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Nouveauté
Flamboyant crépuscule d'une vieille conformiste - Rentrée littéraire janvier 2024
Collection : Littérature Française
Date de parution : 11/01/2024
Éditeurs :
le cherche midi
Nouveauté

Flamboyant crépuscule d'une vieille conformiste - Rentrée littéraire janvier 2024

Collection : Littérature Française
Date de parution : 11/01/2024
« Je m’appelle Dominique Biron et j’ai décidé de mourir dans trois jours. C’est le temps qu’il a fallu au Christ pour revenir d’entre les morts, ça me suffira bien pour faire mon petit ménage. »
Quand Alzheimer frappe à sa porte, Dominique, 81 ans, préfère ne pas s’attarder. Elle se prépare à dire adieu à sa petite vie, ses enfants, ses bibelots… Lorsqu’elle fait le tri... Quand Alzheimer frappe à sa porte, Dominique, 81 ans, préfère ne pas s’attarder. Elle se prépare à dire adieu à sa petite vie, ses enfants, ses bibelots… Lorsqu’elle fait le tri dans ses souvenirs, c’est avec une réjouissante férocité. Car l’ennui bourgeois n’a pas réussi à priver Dominique d’une certaine hauteur... Quand Alzheimer frappe à sa porte, Dominique, 81 ans, préfère ne pas s’attarder. Elle se prépare à dire adieu à sa petite vie, ses enfants, ses bibelots… Lorsqu’elle fait le tri dans ses souvenirs, c’est avec une réjouissante férocité. Car l’ennui bourgeois n’a pas réussi à priver Dominique d’une certaine hauteur de vue sur l’Existence.
 
Le plus difficile est de prendre congé de sa petite-fille adorée, Victoire, 20 ans. Que lui dire ? Que lui écrire ? Comment lui faire comprendre que le choix de sa grand-mère est celui de la liberté et, paradoxalement, de la vie ?
 
Dans un texte qui claque comme un uppercut, Emmanuelle Pirotte fait du lecteur le dépositaire d’une singulière confession, implacable, drôle et tendre. Travaillé par les problématiques qui hantent nos sociétés modernes, le roman interroge sans concession notre rapport à la mort et au libre arbitre.
 
Flamboyant crépuscule d’une vieille conformiste est le portrait d’une femme qui se lance, avec panache, dans un ultime face-à-face avec elle-même.
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EAN : 9782749177182
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 210 mm
EAN : 9782749177182
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

« Interpellés, amusés, émus, piqués par Dominique Biron, nous voici face à un récit irrésistible […]. C’est excellent ! »
Librairie Port Maria

