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Don Quichotte

Robert Laffont
EAN : 9782221115756
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm
Don Quichotte

Francis de MIOMANDRE (Traducteur)
Collection : Bouquins
Date de parution : 03/11/2011

Tout a été dit sur Don Quichotte, écrit le traducteur Francis de Miomandre, et nous n’avons pas l’intention d’ajouter un mot de plus aux commentaires, parfois magnifiques, qu’a suscités ce chef-d’oeuvre entre les chefs-d’oeuvre, ce livre en quelque sorte inépuisable, où l’homme à tous les âges de sa vie peut...

Tout a été dit sur Don Quichotte, écrit le traducteur Francis de Miomandre, et nous n’avons pas l’intention d’ajouter un mot de plus aux commentaires, parfois magnifiques, qu’a suscités ce chef-d’oeuvre entre les chefs-d’oeuvre, ce livre en quelque sorte inépuisable, où l’homme à tous les âges de sa vie peut trouver plaisir, enseignement et consolation.
« On croit communément que Don Quichotte, écrit au XVIe siècle, ne peut être mieux traduit que dans le français du XVIe siècle. Mais c’est une erreur, parce que justement Cervantès, qui avait l’air d’écrire la langue de son époque, en réalité écrivait une langue particulière, qui était la sienne, et qui est demeurée, pour cela même, étrangement vivante et jeune. C’est pour cette raison que, rejetant tout archaïsme, j’ai entrepris une traduction résolument moderne, estimant que c’était la meilleure façon d’être fidèle à l’esprit du maître. »
Cet enthousiasme de Francis de Miomandre (1880-1959) s’exprime à chaque ligne de son extraordinaire traduction de 1935, elle-même un chef-d’oeuvre de la langue française. Elle est ici précédée d’un grand essai, inédit en français, de Miguel de Unamuno (1864-1936) sur l’iconographie de Don Quichotte, ainsi que d’une étude de l’hispaniste Yves Roullière qui fait la synthèse des plus récentes découvertes et réflexions à propos de cette oeuvre immortelle.

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EAN : 9782221115756
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1024
Format : 132 x 198 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cmpf Posté le 14 Octobre 2019
    Même si on ne l’a jamais lu, on a l’image du chevalier Don Quichotte dans la tête. Tout le monde sait qu’il s’est battu contre des moulins à vent. Il fait partie des personnages littéraires passés dans l’imaginaire de tous, comme la créature de Frankenstein, Long John Silver et beaucoup d’autres. Mais aujourd’hui peu de gens le lisent. Il faut dire que les 1400 pages environ du livre peuvent refroidir. Moi j’ai profité d’une intervention des yeux pour l’écouter. La version de ma BM est une traduction d’’Aline Schulman lue par Jean-Pierre Cassel. L’enregistrement ne dure que cinq heures. Il manque donc apparemment un certain nombre de chapitres. Ceci dit j’ai pris beaucoup de plaisir à cette écoute. J‘ai même parfois rit, ce qui m’arrive très rarement en lisant. Si vous avez le moral un peu bas, je vous conseille ces CD, en cas de vraie dépression je ne crois pas que cela suffirait mais pour simplement un ras le bol de l’accumulation de soucis ça peut aider. Faut-il vous raconter les aventures de ce chevalier qui prend les auberges pour des châteaux, les filles de joie ou les servantes pour des châtelaines et de Sancho Pança, paysan transformé en écuyer qui... Même si on ne l’a jamais lu, on a l’image du chevalier Don Quichotte dans la tête. Tout le monde sait qu’il s’est battu contre des moulins à vent. Il fait partie des personnages littéraires passés dans l’imaginaire de tous, comme la créature de Frankenstein, Long John Silver et beaucoup d’autres. Mais aujourd’hui peu de gens le lisent. Il faut dire que les 1400 pages environ du livre peuvent refroidir. Moi j’ai profité d’une intervention des yeux pour l’écouter. La version de ma BM est une traduction d’’Aline Schulman lue par Jean-Pierre Cassel. L’enregistrement ne dure que cinq heures. Il manque donc apparemment un certain nombre de chapitres. Ceci dit j’ai pris beaucoup de plaisir à cette écoute. J‘ai même parfois rit, ce qui m’arrive très rarement en lisant. Si vous avez le moral un peu bas, je vous conseille ces CD, en cas de vraie dépression je ne crois pas que cela suffirait mais pour simplement un ras le bol de l’accumulation de soucis ça peut aider. Faut-il vous raconter les aventures de ce chevalier qui prend les auberges pour des châteaux, les filles de joie ou les servantes pour des châtelaines et de Sancho Pança, paysan transformé en écuyer qui trouve toujours un proverbe pour illustrer pas forcément de façon appropriée leurs aventures. Sous le rire il y a bien sûr la critique, le mariage contre leur gré des filles, la dureté de la justice, l’Inquisition... Je recommande ce livre ou si la longueur vous fait peur un enregistrement.
