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Plon
EAN : 9782259306027
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 134 x 190 mm

Berlin Requiem

Date de parution : 02/09/2021
Rentrée littéraire Plon 2021.
« La musique a des accords que les mots ne peuvent dire, ni même comprendre », mais Xavier-Marie Bonnot parvient, avec ses mots, à décrire l’une des plus sombres périodes de l’Histoire sur fond de musique et d’art, contraints et fanés par le nazisme.

Juin 1954, l’opéra royal du Danemark cherche un nouveau chef d’orchestre pour remplacer le grand Wilhelm Furtwängler, parvenu au terme de sa vie. Un jeune musicien est choisi : Rodolphe Meister, le fils d’une célèbre cantatrice. Tous trois sont nés à Berlin, se sont connus et fréquentés. Mais, en 1933,...

Juin 1954, l’opéra royal du Danemark cherche un nouveau chef d’orchestre pour remplacer le grand Wilhelm Furtwängler, parvenu au terme de sa vie. Un jeune musicien est choisi : Rodolphe Meister, le fils d’une célèbre cantatrice. Tous trois sont nés à Berlin, se sont connus et fréquentés. Mais, en 1933, tandis que les nazis font de Furtwängler un trésor national, le destin de Rodolphe et de sa mère va basculer. L’enfant n’a que huit ans, et comme beaucoup le nazisme le fascine... Jusqu’au jour où la Gestapo découvre à sa mère une ascendance juive.

En 1954, lorsque Rodolphe retrouve Furtwängler, mourant, leurs histoires s’entrechoquent. Des questions surgissent entre un exilé, fils d’une mère déportée à Birkenau, et le chef qui a eu les honneurs de Hitler en personne... Comment Furtwängler a-t-il pu accepter la reconnaissance d’un régime barbare ? Dans un tel contexte, est-il encore possible de placer l’art au-dessus de la morale ?

À travers ce passé douloureux, les deux hommes vont découvrir que la musique n’est peut-être pas la seule chose qui les unit..
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EAN : 9782259306027
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 368
Format : 134 x 190 mm

Ils en parlent

« […] Un récit philosophique et historique à lire sans attendre, que vous soyez musicophile ou non ! »
Lyse Menanteau / Librairie Le Matoulu
« Un roman historique passionnant marqué par l’appropriation de la musique par le régime nazi à travers la vie de Wilhelm Furtwangler, chef d’orchestre renommé. L’auteur parvient avec brio à dépeindre cette période trouble de l’Histoire sur fond de musique et d’art. A lire de toute urgence ! »
Librairie Delamain