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Rylou 13/02/2024
    Dominique Biron a 81 ans quand elle apprend qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle ne veut pas de cette déchéance et décide de mourir dans 3 jours. 3 jours de retour sur soi, sur sa vie, sur le monde avec une lucidité sans concession. Le ton est sarcastique, un brin punk et la vieille rosse (comme elle se nomme elle-même) s'adresse au lecteur et ne nous épargne rien. D'abord un peu déçue par cette lecture dont l'écriture me paraissait sans relief, un peu agacée par les portes ouvertes enfoncées (climat, covid, vacuité de la vie...), j'ai malgré tout souri quelques fois à certaines scènes cocasses et à quelques bons mots de ce personnage haut en couleurs . Et puis arrive le mercredi, le troisième jour, et là, je retrouve l'écriture flamboyante d'Emmanuelle Pirotte qui nous plonge bien plus en profondeur dans le tumulte des souvenirs de Dominique. Et rien que pour les pages magnifiques de ses souvenirs de Bruges, la lecture en vaut la peine !
  • Didjmix 12/02/2024
    Forcément j'adore cette écriture au couteau aiguisé. Elle y va cette bourgeoise qui vieillie, à qui on apprend une maladie incurable et, surtout, qui taille un costard à notre société déclinante. Elle ne mâche pas ses mots avant... le crépuscule, son crépuscule flamboyant.
  • Sandra3 11/02/2024
    «Mon nom est Dominique Biron, et je n’ai jamais réussi à m’y faire. Depuis près de quatre-vingt-deux ans, je hais de toute mon âme ce que ces cinq syllabes expriment d’invisibilité, de tiédeur insipide, de discrétion bigote.» Les deux premières lignes de ce roman donnent le ton ! Et ce ton rend ce roman qui pourrait être bien triste extrêmement amusant à lire. J’ai aimé Dominique, cette femme totalement lucide sur qui elle est, sur la vie en général, sur sa vie en particulier. Une vie où elle s’est ennuyée au côté d’un mari qu’elle n’a pas vraiment aimé, sa vie durant laquelle elle s’est tant souciée du paraître, de faire bonne figure, d’être une bonne épouse. D’éviter les chemins de traverse. A quelques heures de mettre fin à ses jours, elle réalise que rien ne va lui manquer dans cette vie-là, en tout cas pas sa fille stressée et ennuyeuse, ni son fils plutôt con ; personne à part sans doute sa petite fille de 20 ans, son étincelle, son tourbillon de folie. Dominique Biron, atteinte de la maladie d’Alzheimer, s’apprête donc à quitter ce monde pendant qu’elle peut encore le faire, et son retour sur sa vie est aussi drôle que triste, et absolument sans concessions. Personnellement j’ai adoré les coups de gueule de cette «vieille conformiste» aussi rance que lucide et touchante. «Mon nom est Dominique Biron, et je n’ai jamais réussi à m’y faire. Depuis près de quatre-vingt-deux ans, je hais de toute mon âme ce que ces cinq syllabes expriment d’invisibilité, de tiédeur insipide, de discrétion bigote.» Les deux premières lignes de ce roman donnent le ton ! Et ce ton rend ce roman qui pourrait être bien triste extrêmement amusant à lire. J’ai aimé Dominique, cette femme totalement lucide sur qui elle est, sur la vie en général, sur sa vie en particulier. Une vie où elle s’est ennuyée au côté d’un mari qu’elle n’a pas vraiment aimé, sa vie durant laquelle elle s’est tant souciée du paraître, de faire bonne figure, d’être une bonne épouse. D’éviter les chemins de traverse. A quelques heures de mettre fin à ses jours, elle réalise que rien ne va lui manquer dans cette vie-là, en tout cas pas sa fille stressée et ennuyeuse, ni son fils plutôt con ; personne à part sans doute sa petite fille de 20 ans, son étincelle, son tourbillon de folie. Dominique Biron, atteinte de la maladie d’Alzheimer, s’apprête donc à quitter ce monde pendant qu’elle peut encore le faire, et son retour sur sa vie est aussi...
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  • Ogrimoire 05/02/2024
    Emmanuelle Pirotte est décidément, définitivement, irréductiblement, une auteure hors norme. Du roman historique à la dystopie, de la fantasy à l’anticipation, elle semble prendre un malin plaisir à noyer les poissons, à brouiller les pistes… bref, à nous égarer pour mieux nous tenir à sa main ! On peut néanmoins déceler – je crois – une préoccupation centrale, récurrente, écrasante : celle de la liberté, sous toutes ses formes. Et, parfois, du prix de la liberté. Ce roman bref – 150 pages – nous invite à parcourir un drôle de chemin, celui de Dominique Biron, cette vieille dame indigne, mais qui, finalement, nous contraint à accepter qu’en réalité, sa dignité est d’une autre couleur, d’une autre valeur, d’une autre nature. Pour ces trois derniers jours qu’elle s’est choisis, elle fait ses comptes. Pas tant pour les régler que pour les solder. Dressée – plus qu’élevée – pour entrer dans le moule de cette bourgeoisie chrétienne des années 50, dans laquelle l’idée même que les femmes puissent avoir un rôle parait surréaliste, Dominique a laissé passer le temps. Passée de la domination de sa famille à celle de son mari, d’un intérieur bourgeois à un autre intérieur bourgeois, elle a traversé la vie sans véritablement la voir. Sans même s’en rendre compte, elle a cédé son âme contre un confort matériel dont elle découvre un jour qu’il l’étouffe. D’une certaine manière, mourir est son premier choix, sa première décision. Émancipatoire. Désormais, elle s’autorise à dire que son fils est un con ; que son mari ne la rendait pas heureuse ; que toute sa vie a été une imposture. Elle s’accorde le droit d’être lucide, comme lorsqu’elle dit, en pensant à son