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  • Lucilou Posté le 7 Octobre 2019
    Je me rappelle de mon appréhension à l'idée de lire Don Quichotte en cours de littérature comparée. Quoi, nous pauvres étudiants, nous attaquer à ce monument ? Avaler sans coups férir ces centaines de pages d'une langue certes traduite mais probablement érudite ? En serions-nous capables ? Et surtout, allions-nous aimer ça ? C'est qu'il est long le pavé. Et lourd. Et nous en avions tant d'autres à lire... Mes camarades et moi-même nous sommes lancés. Je ne sais plus ce qu'il en fut pour les autres, mais pour moi, quels fous rires ! Quel plaisir ! Je me suis tant et si bien attachée à l'hidalgo et à son Sancho Panza que je me suis mise en tête de le relire il y a peu. Toujours avec le même plaisir. Et les mêmes éclats de rire. Don Quichotte, c'est ce triste sire espagnol qui ne lit que des romans de chevalerie. Tous y passent : des classiques aux méconnus, des chefs d’œuvre aux ratés, des romans les plus sobres aux compositions les plus kitsch. Il les dévore avec tant d'ardeur qu'il en devient fou (comme quoi, la lecture est vraiment néfaste pour la santé ! Des années qu'on nous prévient et qu'on persiste et signe dans notre erreur!) et finit... Je me rappelle de mon appréhension à l'idée de lire Don Quichotte en cours de littérature comparée. Quoi, nous pauvres étudiants, nous attaquer à ce monument ? Avaler sans coups férir ces centaines de pages d'une langue certes traduite mais probablement érudite ? En serions-nous capables ? Et surtout, allions-nous aimer ça ? C'est qu'il est long le pavé. Et lourd. Et nous en avions tant d'autres à lire... Mes camarades et moi-même nous sommes lancés. Je ne sais plus ce qu'il en fut pour les autres, mais pour moi, quels fous rires ! Quel plaisir ! Je me suis tant et si bien attachée à l'hidalgo et à son Sancho Panza que je me suis mise en tête de le relire il y a peu. Toujours avec le même plaisir. Et les mêmes éclats de rire. Don Quichotte, c'est ce triste sire espagnol qui ne lit que des romans de chevalerie. Tous y passent : des classiques aux méconnus, des chefs d’œuvre aux ratés, des romans les plus sobres aux compositions les plus kitsch. Il les dévore avec tant d'ardeur qu'il en devient fou (comme quoi, la lecture est vraiment néfaste pour la santé ! Des années qu'on nous prévient et qu'on persiste et signe dans notre erreur!) et finit par se prendre pour un authentique chevalier errant, Lancelot hispanique mâtiné d'Amadis, dont la mission sacrée est de parcourir l'Espagne pour défendre la veuve et l'orphelin, combattre le mal sous toutes ses formes et œuvrer pour le Bien avec un grand B. Tout chevalier qui se respecte se doit d'avoir une gente dame à aimer d'amour tendre et à servir. Pour Don Quichotte, ce sera Dulcinée du Toboso, une paysanne de sa région qu'il ne rencontrera jamais mais dont il chantera les louanges et la beauté face à un Sancho médusé -la jeune dame ne lui a jamais paru si gracieuse à lui!-. Parlons-en de Sancho : lui sera le fidèle valet du chevalier. Par appât du gain et un peu par affection aussi, il s'en tiendra à la conception du monde de son maître et le suivra dans toutes ses aventures, la plus ardue étant de rompre l'enchantement qui emprisonne Dulcinée. Enfin, que seraient Alexandre sans Bucéphale et Roland sans Veillantif ? Pour Don Quichotte, ce sera Rossinante, une fière et vieille jument. Une fois équipé, Don Quichotte part en quête d'aventures. Les moulins à vents pris pour des géants ne sont que l'une d'elles et même si elle est savoureuse, ce n'est pas la plus drôle, car c'est ça Don Quichotte : un roman hilarant. Cervantes ne ménage pas son héros qui ne recule devant aucune occasion de se montrer parfait chevalier et parfaitement ridicule... Toutefois, l'auteur ne peut s'empêcher d'avoir de la tendresse pour son personnage, tendresse qu'il nous transmet. On rit de Don Quichotte sans méchanceté... Et puis, au delà du rire éclatant, il nous serre un peu le cœur aussi l'hidalgo. Il y croit tellement fort qu'il en est touchant, presque poignant. Clown grave et triste, mais clown quand même. Cette folle histoire n'est pas écrite pour le simple divertissement du lecteur, même si elle relève brillamment ce défi ; elle est aussi pour Cervantes un moyen de parodier la littérature de son temps, ce XVI°siècle obsédé par des romans de chevalerie de plus en plus précieux et abracadabrantesques au détriment d'ouvrages plus concis, plus réalistes, plus en adéquation avec l'époque. Roman comique, plaidoyer pour une nouvelle littérature, Don Quichotte est une œuvre tonitruante, rabelaisienne d'une étonnante modernité et d'une rare intelligence.
