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Plon
EAN : 9782259220446
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Il était un fleuve

Collection : Feux croisés
Date de parution : 16/05/2019
« Trépidant et envoûtant, profond et beau, offrez-vous un plaisir et lisez ce livre ! » Madeline Miller

Une auberge au bord de la Tamise, une nuit de solstice d’hiver, quelque part au xixe siècle. Un étranger gravement blessé pousse la porte, avec dans ses bras une petite noyée. L’homme s’appelle Henry Daunt. Quant à la fillette morte, personne ne connaît son nom. Quelques heures plus tard, elle...

Une auberge au bord de la Tamise, une nuit de solstice d’hiver, quelque part au xixe siècle. Un étranger gravement blessé pousse la porte, avec dans ses bras une petite noyée. L’homme s’appelle Henry Daunt. Quant à la fillette morte, personne ne connaît son nom. Quelques heures plus tard, elle revient à la vie. Doit-on parler de magie ou ce phénomène peut-il s’expliquer par la science ? Et, surtout, qui est cette miraculée ? Amelia, la fille des Vaughan, enlevée deux ans plus tôt, Alice, la fille de Robin, le bâtard mulâtre des Armstrong, ou une petite gitane du camp d’à côté ? À moins qu’il ne s’agisse de la fille du batelier, le Silencieux, mort il y a plusieurs siècles et qui fait désormais traverser la rivière aux âmes… Une année durant, Henry, secondé par l’infirmière Rita Sunday,va explorer toutes les pistes.

À la fois conte, enquête et roman historique sur les premières heures du darwinisme, mêlant folklore, suspense et une juste dose de romantisme, le nouveau roman de Diane Setterfield est nimbé de la même aura puissante qui a fait le succès de son best-seller Le Treizième Conte

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EAN : 9782259220446
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Le charme poétique d’Il était un fleuve naît de son atmosphère embrumée, où se fondent les personnages. (...) Un plaisir de lecture à la Dickens. » 
Adrienne Boutang / Le Monde des Livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • katell Posté le 22 Septembre 2021
    Pour illustrer le thème du mois de juillet pour le challenge « Une année en Angleterre », après bien des tergiversations, j'ai choisi, grâce à une participante, de lire « Il était un fleuve » de Diane Stetterfield dont j'avais lu, il y a quelques années, « Le treizième conte ». Juillet et son thème « voyage en Angleterre », m'a emmenée sur les rives de la Tamise, en amont de Londres, pour suivre quelques méandres de secrets, de fables et de mystères. Il y a le Swan, auberge au bord de la Tamise, tenue par une famille nombreuse dont le pater familias, Joe, a un don pour raconter les histoires. « Aux frontières de ce monde, existent d’autres mondes. Il est des gués que l’on peut traverser. En voici un. » L’incipit est, à lui seul, déjà un voyage. Puis le roman s’ouvre sur ces mots « Il était une fois une auberge paisiblement installée sur les berges de la Tamise à Radcot, à une journée de marche de la source. Les auberges étaient nombreuses en amont du fleuve à cette époque, et partout on pouvait s’y soûler, mais outre le cidre et la bière qu’il convenait d’y trouver, chacune présentait... Pour illustrer le thème du mois de juillet pour le challenge « Une année en Angleterre », après bien des tergiversations, j'ai choisi, grâce à une participante, de lire « Il était un fleuve » de Diane Stetterfield dont j'avais lu, il y a quelques années, « Le treizième conte ». Juillet et son thème « voyage en Angleterre », m'a emmenée sur les rives de la Tamise, en amont de Londres, pour suivre quelques méandres de secrets, de fables et de mystères. Il y a le Swan, auberge au bord de la Tamise, tenue par une famille nombreuse dont le pater familias, Joe, a un don pour raconter les histoires. « Aux frontières de ce monde, existent d’autres mondes. Il est des gués que l’on peut traverser. En voici un. » L’incipit est, à lui seul, déjà un voyage. Puis le roman s’ouvre sur ces mots « Il était une fois une auberge paisiblement installée sur les berges de la Tamise à Radcot, à une journée de marche de la source. Les auberges étaient nombreuses en amont du fleuve à cette époque, et partout on pouvait s’y soûler, mais outre le cidre et la bière qu’il convenait d’y trouver, chacune présentait une spécificité.