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Newsorleanswebradio Posté le 18 Décembre 2021
    J’ai une bonne culture musicale en ce qui concerne la musique classique et j’aime beaucoup l’opéra ; Bach, Beethoven et Mozart sont parmi mes compositeurs préférés. Par ailleurs, j’apprécie les romans historiques et je m’intéresse tout particulièrement à ceux qui font référence à la seconde guerre mondiale et à la Shoah. À la lecture de la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité et je n’ai pas été déçue ! Voici la présentation faite par l’éditeur : « Juin 1954, l'opéra royal du Danemark cherche un nouveau chef d'orchestre pour remplacer le grand Wilhelm Furtwängler, parvenu au terme de sa vie. Un jeune musicien est choisi : Rodolphe Meister, le fils d'une célèbre cantatrice. Tous trois sont nés à Berlin, se sont connus et fréquentés. Mais, en 1933, tandis que les nazis font de Furtwängler un trésor national, le destin de Rodolphe et de sa mère va basculer. L'enfant n'a que huit ans, et comme beaucoup le nazisme le fascine… Jusqu'au jour où la Gestapo découvre à sa mère une ascendance juive. En 1954, lorsque Rodolphe retrouve Furtwängler, mourant, leurs histoires s'entrechoquent. Des questions surgissent entre un exilé, fils d'une mère déportée à Birkenau, et le chef qui a eu les honneurs de Hitler en... J’ai une bonne culture musicale en ce qui concerne la musique classique et j’aime beaucoup l’opéra ; Bach, Beethoven et Mozart sont parmi mes compositeurs préférés. Par ailleurs, j’apprécie les romans historiques et je m’intéresse tout particulièrement à ceux qui font référence à la seconde guerre mondiale et à la Shoah. À la lecture de la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité et je n’ai pas été déçue ! Voici la présentation faite par l’éditeur : « Juin 1954, l'opéra royal du Danemark cherche un nouveau chef d'orchestre pour remplacer le grand Wilhelm Furtwängler, parvenu au terme de sa vie. Un jeune musicien est choisi : Rodolphe Meister, le fils d'une célèbre cantatrice. Tous trois sont nés à Berlin, se sont connus et fréquentés. Mais, en 1933, tandis que les nazis font de Furtwängler un trésor national, le destin de Rodolphe et de sa mère va basculer. L'enfant n'a que huit ans, et comme beaucoup le nazisme le fascine… Jusqu'au jour où la Gestapo découvre à sa mère une ascendance juive. En 1954, lorsque Rodolphe retrouve Furtwängler, mourant, leurs histoires s'entrechoquent. Des questions surgissent entre un exilé, fils d'une mère déportée à Birkenau, et le chef qui a eu les honneurs de Hitler en personne… Comment Furtwängler a-t-il pu accepter la reconnaissance d'un régime barbare ? Dans un tel contexte, est-il encore possible de placer l'art au-dessus de la morale ? À travers ce passé douloureux, les deux hommes vont découvrir que la musique n'est peut-être pas la seule chose qui les unit… » Ce livre est dû à Xavier-Marie Bonnot, écrivain et réalisateur de documentaires, auteur de plusieurs romans dont La Dame de pierre, prix du meilleur polar francophone au festival de Cognac 2016 et Le Tombeau d’Appolinaire, prix du Roman historique 2019 aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois. Dans le prologue, l'auteur prévient que « seuls, les personnages de Christa et Rodolphe Meister relèvent de la pure fiction, les autres appartenant à l'histoire la plus sombre de l'humanité, celle du Troisième Reich ». On voit se dérouler la vie de Christa et Rodolphe mais aussi celle du grand chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler parmi des musiciens comme le talentueux violoniste Szymon Goldberg, ou le chef d’orchestre Bruno Walter et qui est amené à côtoyer des personnages plus menaçants comme Goebbels, Göring et Hitler… Furtwängler n'a pas voulu quitter son pays, son orchestre, ses musiciens, dont plusieurs étaient juifs ! Il n’a pas mesuré l’importance du danger et la puissance des maîtres de l’Allemagne, de ce troisième Reich qui l’a utilisé pour sa propagande. En cela, il a fait preuve de manque de discernement voire de naïveté. Il déclare page 65 : « Ma vie est ici. Si nous abandonnons l’Allemagne, ils auront les mains libres… Il faut résister à cette vague de bêtise qui contamine notre peuple. Ça passera ». La question centrale du livre est donc : L’art peut-il se placer au-dessus de la morale ? On assiste à la montée de la violence et de l’antisémitisme, on observe la Nuit de cristal, l’incendie du Reichtag, des livres sont brûlés, des compositeurs interdits, on constate les violences et les exactions ; mais à aucun moment le chef ne doute de son choix : il doit rester en Allemagne pour faire vivre la musique. De la