toute tragédie c’est le chemin qui mène à l’issue fatale qui compte et c’est celui qu’Isabelle Stibbe a retracé dans ce roman qui avec toute l’intensité et la distance de la fiction revient sur un fait divers sordide en posant un regard en profondeur sur l’intimité d’une mère aux abois. Un incipit au cadre idyllique, mais au conditionnel… « Ce pourrait être »… qui très vite contraste et nous ramène à la terne réalité quotidienne de Vivienne, grande et belle femme d’origine sénégalaise, élevée dans une myriade de couleurs et d’odeurs près de Dakar qui lorsqu’elle rejoint Paris pour mener de brillantes études, se heurte au premier choc de la grisaille et de la morosité de la capitale, loin bien loin de la chaleur joyeuse et colorée du Sénégal. Car l’histoire de cet infanticide est d’abord celle d’un déracinement, de celle qui a perdu ses repères et la liberté de son enfance dans une ville aux antipodes des lieux de ses ancêtres. Et quand on quitte ses racines, on les emporte... Dès l’exergue la référence à Médée pose le sujet. Ce sera une tragédie. Celle de l’infanticide. On le sait avant même que l’histoire ne commence. Mais peu importe, comme dans toute tragédie c’est le chemin qui mène à l’issue fatale qui compte et c’est celui qu’Isabelle Stibbe a retracé dans ce roman qui avec toute l’intensité et la distance de la fiction revient sur un fait divers sordide en posant un regard en profondeur sur l’intimité d’une mère aux abois. Un incipit au cadre idyllique, mais au conditionnel… « Ce pourrait être »… qui très vite contraste et nous ramène à la terne réalité quotidienne de Vivienne, grande et belle femme d’origine sénégalaise, élevée dans une myriade de couleurs et d’odeurs près de Dakar qui lorsqu’elle rejoint Paris pour mener de brillantes études, se heurte au premier choc de la grisaille et de la morosité de la capitale, loin bien loin de la chaleur joyeuse et colorée du Sénégal. Car l’histoire de cet infanticide est d’abord celle d’un déracinement, de celle qui a perdu ses repères et la liberté de son enfance dans une ville aux antipodes des lieux de ses ancêtres. Et quand on quitte ses racines, on les emporte avec soi : la cuisine, l’accent, les berceuses, le wax, les rituels ancestraux mais aussi les superstitions faites de sorcellerie et de maraboutage, capables, même sur un esprit aussi érudit que celui de Vivienne, de la faire basculer de la raison à la déraison, sans aucune forme de lucidité, uniquement basé sur la force de la croyance et l’incapacité à y résister. Une prophétie. Et plus rien ne semble pouvoir arrêter le geste de Vivienne, celui d’une mère aimante et possessive, mais toujours distante et surtout soumise aux voix qui l’entourent et l’obsèdent. Et rien ne pourra agir- ni Emmanuel son compagnon réduit à un rôle subalterne, ni le chœur antique dont le discours a échoué face à une mère mue par un désespoir si profond qu’elle n’a plus qu’à accomplir son destin funeste pour se libérer des chaines de son envoutement. Un fait divers tristement sordide traité avec beaucoup de pudeur et de justesse par Isabelle Stibbe. Elle retrace sans manichéisme le chemin psychologique, les actes et les gestes d’une mère qui jusqu’au bout sont ceux d’une maternité a priori paisible. Un roman suffisamment distant pour ne jamais tomber dans l’abject et dont les choix narratifs singuliers permettent aux lecteurs de remonter le fil de la tragédie et d’entendre en filigrane les cris déchirants de la version de Jay Hawkins de I put a spell on you…
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  • SerialLecteurNyctalope Posté le 7 Février 2022