[…] Le Swan, à Radcot, possédait aussi sa spécialité. On s’y rendait pour écouter des histoires. » Le décor est planté par l’auteure dans cette belle ouverture romanesque, le fleuve charrie autant de marchandises, d’hommes que de mystères. Par une nuit du solstice d’hiver, les histoires vont bon train au Swan, notamment celle issue de la bataille du Radcot Bridge au cours de laquelle, en 1387, deux grandes armées se confrontèrent provoquant la perte de huit cent soldats. Seuls, trois hommes en réchappèrent, un chevalier, un valet et un jeune garçon. Depuis cinq cents ans, le sort des pauvres âmes perdues est revisité par les conteurs du Swan. Les histoires se déroulent, sans fin, quand un inconnu arrive, gravement blessé, portant dans ses bras une espèce de mannequin. L’homme tombe, inconscient, il est transporté dans une salle à coté pendant qu’un commensal court quérir Rita Sunday, l’infirmière de la région. Cette dernière prend en charge le blessé et apprend que le mannequin s’est révélé être une fillette. Elle l’examine et constate qu’elle ne donne aucun signe de vie. La petite est installée dans la pièce la plus froide de l’auberge tandis que l’inconnu reçoit les soins appropriés. Plus tard, dans la nuit, Rita se rend auprès du corps de la fillette, lui prend la main, tâte son poul et…miracle le cœur bat doucement, tout doucement. La fillette, revenue d’entre les morts, d’où vient-elle ? Qui sont ses parents ? Les gens se souviennent de la disparition, deux ans plus tôt, d’une fillette, Amélia Vaughan. Serait-ce elle ? Commence alors un récit haletant, empreint de mystères et de merveilleux aux côtés du sordide et du misérable. On oscille entre le roman victorien et les références aux œuvres de Dickens, le tout servi par des rebondissements plus incroyables les uns que les autres, comme dans un roman policier. « Il était un fleuve » est l’histoire trépidante d’hommes et de femmes, quelque part au milieu du XIXè siècle, sur les berges de la Tamise, en butte avec leurs chagrins, leurs espoirs, leurs illusions perdues, leurs croyances, leur mode et leurs choix de vie. Diane Setterfield met en scène une galerie de personnages dont l’épaisseur donne corps au roman. L’inconnu s’avère être Henry Daunt, photographe dont la passion est de prendre en photo la Tamise et ses berges dont il apprécie les changements de lumière au cours de la journée et des saisons. Ses clichés dégagent une âme qui parle à ceux qui les regardent avec attention. Il s’est retrouvé coincé dans les remous avec son bateau quand il a voulu accoster pour soigner la fillette récupérée dans l’eau. Rita Sunday, orpheline élevée dans un couvent, a appris très vite à soigner les gens, à connaitre les remèdes et à apprendre les gestes pour réparer les corps et leurs tissus. Elle a choisi le célibat pour ne pas mourir un jour en couches et décidé de vouer sa vie à aider ses semblables. Elle est l’esprit éclairé, la scientifique du roman : elle ne croit que ce qu’elle voit et parfois ce qu’elle voit est si incompréhensible qu’elle se lance dans des recherches pour comprendre ce qui titille ses questionnements. Tout mystère a une explication rationnelle… parfois la théorie est bousculée par un élément appartenant au merveilleux. C’est ce qui arrive au Swan, lors de cette nuit du solstice d’hiver. La petite fille noyée, source de mystère en revenant à la vie, est reconnue comme étant Amélia Vaughan, disparue depuis deux ans. Du moins, Mme Vaughan en est-elle persuadée. Nombreux sont les faisceaux qui se rejoignent pour le croire. Or, il y en a autant pour rejeter l’assertion, notamment l’hésitation de Mr Vaughan à chaque fois qu’il prononce le prénom de sa fille Amélia. Ne serait-elle pas plutôt Alice, la fillette disparue de Robin Amstrong, fils du propriétaire terrien prospère, bâtard d’un noble et d’une servante noire ? Ce Robin qui ressemble beaucoup aux personnages fourbes et prêts à tout que l’on trouve chez Dickens… sordide, immoral et insane. Une course à la paternité prend corps au cours de laquelle le mystère de la disparition de la petite Amelia sera levé. Qui est le père : celui qui conçoit l’enfant ou celui qui l’élève et l’éduque ? L’inné peut-il être atténué par l’acquis dispensé par les valeurs et l’éducation reçues ? L’atavisme peut-il peser longtemps sur les enfants ? Et le Silencieux, ce passeur qui aide les bateliers en perdition à rejoindre la rive : celle de la vie quand l’heure n’a pas encore sonné ou l’autre rive quand il est temps de rejoindre l’autre monde. Tel un Charon, il apparaît pour guider les âmes en péril. On dit qu’il est à la recherche de sa fille, on dit qu’il aide aussi à retrouver l’être cher. Il est l’élément du merveilleux qui offre le gué entre les mondes existants. « Il était un fleuve » est un roman savamment construit fait de méandres, de remous, de multiples ramifications. Il m’a emportée dans son courant auquel il est difficile de résister : les mystères se nouent et se dénouent au prix de nombreuses souffrances et de deuils. Un voyage extraordinaire et enchanteur.