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  • LoupAlunettes Posté le 29 Septembre 2019
    Même les doux-dingues peuvent être les héros de nos enfants si tant est qu'ils puissent agréablement les inspirer. Quichada, le héros, était grand amateur de récits de chevalerie, c'était l'"Emma Bovary" masculin si l'on peut dire. Afin de vivre l'histoire de sa vie comme l'aventure d'un de ses romans préférés, le quinquagénaire se rebaptisa Don Quichotte de la Manche et s'est ainsi equipé d'une armure et sur son destrier qu'il fila son chemin à la rencontre de sa nouvelle destinée. Il nous amuse, transposant, transformant certains aspects de sa vie et de son quotidien à la faveur du scénario qu'il s'était fixé. Il s'est trouvé une dame à sauver, qu'il rebaptisera aussi pour le rôle qu'elle tient et se fera adouber par un aubergiste. C'est le décalage entre la fiction de Don Quichotte et la réalité qui fera le sel de l'aventure. Vieil illuminé plein de grâce et pétri de vertus, Don Quichotte ne peut qu'attirer la sympathie dès lors que sa mission est de faire le bien, il pourrait se déclarer Reine d'Angleterre que cela ne soucierait pas si il aidait le pauvre et l'orphelin en retour. Bien qu'il inquiète son entourage proche tout de même, ces "folies" inspirantes, dont nous parlions, capteront les lecteurs. Les badauds... Même les doux-dingues peuvent être les héros de nos enfants si tant est qu'ils puissent agréablement les inspirer. Quichada, le héros, était grand amateur de récits de chevalerie, c'était l'"Emma Bovary" masculin si l'on peut dire. Afin de vivre l'histoire de sa vie comme l'aventure d'un de ses romans préférés, le quinquagénaire se rebaptisa Don Quichotte de la Manche et s'est ainsi equipé d'une armure et sur son destrier qu'il fila son chemin à la rencontre de sa nouvelle destinée. Il nous amuse, transposant, transformant certains aspects de sa vie et de son quotidien à la faveur du scénario qu'il s'était fixé. Il s'est trouvé une dame à sauver, qu'il rebaptisera aussi pour le rôle qu'elle tient et se fera adouber par un aubergiste. C'est le décalage entre la fiction de Don Quichotte et la réalité qui fera le sel de l'aventure. Vieil illuminé plein de grâce et pétri de vertus, Don Quichotte ne peut qu'attirer la sympathie dès lors que sa mission est de faire le bien, il pourrait se déclarer Reine d'Angleterre que cela ne soucierait pas si il aidait le pauvre et l'orphelin en retour. Bien qu'il inquiète son entourage proche tout de même, ces "folies" inspirantes, dont nous parlions, capteront les lecteurs. Les badauds ne se priveront pas de se moquer et de jouer le jeu de ce nouveau chasseur de dragons d'un temps révolu. Cela fait passer le temps, on imagine. Le fada gentil sera parfois la victime de farces un peu cruelles, par principe, à priori. Ce qui amuse tout le monde semble sans états d'âme toujours de bonne guerre. Un pauvre paysan accepta néanmoins de devenir son écuyer, le célèbre Sancho Panza. Sancho aussi se donnera l'occasion de changer son destin. Qui a t-il à apprendre de Don Quichotte? Son obsession des récits de chevalerie, donnant dans la comédie à la fois drôle et pathétique, fera pourtant paradoxalement de cet homme le plus honorable et le meilleur des hommes. Les raccourcis sur le roman prévu pour des adultes offrent une aventure délectable pour lés jeunes lecteurs. L'expérience est très drôle et le moins que l'on puisse dire, c'est que Don Quichotte est très habité par son fantasme. Sancho est adorable en "garde malade" attentionné. On ne sait qui sont les vrais héros, notre rêveur les yeux ouverts ou tous ses mauvais comédiens improvisés de la situation, cet autre angle transformant alors la farce en satire des gens " bien pensants".