musique, l’auteur sait en parler avec sensibilité. De nombreuses œuvres sont évoquées, deux d’entre elles sont au coeur du livre ; d’une part la Neuvième symphonie de Beethoven, dont des paroles prennent dans ce contexte un sens très fort : Tous les hommes deviennent frères Où ton aile nous conduit, Si le sort comblant ton âme, D’un ami t’a fait l’ami, Si tu as conquis l’amour d’une noble femme, Mêle ton exaltation à la nôtre ! D’autre part, l’opéra de Richard Wagner Tristan et Isolde avec, en particulier, l’air de la mort d’Isolde à l’acte III. On apprend des détails de la vie de Furtwängler, on suit les péripéties des trois personnages principaux, on s’attache à eux au fil d’un livre qu’on ne lâche pas. En même temps, on s’imprègne de musique et de poésie, quelles que soient les circonstances. Pour ma part, je considère que ce livre est une réussite. Je l’ai lu en trois jours et cette lecture m’a donné envie d’en savoir plus à propos des musiciens cités et de réécouter des œuvres d’une autre manière.
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  • Ogrimoire Posté le 8 Novembre 2021
    J'évoquais, voilà quelques jours, un phénomène curieux de liens : après avoir vu une série évoquant des diamants de sang, voilà qu'avec Marchands de mort subite, je retrouvais une thématique proche, avec des minerais de sang. Et bien voilà que cela se reproduit, même si c'est un peu plus à distance : après avoir vu déjà apparaître Wilhelm Furtwängler dans Le Stradivarius de Goebbels, en début d'année, le voilà cette fois-ci au centre de ce livre. Et, toujours au rang des liens entre livres, il faut peut-être citer L'offrande grecque, de Philipp Kerr. En effet, l'une des questions soulevées par ce livre est clairement celle de la responsabilité de Furtwängler, accusé par les américains, notamment, mais, plus largement par les alliés, de ne pas avoir quitté l'Allemagne pendant la guerre, et donc d'avoir implicitement mis son talent au service des nazis. Pourtant, on voit nettement, dans l'histoire que nous raconte Xavier-Marie Bonnot, qu'il n'existe aucun "bon choix", quand l'Histoire vous joue le tour de cochon de vous placer dans une telle situation. Fuir, c'est laisser la place libre, et donc faire preuve de lâcheté ; rester, et survivre, c'est pactiser. Ainsi, comme Bernie Gunther, Wilhelm Furtwängler apparait comme un de ces allemands... J'évoquais, voilà quelques jours, un phénomène curieux de liens : après avoir vu une série évoquant des diamants de sang, voilà qu'avec Marchands de mort subite, je retrouvais une thématique proche, avec des minerais de sang. Et bien voilà que cela se reproduit, même si c'est un peu plus à distance : après avoir vu déjà apparaître Wilhelm Furtwängler dans Le Stradivarius de Goebbels, en début d'année, le voilà cette fois-ci au centre de ce livre. Et, toujours au rang des liens entre livres, il faut peut-être citer L'offrande grecque, de Philipp Kerr. En effet, l'une des questions soulevées par ce livre est clairement celle de la responsabilité de Furtwängler, accusé par les américains, notamment, mais, plus largement par les alliés, de ne pas avoir quitté l'Allemagne pendant la guerre, et donc d'avoir implicitement mis son talent au service des nazis. Pourtant, on voit nettement, dans l'histoire que nous raconte Xavier-Marie Bonnot, qu'il n'existe aucun "bon choix", quand l'Histoire vous joue le tour de cochon de vous placer dans une telle situation. Fuir, c'est laisser la place libre, et donc faire preuve de lâcheté ; rester, et survivre, c'est pactiser. Ainsi, comme Bernie Gunther, Wilhelm Furtwängler apparait comme un de ces allemands qui ont été broyés par l'histoire de leur pays. Quitter l'Allemagne, on le voit d'ailleurs au travers des personnages de Christa et de Rodolphe, ce n'est pas non plus l'assurance de vivre bien. Et rester, c'est prendre le risque d'effleurements qui pourraient un jour être considérés comme coupables. Également très intéressante, l'attitude des américains après la défaite du Reich. La citation qui figure au début de cet article, je l'ai choisie parce qu'en lisant ce passage, j'ai eu l'impression de lire quelque chose que les nazis auraient pu écrire des juifs : "dressage", "tricherie", "ils sont toujours là et ils réfléchissent à demain"... je trouve cela glaçant. Et quand on lit (pages 245 à 260) la façon dont le général Robert McClure, et le major Steve Arnold, s'arrogent le droit de juger sans tenir compte des avis et des témoignages - par exemple, la lettre de Yehudi Menuhin, venant défendre le Maître -, alors même que les mêmes américains n'inquiètent pas Herbert von Karajan, qui, lui, avait pourtant demandé