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  • magielivres Posté le 29 Août 2021
    Raconté à la manière d'un conte. L'auberge Swan est au centre de cette étrange histoire fantastique, elle se trouve au bord de la Tamise. Je me suis laissée emporter par cette histoire peuplée de légendes, de fantômes, de noyés et par les différents personnages. Très agréable à lire .
  • licorne85 Posté le 6 Août 2021
    Une belle plume très envoutante sans aucun lien de près ou de loin avec "le 13e conte" que j'avais adoré. Inutile de comparer, ici, c'est un mystère qui sert de lien pour observer et découvrir la vie des villageois, leur peur, leur secret et leur légende. Le décor s'installe dans une ambiance morose et intrigante, et le fleuve, imperturbable, nous entraine et nous perd aussi un peu parfois dans les histoires de chacun, il ne faut sans doute pas trop chercher à comprendre mais se laisser bercer par notre ressenti. En tous les cas, même si certains aspects restent sans réponse, ils donnent matière à nous en poser. Un beau talent de conteuse !
  • motspourmots Posté le 17 Juillet 2021
    Il était une fois, un roman dont les premiers mots étaient à eux seuls une invitation à se laisser aller au charme d'une histoire, à retrouver le plaisir simple d'écouter raconter. Ce roman pourrait vous être narré, soir après soir par l'un de ses protagonistes, de ceux qui se réunissent chaque fin de journée au Swan à Radcot autour d'un bon feu de cheminée. Dehors, le fleuve coule, déroule ses méandres, charrie branchages et cailloux, balayé par la brume. Dans l'auberge, les histoires s'enchaînent, se perfectionnent, se polissent jusqu'à ce que l'auditoire les juge parfaites. Et ce petit monde est exigeant. En ce 19ème siècle, sur les bords de la Tamise, on est encore loin de l'invention de la télévision et des séries. Mais l'on a déjà le goût des histoires qui feront un jour le succès de la BBC... Alors, quand un homme blessé fait irruption dans l'auberge avec un corps dans les bras, quand l'enfant que tout le monde croyait morte revient à la vie sous le regard troublé de l'infirmière qui l'a prise en charge, on reconnait là de superbes ingrédients et plusieurs pistes d'histoires qui pourraient tenir la route. La petite fille qui ne parle pas est-elle... Il était une fois, un roman dont les premiers mots étaient à eux seuls une invitation à se laisser aller au charme d'une histoire, à retrouver le plaisir simple d'écouter raconter. Ce roman pourrait vous être narré, soir après soir par l'un de ses protagonistes, de ceux qui se réunissent chaque fin de journée au Swan à Radcot autour d'un bon feu de cheminée. Dehors, le fleuve coule, déroule ses méandres, charrie branchages et cailloux, balayé par la brume. Dans l'auberge, les histoires s'enchaînent, se perfectionnent, se polissent jusqu'à ce que l'auditoire les juge parfaites. Et ce petit monde est exigeant. En ce 19ème siècle, sur les bords de la Tamise, on est encore loin de l'invention de la télévision et des séries. Mais l'on a déjà le goût des histoires qui feront un jour le succès de la BBC... Alors, quand un homme blessé fait irruption dans l'auberge avec un corps dans les bras, quand l'enfant que tout le monde croyait morte revient à la vie sous le regard troublé de l'infirmière qui l'a prise en charge, on reconnait là de superbes ingrédients et plusieurs pistes d'histoires qui pourraient tenir la route. La petite fille qui ne parle pas est-elle celle des Vaughan enlevée deux ans auparavant ? Ou bien la petite-fille d'Armstrong dont le fils aîné a quitté le village pour s'établir à Oxford sans plus jamais donner de nouvelles ? A moins que l'affaire ne soit plus ancienne, beaucoup plus ancienne, de celles qui rejoignent les légendes séculaires... Les familles ont leurs mystères, le fleuve en est témoin et parfois acteur. On ne sait pas encore grand-chose à ce stade mais tout le monde en est convaincu : "Il va se passer quelque chose". Et moi, lectrice, je me retrouve scotchée à l'histoire qui défile au fil des pages, happée