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  • Lecamadeplus Posté le 21 Août 2019
    En voila un classique qu'il faut lire pour ne pas mourir idiot.Plus de mille pages qui raconte l'incroyable histoire de Don Quichotte aussi fou qu'il est sage aussi lucide que rêveur, il est accompagné dans sa tache par un drôle de loustic Sancho Panza qui tartine ses discours de proverbe plutôt bien sentit des punchlines on va dire, j'arrête la le spoil. Dans la traduction des édition Point la lecture y est très facile et fluide et j'ai beaucoup rit( J'avais même la banane par moment). J'ai le sentiment profond que Cervantes en dépit qu'il à de l'affection pour ses personnages se moque d'eux aussi (Il doit détester les romans de chevalerie) Mention spécial sur les chapitres se passant à l'auberge.Bref classique des classique qu'il faut lire absolument.
  • Komboloi Posté le 27 Juin 2019
    Un classique que je n'avais jamais lu mais il n'est jamais trop tard pour découvrir un tel roman. L'occasion m'en a été donné par le site lecteurs.com et les éditions "le livre de poche" que je remercie au passage. Pas de suspens, j'ai adoré ce premier volume. Ce roman m'a d'abord frappé par sa modernité, il n'a clairement pas pris une ride et c'est un vrai tour de force. Mais cela ne s'arrête bien sur pas là et ce roman a d'autres (très) nombreuses qualités. En vrac, et sans en faire trop puisque beaucoup de critiques on déjà été publiées sur ce roman et tout semble avoir été dit, c'est remarquablement bien écrit, c'est drôle voir très drôle, c'est fin...Bref, que des superlatifs. Les personnages sont attachants (et parfois énervants mais c'est voulu et sans excès). Quelques longueurs peut-être mais la plume est tellement bien maniée que ce n'est absolument pas gênant, cela me dérange presque d'employer le mot "longueur" tant le plaisir est là et on voudrait que cela ne s'arrête pas, ça continuera d'ailleurs un peu avec le tome 2. Par ailleurs, les nombreuses critiques sur la société (qui s'appliquent d'ailleurs encore aujourd'hui pour la plupart) renforcent la profondeur de ce... Un classique que je n'avais jamais lu mais il n'est jamais trop tard pour découvrir un tel roman. L'occasion m'en a été donné par le site lecteurs.com et les éditions "le livre de poche" que je remercie au passage. Pas de suspens, j'ai adoré ce premier volume. Ce roman m'a d'abord frappé par sa modernité, il n'a clairement pas pris une ride et c'est un vrai tour de force. Mais cela ne s'arrête bien sur pas là et ce roman a d'autres (très) nombreuses qualités. En vrac, et sans en faire trop puisque beaucoup de critiques on déjà été publiées sur ce roman et tout semble avoir été dit, c'est remarquablement bien écrit, c'est drôle voir très drôle, c'est fin...Bref, que des superlatifs. Les personnages sont attachants (et parfois énervants mais c'est voulu et sans excès). Quelques longueurs peut-être mais la plume est tellement bien maniée que ce n'est absolument pas gênant, cela me dérange presque d'employer le mot "longueur" tant le plaisir est là et on voudrait que cela ne s'arrête pas, ça continuera d'ailleurs un peu avec le tome 2. Par ailleurs, les nombreuses critiques sur la société (qui s'appliquent d'ailleurs encore aujourd'hui pour la plupart) renforcent la profondeur de ce roman. Le côté parodique du roman de chevalerie ne donne jamais l'impression d'être trop forcé, tout est savamment dosé et c'est assez remarquable pour le souligner. Voilà ce que je pouvais dire sur cet ouvrage, pas besoin d'en rajouter, je ne pourrai de toute façon jamais écrire une critique qui soit à la hauteur de ce monument de la littérature que je recommande sans hésiter au plus grand nombre.
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