et obtenu sa carte du NSDAP... et, surtout, qu'ils sont en train de faire leurs "courses" parmi les scientifiques nazis. Ainsi, l'opération Paperclip a consisté à exfiltrer et embaucher près de 1500 scientifiques allemands ayant contribué à la mise en place du complexe-militaro-industriel nazi. Realpolitik, peut-être... mais surtout pas très propre ! Et puis, évidemment, on suit ce jeune Rodolphe. Il a 8 ans quand les nazis prennent le pouvoir, il est impressionné par les uniformes, l'ordre, le décorum. Il n'a jamais connu son père, et sa mère refuse de lui dire de qui il s'agit, si elle le sait seulement - certaines périodes de sa vie sentimentale ont été agitées -. Elle le laisse souvent, lorsqu'elle part donner un concert, à la garde d'Eva, une jeune allemande fraîche et séduisante, dont il tombe amoureux, et à qui il jure de l'épouser, plus tard. Décidée à quitter l'Allemagne, elle part finalement pour Paris, mais les nazis, ne supportant pas qu'elle ne se plie pas à leurs exigences, lui trouvent un grand-père juif. Finalement arrêtée, elle est envoyée à Drancy, puis à Birkenau, d'où elle revient brisée. Je me rends compte que cette chronique n'est pas très organisée, voire même carrément décousue. Mais, en y réfléchissant, il me semble que c'est peut-être normal. Ce roman est parcouru de sentiments, de sensations, et d'une quête - chaque personnage a la sienne. L'auteur parvient, par les mots, à faire vivre la musique et la tentative des chefs d'orchestre de faire revivre le génie des grands compositeurs, par une vibration, par un silence, par un temps suspendu. Et, cela, comment le raconter ? Ce livre est un très beau livre. Il donne envie d'aller écouter la 9e symphonie de Beethoven, et Tristan et Isolde, sous la direction de Furtwängler... Il me semble que c'est précisément le signe que Xavier-Marie Bonnot a réussi son pari... Et vous, serez-vous sensibles à la plume de Bonnot, à la baguette de Furtwängler, à la détresse de Rodolphe ?
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  • ChtiBaboun Posté le 6 Novembre 2021
    Voici encore un roman qui enchâsse histoire et fiction. Ici il s'agit de la période 1933 à 1954, en Allemagne et plus particulièrement à Berlin. Trois personnages principaux : Le chef d'orchestre Wilhem Fürtwangler , un jeune musicien Rodolphe Meister et sa mère Christa , cantatrice. Ils sont tous nés à Berlin A ses trois personnages s'ajoute un personnage tentaculaire : Le Troisième Reich dont les tentacules ont comme nom : nazisme , Hitler , Antisémitisme, Goebbels , Goering , Camps de concentration. A partir de cette base Xavier Marie Bonnot va construire un roman où s'entrechoquent des questions essentielles : Comment Fürtwangler a t il pu rester en Allemagne et accepter la reconnaissance du troisième Reich ? L'art , en l'occurrence la musique, peut-il être placé eu dessus de la morale ? Ces deux questionnements sont la pierre centrale du livre. François Xavier Bonnot ne prend pas position. Il rappelle les faits réels de cette époque bouleversée. A chacun en son for intérieur de dire. Et l'adage nous rappelle que la musique adoucit les mœurs. c'est l'autre grand sujet de se roman : la musique allemande de Beethoven à Wagner , Bruckner, Brahms ou Mendelssohn. Avec Fürtwangler nous sommes au plus près des symphonies et sonates. La ligne musicale... Voici encore un roman qui enchâsse histoire et fiction. Ici il s'agit de la période 1933 à 1954, en Allemagne et plus particulièrement à Berlin. Trois personnages principaux : Le chef d'orchestre Wilhem Fürtwangler , un jeune musicien Rodolphe Meister et sa mère Christa , cantatrice. Ils sont tous nés à Berlin A ses trois personnages s'ajoute un personnage tentaculaire : Le Troisième Reich dont les tentacules ont comme nom : nazisme , Hitler , Antisémitisme, Goebbels , Goering , Camps de concentration. A partir de cette base Xavier Marie Bonnot va construire un roman où s'entrechoquent des questions essentielles : Comment Fürtwangler a t il pu rester en Allemagne et accepter la reconnaissance du troisième Reich ? L'art , en l'occurrence la musique, peut-il être placé eu dessus de la morale ? Ces deux questionnements sont la pierre centrale du livre. François Xavier Bonnot ne prend pas position. Il rappelle les faits réels de cette époque bouleversée. A chacun en son for intérieur de dire. Et l'adage nous rappelle que la musique adoucit les mœurs. c'est l'autre grand sujet de se roman : la musique allemande de Beethoven à Wagner , Bruckner, Brahms ou Mendelssohn. Avec Fürtwangler nous sommes au plus près des symphonies et sonates. La ligne musicale de la neuvième Symphonie de Beethoven s'impose d'elle même. tout comme les envolées de la Tétralogie de Wagner. Cette musique sublime que le troisième Reich accaparera à son profit. Cette musique que Fürtwangler mets au dessus de tout , même au dessus d'un exil. La petite histoire du livre retiendra que la musique n'est pas le seul lien qui unit Fürtwangler et le jeune musicien. Artifice de roman un peu facile mais qui n'enlève rien aux questionnements existentiels. Un joli roman pour nous rappeler ce qu'était Berlin et la Grande Allemagne , et pour ne pas oublier les persécutions et qu'en ces années noires choix rimait avec exil et perte.