    •MATERNITÉ AMBIVALENTE• Il suffit de faire défiler ses story instagram pour se rendre compte que la maternité pour certaines mères peut vite dériver. Si elles décident de partager leurs colères car leur enfant pleure constamment ou qu’il rythme leur vie et leur sommeil rayé de la carte, Isabelle Stibbe nous embarque dans la psyché de Vivienne Kassoka. Jeune mère sénégalaise préparant une thèse sur Machiavel, elle n’a de cesse de se parler et de confronter sa dualité à la réalité. Son conjoint bien plus âgé qu’elle, homme blanc tentant bien de la rassurer, il n’aura jamais accès à ce dédoublement de personnalité. Jamais il n’aura pu véritablement comprendre le mal qui sommeille en elle jusqu’à l’irréparable. Vivienne Kassoka en apparence fait tout pour être une mère modèle pour l’es premiers mois de son enfant. Elle s’appelle Aurore, n’a rien demandé à la vie, encore moins à la mort et pourtant son destin va basculer en dix secondes. Abandonnée à son sort sur une plage de Berck dans ses vêtements chauds mais sans protection divine. Il y a ce déclic chez Vivienne : cette morsure dont elle ne sera pas fière et qui modifiera l’es pensées terribles qu’elle porte en elle.... •MATERNITÉ AMBIVALENTE• Il suffit de faire défiler ses story instagram pour se rendre compte que la maternité pour certaines mères peut vite dériver. Si elles décident de partager leurs colères car leur enfant pleure constamment ou qu’il rythme leur vie et leur sommeil rayé de la carte, Isabelle Stibbe nous embarque dans la psyché de Vivienne Kassoka. Jeune mère sénégalaise préparant une thèse sur Machiavel, elle n’a de cesse de se parler et de confronter sa dualité à la réalité. Son conjoint bien plus âgé qu’elle, homme blanc tentant bien de la rassurer, il n’aura jamais accès à ce dédoublement de personnalité. Jamais il n’aura pu véritablement comprendre le mal qui sommeille en elle jusqu’à l’irréparable. Vivienne Kassoka en apparence fait tout pour être une mère modèle pour l’es premiers mois de son enfant. Elle s’appelle Aurore, n’a rien demandé à la vie, encore moins à la mort et pourtant son destin va basculer en dix secondes. Abandonnée à son sort sur une plage de Berck dans ses vêtements chauds mais sans protection divine. Il y a ce déclic chez Vivienne : cette morsure dont elle ne sera pas fière et qui modifiera l’es pensées terribles qu’elle porte en elle. Par ses us et coutumes africains, elle entend des voix, constate des choses inhabituelles, la sorcellerie et le maraboutage entrent en jeu. Peut-elle se retrancher derrière cette pathologie dans un pays où être cartésien demeure la règle ? Que feriez-vous en tant que juré dans cette cour d’assises ? Condamneriez-vous cette femme qui dans son agenda notait de manière froide et implacable ce qu’il venait de se produire. Ce roman est aussi celui du Sénégal ou l’on retrouve parfum et odeurs, où chaque scène devient réelle car tout au long de cet ouvrage, vous aurez les images de ces personnages. Je pense notamment à ces seconds rôles souvent abandonnés, Isabelle Stibbe entre aussi dans leur quotidien à chaque fois qu’ils ont un rôle à jouer. Le cheminot ou l’ancien guide touristique de Bercy rajoutent au parcours de Vivienne, une touche extrêmement sensible et juste. « Parfois quand tout va bien, vient l’envie de tout saccager. Par ennui ou par défi. Pour voir». Avec un sens de la narration évident, en jouant sur certains champs lexicaux, en insérant des chœurs de fées marraines de manière théâtralisée et poétique, on tient là un roman tout à fait singulier dans sa tentative d’expliquer l’infanticide. Sans jamais être manichéenne, Isabelle Stibbe insère l’humanité là où nous ne la voyons que rarement. Découpé en trois parties volontairement déséquilibrées, nous subissons « l’exil perpétuel » de Vivienne où les cinquante dernières pages en deviennent bouleversantes. En s’appuyant sur le cas de Fabienne Kabou en 2013 qui écopa en appel de 15 ans de prison, Isabelle Stibbe s’insinue dans les affres de l’âme humaine avec talent. ———————— Mention spéciale à Emmanuelle Delacomptée qui dirige cette collection Passe-Murailles pour abolir les frontières. ———————— Isabelle Stibbe a été reçue hier dans une rencontre VLEEL.