beau-fils : « Brave Gaétan. Je me suis toujours demandé comment ma fille pouvait vivre avec un type aussi stupide et alors je me souviens de mon mari, et je sais. On s’habitue à la médiocrité bien plus aisément qu’à l’incandescence, au panache, à la vérité qui fait peur, qui fait mal, qui demande, qui exige pour survivre des choses que beaucoup d’entre nous ne sommes pas prêts à donner. La vraie vie n’est pas pour les chiches, les radins. C’est ainsi. » (p. 25-26) Mais il n’y a pas d’acrimonie dans sa prise de conscience. Il est idiot, Gaétan, il est con, John (son fils), mais elle ne leur en veut pas, elle ne leur en fait pas grief. Simplement, elle s’autorise à le constater, à le regretter, éventuellement. Les trente dernières pages de ce livre sont un magnifique manifeste qui nous invite à vivre ici et maintenant. L’auteure nous suggère même quasiment une playlist, allant de Jimmy Fontana à Nirvana. Auxquels j’ai ajouté Arno – pour faire couleur locale – et Leonard Cohen. Merci infiniment, Madame Pirotte ! Et puis, tout de même… ce titre ! Car il est flamboyant, en effet, ce crépuscule de cette vieille conformiste qui, jusque-là, n’avait pas su voir comment le carcan qui lui avait été imposé était étriqué ! Qui, par colère, par aigreur, pour se dégager de ses propres envies, de ses désirs, préférait stigmatiser les petits défauts de ceux qui l’entouraient plutôt que de se laisser emporter par les émerveillements de la liberté… Alors, êtes-vous prêt(e) à prendre le temps de partager un moment avec Dominique Biron ? Prenez, à tout hasard, un briquet et un verre, dès fois qu’elle accepte de partager ces Côtes châlonaises ou même ce Mercurey…Emmanuelle Pirotte est décidément, définitivement, irréductiblement, une auteure hors norme. Du roman historique à la dystopie, de la fantasy à l’anticipation, elle semble prendre un malin plaisir à noyer les poissons, à brouiller les pistes… bref, à nous égarer pour mieux nous tenir à sa main ! On peut néanmoins déceler – je crois – une préoccupation centrale, récurrente, écrasante : celle de la liberté, sous toutes ses formes. Et, parfois, du prix de la liberté. Ce roman bref – 150 pages – nous invite à parcourir un drôle de chemin, celui de Dominique Biron, cette vieille dame indigne, mais qui, finalement, nous contraint à accepter qu’en réalité, sa dignité est d’une autre couleur, d’une autre valeur, d’une autre nature. Pour ces trois derniers jours qu’elle s’est choisis, elle fait ses comptes. Pas tant pour les régler que pour les solder. Dressée – plus qu’élevée – pour entrer dans le moule de cette bourgeoisie chrétienne des années 50, dans laquelle l’idée même que les femmes puissent avoir un rôle parait surréaliste, Dominique a laissé passer le temps. Passée de la domination de sa famille à celle de son mari, d’un intérieur bourgeois à un autre intérieur bourgeois, elle a traversé la...
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  • Entrelespages 31/01/2024
    Dominique Biron sait qu'elle se délite, que sa mémoire s'effrite et que bientôt Alzheimer la rattrapera. Mais la vieille bourgeoise est une teigne, et elle ne laissera à personne, pas même la maladie, le plaisir de régir sa vie et encore moins sa mort. Alors c'est décidé, dans trois jours, elle se fout en l'air. Trois jours, juste le temps d'une dernière danse, d'un au revoir à sa Victoire chérie, le temps surtout d'un monologue superbe et acerbe. Emmanuelle Pirotte nous plante, lecteur innocent, dans la psyché magnifiquement médiocre de cette vieille dame tout à fait moyenne, bourgeoise à la méchanceté rentrée et aux élans d'amour violents pour quelques êtres choisis. C'est un drôle de voyage que ces trois jours, cent cinquante pages, aux côtés de Dominique Biron. Elle nous interpelle, nous crispe avec ses réflexions sur notre société, souvent très justes, parfois perchées ou déplacées. Et surtout, elle se regarde bien en face et sans fard : la mort approchant elle fait les comptes de sa vie mal vécue, des expériences loupées et du carcan bourgeois duquel elle n'a jamais voulu sortir. Cette introspection d'une mourante, elle le sait et nous le dit, nous force à nous regarder nous-même aussi, par reconnaissance ou en contraste de ses manquements et défauts à elle. Une lecture acerbe, souvent drôle mais pas toujours facile.Dominique Biron sait qu'elle se délite, que sa mémoire s'effrite et que bientôt Alzheimer la rattrapera. Mais la vieille bourgeoise est une teigne, et elle ne laissera à personne, pas même la maladie, le plaisir de régir sa vie et encore moins sa mort. Alors c'est décidé, dans trois jours, elle se fout en l'air. Trois jours, juste le temps d'une dernière danse, d'un au revoir à sa Victoire chérie, le temps surtout d'un monologue superbe et acerbe. Emmanuelle Pirotte nous plante, lecteur innocent, dans la psyché magnifiquement médiocre de cette vieille dame tout à fait moyenne, bourgeoise à la méchanceté rentrée et aux élans d'amour violents pour quelques êtres choisis. C'est un drôle de voyage que ces trois jours, cent cinquante pages, aux côtés de Dominique Biron. Elle nous interpelle, nous crispe avec ses réflexions sur notre société, souvent très justes, parfois perchées ou déplacées. Et surtout, elle se regarde bien en face et sans fard : la mort approchant elle fait les comptes de sa vie mal vécue, des expériences loupées et du carcan bourgeois duquel elle n'a jamais voulu sortir. Cette introspection d'une mourante, elle le sait et nous le dit, nous force à nous regarder nous-même...
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