par le courant qui mêle forces de vie et de mort, attablée au Swan, attendant avec avidité que le conteur avance. Oui, ce roman c'est du pur plaisir. Grâce à sa magnifique galerie de personnages, au service d'un récit puissant et incarné qui transporte et immerge. Grâce à sa fine trame contextuelle où affleurent les travaux de Darwin, la relation au vivant, le questionnement sur ce qui fait une famille et bien sûr le pouvoir de l'imaginaire symbolisé par le fleuve omniprésent, source de vie mais également séparation entre deux mondes dans les mythologies. Cela faisait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à ma lecture, je parle d'un plaisir simple, celui qui prend sa source dans l'envie de se laisser emmener ailleurs mais ne peut être comblé que par le savoir-faire d'une auteure suffisamment exigeante et ambitieuse. J'ai adoré le voyage et ne peux que conseiller à celles et ceux qui me lisent de se laisser embarquer sur la Tamise pour rencontrer à leur tour Rita, Daunt, Armstrong, Bess, Joe, Margot et tous les autres... Vous venez ? "Il était une fois une auberge paisiblement installée sur les berges de la Tamise, à Radcot, à une journée de marche de la source..."
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  • Sophie_Bazar Posté le 25 Juin 2021
    Le Swan est une auberge au bord de la Tamise dont les clients ont pour habitude de se réunir pour se livrer à des batailles de contes, c'est à celui qui racontera le plus mystérieux ou le plus cocasse. Jusqu'à ce que l'inattendu se présente à eux sous la forme d'un homme blessé portant dans ses bras une petite fille morte... qui finit par ressusciter. J'étais franchement perplexe au début de ma lecture, un peu déroutée par l'écriture et cette sombre ambiance, avant d'être rapidement captivée par cette histoire mi-poétique mi-surnaturelle où deux familles vont se disputer cette enfant inconnue dont on ne sait pas l'identité. Est-ce la petite-fille de Mr Armstrong, un fermier noir qui a un lien quasi magique avec les animaux, la fillette disparue des Vaughan, de riches industriels dont l'épouse dépérit depuis qu'elle a perdu son enfant, ou la sœur disparue des décennies plus tôt de Lily, la servante du pasteur qui vit dans la terreur de son demi-frère ? Daunt le photographe et Rita l'infirmière vont s'efforcer de découvrir la vérité. Il y a tant de personnages incroyables et uniques qui naviguent autour de ce fleuve et de ses légendes, comme celle du Silencieux, le batelier... Le Swan est une auberge au bord de la Tamise dont les clients ont pour habitude de se réunir pour se livrer à des batailles de contes, c'est à celui qui racontera le plus mystérieux ou le plus cocasse. Jusqu'à ce que l'inattendu se présente à eux sous la forme d'un homme blessé portant dans ses bras une petite fille morte... qui finit par ressusciter. J'étais franchement perplexe au début de ma lecture, un peu déroutée par l'écriture et cette sombre ambiance, avant d'être rapidement captivée par cette histoire mi-poétique mi-surnaturelle où deux familles vont se disputer cette enfant inconnue dont on ne sait pas l'identité. Est-ce la petite-fille de Mr Armstrong, un fermier noir qui a un lien quasi magique avec les animaux, la fillette disparue des Vaughan, de riches industriels dont l'épouse dépérit depuis qu'elle a perdu son enfant, ou la sœur disparue des décennies plus tôt de Lily, la servante du pasteur qui vit dans la terreur de son demi-frère ? Daunt le photographe et Rita l'infirmière vont s'efforcer de découvrir la vérité. Il y a tant de personnages incroyables et uniques qui naviguent autour de ce fleuve et de ses légendes, comme celle du Silencieux, le batelier qui vous apparaîtra les soirs de grand danger et vous ramènera soit à bon port, soit sur l'autre rive... Bien entendu, l'atmosphère est ténébreuse à souhait, on n'imagine guère le soleil réchauffer ces terres où le fleuve est omniprésent, s'infiltre partout et parfois emporte tout au gré de ses colères. Envoûtant !
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