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  • amagnat Posté le 5 Février 2022
    Ce n'est pas sans appréhension que j'ai commencé la lecture de ce roman. D'abord pour le faits divers qui en est le cœur : une mère qui avait laissé, en 2013, son bébé de 15 mois sur la plage de Berck afin que celle-ci soit emportée par la marée. Ensuite et surtout, car généralement, les romans fictions qui adaptent un fait réel me rebutent puisque au cours de ces lectures, je ne cesse de me demander ce qui ressort de la fiction et du réel. Et bien, ce livre est vraiment une grande et agréable surprise. L'écriture est fluide, vivante, nous amène au plus proche de la tête des personnages. Surtout, l'auteure arrive à raconter ce qui semble inracontable, toute la complexité du psyché humain, et cela en toute simplicité. Alors que le crime commis est si violent, si abject, on arrive à ne pas haïr la mère infanticide, d'autant plus qu'elle paraît être aussi intelligente qu'intéressante... La fin du livre, qui se termine par le procès de cette femme, est encore plein de surprise pour le lecteur ! Je recommande donc vivement ce roman, ne lui tournez pas le dos par peur d'être heurté !
  • Little_stranger Posté le 1 Février 2022
    La couverture est très belle dans la représentation de cette femme à l'endroit et à l'envers comme les cartes des valets, reines et rois d'un jeu de carte, une femme double, inversée. Ici, on part sur la structure d'un affreux et très réel fait divers : une petite fille abandonnée sur une plage d'une station balnéaire connue du Nord, morte noyée et une mère dont on ne comprend pas l'histoire, qui l'y a abandonné. C'est une jeune femme brillante, venue du Sénégal, pays qui lui manque et qui l'a marqué de ses traditions et culture. Et sa ligne de défense, c'est cela les traditions et les jeteurs de sort qui vous font faire des actions interdites, vous possèdent pour satisfaire une vengeance. L'auteur nous conte la vie de la meurtrière, de son enfance, son arrivée sur Paris, ce qu'elle appelle sa thèse sur Machiavel (qui n'existe pas), son sugar daddy de plus de 60 ans, ses deux IVG. On assiste à un effondrement lent mais indiscutable d'une psyché féminine, peut être d'autant plus cruel que la personne semblait avoir de nombreux talents et aimait cette petite fille qu'elle a tué : oui, c'est un paradoxe, mais les meurtres au nom de l'amour... La couverture est très belle dans la représentation de cette femme à l'endroit et à l'envers comme les cartes des valets, reines et rois d'un jeu de carte, une femme double, inversée. Ici, on part sur la structure d'un affreux et très réel fait divers : une petite fille abandonnée sur une plage d'une station balnéaire connue du Nord, morte noyée et une mère dont on ne comprend pas l'histoire, qui l'y a abandonné. C'est une jeune femme brillante, venue du Sénégal, pays qui lui manque et qui l'a marqué de ses traditions et culture. Et sa ligne de défense, c'est cela les traditions et les jeteurs de sort qui vous font faire des actions interdites, vous possèdent pour satisfaire une vengeance. L'auteur nous conte la vie de la meurtrière, de son enfance, son arrivée sur Paris, ce qu'elle appelle sa thèse sur Machiavel (qui n'existe pas), son sugar daddy de plus de 60 ans, ses deux IVG. On assiste à un effondrement lent mais indiscutable d'une psyché féminine, peut être d'autant plus cruel que la personne semblait avoir de nombreux talents et aimait cette petite fille qu'elle a tué : oui, c'est un paradoxe, mais les meurtres au nom de l'amour sont nombreux, comme ceux pour la religion. Le titre est bien évidemment une référence à la chanson de Screamin Jay Hawkins, titre très sarcastique, étonnant chanteur qui s'est composé un alias de monstre loufoque sortant d'un cercueil, jouant avec des crânes, portant une cape de vampire, etc. Cette chanson dans sa version originale avec ses bruits étonnants ressemble plus à une invocation, une messe noire qu'à une chanson d'amour comme le présente la version de Nina Simone : amour/mort/démon, des ingrédients explosifs qui n'attendent que la mise à feu.
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