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  • MlleBee Posté le 31 Octobre 2021
    Maestro ! Ce roman fait revivre le Berlin d’avant guerre et plonge dans les cœurs contrastés des Allemands pendant la montée du nazisme. Le Führer a besoin de symboles forts pour construire une Allemagne puissante et légendaire. La musique Allemande doit être la plus grande et Furtwrängler, chef d’orchestre du philharmonique de Berlin sera choisi pour servir cette cause malgré lui. Alors que de grands génies, des artistes fuient le regime nazi, lui, choisira de rester à Berlin, comme un capitaine sur son navire, malgré la barbarie qui s’empare de la ville, malgré la terreur dont ses musiciens juifs sont la cible, malgré le dégoût que lui inspire Hitler et ses sbires. Il restera parce qu’il pense que l’art, son art, passe avant tout et que sa place est ici près de l’orchestre. Cela lui sera reproché et il sera jugé après la guerre. C’est la question delicate que soulève ce roman, l’art et les artistes peuvent ils être au dessus de la politique et de la morale, question toujours d’actualité si on en juge les scandales récents qui ont secoué écrivains et cineastes…. Ce Furtwrängler a réellement existé, c’est l’un ou le plus grand chef d’orchestre du siècle dernier, plus grand... Maestro ! Ce roman fait revivre le Berlin d’avant guerre et plonge dans les cœurs contrastés des Allemands pendant la montée du nazisme. Le Führer a besoin de symboles forts pour construire une Allemagne puissante et légendaire. La musique Allemande doit être la plus grande et Furtwrängler, chef d’orchestre du philharmonique de Berlin sera choisi pour servir cette cause malgré lui. Alors que de grands génies, des artistes fuient le regime nazi, lui, choisira de rester à Berlin, comme un capitaine sur son navire, malgré la barbarie qui s’empare de la ville, malgré la terreur dont ses musiciens juifs sont la cible, malgré le dégoût que lui inspire Hitler et ses sbires. Il restera parce qu’il pense que l’art, son art, passe avant tout et que sa place est ici près de l’orchestre. Cela lui sera reproché et il sera jugé après la guerre. C’est la question delicate que soulève ce roman, l’art et les artistes peuvent ils être au dessus de la politique et de la morale, question toujours d’actualité si on en juge les scandales récents qui ont secoué écrivains et cineastes…. Ce Furtwrängler a réellement existé, c’est l’un ou le plus grand chef d’orchestre du siècle dernier, plus grand que Karajan qui lui a échappé à la chasse aux sorcières alors qu’il était membre du parti nazi. Furtwrängler ne l’a jamais été. D’autres personnages historiques traversent ces pages, comme le lumineux Yehudi Menuhin, et la plume précise oh combien imagée de Xavier-Marie Bonnot redonne vie et chair à Hitler, Goebbels mais aussi à des personnages de fiction plus vrai que nature, Christa la cantatrice et son fils prodigue Rodolphe qui vont fuir Berlin pour venir à Paris. Le voyage se terminera dans les camps… La musique vue par Furtwrängler est aussi un personnage à part entière et elle prend vie dans les pages du roman avec les yeux du grand chef. On aime même si on n’est pas expert. C’est un roman fort, saisissant de réalisme, qui aborde une facette de l’histoire du nazisme sous un angle méconnu.
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  • ArlieRose Posté le 25 Octobre 2021
    Un roman "sur la Seconde Guerre mondiale", "encore un", mais vu "autrement". L'histoire se passe principalement à Berlin, dans les années 30, pendant la Seconde Guerre mondiale puis un peu les années 50. On y découvre le quotidien de Berlinois, à travers des musiciens : chefs d'orchestre, instrumentistes, chanteuse lyrique. Leur vie à cette époque est très influencée par leur métier, leur passion. J'ai découvert des aspects inconnus jusqu'ici (pour moi) de cette période de l'Histoire pas si lointaine, sous la plume d'un auteur que j'ai déjà apprécié. Il parle bien de la montagne. Un moment de lecture très intéressant.
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